09/11/2007

Cauchemar inquisitorial

Je dis assez souvent du mal de la TSR pour en dire du bien quand elle fait au mieux ce qu'elle sait faire: du reportage intelligent, pointant du doigt les vrais problèmes. Le Temps Présent d'hier soir, rappelait que les affiches ont un impact sur les jeunes générations. Cet impact peut être extrêmement négatif.

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C'est le monde de demain que nous préparons aujourd'hui. J'ai beau me dire que de parler de la droite extrême leur fait de la pub, je ne peux m'empêcher de penser que le monde vu par eux me fait peur. Sur son blog ici même, M. Pardo explique benoîtement comment il a pisté l'adresse IP d'une personne qui l'insultait anonymement en lui envoyant des messages sur son adresse de la Tribune de Genève. Il est tombé sur un ordinateur professionnel et s'est arrangé pour savoir qui l'utilisait, avec des complicités à l'intérieur de l'entreprise. Une démarche inquisitoriale tout à fait désagréable. Le pire, c'est qu'il ne s'en rend même pas compte, puisqu'il s'en vante !
Sans publier le nom de la personne, car il est avocat et sait ce qu'il risquerait, il lui fait savoir publiquement qu'elle est identifiée, et qu'elle risque des ennuis en dévoyant ainsi l'usage d'un matériel professionnel sur son lieu de travail.

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De fait, ce n'est pas bien d'insulter ou de menacer les gens. Mais quand on est politicien et en plus d'un parti qui utilise volontiers la provocation, on peut s'y attendre… Mieux vaut avoir le cuir solide. Internet sert aujourd'hui de soupape à la pression populaire. je n'aime pas les propos haineux qui s'y développement, mais de là à les pourchassrr ainsi... Les blogueurs de l'UDC ne se sont d'ailleurs pas privés ici même d'utiliser des termes assez peu courtois à l'égard des partis de l'entente ("trou noir", quelle finesse M. Nydegger!) voire d'user de menaces voilées à l'égard de ma petite personne. Accessoirement, les propos adressés à M. Pardo n'étaient pas publics.

Les méthodes utilisées pour pister la coupable me paraissent en revamche révélatrices d'une mentalité totalitaire. Elles ressemblent à celles de la Stasi en Allemagne de l'Est, ou des "Sociales" de Franco. De gauche ou de droite, elles se ressemblent. Des méthodes fort dangereuses pour la démocratie. La droite extrême n'est pas encore au pouvoir. J'ai heureusement assez confiance en l'esprit de Guillaume Tell, le vrai, pour savoir que je ne serai pas seul à tenter de l'empêcher d'y accéder. Démocratiquement.

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Il serait temps que les tenants de l'économie libérale qui soutiennent ce parti se rendent compte qu'ils sont en train de se tirer une rafale dans le pied. Le parti radical genevois, éclairé notamment par Gilles Petitpierre s'est en tout cas nettement positionné à cet égard. Nous nous battrons pour nos valeurs, une concordance basée sur le soutien à l'Europe, le développement des énergies alternatives, l'abaissement de la fiscalité sur le travail et le financement de la recherche.

Commentaires

Monsieur Souaille,

Je vous donne 48 heures pour retirer vos propos, m'accusant d'avoir traqué une personne en utilisant des "complicités" dans l'entreprise dans laquelle elle travaille.

En outre, vous m'accusez d'utiliser des méthodes propres à des régimes non démocratiques.

Ces propos sont attentatoires à mon honneur.

Je n'ai utilisé que des données publiques, cette personne étant maladroite, et mon seul complice fut mon ami "Google".

Vous m'accusez d'user de méthodes illicites ou peu pendables pour identifier un insulteur anonyme alors que je fais usage que de données qu'il laisse publiquement sur la "toile", accessible à tous.

Je répète donc que vous disposez de 48 heures pour retirer ces propos (en vous renseignant peut-être auprès de quelqu'un de compétent pour vous éclairer sur ce qu'est une IP fixe) et me transmettre vos plus plates excuses pour ces propos inacceptables et mensongers.

Je tiens à la rectification et aux excuses, même si vos dires sont certainement dus à votre crasse ignardise en la matière.

Écrit par : Soli Pardo | 10/11/2007

En fait M. Pardo, j'ai suivi vos conseils et me suis informé auprès de spécialistes. Comme je le pensais et contrairement à ce que vous affirmez, il n'y a aucun moyen de s'assurer que la personne qui utilise un ordinateur à un moment T1 en laissant son nom ou son pseudonyme est la même que celle qui utilise le même ordinateur à un moment T2 en utilisant les mêmes noms ou pseudonymes. A fortiori si elle utilise d'autres noms ou pseudonymes.
Vous ne savez donc même pas si cet ordinateur est celui d'une place de travail ou celui mis à disposition dans une bibliothèque ?
Le seul moyen d'être aussi affirmatif que vous l'étiez sur l'identité réelle de cette personne serait effectivement d'avoir des complicités qui observent la dite personne en train d'utiliser l'ordinateur. Ou la collaboration de l'administrateur du réseau concerné. Encore que même là, deux personnes différentes pourraient utiliser le même code d'accès.
C'est donc votre certitude infondée, laissant fort peu de place à la présomption d'innocence, qui conduit forcément à penser à une complicité, car votre affirmation péremptoire sur l'identitié de la personne n'est pas possible autrement. Cela n'enlève rien au caractère à la fois inquisitorial et lourd d'intimidation de votre démarche, à défaut d'être parfaitement efficace.
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J'ai donc sans doute été un peu vite en besogne. Vos méthodes ne sont pas encore celles de la Stasi ou des franquistes, elles sont beaucoup plus aléatoires et ce n'est pas forcément parce qu'elles commencent à y ressembler qu'elles deviendront identiques.
Vous avez le droit à la présomption d'innocence, celle-là même que vous n'avez pas accordée à cette personne qui pianote sur son ordinateur sous votre surveillance acérée. Mais mon droit à moi est de faire savoir que vos méthodes me font de plus en plus penser à ces moments détestés de l'histoire.
Ou à Big Brother, ce qui n'est pas forcément mieux.

Écrit par : Philippe Souaille | 10/11/2007

Raté, Monsieur Souaille. Votre prétendu spécilaiste en informatique peut aller se recycler.

Grâce à Google, on peut voir sans problème, en l'espèce, qu'il ne s'agit pas de l'ordinateur public d'une bibliothèque. Toutes les traces, dans l'immense majorité professionnelles, émanent de la même personne. Elles sont donc émises depuis sa place de travail.

En outre, une recherche plus fine, avec un moteur de recherche plus évolué, me donne même le numéro de série de la machine.

Quant à l'hypothèse selon laquelle, durant les heures de travail, une autre personne utiliserait à de multiples reprises la machine de cette personne dont la fonction exige qu'elle soit devant son écran toute la journée, elle est trop peu plausible pour être même envisagée.

Je maintiens donc ma mise en demeure et n'hésiterai pas à saisir la justice si vous ne rétractez pas vos propos. Posez d'ailleurs la question à un avocat : il vous incombera de prouver que j'ai bénéficié de complicités intérieures.

Quant à mes "méthodes", je le répète, elles consistent simplement à aller collecter des données publiques, accessibles à tous, relatives à des traces volontairement laissées par des internautes sur le réseau.

Quant à la personne en cause, je ne vois pas en quoi mes propos seraient intimidants. Je ne divulgue pas même le nom de l'établissement dans lequel elle travaille.

Je confirme donc maintenir. Vous m'avez publiquement accusé d'avoir incité des fonctionnaires à violer leur secret de fonction. Je ne laisserai pas passer pareille diffamation. Le débat politique doit quand même comporter des limites. Je veille à ne jamais attaquer personnellement mes adversaires. Vous avez dépassé une limite à ne pas franchir.

Écrit par : Soli Pardo | 11/11/2007

Petit aparté, Petit aparté, Petit aparté, Petit aparté, Petit aparté, Petit aparté, Petit aparté,

Bonjour je me permets d'intervenir sur votre blog car vous avez récemment réagi à un message(Anonymat et couardise )de Mr Soli Pardo. Comme dans sa grand soif de justice il ne publie pas mes messages, je me permets d'intervenir et de vous envoyer ce message que je lui ai adressé, merci de vos instants de lecture.

"Martial Humbert existe!!!!!! Marital Humbert existe !!!! Je vois que Mr Pardo a les mêmes habitudes brunes que d'autres partis d'époque : la traque! Mais Mr Pardo ne connaît pas bien l'informatique et ne sait pas qu'un réseau informatique peu avoir plusieurs lignes pour un seul nom d'utilisateur d'IP. (Je m'excuse d'avance pour celle qui se trouve flouée par les mauvaises habitudes de Mr Pardo...) Et cette bibliothèque contient un grand nombre d'ordinateurs sur lequel il est libre de surfer... la liberté à vous ne vous parle pas! Alors si vous êtes la victime, publiez mes messages!!! Car la seule insulte que j'ai lu sur votre blog et celle de dire que les noirs ne souffrent du racisme que par la faute de leur négritude!!! je me répète : quelle honte!!! Alors si vous êtes si pur, publiez ce message et écrivez en un autre pour vous excuser de toutes ces lamentations inutiles… Je doute que vous en aillez le courage…"

Écrit par : Martial Humbert | 12/11/2007

M.Pardo,
connaître le numéro de série d'un ordinateur ou l'âge du capitaine ne vous fournit aucune certitude sur l'identité réelle de personnes utilisant cet ordinateur sous plusieurs pseudonymes. A fortiori quand cet ordinateur est la la tête de pont d'un réseau qui en regroupe plusieurs autres...
Seule une surveillance visuelle de l'ordinateur ou de ces ordinateurs pourrait vous apporter la preuve de cette identité. Ce qui impliquerait l'existence de complicités, sauf à aller espionner vous-même la dite machine et ses usagers...
Il n'y a que deux grands hopitaux en Suisse Romande et l'un seulement d'entre eux est à Genève. En décrivant aussi précisément l'emplacement de l'ordinateur incriminé, vous intimidez la personne qui vous a écrit, qui va se sentir traquée. D'autant que vous la dénoncez implicitement à ses supérieurs ou à ses collègues. Pour peu qu'il y ait parmi eux des sympathisants de votre parti (une chance sur cinq à Genève), le risque est grand qu'ils s'efforcent d'en savoir davantage sur le ou les utilisateurs de l'ordinateur de la bibliothèque.
Ou des ordinateurs de la bibliothèque comme le laisse entendre le message de Martial Humbert ci-dessus.
Et dès lors, ces gens, vos lecteurs, pourraient fort bien s'en prendre à tort à la mauvaise personne, si, comme c'est possible à ce stade de vos investigations, il existe bel et bien plusieurs utilisateurs.
Les méthodes de la Stasi ou des policiers franquistes n'étaient pas forcémment illégales. Elles consistaient d'abord à transformer un grand nombre de citoyens en espions et dénonciateurs de la vie quotidienne de leurs concitoyens, faisant peser ainsi une menace permanente dans l'esprit de tous..
Un corbeau, Monsieur, n'est pas quelqu'un qui insulte, mais quelqu'un qui dénonce et qui menace...
"Impayable sentencieux"... "pontiflard"... "pourfendeur simpliste"... "adepte de la traite des noirs" (alors que mon fils est métis). Ce sont là quelques qualificatifs dont vous m'avez affûblé. Sous la plume de quelqu'un qui ne s'en prend jamais aux personnes, cela surprend.
Vous accusez régulièrement à tort et à travers. Il y a une semaine vous accusiez ici-même la DDC, de distribuer en Inde de l'argent qui profitait aux marchands d'armes ou aux castes supérieures plutôt qu'aux hors castes.
La DDC Monsieur ne donne pas de l'argent au gouvernement indien. Elle soutient des projets précis. Il se trouve que j'ai adapté en français un film sur sur un programme remarquable d'assistance juridique aux hors-castes, financé précisément par la DDC.
Jusqu'à présent je vous prenais au sérieux, d'où effectivement ma fausse interprétation de vos dires. Ce n'est plus le cas.

Écrit par : Philippe Souaille | 12/11/2007

Messieurs,

Victime moi aussi de la censure d'un homme qui aime tellement la communication qu'il ne veut entendre que la sienne, je me permet un commentaire, non avisé, sur la question.

Le problème n'est pas tant la manière avec laquelle on obtient des informations, mais bel et bien la démarche elle-même. Une telle démarche montre que l'esprit de liberté sur lequel a été crée notre beau pays tend à être anihilé par des hommes capables de toutes sortes d'interdictions ou contraintes pour autant qu'on leur donne le pouvoir.

Le meilleur moyen pour se défendre des insultes et des diffamations est la publication. Et un homme public ne devrait pas avoir peur de publier, de la même manière qu'il ne devrait pas avoir peur qu'on l'attaque sur ses idées.
C'est une manière bien lâche que d'utiliser la peur de la différence ou la peur de poursuites théoriques, et c'est une manière qui me fait peur. L'humanité a vaincu le fascisme et le totalitarisme de certains gouvernements, mais n'en a gardé aucune mémoire et semble prête à répéter ces mêmes erreurs.
C'est triste...

Écrit par : Mirko Righele | 13/11/2007

Merci, messieurs, de montrer la vraie face de certains artisan du parti au bouc.
A garder précieusement dans les archives.

Écrit par : Luner | 14/11/2007

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