10/05/2008

Les fadaises de M. Ramadan

 

Dans la Tribune du jour, lu un texte du directeur du Centre islamique genevois, qui comme chacun sait est à l'Islam ce qu'Ecône et Mgr Lefèvre étaient au christianisme. Il tente de nous convaincre de l'importance de la pensée religieuse dans l'histoire de la pensée humaine. Ce que personne, pas même l'athée le plus convaincu ne saurait contester.

Cela ne prouve rien pour autant quand à l'existence du divin. Les hommes ont fort bien pu inventer dieu, de même que certains prophètes ont fort bien pu juger plus efficace, pour transmettre leur message d'humanité, de se faire passer pour le porte-parole exclusif de dieu, pour son fils ou pour l'un de ses chargés de presse, selon les époques et les religions. Ce qui était fort bien vu. Mais d'un point de vue agnostique ou athée, c'est bien l'esprit humain qui est à l'origine des progrès de la pensée et de la philosophie. Aucun prophète n'a jamais asséné une vérité qui n'était pas déjà dans l'air du temps. Les penseurs arabes ont d'ailleurs même souvent repris une base de connaissances gréco-romaines pré-monothéistes.

L'ensemble des arguments du défenseur de la lapidation est de la même eau pas vraiment bénite. Pour preuve de ce que le Coran défend les droits de l'homme, il cite: « Nous avons certes honoré les fils d'Adam » Plus sybillin tu meurs. N'importe qui peut être d'accord avec ça. Même Hitler ou Gengis Khan. C'est d'ailleurs l'une des forces du Coran, que l'on puisse souvent y trouver chaussure à son pied en même temps que son exact contraire. Comme un horoscope. Ce qui n'enlève rien à la valeur de cette religion, aussi pertinente que d'autres. Ni plus ni moins.

Hani Ramadan raconte aussi une histoire. Dont il ressort qu'un Khalife, une fois, il y a plus de mille ans, a condamné l'esclavage... De fait, il y a parmi les musulmans, comme dans toute religion, d'éminents penseurs et de grand humanistes. A certaines époques, il y en eût même vraiment beaucoup.

Cela n'a pourtant jamais empêché l'Islam de continuer à pratiquer l'esclavage à grande échelle durant quasiment les 1000 années qui ont suivi. Aussi bien en Méditerranée avec des chrétiens qu'en Afrique de l'est avec des animistes déportés en Arabie et au Moyen Orient avec des Slaves. Il y en eut au total davantage que durant les 3 siècles de traite triangulaire occidentale, pourtant odieusement intensive. Alors s'il vous plait, M. Ramadan, arrêtez de raconter n'importe quoi et d'insulter les dizaines de millions de victime de l'esclavage islamique.

Commentaires

Dieu, c'est comme le sucre dans le lait chaud. Il est partout et on ne Le voit pas... Et plus on Le cherche, moins on Le trouve.

De Coluche.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 10/05/2008

Reste la question essentielle et fondamentale:
"Dieu existe-t-Elle ?"
:o)

Écrit par : Blondesen | 10/05/2008

-- Ce qui n'enlève rien à la valeur de cette religion, aussi pertinente que d'autres. Ni plus ni moins.

Cette phrase n'est qu'un coup de dés. Et il n'est pas gagnant. Pour trouver dans le Coran de quoi justifier l'aspect religieux (au sens ordinaire) de l'Islam, il faut en extraire de petites phrases et oublier leur contexte, ou interpréter à outrance de simples silences.

À chaque fois que des Musulmans ont examiné sérieusement et collégialement l'ensemble des textes (donc les collèges de juristes, les madhahib), ils ont universalisé la guerre contre les non-Musulmans, la ségrégation religieuse, les châtiments corporels en place publique, l'esclavagisme et j'en passe. Et personne n'a jamais contré ces barbarismes en se basant honnêtement sur les textes coraniques.

J'affirme même qu'il n'y a rien, dans le Coran, strictement rien, qui, lu dans le contexte, comme le lit tout croyant, peut servir de base de réconciliation entre les êtres, musulmans et non musulmans.

Écrit par : ajm | 10/05/2008

Autre citation (approximative) de Coluche : "Quand on voit l'état de notre monde, on se dit que la seule excuse de dieu, c'est qu'il n'existe pas".

Écrit par : Dji | 10/05/2008

Encore une, encore une. Bon ok.

Citation de coluche : (une petite fille de 5 ans dit ) "La différence entre Dieu et le Père Noel, c'est que le père Noel, c'est vrai".

Celle la, est vraiment bien. Combien de regard attendri par la naïveté de ces bambins qui croient en ce bonhomme barbu ... naïveté ?

Écrit par : Dji | 10/05/2008

Bonjour à toutes et à tous,

Bonjour M. Souaille,

M. Ramadan est comme toutes les personnes qui croient au sacré de leur livre que ce soient : La Bible, La Thora, Le Coran.

Des esprits simples incapables de trouver Dieu là où il se trouve : en chacun de nous, dans l'immensité de la création, dans une abeille qui butine...

D'ailleurs si tous les prétendus prophètes avaient été les fils ou les confidents d'un Dieu quelconque, ils auraient été les premiers à savoir que leurs paroles allaient être déformées et usées à mauvais escient par des esprits courts.

Aucune religion n'a amené le progrès, au contraire... chacune d'elles véhicule la régression car ces textes sont ancrés dans le temps et correspondent à des moments d'Histoire.

Les Chrétiens ont découvert il y a peu Talpiot, point final de la crédulité aveugle d'une pseudo sacralité qui m'a toujours fait sourire.

Les Soviétiques avaient raison de considérer la religion comme "l'opium du peuple" et l'opium est comme toutes les drogues : dangereux.

Pour finir M. Ramadan correspond en tout point à un passage de la Bible :

-"bien heureux seront les simples d'esprit".

Quelque part je l'envie, car pour lui tout est si simple : Dieu est dans un livre et tout ce qui en découle est la juste pensée unique...

Avouez que c'est confortable pour l'esprit de ne pas se questionner au delà quelques lignes écrites sur un livre...

Peut-être, voeu pieux, qu'un jour tous ces livres rejoindront enfin la place qui est la leur dans nos bibliothèques, dans la rubrique : Histoire.

Bien à vous M. Souaille,

Stéphane

Écrit par : Stéphane | 10/05/2008

A M. AJM
Vos propos Monsieur n'engagent que vous. S'il est évident que l'Islam c'est répandu par la force, et ce jusqu'à ce que le rapport de forces s'inverse et ne soit plus en sa faveur, la pensée islamique a également généré des poètes, des philosophes et des humanistes de grande valeur.
Les prémices de la pensée athée sont nées en Andalousie, au beau milieu du Moyen àge, à l'époque ou certains penseurs juifs et musulmans se posaient les mêmes questions que les moines irlandais avec lesquels ils correspondaient sur la nature du divin. Voire même son existence.
Puis la mainmise de l'empire ottoman sur l'Islam unifia mais aussi figea pour longtemps la doctrine et dès ce moment, tous les déviants furent immanquablement condamnés à se taire, ou persécutés.

Écrit par : Philippe Souaille | 10/05/2008

M. Souaille. Vos connaissances sur l'Islam vous honorent. Cependant, force est de constater que l'autocritique n'existe pas en Islam.

Prenez les pays du Maghréb. L'enseignement public prévoit des cours de philosophie.

Qu'est-ce qu'on y apprends ? La simple existence de Marx, Spinoza, Descartes et leurs livres, mais jamais leur manière de penser, la critique, etc.
Juste leur existence.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 10/05/2008

-- la pensée islamique a également généré des poètes, des philosophes et des humanistes de grande valeur.

Oui, Averroès, par exemple... http://www.ajm.ch/wordpress/?p=41

Écrit par : ajm | 10/05/2008

''la pensée islamique a également généré des poètes''… vous voulez sans doute parler de poetes comme Oqba, Abou ‘Afak, Asma Bint Marwan, Kab Al Ashraf assassin(e)es par le prophete en raison des critiques qu'ils emettaient sur ce dernier ? En fait c’est plutot l’avenement de la pensee islamique qui a fait degenere les poetes… Le seul argument de Mahomet contre les poetes qui le critiquaient fut la lame de l’epee. Poesie, Science, Culture, trepassent ou ont trepasse la ou le coran regne... Quelle nation appliquant l'islam a ete capable d'une production significative dans les domaines de la culture, des arts ou des sciences ??? Qui oserait soutenir que l’islam arrive a la cheville des infideles ou autres chretiens dans les domaines de la culture et des sciences ? Les juifs, 100 fois moins nombreux que les musulmans ont produits bien plus de culture et de savoir.
Vous nous bassinez avec une petite centaine d’annees ou l'andalousie aurait ete le berceau de l’ensemble des connaissances de l’occident (comme quoi la colonisation a des aspects positifs, n’est ce pas ??)... Ce sont majoritairement des arabes CHRETIENS, BERBERES, PERSES, bref, infideles, qui ont ete des penseurs et des scientifiques. C'est assez amusant.... Nos bien-pensants se mettent a hurler lorsqu'on amalgame terrorisme = islam, islam = musulmans, musulmans = arabes, par contre ils entretiennent cet amalgame arabes = musulmans pour nous faire croire que l'occident ne serait rien sans l'islam.... NON la majorite des arabes andalous instruits n’etait pas musulmane. On aime nous parler d’averroes, d’ibn khaldoun… Sans nous preciser que les docteurs de l’islam de l’epoque les avaient declares heretiques et firent bruler leurs livres… Sans compter les conversions forcee, et les conversions artificielles dues a la peur de ne plus pouvoir garder sa tete sur les epaules... Etonnant comme les musulmans ont la naturalisation facile pour mettre en valeur leur secte ..euh.. pardon religion….


624 : bataille de Badr : Mahomet à oqba : "je fais à Dieu le voeu que si je te saisis en dehors de la Mecque, je te ferai couper la tête".

Écrit par : Abuhamza | 10/05/2008

Bien dit M. Souaille! La paix adviendra lorsque l'homme cessera de se (re)poser sur un être surnaturel. Pour paraphraser Pierre Desproges " Il faut voir la vérité en face. Dieu est mort, il va falloir avec."

Écrit par : Micheline | 11/05/2008

Ce qui est extraordinaire, c'est qu'à chaque fois que l'on laisse un message sur le blog de M. Ramadan, qui lui demande où en est l'Islam quant à la l'égalité homme-femme, ou la liberté pour un musulman d'aquérir une autre religion etc.. bref, tout ce qui pour nous autress judéo-chrétien, semble évident, le message n'est tout simplement pas publié ! est-ce que le médiateur peut faire quelque chose afin que tous les messages soient publiés ? Sinon, à quoi cela sert-il, si ce M. Ramandan ne publie que les messages pro-Islam ?

Moi, je veux bien croire et je sais qu'il y en a, pleins de musulmans, non fanatiques, très très ouverts, etc... mais OÙ SONT-ILS ? AVEZ-VOUS VU DES MUSULMANS MODERES FAIRE DES MANIFS CONTRE LES NON-MODERES ?????

Dédolé, moi pss....

Écrit par : Café | 11/05/2008

Je me bats généralement pour davantage de tolérance.
Ce qui implique une présentation aussi objective que possible des faits, et de reconnaître également ce qu'il peut y avoir de juste dans l'argumentaire de l'adversaire ou de défaillant dans le sien. Ce qu'en principe, aucun partisan ne fait jamais. Pourtant c'est un passage essentiel en cas de conflit si l'on veut faire la paix.
Cela ne signifie pas le laxisme. Il y a des forces négatives ou dévoyées, contre lesquelles il faut lutter absolument. Le terrorisme, d'où qu'il vienne par exemple. Mais sans diaboliser les terroristes et en identifiant les problèmes qui les ont créé, pour pouvoir les résoudre.
Ce débat sur l'Islam est intéressant et exemplaire. Ainsi, à Café: dès lors que la Tribune lui accorde un blog, M. Ramadan en fait ce qu'il veut et filtre les commentaires à sa guise tant qu'il ne tombe pas sous les coups de la loi. Mais il existe des musulmans modernes ou même laïcs qui de plus en plus prennent la parole. A Genève en particulier, une association des musulmans laïcs, très influente a été créée et s'exprime publiquement et politiquement. Y compris dans la Tribune, puisque M. Benouari, son Président y dispose d'un blog. Seuelement il travaille par ailleurs et ne peut être au four et au moulin, contrairement à M. Ramadan qui vient de toucher près d'un million de francs du contribuable genevois et peut dès lors se luger.
M. Dumitrescu de son côté, parle de la manière dont la philosophie est enseignée au Maghreb. Je ne nie pas à priori l'exemple qu'il donne, mais il m'étonnerait fort que la Tunisie, l'Algérie et la Maroc, trois pays aussi dissemblables que possible dans leurs systèmes et leurs options politiques dispensent le même type d'enseignement. Si la question était importante, je me renseignerais, mais elle ne l'est pas.
En matière d'enseignement et de pédagogie, on trouve tout et n'importe quoi dans tous les pays, y compris le notre. Il y a à Genève une école privée réputée où l'on enseigne en histoire le XVème siècle et l'humanisme, en faisant apprendre une centaine de dates, ce qui est d'une immense stupidité. Mais cela apprend aussi aux enfants à apprendre, même si c'est à bachoter, ce qui leur sera utile pour leurs examens ultérieurs. Rien n'est jamais tout noir ou tout blanc.
Plus important, le texte de Habuhamza, est une attaque en règle, justifiée... et intolérante de l'intolérance de l'Islam. Il a raison sur l'Andalousie et il a tort. Il a raison, car ce qui a fait la force de la civilisation arabo-andalouse, c'est sa tolérance, sa capacité à faire vivre ensemble des peuples et des religions différentes d'où étaient issus nombre des penseurs et des poètes qui ont nourri cette explosion culturelle. Il y avait là des juifs, des arabes, des berbères, des chrétiens, des ibères islamisés etc... Qui vivaient ensemble en harmonie, alors que dans l'Europe chrétienne voisine c'était le haut moyen âge et les ténèbres. Une époque assez brutale et barbare. Je le sais, mes ancêtres ont fait les Croisades. L'un d'eux s'est d'ailleurs rendu célèbre, à l'époque d'Averroès pour avoir fait manger à son épouse le coeur de son amant mort à Antioche et ramené en salaison dans la douce France.
Il ya avait des penseurs juifs et chrétiens en Andalousie, et Avicenne, grand persan, un siècle plus tôt, était de mère juive, mais Averroès était arabe. Oui il fut persécuté. Mais pas exécuté. Alors qu'en Europe chrétienne, on brûlait ou on étripait pour un rien. Les nons musulmans avaient le droit de vivre en Andalousie, mais ils devaient payer un impôt spécial et porter une marque distinctive, une ceinture sur leur vêtement. Discriminatoire. Mais en Europe chrétienne on éliminait systématiquement.
Puis c'est en Italie un siècle plus tard qu'un grand penseur chrétien, Thomas d'Aquin allait inventer le concept qui devait permettre à la religion d'évoluer sans se renier complètement, car l'athéisme ou même l'agnosticisme était encore un peu trop nouveaux pour l'époque. Pendant que l'Islam sombrait dans les ténèbres de la pensée figée.
Rien n'est jamais tout noir ou tout blanc.
M. Abuhamza, vos remarques sont globalement justes, mais rajoutez y un peu de tolérance et quelques pincées d'objectivité. Vous réaliserez alors que ce qui a figé les camps, c'est la haine, le rejet de l'autre. Alors... give peace a chance chantait Lennon et Yoko Ono... Une jolie chanson.

Écrit par : Philippe Souaille | 11/05/2008

Vous faites ici des amalgames intolérables, M. Souaille. Rien, dans les valeurs qui font l'Occident, ne permet de prôner comme des qualités les événements sombres que vous picorez au hasard. En revanche, les Musulmans qui tuent et se font tuer pour imposer leur religion le font pour suivre et la parole de leur dieu (Coran 9:111 pour ce passage précis) et l'exemple du principal modèle de leur civilisation, l'hypothétique prophète Mahomet.

C'est surtout cela qu'il faut comprendre. Les hommes se pourront se réconcilier que si leurs valeurs fondamentales le permettent. Et l'Islam, de facto, l'interdit, de sorte que plus il est pratiqué et respecté, plus il y a de gens parmi lui qui s'oppose au bon sens.

Tolérer cette religion, telle qu'elle est, c'est forcément instaurer la zizanie. La rejeter catégoriquement, c'est donner une chance aux vrais réformistes, ceux qui ont le courage de remettre en question leurs croyances et les bases de leur culture.

Écrit par : ajm | 11/05/2008

M. AJM,
vos propos sont extrémistes et fanatiques. Du même tonneau que ceux qu'a tenu en d'autres lieux Hani Ramadan et je vous range, perosnnellement, dans le même tiroir.
Exactement comme on peut enfermer ensemble deux enfants qui se chamaillent. Mais sans arme. Sauf que dans le cas présent, je crois bien que j'oublierai la clef...
Insulter et rejeter les musulmans en bloc n'est certainement pas le meilleur moyen de dialoguer avec un sixième de l'humanité.
Et nous avons commis tout autant d'atrocités, qui à l'époque furent entièrement justifiées voire même suscitées par les plus hautes autorités civiles et religieuses. Les dernières fois, c'était au XXème siècle, sanscompter la guerre en Irak. Oserais-je vous rappeler que Tustsis et Hutus, au Rwanda sont chrétiens ?
Il n'y a pas les bons judéo-chrétiens occidentaux contre les méchants orientaux musulmans. Cela Monsieur, c'est du délire et c'est criminel. Il y a des êtres humains qui ont des pensées et des histoires diverses, mais aussi en grande partie communes. Et des communautés qui de part et d'autres doivent apprendre à tenir à l'écart leurs éléments extrémistes et perturbateurs.
Le christianisme n'a aucune chance d'éradiquer l'Islam, pas plus que l'inverse. Mais la laïcité, en revanche, permet à tout le monde de vivre ensemble et d'oublier peu à peu les attitudes sectaires.

C equi est vrai, c'est que l'Islam vit sur une logique de conquête prosélyte. Mais ni plus ni moins que les sectes protestantes qui essaiment dans le monde entier ou même que ce qu'aimerait bien remettre en vigueur le Pape des catholiques.

Écrit par : Philippe Souaille | 11/05/2008

Vous vous trompez. Les sectes chrétiennes ne sont pas terroristes. Et si elles le devenaient, ce serait très clairement en désaccord avec l'esprit des Évangiles et avec l'exemple de leur modèle central, ce qui leur vaudrait une telle animosité des autres Chrétiens qu'elles seraient éliminées rapidement, comme les foyers de criminels qu'elles auraient prouvé être.

Tandis que les terroristes musulmans peuvent puiser à pleins bras dans les sourates du Coran et dans l'exemple du prophète, ce qui leur vaut un soutien puissant. La dernière grande enquête en date, réalisée par des gens que vous trouveriez parfaitement respectables selon les canons que vous professez ici (Esposito/Gallup), indique qu'un strict minimum de 91 millions de Musulmans dans le monde trouvent *parfaitement justifié* de massacrer des non-Musulmans en masse et au hasard. Cela ne leur vient pas de ce qu'ils sont, mais de ce qu'ils pensent, de leurs convictions essentielles, celles qui décident de la vie et de la mort.

Il ne s'agit pas de rejeter des gens, Monsieur Souaille, mais une pratique, celle du culte musulman, qui justifie le pillage et le meurtre, également par traîtrise, pour défendre la religion. Une certaine religion.

Écrit par : ajm | 11/05/2008

91 millions de musulmans qui disent comprendre l'assassinat de non-musulmans, cela ne fait pas 91 millions de terroristes. Mais cela fait beaucoup de sympathisants, je vous l'accorde. En gros 10% de la population musulmane.
Combien vous pariez que si on demandait par sondage aux chrétiens d'Europe et des Amériques, mais aussi d'Afrique ce qu'ils pensent de l'idée d'exterminer les musulmans, vous en trouveriez un nombre à peu près équivalent, soit environ 10% de la population ou plus de 100 millions de braves citoyens complètement fachos, qui approuveraient l'idée ?
En l'occurrence, puisque vous vous référez à l'idéal chrétien ainsi que Abuhamza, puis-je vous faire remarquer la distance qu'il y a entre vos propos et la parole du Christ, justement : tu ne tueras point, pardonne les offenses, etc...

Écrit par : Philippe Souaille | 11/05/2008

Exact AJM, cela me rappelle une excellente citation d'Eric Conan, qui, pour moi, a beaucoup de sens...

“le christianisme a été sanguinaire en s´éloignant de ses textes, l´Islam l´est en se rapprochant des siens”

Écrit par : abuhamza | 11/05/2008

Si l'on veut poser la question en les termes, disons, dilués que vous proposez ("comprendre" l'assassinat), le pourcentage est de l'ordre de 36,6% des Musulmans (terrorisme de masse considéré comme "justifié" ou "totalement justifié"). Cela nous mène à 300 millions de Musulmans.

Rejeter un culte de toute évidence malveillant et informer le plus franchement possible sur les dangers d'une pratique qui favorise à tel point la haine et la violence n'a rien, je pense, du moins bien sûr dans la mesure où les informations fournies sont exactes, qui puisse froisser l'idéal chrétien (dont je ne me réclame pas, d'ailleurs).

Écrit par : ajm | 11/05/2008

M. AJM, en dehors du fait que vos initiales sont celles d'un agitateur anti-islamique notoire, puisque vous semblez y consacrer l'essentiel de votre existence, permettez-moi de vous faire remarquer que depuis la bataille de Lépante, il y a plus de 500 ans que l'Islam avait pris l'habitude de faire une autre lecture du jihad que celle que vous décrivez.
Et ces derniers siècles, c'est nous l'Occident, qui sommes allés les envahir, les occuper, les coloniser, qui avons systématiquement dépecé l'empire ottoman, puis avons pris soin de placer le Moyen-Orient dans un état de division permanente, pour s'assurer le contrôle du pétrole. Le tout au prix d'un nombre considérables de pertes en vie humaine.
Rien que les massacres de Sétif en Algérie, en 1945, firent en quelques jours bien davantage de morts que le 11 septembre et ce parmi une population dont les fls venaient de vaillament combatre pour la France contre la barbarie nazie. Et en l'occurrence, il y avait bien plus de suisses parmis les pieds-noirs que parmi les algériens...
Donc oui, l'Islam ds premiers âges est une civiliation de combat. Mais il est intéressant de noter que s'il s'est répandu si vite, c'est aussi parce qu'il reprenait l'héritage des chrétiens nestoriens, qui reconnaissaient Jésus Christ comme un prophète essentiel, mais pas comme le fils de dieu. Or ils restaient majoritaires en Orient, dans toutes les zones rapidement conquises par l'Islam, bien que régulièrement massacrés et opprimés, tant par les autorités catholiques de Rome que par les orthodoxes de Byzance...
En vérité Monsieur, le message initial est une chose, qui a son importance, mais qui s'estompe avec le temps. On le voit pas exemple dans les différences d'attitude face à l'argent et aux moyens d'en gagner que l'on peut retrouver entre protestants et catholiques et juifs, par le passé et aujourd'hui.
Reste que si vous rejetez en bloc un milliard d'êtres humains en les attaquant frontalement - et violemment dans votre ton - sur ce qu'ils ont de plus cher, vous vous rangez dans la catégorie des extrémistes et limitez de fait la portée de votre propos. Même un Hani Ramadan a compris qu'il valait mieux mettre un peu de vin dans son eau, s'il voulait continuer de prêcher sans susciter de rejet immédiat.
Les musulmans sont nés musulmans. Leur système de croyance aura bientôt quinze siècles et donc il date sérieusement. Si vous souhaitez comme moi qu'ils le modernisent - comme Thomas d'Aquin a permis au christianisme d'évoluer - ou même qu'ils en changent pour accèder à un stade de réflexion contemporain, qu'ils adoptent par exemple la laïcité comme une vertu cardinale et non comme un moyen de répandre librement leur propagande, ne les prenez pas frontalement. Respectez-les. Et contentez-vous de dénoncer inlassablement les excès des prédicateurs intégristes pour ce qu'ils sont: des intégristes.

Écrit par : Philippe Souaille | 12/05/2008

Mais l'intégrisme, la violence au service de la religion, est l'exemple même fourni par la description des actes du prophète et l'esprit même du Coran. Et c'est là tout le problème. Le vrai problème, actuel.

Aujourd'hui, au XXIe siècle, les Musulmans savent enfin lire et l'influence des prédicateurs est de plus en plus relative dans la définition de l'Islam. Pour un croyant, la parole du Coran, telle qu'il l'a lit dans le livre lui-même, et l'exemple du prophète, telle qu'il le découvre sous la forme de simples récits et d'anecdotes dans la sira et les ahadith, vaudront toujours mille fois plus que l'avis de quelconques commentateurs, classiques ou modernes. C'est donc le message intrinsèque du Coran et du parcours du prophète que nous devons comprendre pour appréhender l'effet de la pratique du culte musulman.

Or le Coran retrace le parcours d'un homme qui a justifié ce que nous appelons, à juste titre il me semble, le crime (pillages, assassinats politiques, rupture de trêve, tueries de masse, tortures, mises en esclavage, instauration de sociétés ségrégationnistes, lois non codifiées prévoyant des châtiments corporels ordonnés par dieu...). Il est donc certain que la fréquence de la pratique de la religion musulmane sera proportionnelle au nombre de gens qui voudront vivre cette expérience. Et peu importe, dans les grands nombres, ce que les prêcheurs diront par ailleurs.

Nous devons donc tout mettre en oeuvre pour discréditer ce culte. Même si cela doit conduire à blesser certaines sensibilités.

Je sais bien qu'une démarche frontale n'est pas viable au sein de l'Islam (et j'ai aussi développé une méthode pour cela), mais ici, en Occident, nous sommes vraiment en droit de refuser un culte qui répand dès l'enfance la haine de nos valeurs (notamment la laïcité, à laquelle vous semblez attaché). D'autre part, l'entreprise n'est si terrifiante: il y a 300.000 à 350.000 Musulmans en Suisse, et selon la commission fédérale sur le racisme, seuls 15% d'entre eux pratiquent. Et tout porte à penser que les extrémistes se concentrent (ou se cachent, si vous voulez) parmi eux. Le faire savoir, assez largement, suffirait probablement à s'en protéger, sans coercition ni sang versé. Et si un pays tel que la Suisse y parvient, cela lancera un débat qui permettra à la réforme de l'Islam de prendre un tournant positif.

Ainsi, à cet égard, lorsque vous critiquez, à tort ou à raison, les méfaits de la civilisation occidentale, vous oubliez un peu vite que cette critique même, qui est entièrement tolérée, voire souhaitée et saluée au sein de ladite civilisation, donc l'autocritique, en est justement l'un des piliers. Tandis qu'elle est pour ainsi dire totalement absente de la civilisation islamique. Pensez-vous vraiment qu'une civilisation qui s'est fondée sur la violence et qui continue de refuser toute autocritique ait une chance de se débarrasser de cette violence?

Dire la vérité doit absolument être tolérable. Entre adultes.

Écrit par : Alain Jean-Mairet | 12/05/2008

En attaquant l'Islam sans discernement, on ne fait que souder les musulmans qui se sentent agressés. Car même lorsqu'ils sont non pratiquants, l'Islam fait tout de même partie de leur identité. Alors que le but est au contraire d'isoler la petite proportion de fondamentalistes et surtout de terroristes qui déshonorent l'actualité de cette religion.
Je me souviens d'avoir commis dans le Journal de Genève une grande enquête, médicale et tout et tout, sur la circoncision. J'avais été frappé de constater qu'indépendamment de la religion, les hommes circoncis étaient vigoureusement pour, et ceux qui ne l'étaient pas vigoureusement contre. Parce que l'on touchait là au fondement même de leur identité.
L'être humain a du mal à se remettre en cause jusqu'au bout (si j'ose dire...). J'expliquais à l'un de mes amis que j'aurais préféré le terme d'initiative bâillon pour qualifier le texte de l'UDC qui veut empêcher le Conseil Fédéral de s'exprimer, et non pas de mordre. Lui préfèrait le terme de muselière, qu'il trouvait plus méchant.
Moi je trouve plus méchant d'empêcher quelqu'un de parler que de mordre... Puis je me suis souvenu que mon ami adorait les chiens... Et j'ai compris d'où venait son point de vue.
Une immense quantité de gens qui sont nés musulmans, à qui on a profondément ancré dans l'esprit, dès le plus jeune âge, qu'ils étaient musulmans sont malgré tout des êtres fondamentalemt pacifiques. Si vous voulez les aider à franchir le pas d'une réflexion libre et autonome, ne les braquez pas contre vous. C'est une règle de base du judo, je crois.

Écrit par : Philippe Souaille | 12/05/2008

Le judo est un sport de combat et je ne propose aucun combat.

Ceux qui se sentent braqués et poussés à la violence par la vérité ne sont d'aucune utilité dans un débat constructif. Ils doivent donc être ignorés pour préserver ledit débat. Prendre en compte les réactions de ces gens équivaut à se mettre soi-même un bâillon et à détruire dans l'oeuf toute chance de progrès réel et non violent.

Si l'Occident jette un discrédit puissant et résolu sur ce culte objectivement malsain, au nom des valeurs que chacun peut reconnaître en soi lorsqu'il met de côté les convictions acquises, les Musulmans éclairés, capables de réinventer un islam viable, en seront encouragés.

Si l'Occident s'interdit de constater la nudité morale de l'empereur Mahomet, cette nudité, de plus en plus, deviendra la règle.

Critiquer les bases mêmes de la religion islamique - l'authenticité si douteuse du Coran et du prophète, les valeurs tribales et le non-respect de la vie et de la conscience d'autrui qui en constituent les fondements - voilà où est le discernement, au vrai sens du terme.

Écrit par : Alain Jean-Mairet | 12/05/2008

Vous ne proposez aucun combat... Juste d'interdire l'exercice du culte musulman en Suisse, si je vous ai bien compris ?
Ce qui ne saurait être le mien au demeurant, même si je considère qu'il est nécessaire de contrôler le-dit culte.
Il ne s'agit pas ici de mener un débat constructif pour la beauté du geste, mais de dialoguer avec un sixième de l'humanité pour essayer de faire avancer les choses. Non pas pour les convertir, mais pour les aider à réfléchir et intervenir par eux-mêmes sur leurs modes de pensée. Et accessoirement nous protéger d'un fanatisme aveugle. On ne peut pas se permettre de relèguer dans les ténèbres du sectarisme, comme vous le faites, tous ceux qui rechignent à renier brutalement leurs origines.

Écrit par : Philippe Souaille | 12/05/2008

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