29/11/2007

Gratuits: lire ou ne pas lire ?

Intéressante la décision de la Ville de Sion de réduire le nombre de cassettes à journaux gratuits. Il n'y en aura plus qu'autour de la gare, et les privés qui voudraient en abriter sur leurs terrains devront payer une taxe.

L'idée c'est que les gratuits sont jetés partout et que ça pollue. Ce qui est vrai. Accessoirement, ils concurrencent dangereusement les journaux payants et leur style est davantage racoleur qu'intello.
Sauf que d'un autre côté, ils amènent à la lecture nombre d'ados qui sinon se contenteraient de leurs (trop) nombreux petits écrans… Même s'il faut parfois bien chercher, entre deux ébats de Britney Spears, ils peuvent y trouver de vraies infos, écrites avec de vraies lettres et de vrais mots et oh miracle, ils les lisent !

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Les gratuits font donc œuvre également de salubrité publique et s'il n'étaient pas gratuits, les jeunes ne les liraient pas. La solution viendra peut-être de ces nouveaux futurs écrans hyper plats, conçus pour être aussi agréable à lire qu'une page de bouquin. Mais il faudra gérer la question des droits, qui pour l'heure reste ouverte, qu'il s'agisse de musique, de films ou de livres.

Actuellement, c'est la pub qui paie les gratuits. On pourrait imaginer la mise à disposition gratuite, assumée par la collectivité, d'une info minimale. Pour en savoir plus, ou pour avoir de l'info spectacle, il faudrait payer…

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