• Qui propose quoi, au fait ?

    Qui propose des solutions pour protéger les enfants sur internet ou en cas d'enlèvement ?
    Les radicaux et la genevoise Sara Giardina en particulier
    Qui les repousse ou les freine ? l'UDC (lire à ce sujet le blog de Bernard Favre dans ces pages)

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    Qui propose des solutions pour le logement à Genève et pour le logement écologique en particulier ?
    Les radicaux, notamment Hughes Hiltpold et Thomas Büchi (qui en plus parle couramment le schwyzerdütsch, tout en défendant une optique transfrontière)
    Qui n'a d'autre solution pour le logement que de virer les étrangers criminels ?
    L'UDC

    Qui propose des solutions pratiques pour les papas et les mamans qui travaillent et formatrices pour leurs enfants ?
    Les Radicaux
    Qui n'a d'autre solution que de demander aux femmes de rester à la maison ?
    L'UDC

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    Qui se préoccupe de financer la recherche et d'améliorer l'éducation ?
    Les Radicaux
    Qui préfère virer toute une famille lorsque l'un de ses enfants fait des bêtises ?
    L'UDC

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    Qui propose au Grand Conseil Genevois, en 2006 déjà, des mesures visant à faciliter l'éloignement des dealers des zones sensibles ?

    Les Radicaux

    Qui les refuse ?

    L'UDC. Comme globalement elle agit ou plutôt n'agit pas, par conseiller fédéral de Justice et Police interposé, comme si elle ne souhaitait pas vraiment améliorer la sécurité, comme si ça l'arrangeait de pouvoir piocher dans une clientèle électorale sensible à ces thèmes et qu'il valait donc mieux laisser pourir la situation... des méthodes employées pour arriver au pouvoir par tous les régimes totalitaires. 

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    Qui se préoccupe d'agriculture durable, de bio-carburant et de concilier l'économie et l'environnement  ?
    Les Radicaux (notamment François Haldemann, que l'on peut lire dans ces pages)
    Qui se contente de nier l'existence d'un problème ?
    L'UDC

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    Qui ose parler de l'Europe, de l'ONU, du multilatéralisme ?
    Les radicaux
    Qui se contente de tout refuser en bloc pour surtout, ne rien changer ?
    L'UDC

    On pourrait multiplier les exemples. A part dire non au reste du monde, l'UDC n'a pas émis le moindre début de la moindre proposition politique depuis des lustres.
    Ils ne font qu'appliquer avec succès les préceptes de la pire et très coûteuse communication politique à l'américaine : " Répétez sans cesse et toujours le même message simple, le plus simple possible, les gens vont finir par y croire et y adhérer. C'est pavlovien."
    Freysinger, leader romand de l'UDC le reconnaissait à la télé: "Nous réussissons, parce que nous répétons des messages simples".

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    Au parti radical, nous partons d'un autre point de vue. Nous pensons que les Suisses sont assez mûrs politiquement pour entendre un autre son de cloche, celui de propositions multiples et adaptées, parfois un peu difficiles à expliquer, mais au moins concrètes et réalistes.
    Nous préférons croire que les Suisses ont encore le goût de réfléchir et de juger par eux-mêmes. Pas seulement d'agir selon des réflexes pavloviens comme des chiens de laboratoire.
    Ecrivant cela, bien sûr, je ne dis pas que les électeurs de l'UDC sont des chiens de laboratoire, je dis que l'UDC prend les électeurs pour des chiens de laboratoire, et se comporte donc à leur égard de manière insultante.

    Ce qui est tout différent, n'est-ce pas ?

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  • Le cadeau empoisonné de Sarko

    D’abord j’ai éclaté de rire. Mettez-vous à ma place. Cela fait six ans jour pour jour que je travaille à un bouquin expliquant l’urgente nécessité d’un gouvernement mondial. Le livre, édité par Slatkine, sort en Suisse dans une semaine. Inutile de vous précipiter chez le libraire, il n’y sera pas avant le 5 octobre. Et hier soir, sur un site internet, cette nouvelle datée de New York me saute aux yeux : Sarkozy appelle à la création d’un gouvernement mondial à l’ONU…

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    Il se trouve que je pense que Sar-KOO-zee est la plus grosse erreur de casting que la politique française ait éructé depuis fort longtemps. Je savais déjà que les grands esprits se rencontraient, mais apparemment les petits aussi.

    Notez, cette idée il ne l’a pas trouvée tout seul. D’abord elle ne m’appartient pas. Cela fait au moins depuis la fondation de la SDN, il y a 90 ans, que des gens y pensent, mais à l’époque, Woodrow Wilson avait du reculer devant l’opposition farouche des républicains étasuniens… Pas plus tard qu’hier, dans le Temps, quatre fonctionnaires onusiens signaient une tribune libre allant dans le même sens, en prenant la construction européenne pour modèle. Personnellement, je prône d’abord une étude très helvétique de la subsidiarité : savoir à quel échelon doivent se prendre quelles décisions, avec un maximum de démocratie et d’autonomie régionale.

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    Des versions antérieures de mon bouquin ont circulé à Paris, chez des copains journalistes, politiciens ou éditeurs depuis près de deux ans. Bayrou en a une, des éléphants du PS aussi, et j’en ai parlé avec une parisienne de Genève, qui fut un temps chef du cabinet de Sarkozy... Cela ne me gêne pas qu’il me pique une idée qui était dans l’air du temps ; le problème est ailleurs.

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    Après le réflexe bergsonien devant l’inattendu, je me suis dit : « Super, excellente publicité, le timing est presque parfait ! » Voilà qui devrait crédibiliser l’idée, donc doper les ventes et enrichir mon portefeuille. Mais tout de suite après : « Sauf que Sarkozy a justement un problème de crédibilité qui risque de devenir énorme sous peu, ce qui ruinerait tout ce qu’il touche ». L’Etat de grâce ne devrait plus durer longtemps. En dépit de son étonnante capacité à rebondir, les faits sont encore plus têtus que lui. Question ventes, cela nous laisse quelques semaines, mais je vais quand même essayer de convaincre mon éditeur de hâter la sortie en France, prévue pour février…

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    Le problème, c’est les conséquences éventuelles sur l’idée elle-même. J’y tiens, moi, parce que je pense que c’est une question de vie ou de mort pour mon fils, pour nos enfants, pour la planète. Si l’on ne parvient pas à établir une forme de gouvernement mondial démocratique et vraiment multilatéral, dans les quinze ans qui viennent, on va se taper dessus à coups de bombes atomiques. Or je crains qu’après avoir fait mousser l’idée, le petit Nicolas la laisse retomber comme un soufflé, pour passer à autre chose avec la boulimie hyperactive qui le caractérise. Ce qui nous renverrait aux oubliettes pour un bout de temps.

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    A moins que… coincé par la réalité de la politique et de l’économie française, Sarkozy 1er décide enfin de laisser les rênes à son premier ministre et qu’il se consacre alors à ce qu’il fait de mieux : conquérir le pouvoir. Ici il ne s’agirait pas de pouvoir, encore qu’on pourrait lui accorder la première présidence de l’assemblée mondiale, mais de stratégie pour construire une grande idée, « la » grande idée. Son énergie et son entregent sont tels qu’il parviendrait sans doute à des résultats spectaculaires. Je serai prêt alors à monter à genoux les marches de l’Elysée (ou du futur parlement mondial) pour me faire pardonner d’avoir tant calomnié le grand petit homme…

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    Mais là, je rêve éveillé, d’ailleurs il est 3h du matin. Parce qu’il est trop chauvin et habitué à la jouer perso pour mener à bien cette affaire, qui demande du tact et une vraie ouverture aux quatre vents du monde… D’un autre côté, peut-être que son côté Petit Caporal au Pont d’Arcole pourrait emporter le morceau… Les structures du monde ont souvent besoin d’être rudoyées pour avancer…  Et sans De Gaule, pourtant vestale de l’esprit national s’il en est, Schuman, de Rougemont et Adenauer n’auraient jamais pu faire l’Europe.

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    Sauf que le petit Nicolas est déjà grillé. Au matin,  les médias francophones ont davantage ironisé sur la grandiloquence de son discours que disserté du fond, sur lequel il était resté diablement imprécis. Il faudra que je lui envoie la dernière version de mon bouquin :-), pour nourrir ses harangues.

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    L’important, c’est que l’idée fasse son chemin.
    Le monde est pressé, oui, mais comme disait La Fontaine, un vrai champion de la communication: "Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage…"
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  • Diplomatie Bling Bling

    Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy est à New York, à l’ONU, pour dit-il rencontrer le Président Alvaro Uribe de Colombie, afin d’y parler d’Ingrid Betancourt. On espère pour la grandeur de la France qu’il n’y fera pas que cela, d’autant qu’Ahmadinejad, entre autres, y est aussi. Micheline Calmy Rey, selon toute probabilité, rencontrera également le Colombien puisqu’elle se trouve aussi au sommet sur le climat des bords de l’Hudson. Elle n’en fait cependant pas tout un plat médiatique et ne l’annonce même pas officiellement. Différence de style tout à l’honneur de la Valaisanne. En matière de diplomatie, qu'il s'agisse de nucléaire iranien ou de prise d’otage, l’ombre est certainement préférable au méga-show bling bling.

    Les Colombiens ont d’ailleurs instamment prié la Confédération de bien vouloir continuer à agir discrètement, pour le cas où la médiation de Chavez terminerait en cul de sac. Personne ne l’espère, mais avec les FARC, il faut s’attendre à tout. N’ont-elles pas déclaré la guerre à l’ELN, l’autre guérilla colombienne, lorsque celle-ci a entamé avec le gouvernement des négociations de paix qui sont aujourd’hui, à Cuba, sur le point d’aboutir ? Il est d’ailleurs assez étonnant de constater qu’en Suisse, les trotskystes de Solidarités soutiennent les FARC, mouvement stalinien de la pire espèce, qui assassine les syndicalistes déviant de sa ligne et a déjà tué des dizaines de combattants de l’ELN (d’origine trotskyste !), pour prendre possession de son territoire. Créant au passage quelques milliers de nouveaux « Desplazados », les réfugiés internes chassés de leur terre, pour pouvoir y planter tranquillement la coca ?

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    Toute la question, pour Sarkozy, se résume à savoir si les marrons de la négociation sont suffisamment à point pour qu’il puisse les tirer du feu sous l’objectif des caméras. Un peu inquiet, BHL faisait remarquer la semaine dernière qu’il ne faudrait pas que la libération d’Ingrid se paie au prix d’une centrale nucléaire offerte à Chavez. Le philosophe, autre grande figure du bling bling à la française, a en effet noté des propos teintés d’anti-sémitisme dans les déclarations du bouillant Hugo. A vrai dire, je ne crois pas à l’anti-sémitisme du parachutiste de Caracas. C’est plutôt que les ennemis de ses amis sont ses ennemis, et qu’à force de lier son sort au pire des néo-conservatismes étasuniens, Israël finit par entraîner la confusion dans les esprits simples, qui en plus n’ont pas encore compris qu’Israël ne représentait pas tous les juifs, de même que bien des juifs ne se reconnaissent pas en Israël.

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    Il se trouve que Chavez est un esprit simple. Qui n’a pas encore compris que le socialisme consistait aussi à renforcer l’infrastructure de son pays (les soviets plus l'électricité disait Lénine), puisqu’il laisse tomber en ruines – et pas par manque d’argent - les plus importants ouvrages d’art du Venezuela. Quand bien même Sarkozy lui offrirait une centrale atomique, il n’est d'ailleurs pas certain que cela suffise à faire fléchir les FARC, qui ne sont pas si dépendantes de Chavez qu’on le dit. Grâce à l’argent de la coca, elles ont largement de quoi se financer et le gros de leurs approvisionnements passe par Lago Agrio, en Equateur.

    Un bled boueux de 9000 habitants et 15 assassinats par mois, où l'on confie tout naturellement son arme à l'hôtesse avant de prendre l'avion. L’Equateur, autre allié de Chavez, tout comme la Bolivie, où la dernière trouvaille du Président Moralès consiste à taxer les travailleurs et travailleuses émigrés (dont quelques centaines de femmes de ménage romandes, originaires de la région de Santa-Cruz, honnie par Moralès) qu’il accuse d’être des traîtres à la patrie. Ils et elles auront désormais besoin de visas coûteux pour pouvoir rentrer dans leur propre pays, exactement comme à Cuba.

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    Dans l’affaire des infirmières bulgares, Sarkozy était libre de ses mouvements. Face à la Lybie, la France a toujours été en première ligne. Mais avec les FARC, c’est différent, c’est le Président colombien qui négocie et l’intérêt du gouvernement colombien n’est en aucun cas de céder aux FARC la moindre parcelle du sol national. Quel pays accorderait l’indépendance et une partie de son territoire à des trafiquants de drogue ? Or c’est la seule chose qui intérèsse vraiment  les FARC. Marulanda et ses hommes rêvent d’une région autonome, qui pourrait s’appuyer sur les pays voisins et amis. Tant que les FARC n’auront pas clairement acceptées le principe de Justice et Paix, toute négociation parait vouée à l’échec. Ce programme de réconciliation développé avec l’aide de la Confédération prévoit des condamnations légères des dirigeants pour des meurtres graves, mais des condamnations tout de même et le déballage des crimmes commis. Les paramilitaires sont actuellement jugés selon ce principe.  C'est une chance pour les plus jeunes et tous ceux qui veulent sincèrement s'intégrer à la vie civile. D'autres sombrent dans le gangstérisme pur et simple après l'audience, mais du moins ne sont ils plus organisés en bandes militaires.

    L'ELN a accepté l'idée de Justice et Paix, mais cela ne semble pas rentrer dana la logique assez étroite des FARC, qui prouvent ainsi, une fois de plus que les intérêts particuliers de leurs chefs sont plus importants que ceux du peuple ou même de leurs soldats.    

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  • Vote intelligent et financement des partis

    Histoire de vérifier mes convictions, je me suis essayé au test Smartvote sur le site de la Tribune. Comfirmation, c'est la liste du parti radical qui sort largement en tête, mais plus étonnant suivie d'assez loin par un tir groupé, avec dans l'ordre: PS, Verts, JS, libéraux et du PDC. L'extrême gauche - d'où je viens, dans une vie antérieure - est assez loin en compagnie du PEV (!), tandis que tout au fond du classement, l'UDC Genève et International encadrent le MCG.

    POSITIONNEMENTS EXOTIQUES

    L'étude par individus confirme la proximité du PRD et explique le relatif éloignement des libéraux et du PDC, par le positionnement exotique (comparé à mon centre à moi) de certains de leurs membres. En tête, 4 radis emmenés par la vice-présidente et le Président (pas de nom, votez groupés, liste N°2 :-), un vert (Hodgers) et puis encore 2 radis, deux pdc, un vert et une socialiste. Les deux viennent ensuite sont libéraux : Pierre Weiss et Martine Brunschwig-Graf, puis un vert, une libérale et... Carlo Sommaruga ! Ce doit être nos vues communes sur l'aide au développement et l'Europe qui nous rapprochent, tandis que je n'ai pas vu de question sur le logement !

    Là encore regroupés tout en bout de liste, des UDC et des MCG, avec juste un libéral au verbe haut, qui se promène là, un peu isolé. Ah si, dans le lot des réactionnaires acharnés, on trouve aussi un pdt. Et une poignée de PDC qui selon mon échelle de valeurs personelle, sont plus proche des conservateurs que des progressistes. En isolant ainsi les "comportements abhérents" de certains politiciens éloignés des positions globales de leurs partis respectifs, smartvote met le doigt sur un défaut de la démocratie helvétique, du à son ancienneté.

    Nous sommes restés figés dans l'idée qu'on entrait dans un parti comme dans un clan tribal, pour la vie. Le cas des avocats est flagrant: ils choisissent leur parti en fac de droit et il est très mal vu d'en changer par la suite. Or les opinions évoluent en fonction de l'âge et du statut social, mais aussi des évènements extérieurs... Dans une civilisation qui reconnait le droit au divorce, il devrait être admis que l'on puisse changer d'orientation politique.

    FINANCEMENT DES PARTIS

    L'autre grand déficit démocratique helvétique porte sur le financement des partis, basé sur les dons personnels de quelques très riches (n'est-ce pas l'UDC) ou sur les contributions des lobbyes, des syndicats ou de l'économie, c'est à dire d'abord de la finance et des grosses entreprises... Du coup, la classe moyenne qui est pourtant le fer de lance du pays (fonctionnaires, cadres ou indépendants, ils font tourner la Suisse), n'a plus de véritable représentant. Le PS est statufié à gauche par les syndicats, tandis les partis du centre droit sont en bonne partie financés par les super-riches et les grands patrons, le 1% de la population en mesure de profiter de l'évasion fiscale, ce qui concoure à faire retomber le gros de la pression financière sur la classe moyenne. 

    Si la France par exemple a bien d'autres tares démocratiques, entre autres celle d'élire un monarque pour 4 ans, dont les pouvoirs devraient d'ailleurs se renforcer encore si l'on en croit les travaux de la commission Balladur, elle a mis au point un système de financement public qui lie les partis à leur électorat. Au moins comme cela les choses sont claires et ce ce serait extrêmement positif pour la Suisse. Ne serait-il pas juste que ceux-là même qui constituent les forces vives et qui paient l'essentiel des frais de fonctionnement du pays, aient enfin les moyens de se faire représenter directement ?

    Un projet de loi genevois va dans ce sens, déposé par Hughes Hiltpold, un candidat au National qui a de vraies idées. Il est le Président du Parti Radical genevois, dont le rôle naturel serait précisément de défendre cette classe moyenne, appréciant le libéralisme pour ce qu'il est, à savoir le moins mauvais des systèmes, à condition d'être encadré.

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  • 10 heures au bénéfice des enfants

    Bon d'accord, j'étais conquis d'avance, mais je dois dire que le débat d'Infrarouge sur la la prise en charge socio-éducative des enfants dont le ou les parents travaillent fut particuilièrement éclairant. Merci à Bernard Favre et Marie-Françoise de Tassigny de rappeler ce que la politique peut avoir d'enthousiasmant, lorsqu'elle s'attaque à résoudre les vrais problèmes des gens.

     

    Sur ce terrain , pas besoin de photo finish, en face d'eux, d'extrême droite ou d'extrême gauche, il n'y avait que mauvaise foi, défense de privilèges dépassés ou sexisme d'un autre âge. Qu'un Charles Beer, ministre socialiste, se laisse aller à craindre qu'une prise en charge des enfants sur la journée confine à de la maltraitance dépasse l'entendement. Bien qu'issu d'une dynastie d'enseignant(e)s du public, j'ai du me résoudre à mettre mon fils dans le privé, car là au moins il était pris en charge au lieu de rentrer tout seul à la maison ou pire de glandouiller dehors sans contrôle avec des copains. J'ai l'énorme chance d'avoir une épouse dont l'entreprise paie les 3/4 de la scolarité.

     

    Non seulement mon fils peut faire ses devoirs avec le soutien ad hoc, mais il bénéficie d'activités diverses, de l'informatique au chinois, en passant par le sport, la guitare... ou le jeu. Cela fait six ans que ça dure, et il est ravi. Plus important, il a deux copains du même âge qui, il y a 6 ans, étaient du même niveau scolaire que lui. C'est à dire normalement intelligents, mais davantage en demande de jeux vidéo que de lectures savantes. Ils ont du avoir besoin de cours de soutien, mais dans la structure de l'école publique existante à Genève, ceux-ci sont pris... sur les heures de cours normales ! Cherchez l'erreur. Le résultat c'est qu'aujourd'hui au cycle, ils sont en B, alors que mon fils prends le chemin de la matu.

     

    Le soir à table, nous passons d'excellent moments en famille et le week-end ou pendant les vacances, nous menons ensemble toutes sortes d'activités diverses. J'aimerais d'ailleurs bien savoir comment fait M. Bertinat, avec sa vie professionnelle que j'imagine intense pour nourrir une femme et six enfants, plus sa vie politique, pour passer tellement de temps avec ses enfants ? A moins qu'il ne délègue entièrement cette activité à son épouse. Pourtant n'est-ce pas dans son parti que l'on estime généralement que les enfants ont besoin d'une maman... et d'un papa aussi ?

     

    En tout cas, moi par solidarité, cette initiative je vais la signer et la faire signer. Et encore merci aux radicaux genevois d'être apparemment la seule vraie force de proposition moderne dans ce canton.

     

     

     

     

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  • Du mensonge en politique

    Le mensonge par omission est assez fréquent en politique, où chacun tend à passer sous silence ce qui ne l'arrange pas. Mais le mensonge pur et simple c'est plus rare. Comme le socialiste Christian Levrat qui sur la Radio romande ose prétendre que l'échec de la 3ème voie est du aux radicaux, alors que c'est son ministre, Leuenberger qui a fait échouer le projet au Conseil Fédéral contre la volonté de Couchepin et Merz… et de Calmy-Rey, qui pour une fois était du bon côté. Par ailleurs, c'est le radical argovien Pfisterer qui a trouvé les solutions permettant de financer la fin de Rail 2000, en dépit des dépassements pharaoniques du Gothard, couverts par ce même Leuenberger…

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    Des mensonges, il y en a des petits et des très très gros. Un Conseiller Fédéral s'est dernièrement laissé aller en public à croquer un Pinocchio au nez démesurément allongé. On peut se demander de qui dressait-il ainsi le portrait ? J'ai ma petite idée sur la question. Si vous aviez de gros ennuis avec la justice, pour un cas disons complexe, donc discutable et que vous soyez un notable, copain d’armée du patron de la Justice, copain de classe de sa femme, et meilleur pote et voisin de son fidèle lieutenant et aboyeur principal, vous ne lui passeriez pas un coup de fil, pour voir s’il ne pourrait pas vous aider, ou vous conseiller ? Moi si. En tout cas j’essaierai et en cas d’échec, je tenterai de joindre sa femme. Ou son fidèle lieutenant.

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    Et si j’étais Ministre de la Justice et qu’un de mes copains d’armée dans une telle situation m’appelle ? Soit je serais un couard et je me défilerais, donnant consigne partout de l’éconduire, soit si je n’étais pas un couard, je lui répondrais, au moins une fois, pour lui expliquer diplomatiquement que dans ma position il serait tout à fait inconvenant d’agir. Dans tous les cas, je me garderais bien de toute intervention à l’égard du Procureur de la Confédération, chargé du cas de mon ami. Et je ne changerai pas d'avis d'abord en demandant d'être mis à l'écart du dossier, puis en en réclamant les pièces… Remarquez, je ne suis ni chef d’une énorme entreprise bâtie de mes mains, ni chef charismatique d’un parti d’idolâtres, ni Conseiller Fédéral.

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    Je pourrais aussi, si j’étais affligé d’un ego disproportionné et habité de plusieurs haines féroces (qualifiées d’obsessions maladives par certains politiciens) à l’égard de l’Europe, de l’ONU, de l’administration et plus généralement de ces organismes internationaux qui s’en prennent au secret bancaire qui protège mes copains, je pourrais aussi imaginer de faire introduire la protection absolue du secret bancaire dans la constitution. Ce serait un manteau recouvrant toutes sortes de trafics, mais après tout, à part l’argent et le pouvoir, qu’est-ce qu’il y a de vraiment intéressant dans la vie ? Je pourrais même, comme par hasard, attaquer ce salopard de petit procureur qui ne veut rien comprendre et lui mener la vie tellement impossible qu’il finisse par s’en aller moyennant une confortable indemnité. Après tout, qu’est-ce que je risque ? Pas grand-chose à vrai dire, même si le lien de cause à effet était supputé, comment le prouver ? La présomption d’innocence jouera forcément en ma faveur. De fait à moins qu’un bougre d’abruti se fasse pincer en Allemagne avec des documents compromettants – mais pas probants - dans sa serviette quel risque j’ai que cette compromission éclate au grand jour 1% , 0,01 % , 0,001% ?

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    Plusieurs études l’ont prouvé, l’obstacle principal au passage à l’acte, en matière de crime comme d’excès de vitesse, c’est moins la gravité de la sanction que la probabilité d’être pris. Quand à l’aspect moral des choses, à savoir « je ne ferai jamais cela parce que ce n’est pas bien », vous remarquerez que dans cette affaire, personne ne l’invoque. Je ne l’ai pas entendu une seule fois. Comme si tout le monde pressentait que pour arriver à ses fins, la personne incriminée était prête à tout, ou en tout cas à beaucoup, ce que pourrait laisser présager sa réussite spectaculaire, économique puis politique, dans un monde pas précisément tendre.

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    Tout ceci ne fait pas une preuve, à peine un faisceau de présomptions, et en l’absence d’aveu, ce  n’est juridiquement pas recevable. En droit, le doute doit profiter à l’accusé. En matière d’élection en revanche, il en va tout autrement. Il me semble que c’est le principe de précaution qui prime, d’autant que nous avons le choix. Comme l’a relevé Pascal Couchepin, personne n’est irremplaçable et ne l’élisant pas, lui ou au travers de sa formation, on ne le condamne pas, on se contente de ne pas l'élire. C’est tout et c’est suffisant.

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    Accessoirement, dans les grandes républiques voisines, lors de pareilles suspicions de scandales ou de coups tordus politiques, on a vite fait de saisir la justice, d'investiguer pour de bon, de perquisitionner au plus haut niveau de l'Etat. En Suisse non… Sauf quand cela concerne les ennemis du Ministre de la Justice, qui fut le premier à introduire ces méthodes policières et osons le terme, totalitaires, en politique, non sans duplicité. Lors de la fuite sur l’arrêt du subventionnement aux offices de tourisme (faute tout de même mineure), n'avait-il pas actionné le Ministère Public, réveillé et fait perquisitionner des politiciens et des journalistes à l’aube, puis retiré officiellement sa plainte personnelle… tout en laissant le Ministère Public poursuivre la tâche? Des méthodes qu’il s’est évidemment bien gardé de s’appliquer à lui-même  lors de la fuite Swisscom qui coûta pourtant fort cher à l'entreprise et donc à la Confédération.

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    Deux poids deux mesures, cela semble sa règle de conduite. Lui et les autres. Pas très helvétique tout ça ! Si sa définition de la Suisse, c’est un peuple isolé, coupé du monde, tout entier sous sa coupe, ce n’est pas la mienne et vive les règles internationales et autres conventions des droits de l’homme qui sont là précisément pour contrôler ce genre de dérapages.

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  • Un centre fort et unitaire

    Vu de l’Université d’été du Mo-Dem, le Mouvement Démocrate de François Bayrou, l’avenir du Centre en politique paraît un peu flou. Figure historique du ni  droite ni gauche ou plutôt du et droite et gauche, véritable refondateur du concept

    le sénateur radical français Jacques Pelletier 

    est d'ailleurs décédé le week-end précédent, usé par des décennies de combat politique visant à faire exister dans l'Hexagone une force politique digne de ce nom qui ne soit pas inféodée, pieds et poings liés, à l’une ou l’autre des grandes idéologies. Ancien ministre dans des gouvernements de droite et de gauche, notamment de la francophonie et de la Coopération, il avait été le premier Médiateur de la République, fonction fort intéressante et utile à la population puisqu’elle permet à l’individu de recourir contre une décision administrative qui lui paraît inique ou injustifiée. Mais fonction assez représentative de ce qu’est le Centre en France, souvent réduit au rôle de lubrifiant entre les deux grands concepts laminant qui s’affrontent, de gauche et de droite.

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    Le temps d’une élection, François Bayrou est presque parvenu à faire exploser le carcan et il lui faut maintenant transformer l’essai, ce qui ne sera pas facile, car il doit apprendre à faire cohabiter des gens de culture et d’origine fort différentes. Une grosse part de ses troupes paraît constituée de petits entrepreneurs et de cadres acquis à la liberté d’entreprise, sensibles aux questions sociales et écologiques. Ceux-là, qu’ils viennent de l’UDF, de la gauche ou des verts, n’auront aucune peine à travailler ensemble. Mieux même, ils sont sans doute le fer de lance et le sel du mouvement, sa principale force de proposition, bouillon de culture d’où émerge à la fois une critique lucide de la non-politique sarkozyenne en la matière et des propositions aussi concrètes que réalistes. La haute teneur des débats qui se sont déroulés sur ces thèmes a prouvé la maturité du mouvement : comment émerger de la mondialisation au lieu de la combattre, comment doper la production en France et non pas la consommation (car aujourd’hui toute augmentation de la consommation sert d’abord à creuser le déficit du commerce extérieur)… Les centristes sont là et bien là où on les attend, capables de dresser sans œillères le constat le plus juste et d’imaginer les solutions permettant d’en sortir, non seulement en théorie, mais en pratique puisque la CFDT participait brillamment au débat.

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    Les quelques rares hurluberlus alter mondialistes qui sont intervenus à contre-courant ont du rapidement admettre qu’ils s’étaient trompés de forum et vraisemblablement de mouvement politique. Evidemment, le berger aimerait bien conserver toutes ses ouailles. Follement ambitieux, François Bayrou rêve même de se débarrasser du corpus centriste un peu étriqué pour endosser le costume de leader d’un grand parti, à l’image dit-il des Démocrates aux Etats-Unis ou du Congrès en Inde. Cela paraît très difficile en France, où la défiance à l’égard de l’économie de marché demeure extraordinairement présente et forte à gauche. Ce n’est pourtant pas forcément impossible, lorsqu’en parfait synchronisme, le leader socialiste joue les tribuns unitaires échevelés aux côtés de Besancenot sur l’estrade de la fête des communistes. Le populisme à gauche pourra-t-il résister encore longtemps à l’épreuve des faits ?

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    L’autre grand thème de débat fut l’application de la démocratie, à l’intérieur et à l’extérieur du parti. Les experts réunis sur l’estrade, engoncés dans leurs habituelles certitudes franco-françaises, semblaient cette fois nettement moins compétents et créatifs que ce qui émergeait de la salle… Celle-ci semblait avoir en bonne partie les yeux rivés sur la Suisse, les référendums d’initiative populaire, la proportionnelle et la fédération d’entités régionales autonomes. Jean-Marie Cavada, organisateur de ces journées a pris note et promis l’organisation de commissions de réflexion sur ces thèmes en prévision du prochain congrès fondateur, qui se tiendra en novembre, François Bayrou ayant rappelé que la démocratie réclamée à l’extérieur, le parti devait commencer par l’appliquer à l’intérieur, en toute transparence.

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    A noter que s'il demande aux membres du Mo-Dem venu des horirzons les plus divers de rester fiers de leurs origines politiques et d'avoir cru en des idéaux différents, car il y voit une forme d'enrichissement, François Bayrou s'est aussi exprimé contre l'existence de courants internes. Chacun, dit-il doit rester libre individuellement et il ne sert à rien de concentrer ses efforts sur les rivalités intérieures quand il y a tant de combats à mener à l'extérieur. Une attitude à méditer en Suisse, dans les débats de l'Entente.   

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  • Des autos vertes, c'est possibile, si on veut

    C’est une révolution. Même le Tcs appuie désormais l’adoption de normes plus restrictives en matière d’émissions nocives pour les automobiles. Seuls les constructeurs allemands et tout particulièrement les plus puissants d’entre eux, qui ont bâti leur fortune sur le luxe et la puissance, rechignent encore et se battent pied à pied à Bruxelles pour tenter de faire reculer l’adoption de telles normes. Le frein n’est pas technologique, il est commercial. On sait construire des voitures tout à fait efficaces quand à leur vocation de déplacement et de transport, qui consomment et rejettent moins de la moitié de la moyenne actuelle. Ce n’est ni compliqué, ni cher, il suffit de faire plus léger et moins puissant. Avec une motorisation hybride diesel, solution développée par Opel et Peugeot, c’est encore mieux, mais pour les constructeurs dont le créneau tient tout entier dans le haut de gamme, cela signifie tirer un trait sur tout leur savoir faire, orienté en sens contraire depuis des décennies. Dommage pour eux et pour leurs dizaines de milliers d’employés, mais l’avenir de la planète semble être à ce prix.

    Vous aurez noter le semble. Je ne suis pas persuadé que le réchauffement soit essentiellement du à des causes humaines et même dans ce cas, l’automobile a moins de responsabilité que le chauffage par exemple, mais à l’évidence, le principe de précaution doit l’emporter. Cela va faire deux ans que j’ai changé ma Zafira essence turbo aux paramètres électroniques optimisés pour un nouveau modèle, en diesel. Résultat, 15% de performances en moins (mais aux allures légales, il est difficile de s’en rendre compte) alors que consommation et émissions polluantes ont diminué d’un tiers. En revanche, le nouveau fait 200 kilogs de plus, gavé de gadget assez superflus mais qui enchantent les enfants. De manière générale, les autos pèsent 60% de plus qu’il y a 15 ans, à catégorie équivalente…

    C’est une question de marketing, plus encore que de confort ou de sécurité. La puissance, l’équipement, le design et la marque sont les principaux déclencheurs d’un achat automobile, mais plus on augmente les deux premiers, plus on pollue. C’est mathématique. Pour sortir de ce piège, les constructeurs de luxe n’ont guère de solutions. Ferrari tente le lancement d’un modèle « superleggera » dont le faible poids, du à une débauche de technologie et de fibre de carbone est l’argument principal. Aston Martin et Audi s’essayent depuis longtemps à l’aluminium, mais tant qu’il ne sera pas « trop cool ! » et « trop style » de conduire un véhicule zen, dépouillé et limité à 150 km/h, on n’avancera pas.  Que pourrait-on mettre dedans, qui ne pèse rien, pour nous inciter à acheter une telle auto ? La marque qui trouvera la première fera fortune, mais c’est à l’échelle européenne que ça se passe. En pratiquant l’alleingang avec sa surtaxation solitaire du diesel, la Suisse n’a réussit qu’une chose : se retrouver en queue de peloton avec le parc automobile le plus polluant d’Europe !

    Les fabricants de boguets rencontrent un problème similaire. Sur de petites cylindrées, les moteurs 2 temps sont beaucoup plus efficaces que les 4 temps, mais aussi beaucoup plus bruyants et polluants. C’est pourquoi l’Union européenne veut les interdire, mais elle a repoussé la chose à 2010, alors que la Suisse maintient l’interdiction pour 2008. La solution consiste évidemment à remplacer les 2 temps par des 4 temps, mais les modèles existant sont à la fois plus chers et moins performants… et donc très peu vendus. Une modification de la loi, qui augmenterait la cylindrée maximale autorisée, permettrait de maintenir les performances tout en compensant la perte de puissance causée par l’adoption du 4 temps et d’un pot d’échappement véritablement silencieux et dépolluant. Inutile cependant de légiférer au niveau suisse : avec moins de 15 000 boguets par an, le marché est ridicule. C’est là encore à l’évidence à l’échelle européenne qu’il faut agir.   

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  • Une assemblée tranfrontalière élue

    Passionnant débat que celui mené par la Tribune et 24 Heures autour de l’annexion du district de Nyon. Pourtant à l’évidence la question est mal posée. Genève ne peut pas agir, vis-à-vis de la France voisine ou de la région vaudoise de la Côte comme s’il s’agissait simplement de communes à réunir. Ces régions sont plus importantes que des communes, mais surtout, elles appartiennent culturellement et structurellement à des ensembles plus vastes, qui ne s’en sépareront pas aisément, d’autant que les habitants eux-mêmes développent un sentiment d’appartenance renforcé par la proximité de la grande voisine un peu arrogante, Genève.

    Toutefois, tant la Côte que le Genevois et le Chablais savoyard ou le Pays de Gex constituent pour Lausanne, Lyon ou Paris, des sortes de confins, voire des marches extérieures, plus ou moins délaissées. On l’a bien vu au G8, organisé à Evian, parce que vu de Paris, c’était le bout du bout du monde, un cul de sac stratégiquement facile à défendre… Le caractère d’extrémité, voire d’appendice caudal de la Côte vaudoise est certes moins marqué, mais vu de Lausanne, il n’en est pas moins réel.

    D’où l’intérêt d’inventer de nouvelles structures, qui tiennent compte de toutes ces réalités, pour les dépasser. Les divers comités transfrontaliers mis en place depuis près d’une trentaine d’années, à l’initiative de Guy-Olivier Segond ont eu le mérite de jalonner le terrain et de poser la problématique, mais ils ont atteint leurs limites. Composées de fonctionnaires et au mieux de quelques élus des différentes parties, ils ne prêtent allégeance qu’à leurs centres respectifs et en aucun cas à la région. Ils sont des lieux de négociation, en aucun cas de fusion, même pas des idées et n’ont d’ailleurs aucune légitimité populaire pour ce faire.

    Une fois encore, ce sont les radicaux genevois qui ont proposé la solution, il y a deux ans déjà, en suggérant l’élection au suffrage universel, organisé conjointement, d’une assemblée transfrontalière. Celle-ci devrait être constituée de manière à ne froisser les susceptibilités de personne et surtout pas de Lausanne Lyon ou Paris, en tout cas au départ. Après ce serait aux élus de tracer leur route et d’aller vers l’autonomisation, ou non de la région. Quelles seraient donc ces prérogatives, et de quel budget, nerf de la guerre, disposerait-elle ? L’aménagement, le logement, la formation, la culture sont bien sûr les domaines où elle aurait son mot à dire, quand à l’argent, on pourrait utiliser une partie des fonds frontaliers, comme l’ont suggéré Thomas Büchi et Antoine Vielliard, mais il faudrait que Nyon et donc Lausanne participe également. Cela ferait bien sûr une assemblée de plus, donc des doublons et des postes à financer, mais cela paraît un mal nécessaire. Si l’on veut que la région se développe en harmonie, car elle existe déjà dans les faits, il lui faut une instance démocratique adaptée. Il me semble que cela devrait constituer un point important des débats de notre future assemblée constituante genevoise.

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  • Et si les étrangers s'en allaient ?

    « Ce qui me gêne dans cette affiche, ce n’est pas seulement le dessin, c’est que le texte, en dessous « Pour plus de sécurité », ça veut dire qu’on est dangereux ». Celui qui me fait cette remarque en passant devant une affiche taguée, une de plus, a 13 ans et demi et s’il se sent directement concerné c’est bien sûr qu’il est métis. Il n’est pas le seul dans son collège, qui accueille nombre d’internationaux : « On en a beaucoup parlé, me dit-il mes copains sont choqués et leurs parents aussi ».  Il m’a dit aussi, quelques minutes plus tard : « Tu crois qu’on va devoir s’en aller ? ». J’en veux personnellement, très fortement, aux responsables de l’UDC pour avoir instillé de telles questions dans l’esprit de mon fils. Je ne suis pas le seul.
    Le Conseil d’Etat a bien fait de publier un communiqué réaffirmant le soutien de Genève à sa communauté internationale. Il aurait même pu le faire avec davantage d’éclat, parce que les dégâts sont considérables. Que le rapporteur de l’ONU s’émeuve ne fait ni chaud ni froid à l’UDC, au contraire, ils boivent du petit lait : N’est-ce pas la preuve que l’on n’est plus chez nous, chez nous ? Sauf que le Figaro, le Financial Times, des grands journaux étrangers pas vraiment gauchistes reportent le fait avec suffisamment de délectation pour nuire gravement à notre image en tant que ville internationale et en tant que place financière.
    NOIRS, BLANCS & "GRIS"
    Issus des marchés émergents, les clients de nos banques, comme les employés qui les suivent, sont de plus en souvent « gris » comme disent les jeunes fachos genevois de tout ce qui n’est pas complètement blanc. Que croyez vous qu’ils pensent d’affiches tellement premier degré ? Idem pour les touristes, nombreux en saisons estivale !
    Si les Internationaux et les banques, qui assurent ensemble plus de la moitié de la prospérité et des emplois de la ville décident de s’en aller voir ailleurs, nous allons au devant d’une crise sans précédent. Or ils peuvent délocaliser très rapidement. Rajoutez y, grâce au MCG,  le départ des frontaliers pour faire bonne mesure et nous allons nous retrouver vraiment entre nous… Mais beaucoup plus pauvres qu’avant.
    Genève a déjà connu deux fois la ruine de ses activités économiques et les Genevois d’alors ne pouvaient rien contre les coups du sort. Aujourd’hui, nous pouvons prouver que nous ne sommes pas racistes et que si les 1 ou 2 % d’étrangers coupables d’exactions doivent être punis, il est hors de question de stigmatiser les autres.
    Cette solution s’appelle « Administrer une claque à l’UDC dans les urnes en octobre ». Mon fils me faisait aussi remarquer qu’en France, quand Le Pen avait failli être élu, il y avait eu d’énormes manifestations très pacifiques et que « beaucoup beaucoup de gens avaient ensuite voté contre lui ».
    Les stratèges de l’UDC ne sont pas stupides, ils savaient pertinemment ce qu’il faisait en sortant l’affiche des moutons. Oskar Feysinger l’a dit sur Léman Bleu: « Le principal tort de l’UDC genevoise est d’avoir laissé se développer le MCG »… créé notamment par des gens exclus de l’UDC pour avoir collé des affichettes racistes. Une frange de la population est raciste, ici comme partout. L’UDC, l’a laissé filer pour se faire accepter de l’entente, en vain. Elle change donc de tactique électorale et décide de se réapproprier cette frange raciste.
     
    VOTER MASSIVEMENT EN OCTOBRE
    Il est temps de lui faire savoir qu’elle fait fausse route et que les racistes ne sont que des excités minoritaires. Sinon, tôt ou tard, les Genevois vont devoir apprendre à rester entre eux. Repliée sur elle-même, Genève sera très vite beaucoup moins drôle… et surtout beaucoup moins riche !
    7 milliards de Francs sont injectés annuellement dans l’économie genevoise par les organisations internationales et payés intégralement par les gouvernements étrangers. Ailleurs, cela leur reviendrait très certainement moins cher et depuis quelques années, toutes les organisations font leurs comptes. Ce qui les retient, c’est essentiellement le fait que leurs cadres et leurs employés se sentent bien, ici. Cela passe, certes, par la sécurité et la qualité de la vie, mais la sécurité et la qualité de la vie pour tous, pas seulement pour les blancs. Quand aux banquiers, demandez leur ce que cela leur ferait de perdre la clientèle des marchés émergents…
    DEUX MANDATS
    L’UDC doit choisir, elle ne peut pas faire le grand écart entre les responsabilités économiques et les dérives populistes. Aux Etats-Unis, il leur a malheureusement fallu deux législatures, le temps de boire le calice jusqu’à la lie, pour admettre qu’ils avaient fait une énorme erreur, pire, une faute, en élisant Bush. Saurons nous être plus rapides qu’eux ?

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  • Auto-goal de l'ATE

    Dans une dépêche de l'ats de ce jour, l'ate (le tcs des écolos) se plaint de ce que les consommateurs suisses soient les plus mauvais élèves de la classe européenne en matière de choix écologique de leurs véhicules, qui produisent en moyenne 187g de Co2 par km contre 160 en moyenne européenne.

    Et l'ATE de se plaindre que : "C'est moins une question de poids des véhicules, qu'à cause du manque de signaux politiques en suisse à l'égard des grosses bagnoles..."

    En fait, c'est d'abord une question de niveau de vie et de signes extérieurs de richesse, mais au-delà de cela, l'ate a perdu là une superbe occasion de se taire, car ce piètre résultat est précisément du... aux signaux politiques de l'ate qui, depuis ving ans au moins, se bat contre le diesel et fait que la Suisse est le seul pays d'Europe où il est plus cher que l'essence.

    Or une auto diesel consomme un tiers en moins qu'un véhicule à essence de puissance équivalente, et en plus diffuse moins de CO2 par litre... Avec un filtre à particule moderne, la question des particules est également résolue. Peugeot, leader historique du diesel en Europe se félicite d'ailleurs aujourd'hui dans la presse française d'être le champion du monde de l'écologie puique sur l'ensemble de ses ventes il est le constructeur dont les véhicules produisent le moins de CO2 (140 g/km), suivi de près par Renault (144g/km). Toyota, également bien placé grâce à ses véhicules hybrides est desservi par ses gros 4x4, tandis que BMW ferme la marche avec 179 g/km. Ces chiffres sont tous inférieurs à la moyenne suisse parce qu'ils incluent des véhicules lègers, très peu équipés et faiblement motorisés qui ne sont même pas ou très peu vendus en Suisse.

    Parenthèse qui n'a rien à voir, on peut admirer dans ce journal une superbe bourde dans une pub Toyota qui vante les mérites d'une Lexus "à transmission hybride", ce qui ne veut strictement rien dire! Avis au traducteur (et au publictaire alémanique qui a avalisé la traduction) : c'est le moteur qui est hybride, la transmission elle est autormatique ou manuelle ou par extension - mais c'est à mon avis encore une erreur de traduction - intégrale, à traction avant ou à propulsion.  

    Ce qui me fait penser aux remarques énamourées des nombreux fans du milliardaire dont on ne doit pas prononcer le nom, hier soir sur Infrarouge, s'ébaubissant de ce que leur champion parle si bien le français pour un politicien alémanique. A vrai dire de tous ceux que j'ai côtoyés ou entendus depuis 43 ans que je traîne mes guêtres en Suisse, c'est assurément l'un de ceux qui le parle le plus mal. Mais à ce qu'il parait, il affecte, en public, d'être aussi très moyen en hochdeutsch, en dépit de ses origines allemandes, pour faire plus peuple. Chacun son truc. Apparemment le sien marche très fort.

    Nul ne sait ce qui sortira de l'affaire qui l'éclabousse aujourd'hui. Pour des suspicions nettement moins graves en tout cas, Mme Kopp en son temps fut conduite à la démission. Ce qui ne posa aucun problème particulier ni à son parti (radical), ni à la démocratie, ni à la Suisse. Apparemment, pour celui dont on ne doit pas prononcer le nom, cela ne pourrait pas se passer aussi simplement. Il est irremplaçable dans son parti donc en Suisse... Voilà qui est franchement nouveau dans le paysage politique helvétique et contraire à tout ce qui fonde ce pays: Depuis quand élit-on des lider maximo irremplaçables au pays de Guillaume Tell?

    Et puis, comme je n'ai pas trouvé comment répondre aux commentaires à la suite desdits, (modérateur, svp) j'y réponds ici:

    Mme Esel, je ne vous suivrai pas dans votre condamnation sans nuance des écologistes. Jusqu'à ce jour, le fascisme vert est resté virtuel et s'ils abusent souvent, s'ils sont souvent (pas toujours) d'une ignorance crasse en matière de technologie, ils posent en revanche de bonnes questions. Exactement comme l'UDC, ils prennent à bras le corps des problèmes bien réels qu'il serait plus confortable, à court terme, de continuer à masquer. Mais comme l'UDC ils le font de mauvaise manière, en privilégiant l'image coup de poing, en opposant les consciences, en créant des méchants en utilisant les peurs de sgens comme marchepied politique au lieu de chercher à parler à leur intelligence.

    M. Géo, j'ai mêlé effectivement ici plusieurs thèmes. Voilà bien un crime de lèse-majesté à l'heure de la civilisation Power Point. Il se trouve que je suis plutôt impressioniste. Je pense que tout se tient et que notre société souffre gravement des spécialisations exacerbées. Et puis un blog, c'est un point de vue sur le monde. Le mien est effectivement multiple, comme l'actualité. Confus ? Je ne crois pas. Accessoirement ces blogs sont ainsi conçus que lorsqu'on en crée un nouveau, on relègue les anciens aux oubliettes.  Quand au fond, votre apparente attitude fait partie du problème. Si l'on ne peut plus dire ce que l'on pense de certains hommes politiques dans ce pays parce qu'ils ont plus d'argent, donc de plus gros avocats que les autres, nous avons un problème.  Si l'on ne veut pas s'exposer aux critiques et aux coups de Jarnac de tous ordres, il existe un moyen très simple, ne pas devenir un homme public et éviter la politique.

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  • Trop fort ce Pierre Weiss

     Il est parvenu à faire entendre sa voix au milieu du brouhaha qui tourne en boucle autour du sempiternel dilemme : faut-il ou non parler du milliardaire qui, lorsqu’il ne peint pas le noir sur les murailles, claque des millions pour clamer par avance son innocence, avant même d’avoir été accusé… Comme lorsqu’un malappris se laisse aller dans un ascenseur bondé, avant de se pincer le nez en premier, ostensiblement…

    Donc Pierre, tu veux fusionner radicaux, libéraux et démo-chrétiens. Excellente idée, que j’approuve à 100%, même si je suis le premier conscient que ce ne sera pas facile. Tiens, rien que dans le nom que tu proposes pour le nouveau parti : parti libéral démocrate. C’est vrai que nous sommes tous libéraux et démocrates, quoiqu’à des degrés divers, mais que devient la tradition radicale dans l’histoire ? Non, soit il faut trouver un nom qui évoque les 3 entités, soit il faut un nom complètement nouveau, comme le Mo-Dem, en France, nom surgi de la base qui s’est imposé tout naturellement pour recouvrir les différentes tendances de ce mouvement fusionnel.

    Bon ta référence à toi se situe plutôt du côté de l’UMP, mais c’est davantage un problème de choix du leader et de forme que de fond. Sur le fond, c’est vrai nos différences sont souvent infinitésimales ou en tout cas peuvent parfaitement s’inscrire au sein de tendances comme on en trouve dans les grands partis voisins. Vous autres libéraux genevois feraient d’excellents radicaux zuricois, tandis que nombre de PDC alémaniques paraissent franchement réacs aux yeux d’un radical genevois de base. Cependant, à l’intérieur même du parti radical genevois, j’en connais qui sont plus à droite que certains libéraux et le côté, disons « changeant » de certains de nos amis orange et néanmoins communs les rend parfois difficile à suivre.

    Tu as parfaitement raison quand tu expliques que la plupart de nos clivages tiennent à des rivalités de personnes ou à des traditions locales ou sociologiques qu’il s’agit de dépasser si nous voulons continuer à bâtir le futur de ce pays. On ne dira jamais assez le poids des vieilles rancoeurs bigotes ou anti-cléricales valaisannes par exemple, qui se répercutent jusqu’à Genève dans les tensions entre Radicaux et PDC, alors qu’elles ne recouvrent franchement plus aucune réalité concrète. Ou vos liens avec la finance alors que nous sommes plus proches des PME, tandis que d’autres préfèrent se vendre à des mécènes qui s’offrent une carrière politique en guise de danseuse. Ce n’est évidemment pas sans conséquences sur la vie du parti et ses options, et cela durera tant que nous n’aurons pas en Suisse un financement clair, net et démocratique des partis. Ce sur quoi ton futur ex-Président Ruey, sauf erreur, n’est pas d’accord…

    Par ailleurs cette fusion n’a de sens que si elle débouche ou coïncide avec un renouvellement des forces. Nous devons, nous pouvons mordre à droite, car il est vrai qu’on peut discuter de l’idée d’expulser des délinquants étrangers, mais calmement, en pesant le pour et le contre et certainement pas de la manière provocante et raciste, au moins dans l’imagerie, dont le font les employés et les bénévoles du milliardaire. Certainement pas non plus sans proposer des solutions sérieuses à l’extrême pauvreté et à l’injustice qui font que des universitaires préfèrent être femmes de ménage ou hommes à tout faire chez nous, plutôt que d’occuper chez eux les fonctions auxquelles ils auraient droit.

    On peut, on doit aussi mordre au centre gauche et chez les écologistes, là encore l’exemple français le démontre, initié par le Mo-Dem et récupéré, pour l’heure, par Sarkozy. Dans ma génération de quinquagénaires aujourd’hui aux affaires, qui sont ceux qui votent le plus, les sondages le prouvent, la tendance générale est au ras-le-bol des idéologies qui à force de pureté, finissent franchement par… sentir mauvais. Les solutions, à l’évidence, sont dans la concorde et la réflexion sans tabou, à condition d’y adjoindre l’action. Une action radicale en faveur du développement durable, un libéralisme avec des règles équitables, un socialisme qui tienne compte des lois du marché et de la nature humaine etc…   

    En résumé, cher Pierre, nous avons du pain sur la planche, mais je te soutiendrai fermement dans ce combat pour la réforme, l’unification et la dynamisation du centre droit. D’ailleurs, qu’est-ce qu’on attend pour commencer par Genève ?

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