20/11/2007

Bureaucratie à la sauce helvétique

Dans le blog juste en dessous, l'excellent Pascal Décaillet s'en prend à l'Union européenne en opposant deux choses, la démocratie et la bureaucratie, qui ne sont pourtant en rien liées par une quelconque relation de cause à effet.

D'ailleurs, si l'UE cherche à réduire sa bureaucratie, ce qui est tout à son honneur, ce n'est pas qu'elle en a trop. Bien sûr, on en a toujours trop, mais des études comparatives internationales ont prouvé que le coût de la machine adminisrative européenne, en regard des prestations fournies au citoyen, était le plus favorable au monde, et ce en dépit du boulet que représente les frais de traduction dans plus d'une vingtaine de langues. Aucun pays ne fait mieux et surtout pas la Suisse, dont la superposition des administrations communales cantonales, intercantonales et fédérales n'est pas toujours optimale.

Il se trouve que c'est précisément le coût de la démocratie. Pour être proche du peuple, il faut décentraliser, donc multiplier les guichets et les administrations. Mais encore une fois, il est toujours possible d'optimiser et c'est ce que cherche à faire l'UE. La Suisse aussi, et le Canton de Genève, qui devrait redéfinir les contours de ses administrations à travers la constituante.

Si vous le souhaitez. M. Décaillet, je peux vous donner les coordonéées genevoises de quelques anciens très hauts fonctionnaires européens qui pourrront éclairer votre lanterne sur ce sujet. peut-être dans l'une de vos émissions ? 

Les commentaires sont fermés.