17/03/2008

Paychère censure et la presse lynche

Dans son blog ici même, entre une recette de cuisine et des propositions sur le rôle des concierges d'immeubles en matière de maintien de l'ordre, façon noyautage du peuple, le candidat Paychère explique sa ligne de conduite en matière de censure. Qu'il s'empresse de contredire immédiatement. Je cite :

 

"je me réserve la faculté de publier les messages que je choisis. Je ne diffuserai donc pas ceux que je considère comme offensants pour mon adversaire… J’ai de la peine à comprendre l’intérêt des commentaires chargés d’invectives, prononcées en général sous le couvert – courageux (!) – de l’anonymat. Je ne suis pas non plus enclin à publier de tels textes, qui n’apportent rien au débat démocratique ".

Or juste en dessous, le candidat publie le pamphlet suivant, d'un citoyen courageux mais néanmoins anonyme :

"Dans le dossier de la BCGE, qui a coûté 3 milliards aux contribuables et qui s'éternise, la responsabilité de M. Zappelli me semble engagée. Qui sont les avocats des prévenus? ces avocats ont-ils la capacité d'influencer le procureur Zappelli pour que ce dossier patine ?"

Alors certes le ton est poli, mais l'accusation implicite est gravissime : il s'agit là de collusion, on laisse entendre que l'accusation est de mèche avec la défense. Si de telles assertions étaient prouvées, c'est en prison qu'il faudrait envoyer le PG… dans sa réponse, Paychère commente sans démentir.   

Un autre internaute, qui signe Stéphane Palois, m'a transmis cette intervention également très polie, qui prend la défense de l'attitude courageuse et posée de M. Zappelli, dans l'affaire de la BCGE. Il a transmis son petit texte à M. Paychère sur son blog… et celui-ci s'est empressé de l'effacer, sans le publier… Décidemment, avec une certaine gauche, la tentation de la censure n'est jamais bien loin. C'est son droit, sur son blog. Mais au moins, qu'il n'ait pas l'outrecuidance de se présenter en chevalier vertueux.

 

"La précipitation, en matière judiciaire, est mauvaise conseillère. La débâcle de l'accusation, au procès Swissair comme à celui de la BCV, vient encore le prouver.

M. Zappelli a fait en sorte que cela n'arrive pas dans l'affaire de la BCGE, en sollicitant une expertise comptable détaillée, qui fut certes longue mais qui aboutit à établir clairement les responsabilités. Maintenant le procès peut avancer.

Cette formule me parait bien plus professionnelle, sauf à vouloir transformer les procès de ce genre en simple catharsis, en happenings sans espoir de condamnation, comme cela fut fait par le passé. La justice est-elle destinée simplement à permettre un grand déballage à donner en pâture aux médias et au bon peuple?

Du grain à moudre pour les médias, plutôt que des faits établis justifiant des condamnations, n'était-ce pas là le grand talent de votre illustre mentor ?"

 

J'ajouterai personnellement que les quotidiens genevois sont en train d'essayer de faire payer à Daniel Zappelli son manque de disponibilité à l'égard des médias. On assiste à un véritable lynchage médiatique, aussi peu objectif que mensonger. Mais la justice n'a aucunement à être aux ordres des médias. La presse a besoin de coups d'éclats, là où l'exercice serein de la justice requiert le calme et la tranquillité.

Commentaires

L'élection du procureur est politisée.
On a remarqué une différente d'approche flagrante entre Zapelli et Bertossa ...
C'est donc normal que l'élection subisse le petit jeu politicien ... qui dans ce cas parait bien superflu, car de gauche ou de droite, ce que le citoyen aspire (en tout cas moi !) c'est que la justice soit rendue correctement.

Écrit par : Dji | 17/03/2008

Bravo !
J'espère que d'autres voix se joindront à la vôtre pour défendre et soutenir M. Zappelli, car son seul tort est de rester discret et de se taire !

Écrit par : Blondesen | 17/03/2008

Paychere veut nous faire croire que ce que lui a fait n'était pas calculateur ?
En annulant de manière partiale et arbitraire l'élection de Vernier, il a pris une décision politique afin d'attirer la sympathie de l'entente et plus particulièrement l'électorat libéral, qui je vous rappelle est partie prenante dans l'affaire de Vernier

C'est le problème, avec les socialistes comme Paychère. Ils jugent en fonction de critères politiques et ils interprètent le droit sans la mondre vergogne et ils pensent que tout le monde fait comme eux.

Ce sont des tricheurs

TOUS SAUF PAYCHERE - LE PIRE DES CANDIDATS

Écrit par : justice | 18/03/2008

Paychere veut faire croire à la population genevoise qui va nous faire un "air" nouveau alors qu'il n'a pas la chanson et encore moins les paroles...

c'est vraiment un bluffeur ce Paychère que du vent.....

Écrit par : Bob l'éponge | 19/03/2008

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