30/10/2007

Des radars démagogiques

M. Brunier monte au front pour protéger M. Moutinot, très attaqué sur sa politique sécuritaire et voit dans la sécurité routière le moyen de redorer son blason passablement terni. On aimerait le lire également sur les problèmes qui font que les jeunes adultes "normaux" (ni drogués, ni dealers, ni voyous, ni bagarreurs) ont aujourd'hui quelques raisons d'avoir peur de sortir en ville le soir, mais passons.

 

Augmenter le nombre de radars, disent-ils. Pourquoi pas. Cela dissuadera certainement quelques pères ou mères de famille tranquilles d'appuyer trop lourdement sur l'accélérateur. Le problème, c'est que cela n'aurait certainement pas sauvé les six vies disparues en une semaine.

 

Lorsque l'on circule à trois sur un scooter volé muni de fausses plaques, de plus avec un casier chargé, on n'en a rien à faire des radars. Où voulez vous que l'amende arrive ?

 

Quand aux trois jeunes tombés d'un pont, ils auraient sans doute été faire la course ailleurs. Encore que lorsqu'on dérobe la voiture familiale pour une virée sans permis, on ne semble pas très enclin à mesurer les risques. 

On ne va pas planter des radars tous les cent mètres dans tout le canton. Notamment pas dans les endroits, carrefours ou virages serrés où c'est techniquement impossible et néanmoins particulièrement dangereux à haute vitesse.

 

Il faut trouver le moyen de canaliser autrement l'énergie de ces jeunes mâles qui n'ont apparemment que la bagnole pour exprimer le surcroît d'adrénaline typique de leur âge. C'est malheureusement autrement plus compliqué que d'utiliser le choc émotionnel pour faire du racolage politique.

 

Commentaires

Bravo, je pense exactement la même chose, j'ai d'ailleurs commenté le premier article à ce sujet de la TDG, la route qui longe le lac est déjà truffée de radars tous les 200 mètres et cela n'a pas empêché qu'il y ait des morts. Certains politiciens peu perspicaces veulent se racheter en augmantant la repression et en faisant baisser les statistiques d'accidents mortels, alors que la vitesse n'est pas toujours en cause comme on veut si bien le démontrer. Il faudrait plutôt sensibiliser les gens à "l'incivilité routière" et au respect de chaque conducteur. Conduire sans permis, dans un état d'ébriété ou avec des véhicules volés n'ont vraiment aucun lien avec la vitesse, il est dommage que les citoyens doivent subir une répression suite à des pensées simplettes et spontanées déunées de tout sens. Quant aux rodéos routiers qui se terminent mal, ce n'est pas la vitesse qui compte, même à 80kmh un rodéo peut devenir mortel, mais c'est le comportement du conducteur qui incombe. De plus, si nos politiciens mettaient à disposition des jeunes, des pistes ou des endroits sécurisés à cet effet, cela ne se produirait sûrement pas sur les routes, optons pour la reflexion et cessons la répression aveugle basée sur le mécontentement des gens et l'image des politiciens souhaitant se faire réélire

Écrit par : Chronos | 30/10/2007

je crois surtout que les soclialistes et leurs compagnons de méfaits démagogiques les Verts, sont devenus la première force politique dont le but central est l'atteinte et la restriction des libertés individuelles.

Monsieur Brunier, désormais connus sous le pseudo " du marquis des bonus" est surtout un grand moralisateur sans morale.

Comme vous le soulignez avec pertinence, les personnes qui ont perdu la vie sur le quai de Cologny se fichent totalement des règles sociétales auxquelles vous et moi ainsi que le 98% des Genevoise se plient.

Mais les crypto-marxistes ont ceci de particulier, ils exploitent à fond les excès d'une très infime minorité, la font grossir dans le seul but d'imposer à la majorité des sanctions qui ne devrait pas du tout l'affecter.

C'est ce que l'on appelle en sciences politiques, la méthode du grignotage.

La meilleure démonstration de cette pratique est le trafic urbian.

Dans un premier temps ils désorganisent totalement la signalisation lumineuse ce qui provoque des bouchons.

Dans un deuxième temps, ils posent des détecteurs de pollution dans les points névralgiques pour s'assurer que les mesures seront alarmistes.

Dans une troisème temps ils ne font rien pour limiter l'accroissement du trafic pendulaire, notamment frontalier, ce qui augmente encore plus le sentiment de congestion du trafic.

Ils ont beau jeu ensuite d'apeurer les Genevois en prétendant que la pollution urbaine est telle qu'il faut mettre tout le monde sur des vélos!

Comme si cela ne suffisait pas ils obtiennent le vote des bourgeois qui votent VERT pour se donner bonne conscience.

C'est exactement ce qui c'est passé ce week-end où Cramer, en dépit d'un bilan politique déplorable est passé grâce aux libéraux, radicaux et autres bourgeois dépités par un itcket "d'entente" qui était une vraie machine à perdre!

c'est sur ce modèle que le député Brunier a construit son IUE à deux balles. Monsieur double casquettes (haut fonctionnaire et député) va vous faire croire que TOUS LES GENEVEOIS sont des brigands et qu'il faut abaisser la vitesse à 30 km/h!!!

Ce qui est tout aussi regrettable c'est que les partis bourgeois qui tiennent la majorité ne font rien de mieux que lorsqu'ils sont minoritaires et surtout ne font rien pour secouer les puces à ce conseiller d'Etat dont l'incompétence est aussi manifeste ici qu'aux constructions.

Alors OUI Brunier débloque, OUI Moutinot ne fait rien, mais que font les autres Conseillers d'Etat, que fait la députation majoritaire?

Il est vrai que Moutinot étant en place par la grâce du vote libéral en sa faveur, ils sont plutôt mal pris!!!

Pour l'heure, on ne peut que redouter l'érosion des nos libertés individuelles par l'action du tandem rose/verts mais aussi grâce à l'inaction du camp bourgeois.


REPONSE
J'approuve en partie vos propos, mais en partie seulement. S'il est vrai que par exemple, une traversée de la rade serait le meilleur moyen de dépolluer le centre ville, on ne peut nier que la pollution existe et que les excès de vitesse sont néfastes.
J'en ai commis quelques uns, toujours sans accident, et il y a plus de morts et de blessés en Suisse du fait d'accidents domestqiues que sur la route, n'empêche que ce n'est pas une raison pour laisser tout aller sans contrôle sous prétexte de liberté individuelle.
C'est ce qui fait la différence entre une société où l'on peut vivre en harmonie et la jungle où règne la loi du plus fort. En ce snes, je crois que les partis de l'Entente font ce qu'ils peuvent pour maintenir un certain équilibre entre les tendances extrêmes. Mêm si je vous l'accord, certaines corrections sont aujourd'hui indispensables.

Écrit par : Edgar Otto | 30/10/2007

C'est marrant, c'est la même technique qu'utilise la droite: faire gonfler des faits divers (aggressions, etc.), surfer sur la vague émotionnelle qui s'ensuite pour renforcer la répression et faire croire ainsi qu'on agit sur le problème, alors qu'on n'arrange presque rien. Sauf que la politique de désengorgement du trafic et de limitation de vitesse en ville et en périphérie voulue par la gauche est l'un des meilleurs moyens pour faire perdre aux gens l'habitude de conduire trop vite. Si l'on réussit à dissuader voire empêcher les automobilistes de l'inutile de sévir (ceux qui utilisent leur voiture pour faire Carouge-St Jean 4 fois par jour, par exemple) et qu'on les incite à prendre un vélo ou les transports publics, je crois qu'on réussit à faire prendre conscience à ces gens de l'enfer automobile et des dérives auxquelles il conduit. Et c'est ce que la gauche tente de faire depuis quelques années, avec malheureusement, toujours les blocages de la droite qui s'oppose avec toujours cet argument des sacro-saintes "Libertés individuelles". Les pics de pollution OPair sont dépassés presque mensuellement à Genève et personne ne s'en inquiète. La ville est donc hors-la-loi une bonne partie du temps et personne n'agit concrètement contre cette délinquence pollueuse.

On résoudra le problème des morts sur la route par l'instauration de zones 30 partout au centre-ville (voire des zones 20 à l'hyper-centre) et 50 en périphérie, par l'instauration de pistes cyclables PARTOUT, y compris en campagne (afin que les automobilistes apprennent à partager la route avec d'autres utilisateurs plus vulnérables qu'eux, ce qui les obligerait à être plus vigileants - car personne ne souhaite tuer un cycliste) et de vraies campagnes de prévention dans les écoles, mais aussi par des normes très strictes à imposer aux conducteurs automobiles (avec interdiction de commercialiser des véhicules capables de dépasser les 140km/h, à quoi bon pouvoir aller jusqu'à 200km/h lorsque la loi vous l'interdit partout?), etc. etc.

À bon entendeur.

REPONSE
Alors ça c'est la meilleure. Parler comme vous le faites de politique de gauche visant au "désengorgement du trafic" alors que tout est fait pour au contraire scotcher les véhicules dans les embouteillages, et bien polluer au passage, décrédibilise, Monsieur, l'ensemble de votre propos.
Si les pics de pollution Opair sont dépassés quotidiennement à Genève, c'est précisément à cause de l'incurie de la gauche, qui s'ingénie à créer des bouchons et refuse de boucler la traversée de la rade pour détourner du pont du Mont-Blanc tous les véhicules qui allant de la rive gauche à la rive droite et vice versa, n'ont rien à faire au centre ville.
Vous pensez vraiment que des limitations à 50, 30 ou même 20 km/h vont empêcher de se tuer des jeunes qui foncent sans permis, de nuit, sur des véhicules volés avec des fausses plaques ? Votre idée de jeter des chicanes mobiles sous forme de cyclistes vivants sous leurs roues serait du plus grand comique, si elle n'était pas effectivement mise en pratique tous les jours dans la circulation à Genève.
Je vous rejoindrai cependant sur un point, il est effectivement absurde de vendre des bolides dépassant allègrement les 200 km/h. Mais je vous laisse aller l'expliquer aux ouvriers qui travaillent chez ces constructeurs et aux mécaniciens des garages qui les vendent.
Quand à l'utilisation par la droite de la montée bien réelle de la violence et de l'insécurité dans les rues de Genève, je pense là aussi qu'il faut distinguer entre les discours extrémistes de certains, tout à la droite de l'échiquier, qui se contentent de peindre le diable sur la muraille et d'engranger des voix, et ceux qui cherchent honnêtement des solutions réalistes à un problème grave et lancinant.

Écrit par : Sandro Minimo | 30/10/2007

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