30/05/2007

Du Grütli à Ravensbrück

Germaine Tillion, ma professeur de l'Ecole Pratique des Hautes Etudes fête aujourd'hui ses 100 ans. Ce week-end sera joué au Châtelet, à Paris, pour la première fois depuis 63 ans, la pièce qu'elle écrivit à Ravensbrück pour ses co-détenues "Le Verfügbar en enfer".
L'enfer, c'est bien de cela qu'il s'agissait dans les camps "Nacht und Nebel", que mon père avait également connu, au Struthof. C'est pourquoi je me permettrais de rappeler ici quelques vérités premières. Les jeunes néo-nazis qui jouent les fier-à-bras sur la Prairie du Grütli ne savent pas de quoi ils parlent et méritent avant tout quelques solides coups de pieds aux fesses. En bon père de famille, je me ferai un devoir (et même un plaisir, soyons réaliste) de participer a cette activité de salubrité publique avec ceux, nombreux, qui semblent du même avis que moi.
Ces jeunes néo-nazis qui semblent avoir l'Europe en horreur et se réclament de Hitler en prétendant défendre les droits populaires helvétiques n'ont décidément rien compris. L'UE se construit pacifiquement par l'agrégation d'Etats souverains qui l'ont décidé librement. Si Hitler avait décidé d'annexer la Suisse, il n'aurait demandé l'avis à personne et surtout pas aux Helvètes par référendum. L'affaire aurait été rapidement règlée. Sauf à considérer que nos vaillants mobilisés seraient restés calfeutrès dans leur réduit alpin pendant que les SS envoyaient en camp toutes les femmes, les enfants et les vieillards restant sur le plateau.  Ils l'auraient pu, ils l'ont fait ailleurs.
Je trouve admirable l'attitude de Micheline Calmy-Rey et j'estime lamentable le petit jeu de petits joueurs auquel se livre le Conseil Fédéral et les cantons de Suisse centrale dans cette affaire depuis plusieurs années. On peut sécuriser Davos, pourquoi ne peut-on pas sécuriser le Grütli ? Et pourquoi ne peut-on pas faire en sorte qu'ils n'aient plus envie de revenir ? Je n'ose pas croire que nos autorités enn charge des tâches policières se sentiraient trop proches de ces sensibilités pour y mettre bon ordre ?  

Je trouve en revanche tout à fait limite la tentative de récupération organisée du PS sur cette affaire. J'estime par exemple que la gestion des finances genevoises par Mme Calmy-Rey fut catasrophique et je désapprouve l'étatisme socialiste, mais je crois que nous devons nous rejoindre, en tant que démocrates, sur les grandes causes qui le méritent. Seulement, pour cela, il ne faut pas privilégier le coup médiatique. Il faut faire passer la grande cause avant l'intérêt partisan. La Prairie du Grütli doit rester l'affaire de tous les démocrates et pas uniquement d'un seul parti. A cet égard, le Grand Conseil genevois (à majorité de centre droit rappelons-le), a montré l'exemple en votant une subvention aux frais de sécurité éventuels que pourraient susciter la venue de la Présidente de la Confédération sur la Prairie. Voilà qui me rend fier d'être Genevois. 

20/05/2007

Et au milieu coule une rivière

Un futur candidat radical genevois au Conseil National et un candidat frontalier aux législatives françaises sous l'étiquette MODEM ont élaboré ensemble un texte fondateur sur les problèmes frontaliers. Il reprend notamment l'idée radicale d'une assemblée transfrontalière dotée de financements autonomes et lance quelques idées forces sur le logment à Genève ou les Transports en France voisine.

Une initiative plus que bienvenue qui pourrait permettre d'accélérer les choses et d'avancer concrêtement dans la prise en charge commune des questions d'aménagement régional. La Tribune de samedi en a parlé en citant quelques extraits, mais sans dévoiler l'intégralité du texte. Le voici donc:

 " Une région, un lac, des montagnes et au milieu passe une frontière. Cela fait des générations que l'on s'en accommode, voire même que nous en tirons parti. Si le Genevois franco-suisse bat tous les records de prospérité, les problèmes créés atteignent aujourd'hui des niveaux alarmants. Ils diffèrent certes de part et d'autre, mais ne trouveront de solution que dans une prise en compte commune.

Le Genevois français bénéficie du taux de chômage le plus faible de l'Hexagone, du pouvoir d'achat élevé du franc, des infrastructures internationales de Genève et des fonds frontaliers qui financent ses communes. Le Genevois suisse bénéficie de ressources humaines dynamiques sans en payer la formation, de réserves d'espace pour loger et scolariser ses nouveaux arrivants… et de la manne fiscale laissée par les frontaliers après déduction des fonds frontaliers, alors que les pendulaires vaudois rapatrient tous leurs impôts sur leur canton.

La frontière disparaît peu à peu de nos vies quotidiennes, mais pas de nos structures institutionnelles. Du coup, elle entrave tous les jours l'aménagement concerté du territoire, indispensable à l'amélioration de notre mieux être ensemble et de notre qualité de vie à chacun.

Côté suisse, le retard accumulé dans la construction de logements exporte en France une urbanisation incontrôlée qui menace les espaces naturels. Côté français, la pauvreté des transports en commun génère d'inextricables problèmes de circulation et de pollution dans la cité genevoise. Récupérés par les extrémistes de tous poils, les antagonismes qui se creusent ainsi peuvent réduire à néant des décennies de prospérité.

De part et d'autre, l'augmentation du coût du logement relègue les jeunes et les plus fragiles. En France, les offres d'emplois peu qualifiés restent sans réponse, faute de logements adaptés aux salaires proposés... et parce que le différentiel de salaire avec la Suisse est particulièrement marqué pour ces emplois là. A l'inverse, si Genève continue de créer des emplois très qualifiés, étendant son bassin de recrutement loin au-delà des limites régionales, les jeunes peu qualifiés et les plus de 45 ans restent trop souvent sur le carreau.

On voit encore à Genève des offres d'emploi réservées aux Suisses ou Permis C, contraires aux accords bilatéraux. Elles aggravent les problèmes de logement et de transport en attirant des Suisses venus d'autres cantons. Or, si l'on ne peut nier une pression frontalière à la baisse sur les salaires suisses, que dire de la pression suisse, à la hausse, sur l'immobilier en France? On n'a pas encore vu de réactions françaises à l'irruption massive des Suisses sur le marché de l'immobilier frontalier mais elles ne feraient qu'aggraver la crise du logement à Genève. 

A cause des fonds frontaliers (et de négociations catastrophiques antérieures dans le dossier de la péréquation financière), Genève cède à Berne une part croissante de ses rentrées fiscales. Elle remplit ainsi une tâche importante de solidarité à l'égard des régions suisses déshéritées. Cependant, l'intérêt de Genève réside aussi dans la solution des problèmes écologiques, sociaux, et sécuritaires de son environnement proche et dans l'amélioration de ses liaisons avec son arrière-pays. Ces questions appellent des réponses courageuses et novatrices.

L'éloignement des zones d'habitation et des centres d'activité, comme l'accroissement exponentiel des écarts de revenu sont deux bombes à retardement. Pour permettre un développement humain harmonieux et préserver durablement l'environnement, il faut maîtriser la croissance et coordonner nos actions publiques.

Des pistes existent. Il faut :

- Réaffecter sur de vrais projets d'infrastructures les fonds frontaliers qui servent trop souvent à des dépenses de superstructures (de jolis lampadaires sur la place du village) et au subventionnement par saupoudrage.

- Créer une vraie politique de l'emploi dans le Genevois français, en cessant de s'en remettre à Genève, pour développer des emplois de proximité dans les zones d'habitation. 

- Aider les communes suisses à construire massivement des logements à côté des zones d'emploi par des mesures d'incitation/pénalités financières.

- Développer le quadrillage du territoire français par les transports publics pour drainer les pendulaires vers le CEVA.

- Asseoir la légitimité populaire du projet d'agglomération par une assemblée transfrontalière élue, dotée de ressources autonomes, comme l'a proposé le Parti Radical Genevois. La France voisine perçoit 104 millions de fonds frontaliers et Genève 236, dont la moitié est ponctionnée par Berne. La moitié de la part française et une somme équivalente côté suisse pourraient financer le fonds d'infrastructure de "l'Assemblée du Genevois". "

Antoine Vielliard,                                             Thomas Büchi

Saint-Julien en Genevois                                   Chancy

Vice-Pdt national Jeunes UDF                          ex-Pdt groupe radical Gd Conseil

Candidat du MoDem                                        Candidat Radical Genevois

aux législatives pour Annemase, St-Julien           au Conseil National 2007

Resp. Marketing chez Procter & Gamble          Pdt Charpentes-Concept  CH/F   www.portevoix.fr                                              www.thomasbuchi.ch

 

 

 

 

18/05/2007

L'Esprit de Genève et le marketing

L'Esprit de Genève et le Marketing
Contrairement à ce que certains semblent croire jusque dans ces pages, l'Esprit de Genève n'est pas un produit que l'on peut vendre comme une savonnette.  C'est une idée, une manière d'être et d'oser, une attitude consistant à faire face aux souffrances du monde en proposant des remèdes originaux. Des solutions nouvelles, souvent transactionnelles, qui peuvent à l'occasion s'opposer à la logique des puissants et pas seulement se positionner habilement dans le lit du vent.
L'histoire est faite d'échecs, de demi-réussites et de progrès considérables ayant entraîné de prodigieux désagréments. Il en va ainsi de la marche du monde et Genève n'échappe pas miraculeusement à la règle. Les philosophes et Necker ont anticipé la Révolution Française, Dunand a inventé la Croix-Rouge, la Société des Nations s'est enracinée ici, les accords de Genève (et ceux d'Evian) ont mis fin aux guerres coloniales françaises… Mais 89 a engendré la terreur, Dunand est mort dans la misère, la SDN s'est brisée sur le conflit sino-japonais, les Etasuniens ont été s'empêtrer au Vietnam et Al Qaïda est en Algérie… N'empêche que bien évidemment, il fallait faire ce qui a été fait et le déroulement des affaires du monde, sans cela, aurait pu être bien pis.

Aujourd'hui on invoque l'Esprit de Genève à tort et à travers. Les gauchistes pour se donner de l'importance en se mêlant de toutes les affaires du monde, les affairistes pour s'enrichir avec ses misères, la Fondation pour Genève en vue d'assurer le train de vie de la région… Mais tout le monde le fait à courte vue. Où sont les visions, les idées des grands penseurs qui depuis ce bout du lac ont ensemencé le monde, en commençant généralement par l'Hexagone?

"Le Monde est un immense tas de merde, disait le beatnick Allen Guinsberg, et pour le changer, il faut la prendre à pleines mains". Las, la vision étriquée dominante aujourd'hui consiste à faire de Genève une capitale des droits de l'homme et des ONG et rien que de ça, accordant l'exclusivité de la vraie politique à New York. C'est là un singulier abandon de nos responsabilités. Les affaires du  Monde ont un urgent besoin de démocratie, et les ONG ne sont pas démocratiques. Elles représentent au mieux des lobbys, au pire elles-mêmes. Il est très bien qu'elles existent et aiguillonnent le pouvoir politique mais qui paie commande. Or, quand de riches fondations de droit privé en viennent à décider quel programme de santé il faut soutenir et que parallèlement, les programmes de santé publique sont réduits pour cause de restriction de budgets, nous avons, le monde a, un énorme problème.

La charité des riches dames patronnesses, c'était très bien au XIXème siècle, mais depuis on a inventé des formes de solidarité beaucoup plus performantes et efficaces socialement. Au lieu de chercher à retourner à l'époque de Zola et de Germinal, tentons d'appliquer au monde les recettes qui ont généré la cohésion sociale de nos sociétés occidentales.

Pour cela, il faut plus de gouvernance mondiale. Elle ne se construira pas toute seule. Elle prendra des formes originales qui restent à inventer, mais ce n'est certainement pas en partant du principe que l'ONU est irréformable que l'on y arrivera.
Genève a son mot à dire, car elle constitue un fabuleux laboratoire d'idées. Des dizaines de milliers de hauts fonctionnaires de tous les pays s'y réunissent, s'y côtoient tous les jours et forment, bien davantage qu'à New York, l'embryon d'un gouvernement du monde, dont les Organisations spécialisées, qui ont leur siège ici, sont les ministères. C'est en osant promouvoir des idées fortes et réellement démocratiques que Genève justifiera l'honneur insigne (et fortement rémunérateur) qui lui est fait. Des principes démocratiques, c'est-à-dire ancrés dans le suffrage populaire, contrairement aux arrangements d'officines ou aux manipulations d'opinion publique que représentent au mieux les ONG.
Certes les droits de l'être humain sont fondamentaux, mais le premier de tous c'est de pouvoir gagner de quoi vivre et de quoi faire vivre décemment sa famille, dans un environnement en paix. Ce qui est juste impossible pour plus de la moitié des êtres humains.  De cela, le monde et toutes les ONG ne se préoccupent pas assez. Parce que le fait divers tragique est plus spectaculaire que le dénuement quotidien et parce que changer le monde, c'est trop difficile et c'est utopique.
Or c'est précisément cela, l'Esprit de Genève : faire en sorte que l'utopie d'aujourd'hui devienne la réalité de demain. En combattant contre les moulins s'il le faut, parce qu'il en restera des traces, pour les générations suivantes. Alors de grâce, Messieurs les retraités illustres et leurs amis aux ressources considérables, ne jouez pas petits bras, osez rejoindre la volonté populaire. Un sondage international le montre : les gens veulent d'avantage de gouvernance mondiale et de concordance internationale. C'est cela qu'il faut viser à mettre en place, pas une ONG de plus.

14/05/2007

Une villa contre une dette

A quelques jours d'intervalle, nous avons appris que le Canton allait devoir verser quelque 40 millions de plus que prévu à Berne sur ce qu'il a engrangé grâce aux fonds frontaliers... et que le Canton envisageait de vendre une villa magnifiquement située au bord du lac, juste avant le Vengeron, actuellement louée à la Confédération, plus particulièrement aux Affaires Etrangères, pour la modique somme de 200 000 Francs par an, soit un peu plus de 16 000 francs par mois.

Un tel loyer ne vous semble en rien modique et à moi non plus d'ailleurs, mais croyez-moi, pour cette surface, ce charme et surtout cet emplacement avec plage et débarcadère privé, c'est donné. D'ailleurs la villa est mise en vente à 40 millions, ce qui fait un loyer annuel, de 0,5 %, dix fois inférieur à ce qui se pratique habituellement en matière immobilière.

Les affaires étrangères sont très tristes de cette mise en vente, car la villa leur est très utile pour organiser à Genève des rencontres politiques impromptues de haut niveau, ou des raoûts ma foi fort sympathiques pour les internationaux. Des petites fêtes bien plus utiles qu'elles n'y paraissent car elles permettent aux différents acteurs de la Genève internationale de se rencontrer de manière transversale et décontractée, ce qui favorise à la fois la solution des problèmes et l'émergence d'un sentiment aujourd'hui majoritaire dans le monde (dixit le sondage mondial publié lundi par la TdG) à savoir que nous avons un urgent besoin de renforcer la gouvernance mondiale.

Pour en revenir à nos moutons, il n'a sans doute pas échappé à notre grand argentier que la valeur de la villa correspondait à peu près au solde réclamé par Berne, mais non prévu au départ... Donc en principe pas forcément nécessaire au budget fédéral... Pourquoi donc ne pas échanger purement et simplement la villa contre cette nouvelle dette ? Je sais bien que les comptes des administrations publiques ne fonctionnent pas comme cela, mais les compensations comptables, ça doit pouvoir exister. Tout le monde serait content: Genève ne subventionnerait plus indirectement des activités relevant de la Confédération et Berne, ou plutôt la Mission susise auprès des organisations internationales, conserverait l'une de ses armes secrètes...     

07/05/2007

De tout et de rien

C'est fait, les Français ont signé, c'est pour... pour quoi au fait ? Seul l'avenir le dira. Quelques remarques en vrac. Etonnant d'entendre le jeune facteur Besancenot clamer, au soir du 2ème tour que le résultat des urnes est trompeur et qu'il n'y a a pas 53 % de Français qui prônent le libéralisme. Non effectivement, il y en a plus que ça, à commencer par bon nombre de centristes clairement libéraux sur le plan économique, qui ont néanmoins voté contre Sarko, parce que sur d'autres points, le personnage leur déplaisait.

Son premier acte a d'ailleurs été hautement symbolique: laisser poireauter ses humbles sujets sur la place de la Concorde tandis que lui-même se gobergeait au Fouquet's avec ses potes people. Même si c'était pour faire durer le suspens et rallonger la soirée jusqu'à point d'heure, le geste est un peu trop monarchique à mon goût. Il va lui falloir maintenant mener ses réformes à bien et l'on va vite voir si le fabuleux talent dont il a fait montre dans sa course au pouvoir, en matière de communication politique, se traduira par autant de compétences dans la gestion des affaires. Parce que ce n'est pas vraiment le même métier...

Lui, ou son entourage, ont parfaitement lu Gramsci mais aussi K. Dick et compris qu'il fallait d'abord prendre le pouvoir sur l'opinion, et qu'en ce domaine, la vérité, quelque part, comptait moins que la manière. Qu'il pouvait suffire, lorsque c'était habilement mené, de répéter inlassablement les mêmes clichés pour les imposer à l'imaginaire collectif. C'est d'ailleurs une théorie des néo-conservateurs étasuniens que de prétendre que la vérité, c'est moins ce que dit la science ou le savoir théorique que le consensus sur lequel une population peut se retrouver.

La victoire de Sarkozy l'illusionniste, c'est d'abord la victoire de la société du spectacle. En ce sens, elle est bien fille de Mai 68, ne lui en déplaise... Non pas du mouvement de la rue, mais bien du mouvement des idées qui ont faconné la fin du XXème siècle.

Comme j'ai foi en la démocratie, je pense que ce n'est pas si grave et que comme tout mouvement de balancier, il suscitera son mouvement contraire. Le parler vrai va reprendre du poil de la bête, non pas dans la forme, car sur ce point, Sarkozy semble imbattable, mais sur le fond. Lors des législatives, déjà, où le nouveau Mouvement démocrate bayrouiste va devoir prouver sa légitimité et sa force, et à plus long terme, dans cinq ans, lorsqu'il faudra bien pour une fois, dresser un vrai bilan. En souhaitant, que rien d'ici là, aucune crispation irrationnelle, d'un côté ou de l'autre, ne vienne entraver le cours normal de la démocratie.

Sur un tout autre sujet (encore que), une petite remarque à l'intention de M. Bertinat. Moi non plus, je ne connais pas de néo-cons onusiens, ce qui serait assez antinomique. Il devrait me relire. Je parlais de néo-cons étasuniens. Le terme, accepté par tous les dictionnaires modernes, désigne les ressortissants des Etats-Unis, le qualificatif d'américains étant à double sens. La confusion est très mal vécue et parfois même ressentie comme insultante par les américains qui n'ont rien d'étasunien, au Canada comme dans toute l'Amérique latine...  Au delà du politiquement correct, il s'agit de mettre fin à une confusion linguistique qui n'existe pas dans d'autres langues, en espagnol notamment.