18/03/2008

La presse ne doit pas commander à la justice

Etonnant Paychère, lors du débat sur Léman Bleu lundi soir. Oser reconnaître qu'en matière de justice. Il tire ses informations et ses arguments d'articles de presse, il fallait le faire. Surtout lorsqu'il utilise des sources aussi peu fiables pour mettre en cause l'intégrité du Procureur Général en exercice.

Il est de notoriété publique à Genève que les deux chroniqueuses judiciaires des quotidiens de la place, détestent Daniel Zappelli, pour des raisons qui leur sont personelles. L'une en particulier, celle du Temps en l'occurrence, a entraîné l'autre dans son étrange combat, sous l'oeil médusé et amusé de leurs collègues. Elles flinguent donc le PG à longueur d'articles, tant et tant que c'en est devenu comique et que chaque année, la revue de l'ordre des avocats en fait ses choux gras.

Tant qu'on reste entre saltimbanques, l'affaire est amusante, mais que le prétendant à la fonction reprenne à son compte leurs délires paranoïaques dépasse l'entendement.

Ce n'est pas au 4ème pouvoir, la presse, de dicter sa ligne de conduite au 3ème, la justice. En saine démocratie, chacun doit rester dans son rôle et n'en point sortir. Cette déplorable habitude, pour la justice de travailler sous les flashes de la presse est née sous le Procureur Bertossa, qui adorait cette reconnaissance publique honorant sa très haute valeur...

Le prix de tout ceci fut un certain nombre de procès bâclés, enclenchés sans biscuits, c'est à dire sans preuve suffisante pour l'accusation, juste pour faire plaisir aux médias et donner l'illusion au bon peuple que l'on s'attaquait aux méchants riches. Sauf qu'en réalité, l'affaire était tellement mal menée que c'est le pauvre contribuable qui finissait par verser de l'argent, de grosses sommes d'argent, au riche accusé sans preuve...

La presse n'a pas à imposer son rythme effréné ou ses intérêts scandaleux à la justice, qui a besoin de sérénité et de discrétion pour faire son travail.

Un exemple des accusations grotesques portées par Paychere: le PG aurait absout un candidat du MCG par choix politique. Mais depuis quand les radicaux soutiennent-ils le MCG ? Dans ce dossier Cerrutti, pour le nommer, il n'y a a rien. Ou plutôt, il y a la preuve que des gens ont voté à la place d'autres, comme cela se produit assez régulièrement, dans nombre de petites communes, ou par correspondance, mais rien qui prouve que c'était en faveur du MCG en particulier.

J'ai personnellement, en tant que radical et en tant qu'ex-frontalier, une antipathie fort prononcée à l'égard du MCG, mais le respect de la justice commandait le classement de l'affaire.

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