19/09/2007

10 heures au bénéfice des enfants

Bon d'accord, j'étais conquis d'avance, mais je dois dire que le débat d'Infrarouge sur la la prise en charge socio-éducative des enfants dont le ou les parents travaillent fut particuilièrement éclairant. Merci à Bernard Favre et Marie-Françoise de Tassigny de rappeler ce que la politique peut avoir d'enthousiasmant, lorsqu'elle s'attaque à résoudre les vrais problèmes des gens.

 

Sur ce terrain , pas besoin de photo finish, en face d'eux, d'extrême droite ou d'extrême gauche, il n'y avait que mauvaise foi, défense de privilèges dépassés ou sexisme d'un autre âge. Qu'un Charles Beer, ministre socialiste, se laisse aller à craindre qu'une prise en charge des enfants sur la journée confine à de la maltraitance dépasse l'entendement. Bien qu'issu d'une dynastie d'enseignant(e)s du public, j'ai du me résoudre à mettre mon fils dans le privé, car là au moins il était pris en charge au lieu de rentrer tout seul à la maison ou pire de glandouiller dehors sans contrôle avec des copains. J'ai l'énorme chance d'avoir une épouse dont l'entreprise paie les 3/4 de la scolarité.

 

Non seulement mon fils peut faire ses devoirs avec le soutien ad hoc, mais il bénéficie d'activités diverses, de l'informatique au chinois, en passant par le sport, la guitare... ou le jeu. Cela fait six ans que ça dure, et il est ravi. Plus important, il a deux copains du même âge qui, il y a 6 ans, étaient du même niveau scolaire que lui. C'est à dire normalement intelligents, mais davantage en demande de jeux vidéo que de lectures savantes. Ils ont du avoir besoin de cours de soutien, mais dans la structure de l'école publique existante à Genève, ceux-ci sont pris... sur les heures de cours normales ! Cherchez l'erreur. Le résultat c'est qu'aujourd'hui au cycle, ils sont en B, alors que mon fils prends le chemin de la matu.

 

Le soir à table, nous passons d'excellent moments en famille et le week-end ou pendant les vacances, nous menons ensemble toutes sortes d'activités diverses. J'aimerais d'ailleurs bien savoir comment fait M. Bertinat, avec sa vie professionnelle que j'imagine intense pour nourrir une femme et six enfants, plus sa vie politique, pour passer tellement de temps avec ses enfants ? A moins qu'il ne délègue entièrement cette activité à son épouse. Pourtant n'est-ce pas dans son parti que l'on estime généralement que les enfants ont besoin d'une maman... et d'un papa aussi ?

 

En tout cas, moi par solidarité, cette initiative je vais la signer et la faire signer. Et encore merci aux radicaux genevois d'être apparemment la seule vraie force de proposition moderne dans ce canton.

 

 

 

 

Commentaires

Vous avez entendu ce qu'a dit Monsieur Eric Bertinat qu'il faut que les mamans restent à la maison ! Donc si j'ai bien compris il faudrait que toutes les mamans genevoises qui veulent rester à la maison aillent habiter en France comme Monsieur Bertinat (UDC) pour pouvoir avoir un loyer moins cher ! et peut-être se faire traiter de sale frontalier?

Écrit par : Alphonse | 19/09/2007

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