02/11/2007

Rendons l'aménagement à Mûller

Robert Cramer part à Berne, mais reste à Genève. Rien à dire, il a été élu sur cette base, sans jamais déclarer qu'il renoncerait à son job au canton. Par ailleurs, il n'est pas dans l'intérêt de ce même canton de remettre en cause, en milieu de législature, le travail commencé par une équipe qui fonctionne, à défaut de gagner à tous les coups…
Il y a des urgences, qui sont en train d'être traitées, notamment le très lancinant problème du logement. Il faut d'abord finir le travail entamé. Seulement, M. Cramer n'a pas le don d'ubiquité et il ne peut prétendre gérer en même temps l'un des plus gros départements de la République et sa charge bernoise.
Il se trouve que les solutions aux problèmes du logement pâtissent des lenteurs causées par le fait de dépendre de deux départements, l'aménagement du territoire relevant de Robert Cramer, et les constructions de Mark Müller. Comme si l'urbanisme et la construction proprement dite étaient indépendants. Il y a là une incohérence grave qui a échappé au Conseil d'Etat lors de la répartition des fonctions.
Remettons aujourd'hui l'église au milieu du village et l'aménagement à Mark Müller. Tout le canton en profitera. Robert Cramer pourra ainsi se consacrer le cœur léger à une tâche tout aussi essentielle: représenter Genève à Berne, en menant le combat qui convient au niveau fédéral pour l'adaptation de nos infrastructures.  

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