29/03/2008

PG la gauche fait le spectacle et oublie le droit

Dire le droit, c'est l'une des fonctions essentielles du Procureur Général. Celle pour laquelle le candidat socialiste se prétend le mieux taillé, de par ses longues études et son lourd passé de théoricien, qu'il étale complaisamment. Or étonnamment, le droit a été le grand absent de cette campagne, qui a rapidement sombré à hauteur de caniveau, sous les insinuations scandaleuses du candidat de gauche et de ses alliés. En 30 ans de carrière médiatique, je ne me souviens pas avoir assisté à ce genre d'attaques, qui posent d'abord le problème de la pertinence du système.

Au départ, il y a l'animosité personnelle d'une chroniqueuse judiciaire qui avait les larmes aux yeux, il y a 6 ans au soir de l'élection de l'actuel PG et qui a juré de lui faire mordre la poussière. Depuis il ne se passe rien au Palais dont elle ne puisse prendre prétexte à égratigner le PG. Chaque chose et son contraire, avec une mauvaise foi remarquable et remarquée, puisqu'elle est chaque année la risée de la revue de l'ordre des avocats pour ce fait.

Le problème, c'est que six années d'attaques perfides unidirectionnelles laissent des traces. La presse a du pouvoir, au moins sur les esprits, même si ce n'est que le 4ème. Elle a aussi des devoirs, d'objectivité, mais dans cette affaire, comme d'ailleurs de plus en plus souvent, elle les a allègrement foulé aux pieds.  L'image répandue du PG – sans fondement, mais répandue tout de même – était telle que les socialistes ont cru pouvoir déroger aux règles tacites qui font qu'on n'attaque pas un Procureur Général en exercice.

Cet usage a des raisons évidentes, qui éclatent au grand jour aujourd'hui. L'un des candidats est au pouvoir, l'autre non et cette inégalité peut conduire à utiliser des arguments déchirants qui n'ont pour unique conséquence que de décrédibiliser l'appareil judiciaire dans son ensemble.

La presse évidemment fait ses choux gras de la bataille de fauves qui se déroule dans l'arène. On avait cru calmée, au grand dam des journalistes, la dérive médiatique entamée par le prédécesseur de Daniel Zappelli. Un procureur Don Quichotte attaquant tous les moulins de la République et du monde entier devant les flashes des photographes, c'était un bien meilleur pourvoyeur de scoops qu'un PG se contentant de faire honnêtement et méthodiquement son travail à Genève. Mais là, les médias se précipitent à la curée. C'est carrément du pain et des jeux.

Le candidat socialiste a dépassé les bornes en accusant Daniel Zappelli de complaisance à des fins politiques dans l'affaire Cerutti à Vernier, parce que le PG l'avait classée. A l'inverse, Daniel Zappelli s'était fendu d'un communiqué l'an dernier pour soutenir le travail du juge d'instruction Dumartheray, accusé de partialité dans la même affaire en raison de son mandat de conseiller municipal socialiste. Le fait même que le candidat socialiste envisage et juge crédible qu'un collègue magistrat, même d'un autre bord politique, puisse agir ainsi est à la fois étonnant et extrêmement préoccupant. La malhonnêteté intellectuelle n'est pas une nouveauté en politique, mais on pouvait l'espérer exclue de la magistrature. Sauf qu'apparemment, les socialistes ne sont pas de cet avis.

Dépenses inutiles et acharnement 

Ces accusations, choquantes dans la bouche d'un magistrat, ont d'ailleurs suscité une plainte en bonne et due forme du MCG. Le candidat socialiste se défend en prétendant ne pas avoir préjugé de la culpabilité de M. Cerutti. Stricto sensu, c'est vrai, mais son attitude est empreinte de fausseté. Pour pouvoir accuser Daniel Zappelli de calcul politique, il faut que Cerutti soit coupable. Sinon, l'accusation ne tient pas debout. Il entre en effet très précisément dans les attributions du Procureur Général de décider si une affaire doit aller jusqu'au procès ou pas.

Il doit savoir évaluer les chances du dossier constitué consciencieusement, à sa demande, par le juge d’instruction, avant de poursuivre l’accusation. Sinon les tribunaux – déjà victimes d'une surcharge chronique notoire - seraient engorgés au-delà du raisonnable. Le juge Dumartheray vient de rappeler que selon lui, le dossier qu'il a transmis au Procureur Général dans cette affaire n'est pas complètement vide. C'est exactement ce que l'on peut espérer de son travail.

Maintenant entre un dossier complètement vide, et un dossier complètement plein, il y a une marge importante qu'il revient au PG d'évaluer. Pas au juge d'instruction qui vient de transmettre son dossier et encore moins au Président du Tribunal administratif  sur la foi d'articles de presse. Mais apparemment, optimiser les dépenses et le fonctionnement de la justice genevoise n'entre pas dans les compétences d'un procureur général socialiste. A cet égard, bien que le procès Mikhaïlov soit encore dans la mémoire de nombreux Genevois, la leçon ne semble pas avoir porté chez tout le monde.

Sur le fond, rappelons que l'élection contestée a elle bel et bien été invalidée - par le juge Paychère – sans qu'un tort particulier soit imputé au candidat Cerutti. Dès lors, vu l'aspect contesté  des accusations portées contre Cerutti (pour le peu qu'on en connaisse à travers les dires des uns et des autres), l'acharnement est-il de mise puisque de toute manière, l'essentiel, à savoir son élection est à refaire ? Les juges socialistes semblent curieusement beaucoup plus enclins au laxisme à l'égard des voleurs et des délinquants de rue. Je n'ai-je le rappelle aucune sympathie pour le MCG, mais la justice se doit d'être équitable.

Epilogue accusateur

Dossier en mains, le PG a pour sa part estimé qu’un procès pénal contre Cerutti s'avérait très vraisemblablement voué à l’échec. Il a donc logiquement classé l'affaire, évitant au contribuable et aux protagonistes les frais d'un vain procès. En épiloguant, tout en essayant, à de pures fins électorales, d’égratigner le PG en poste au passage, le candidat socialiste commet une sortie de route dont toutes les séquelles pour lui ne sont pas encore connues.

Suite à ses propos, il est visé par une plainte, émanant d’une partie à l'encontre de laquelle il vient de rendre un jugement du Tribunal administratif... Cette plainte pourrait ne pas être considérée comme fondée en droit, Cerutti n'ayant apparemment pas été formellement attaqué directement. A son tour, cette plainte pourrait donc se voir classée. Mais tout de même, quelle piètre image de la magistrature donne ainsi le candidat socialiste, en offrant naïvement des verges pour se faire battre…

L'impartialité des juges est pourtant un outil essentiel au bon fonctionnement du 3ème pouvoir. Un viatique que  tous les intervenants du Palais devraient avoir à coeur de ne pas mettre en cause. Daniel Zappelli y croit, lui à l'impartialité du juge. C'est peut-être ce qui le différencie aussi de François Paychère, pour qui l'idéologie et l’attaque à tout prix, pour exister médiatiquement, paraissent désormais prioritaires. Une justice impartiale ou une justice filtrante, à la sauce gauche caviar, c'est de cela qu'il faudra trancher le 20 avril prochain.

Commentaires

La sanction du vote mise à part, quel autre sanction peut-on envisager contre Paychère...mise à part aussi celle de diffamation ?
Parce que là...ça va trop loin et, nous, citoyens et justiciables, nous ne voulons pas de cette justice là...

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 29/03/2008

La gauche genevoise, socialistes en tête, est bête et revancharde... Elle n'a jamais pu avaler sa défaite lors des dernières élections judiciaires et ne pardonnera jamais à Zappelli d'avoir fait évacuer Rhino. C'est malheureusement aussi simple que cela...

A court d'idées et d'arguments, il ne reste que les attaques pernicieuses, le mensonge et la diffamation. En plus, nous devons nous rappeler que Paychère lors du débat contradictoire sur Léman Bleu, a accusé Zappelli, sur la base de ses lectures de la presse, de n'avoir pas fait son travail dans l'instruction de l'affaire BCGE.

L'électorat appréciera.

Écrit par : Nick | 29/03/2008

Daniel Dumartheray, le pantin des socialistes

Daniel Dumartheray, en inculpant Cerutti sans aucune preuve et sans aucun élément à démontré au combien il était féodé à son partie et surtout sa totale partialité, et son manque indéniable d'honnêté et d'indépendance.

Daniel ne dit pas toute la vérité une fois n'est pas coutume et bien naturellement votre journaliste, une fois n'est pas coutume n'est pas impartiale, mais cela les lectrices et lecteurs le savent déjà.

Daniel Dumartheray dit "L'instruction a mis en évidence que des personnes étaient impliquées dans des activités systématiques et significatives de porte-à-porte, relevant de la fraude électorale."

Une fois de plus, Daniel ment. Il y a au plus 16 bulletins sur 6300 et se sont des membres des familles qui ont complété ces bulletins.

Elle est ou l'activité systématique et significative que dénonce Daniel Dumartheray ? Il devrait aller voir auprès des partis de gauche comment ils appliquent des activités dénoncées ci-dessus dans les EMS, auprès des personnes âgées (AVIVO), les centres sociaux (il y a eu des déclarations le dénonçant mais comme par hasard, le Daniel n'en dit mot), les associations à but non lucratif et apolitique (c'est drôle l'Asloca en fait partie et pourtant il font de la politique, alors que tous les membres ne sont pas de gauche bien au contraire)
Mais c'est vrai là le Daniel ne va allez y mettre son nez car il pourrait tuer la poule aux oeufs d'or.....

C'est simplement inadmissible et scandaleux qu'un juge tel le roitelet peut comme dans un cirque de l'époque romaine la vie ou la mort sur des citoyennes et citoyens même sans preuve et sans aucun éléments. Cela a été le cas dans l'affaire Vernier. Il inculpe avec RIEN.

Daniel ment et c'est grave. Des preuves que Daniel Dumartheray dit des contrevérités il y en a des dizaines. A commencé par la manière dont Daniel Dumartheray protocolait les propos des témoins à sa manière et à sa mode s'en hésiter à travestir le fond et la forme des déclarations.

Bien naturellement Paychère n'est pas en reste.... car il fait exactement la même chose.

Notre démocratie est en danger avec une justice de gauche, nos droits sont bafoués, nos libertés sont attaquées

voir les commentaires sur :
http://thierrycerutti.blog.tdg.ch/

Écrit par : ceruth | 29/03/2008

Daniel Dumartheray et François Paychère, les pantins des socialistes

Daniel Dumartheray, en inculpant Cerutti sans aucune preuve et sans aucun élément à démontré au combien il était féodé à son partie et surtout sa totale partialité, et son manque indéniable d'honnêté et d'indépendance.

Pour François Paychère rien de tel qu'annulé une élection démocratiquement gagnée pour commencer une campagne politique nauséabonde et immorale

Daniel et François ne disent pas toute la vérité une fois n'est pas coutume et bien naturellement les journalistes, une fois n'est pas coutume ne sont pas impartiales, mais cela les lectrices et lecteurs le savent déjà.

Daniel Dumartheray dans la TDG de ce jour dit "L'instruction a mis en évidence que des personnes étaient impliquées dans des activités systématiques et significatives de porte-à-porte, relevant de la fraude électorale."

Une fois de plus, Daniel Dumartheray ment. Il y a au plus 16 bulletins sur 6300 et se sont des membres des familles qui ont complété ces bulletins. Il faut tout de même rappeler que Daniel Dumartheray a consulté et vérifié TOUS les bulletins sans exception pour découvrir 16 bulletins ligigieux.....

D'ailleurs le François Paychère n'est pas en reste car il persiste et signe dans le mensonge afin de soutenir son ami socialiste sauf lorsqu'il dénigre son camarade en prétextant qu'il ne pouvait pas "auditionner" tous les électeurs de la commune de Vernier. François Paychère utilise un argument totalement falacieux pour justifier sa décision.... et voilà comment la manipulation et la transformation des informations des socialistes opèrent.

Elle est ou l'activité systématique et significative que dénonce Daniel Dumartheray et François Paychère ? Il devrait aller voir auprès des partis de gauche comment ils appliquent des activités dénoncées ci-dessus dans les EMS, auprès des personnes âgées (AVIVO), les centres sociaux (il y a eu des déclarations le dénonçant mais comme par hasard, le Daniel n'en dit mot), les associations à but non lucratif et apolitique (c'est drôle l'Asloca en fait partie et pourtant il font de la politique, alors que tous les membres ne sont pas de gauche bien au contraire)
Mais c'est vrai là ni le Daniel et encore moins le François ne vont aller y mettre leur nez car ils pourraient tuer la poule aux oeufs d'or.....

C'est simplement inadmissible et scandaleux qu'un juge tel le roitelet peut comme dans un cirque de l'époque romaine la vie ou la mort sur des citoyennes et citoyens même sans preuve et sans aucun éléments. Cela a été le cas dans l'affaire Vernier. Il inculpe avec RIEN et annuler avec des sentiments et des impressions de... sans apporter des PREUVES

Daniel et François mentent et c'est grave. Des preuves que Daniel Dumartheray et François Paychère disent des contrevérités il y en a des dizaines. A commencé par la manière dont Daniel Dumartheray et François Paychère protocolaient les propos des témoins à leur manière et à leur mode s'en hésiter à travestir le fond et la forme des déclarations.

Notre démocratie est en danger avec une justice de gauche, nos droits sont bafoués, nos libertés sont attaquées

voir les commentaires sur :
http://thierrycerutti.blog.tdg.ch/

Écrit par : ceruth | 29/03/2008

Bonjour !
Votre billet est à la fois remarquablement écrit et pensé, bravo et merci !
Un vote massif en faveur de Daniel Zappelli - procureur intègre et efficace - serait la meilleure façon de faire comprendre à une certaine Gauche (il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier...) que les Genevoises et les Genevois sont fatigués des peaux de banane et des magouilles.

Écrit par : Per | 29/03/2008

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