12/10/2007

Idolâtres ou candidats ?

Passant devant une affiche, impeccable, de Martine Brunschwig Graf entourée de ce qu'il reste de deux posters maculés et déchirés de Blocher, je me disais que cela doit quand même faire un effet bizarre, d'être un candidat UDC à la députation...

Je n'aimerais pas avoir le sentiment d'être nié en tant qu'individu, de servir de chèvre à mon chef bien-aimé dont seule la photo s'étale sur tous les murs, alors même qu'il n'est pas candidat dans le canton...

Le terme de chèvre ici n'est pas à prendre au pied de la lettre, c'est juste pour reprendre l'expression d'un député français qui au soir du 1er tour des législatives suivant l'élection de Sarkozy, remarquait que ce soir là, avec une étiquette UMP, même une chèvre aurait été élue...

Donc, pour devenir conseiller national UDC, nul besoin de faire étalage de ses talents et qualités. Brandir l'étendard suffit. Drôle de conception de la politique, qui n'a rien à voir avec la démocratie directe et l'autonomie des pouvoirs locaux que prétendent défendre les Freysinger, Blocher et consorts.  C'est même tout le contraire. Pour préserver la force de notre système, il faut des responsables politiques locaux compétents, élus sur leurs qualités personnelles, pas des faire valoir en position d'idolâtres.

 

Les commentaires sont fermés.