13/07/2008

Les FARC et le parrain de la coopération

Les hasards de l'actualité font bien les choses. En France trois hommes viennent d'être arrêtés pour avoir enlevé un petit patron, l'avoir détenu dans de pénibles conditions et avoir tenté de faire chanter sa famille qui était prête à verser une rançon. Si ça se trouve, ces hommes avaient une sorte de motivation idéologique. Ils voulaient prendre aux riches (le patron) pour donner aux pauvres (eux-mêmes). C'est très exactement ce que faisaient les FARC. Qui durant des décennies ont brassé des centaines de millions de dollars annuellement, sans que jamais ils ne redistribuent quoi que ce soit aux paysans pauvres qu'ils prétendaient défendre.

En revanche, tous les témoignages dépeignent les conditions très au-dessus de la moyenne colombienne dans lesquelles vivaient les grands chefs des FARC et leurs familles, lorsqu'ils sortaient de la jungle. Ce qui arrivait bien plus souvent qu'on pourrait le penser. Ainsi, ils envoyaient leurs enfants faire leurs études en Suisse, tout comme les plus grands bourgeois du pays. La seule différence, c'est que les rejetons des grands bourgeois fréquentaient l'EPFL ou HEC, tandis que ceux des FARC étudiaient chez Jean-Pierre Gontard. Et ce n'est pas la Confédération qui payait.

Les parrains de la maffia, qui pratiquaient le racket, comme les FARC, payaient eux aussi les meilleures études à leurs enfants pour en faire de brillants avocats... Mais cela n'a rien à voir avec Robin des Bois. Les trois malfrats parisiens ont été arrêtés, ils seront jugés et condamnés. Il en irait de même en Suisse et c'est justice.

La logique de la médiation suisse en Colombie, sa finalité aurait du être de parvenir à une telle issue. Comme les médiateurs de police qui interviennent dans les prises d'otages. Mais ce n'était pas le cas. La logique de Jean-Pierre Gontard était d'offrir aux FARC un territoire, l'impunité et un dialogue d'égal à égal avec l'Etat colombien. Parce qu'il se trompait dans son analyse. Il voyait en combattants révolutionnaires ce qui n'était qu'une bande de malfrats sanguinaires. Il est à mon sens regrettable que la Confédération l'ait suivi sur ce terrain et continue de persister à le faire.

La médiation en Colombie n'a rien à voir avec la médiation du Moyen-Orient par exemple. Un seul peuple, des droits politiques absolument égaux pour tous, une bande purement criminelle, dont les déclarations idéologiques sont démenties toujours dans les faits... même le Hamas, ou le Hezbollah, dont je suis très loin de partager les à prori religieux, ne rackettent pas leur peuple et les pauvres, comme le font les FARC. Au contraire, ils redistribuent et mettent en place des structures sociales qui font leur force...

Je ne crois pas un instant que Jean-Pierre Gontard ait agi par goût de lucre ou pour de mauvaises raisons. C'est son raisonnement qui était mauvais. Mais il s'est enferré durant des années, creusant méthodiquement le sillon à chaque voyage dans la jungle pour ne pas avoir à reconnaître son erreur. Il est l'exemple parfait de l'aveuglement idéologique. Accessoirement ses méthodes ne sont pas non plus franchement démocratiques et font une vitrine douteuse à la Confédération.

Ainsi la Fédération Genevoise de Coopération, qu'il a créé, rassemble plusieurs ONG actives dans l'aide au développement, qui doivent passer par elle pour obtenir des subventions du Canton et, de plus en plus, également de la DDC à Berne. Des fonctionnaires de cet organisme fédéral, que l'on me dit frais émoulus de l'IUED y expliquent carrément, mais toujours oralement, à des ONG reconnues, travaillant depuis des années, que si elles veulent continuer à toucher des subventions, il faut passer par la FGC. Sans le moindre début de base légale à cela.

Comment un organisme purement privé peut-il prétendre agir en monopole pour distribuer de l'argent purement public à d'autres institutions privées ? Avec tous les risques de clientélisme et de favoritisme politique que cela représente ? Parce qu'on ne devient pas comme cela membre de la FGC, il faut être adoubé par deux parrains déjà membres travaillant dans le même domaine. Qui savent qu'ils devront ensuite partager le gâteau des subventions avec leur filleul, ce qui ne simplifie pas les choses...

En plus des subventions, il y a des postes à pourvoir. Il y a des organismes dépendants de la FGC où l'on ne peut pas être employé si l'on écrit que les FARC sont des gangsters et des terroristes. C'est très exactement le motif avancé récemment pour refuser au final une candidature qui avait été sollicitée pour son expérience et à priori sa compétence !

On est neutre entre deux Etats ou entre deux communautés, voire entre deux bandes rivales qui s'affrontent comme les FARC et les Paramilitaires, mais pas entre un Gouvernement démocratiquement élu et une bande de gangsters et de tortionnaires. C'est là tout le hiatus de la médiation suisse.

Par ailleurs et c'est essentiel, l'aide au développement et à la coopération est pour moi une priorité absolue. Mais elle doit être assainie et surtout elle doit être plurielle. Il ne saurait y avoir une seule vérité. Surtout pas celle d'une idéologie qui a failli dans le monde entier. Comme en matière culturelle, toute attribution de subvention porte les germes du clientélisme, du favoritisme et du copinage et se transforme fatalement en goulot d'étranglement de la diversité. C'est pourquoi il faut faire éclater le système en recourrant massivement au privé. Comme dans le domaine culturel. Sans pour autant supprimer l'aide publique, car le poids de certaines fondations privées, aux Etats Unis ou dans le système onusien peut devenir inquiétant.

Il faut les deux, de l'aide publique et de l'aide privée. Mais séparément.

Il faut faire assurer par l'Etat (ou les collectivités publiques) des projets d'infrastructure d'intérêt général directement en lien avec les autorités publiques des pays concernés... Et doper l'aide privée par le biais de la défiscalisation, en laissant au donateur l'entière responsabilité du choix de ses projets bénéficiaires. Quitte à contrôler à posteriori par des expertises qui doivent être publiques et donc attaquables en justice.

Ce sont là des modes de fonctionnement simples et clairs qui devraient pouvoir être inscrits dans la constitution.

A part cela, n'étant plus dans le secret des dieux, il y a un truc que je ne comprend pas bien dans l'histoire de la rançon Novartis. Chronologiquement, les Colombiens affirment que le nom de Gontard est associé à des remises d'argent dans l'ordinateur de Reyes. Et que cet argent a été retrouvé au Costa Rica. Là-dessus quelqu'un (qui ?) dit "ah mais oui, c'est de l'argent versé pour une rançon". Ce qui est tout de même moins grave que si c'était un financement direct ou pourquoi pas, le fruit d'un traffic de drogue qu'aurait véhiculé le médiateur suisse.

D'après la presse, Gontard reconnait aussi avoir ramené aux FARC, de Suisse (où réside une importante antenne du mouvement et peut-être quelques fonds secrets ?) des enveloppes dont il ne connaissait pas le contenu... Des enveloppes grosses comment ? Entre un médiateur et un porteur de valises pas forcément diplomatiques, il y a tout de même une marge.  On apprend maintenant que l'histoire de la rançon est bidon. Et l'ats présente cela comme disculpant l'émissaire suisse. Mais si cet argent, qui a tout de même été retrouvé au Costa Rica, n'était pas le fruit d'une rançon, c'était quoi ? Et pourquoi Reyes a-t-il écrit dans son ordinateur que c'est Gontard qui avait amené l'argent ? Nos journalistes sont décidément bien peu curieux. 

Commentaires

"Il est à mon sens regrettable que la Confédération l'ait suivi sur ce terrain et continue de persister à le faire."

La Confédération ou alors Micheline Calmy-Rey, ministre des affaires étrangères ?

"Nos journalistes sont décidément bien peu curieux."
Entre curiosité et impératif de fermer son clapet, dans le cas des journalistes, de l'auto-censure et plume dépourvu d'imagination, de recherche et de curiosité journalistique, sens de l'enquête...il y a une marge...

Décidément, la politique est faite au contraire des intérêts de la population et du pays...

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 13/07/2008

Bonjour !
Le prix de la liberté de parole est élevé, c'est vrai.
Mais lire un billet d'une telle qualité, un billet qui appelle un chat "un chat" et démonte de nauséabondes combines que la presse tait pudiquement, cela n'a pas de prix.
C'est donc égoïstement*, en tant que lecteur, que je vous dis encore "bravo et merci !" de me faire profiter de votre liberté de parole.

* Je ne pense cependant pas être le seul.

:o)

Écrit par : Blondesen | 13/07/2008

Bravo Philippe d'oser affirmer de tels faits et d'en donner une analyse si fine! Si l'aide au développement et à la coopération est une priorité absolue, elle doit être assainie et surtout ne pas relever d'une idéologie qui n'a eu de cesse de soutenir des mouvements "terroristes" faisant partie des gentils contre les méchants à tuer.

Il est vrai qu'en assénant de telles vérités, il est indéniable que toute candidature à un poste ou encore à une élection politique est compromise.
C'est tristissime! Comment faire pour changer la mentalité sclérosée et partisane qui préside aux décisions, petites ou grandes?

Bien cordialement!

Écrit par : Micheline Pace | 13/07/2008

Désolé de ne pas être complétement à l'unisson des commentaires précédents : je trouve que vous abordez trop de sujets dans un seul billet et cela dévalorise le tout, qui est d'une rare importance.

1° Sur l'IUED, j'ai eu le privilège d'avoir pour collègue qqn qui sortait du 3ème cycle en développement de Zürich et qui n'a pas voulu suivre l'IUED parce que décidèment beaucoup trop gauchiste. Pour ma part, je trouvais et continue de trouver cet ex-collègue beaucoup trop gauchiste - je peux expliquer comment et pourquoi -, il n'empêche qu'il est devenu le n° 1 de la plus grande ONG suisse, nomination parfaitement méritée. Personnalité brillante. Dentition à rayer le parquet, nobody is perfect...

2° Sur la DDC : aussi vrai que les gens qui rentrent dans la police sont plutôt de droite, la DDC est un vrai ramassis du restant de la colère du dieu des 68tards. L'argent de la Suisse y est gratuit, ces cochons de banquiers n'ont qu'à casquer. La DDC est un organisme qui recrute internationalement comme aucun état au monde, raison pour laquelle vous ne rencontrerez que fort peu de Suisses en son sein, sauf ceux appartenant à la IIIème Internationale et suivantes...

Comme exemple : pour convaincre les autorités d'un pays que nous appellerons le Mozambique de l'utilité d'équiper ses populations d'une pompe très bon marché, dite Bomba de Mecate, produite au Nicaragua (évidemment!), le représentant de la DDC (un éminentissime Anglais) fait voyager une dizaine de personnes du Mozambique au Nicaragua. Donc déjà 2500 km pour le "ministre" des Obras publicas" de cabo Delgado à Maputo. Puis tout ce petit monde part en Europe pour rejoindre New York USA où ils attendront le vol pour le hub suivant Caracas. D'où ils partiront pour visiter l'usine de production des dites pompes au Nicaragua. Coût par personne : entre 10'000 et 20'000 dollars par personne.

La pompe en question, c'est une corde à noeuds que l'on fait passer par deux poulies, une en fond de puits, l'autre en tête, avec une roue de vélo dotée d'une manivelle. Aux noeuds, on adjoint des bouts de pneux découpés au diamètre d'un tube planté dans le puits. En remontant la corde, l'eau est poussée par les bouts de pneus. Il faut trente secondes à un débile mental profond pour expliquer son fonctionnement s'il dispose d'illustrations.

Le reste du temps, la DDC organise des stages de formation de formateur de formateurs, puis des stages de vérificateurs de la formation des...etc..., cela dans les meilleurs hôtels possible. Donc les plus chers.

Si le parti socialiste milite si fortement pour que les citoyens ne puissent plus posséder d'armes, c'est probablement parce qu'ils redoutent que les citoyens apprennent un jour comment eux utilisent l'argent mis à leur disposition. En 1789, la tête de Calmy-Rey et de Walter Füst seraient promenées dans les rues au bout d'une pique sans aucun doute. Et ce ne serait pas volé, croyez-moi !

Écrit par : Géo | 13/07/2008

Je vous laisse méditer cette disposition du code pénal

Art 1731

1. Délits contre l’honneur.

Diffamation

1. Celui qui, en s’adressant à un tiers, aura accusé une personne ou jeté sur elle le soupçon de tenir une conduite contraire à l’honneur, ou de tout autre fait propre à porter atteinte à sa considération,

celui qui aura propagé une telle accusation ou un tel soupçon,

Écrit par : Anastase | 13/07/2008

M. Géo, moi je n'aime ni votre ton vraiment très agressif, ni vos références sanglantes à 1789. J'aime encore moins les allusions racistes que vous m'avez parfois envoyées. Et je ne suis pas d'accord non plus avec le fond de votre propos.
Certes la DDC commet forcément des erreurs et l'exemple que vous citez est vraiment ce qu'il ne faut pas faire. Il aurait bien mieux valu utiliser cet argent à créer une infrastructure capable de produire sur place les-dites pompes. Maintenant, peut-être que ce voyage n'était ni plus ni moins qu'un cadeau destiné à faire accepter un programme plus important par le Ministre?
Ou peut-être que le responsable local avait lui-même envie d'une escapade au Nicaragua? Faire dépenser beaucoup à son administration pour obtenir un peu, est certainement l'un des travers les plus pernicieux de la fonction publique dans le monde entier. Parfois même dans le privé.
J'entendais hier soir parler de fonctionnaires de l'ONU à Kaboul qui faisaient reclasser leur quartier d'habitation en zone dangereuse, même si ce n'était pas le cas, juste pour toucher une prime de risque... Mais avant de leur jeter la pierre, demandez-vous si vous iriez vous-même vivreà Kaboul en ce moment.. en laissant conjoint(e) et enfants à Genève ou ailleurs ?
La police attire des gens de droite, la banque des esprits qui ont soif d'argent et la coopération des jeunes idéalistes qui peu à peu vieillissent, acquiert (ou non) savoir faire et expérience, mènent une vie d'expatrié parfois dans des conditions difficiles, souvent avec des contrats précaires et, à l'heure d'avoir des enfants, finissent par s'estimer sous-payés...
C'est d'aileurs pourquoi la DDC emploie énormément de gens recrutés localement ou simplement hors de Suisse: à niveau de compétence égale, ils coûtent beaucoup moins cher. Parfois dix ou même cinquante fois moins cher, pour la main d'oeuvre locale. Donc on peut faire beaucoup plus avec la même somme et c'est bien le but. La vocation de la DDC n'est pas d'employer des Suisses, c'est d'aider au développement des pays pauvres. Et de créer de l'emploi là-bas...
Ayant produit ou coproduit une quarantaine de films sur des projets de développement dans le monde entier, avec la DDC comme partenaire principal, j'ai rencontré nombre de gens passionnés qui faisaient un boulot remarquable. Je ne nie certes pas qu'il y ait des disfonctionnements, du coulage, des absurdités et des potentats surnuméraires, comme dans n'importe quelle administration, mais à mon avis ni plus ni moins qu'ailleurs. Il faut leur faire la chasse sans jeter le bébé avec l'eau du bain.
Quant à M. Anastase, il me semble avoir dépeint surtout un état d'esprit et une erreur de jugement politique. Si on ne peut plus dénoncer cela, alors même que le processus concerné met en jeu l'image du pays et même des vies humaines, que reste-t-il de la démocratie ?

Écrit par : Philippe Souaille | 14/07/2008

Souaille@ je ne vous parlais pas des employés locaux et vous le savez très bien. Pas très honnête de votre part.
Vous pourriez étayer cette accusation de racisme ?

Écrit par : Géo | 14/07/2008

M. Geo, j'ai bien compris qu'un anglais n'est pas un employé local burkinabe. Et pour avoir moi-même réalisé une vingtaine de films sur différents projets de la DDC, je n'ai rencontré que des employés suisses ou locaux, au sens large, c'est à dire du pays ou de pays proches. Je considère donc votre contre-exemple comme confirmant la règle. Par ailleurs le salaire d'un citoyen britannique, est à priori moins élevé que celui d'un Suisse.
Sur le racisme, qui explique d'ailleurs le ton sec de ma réponse, alors que j'ai le souvenir de certains de vos commentaires plutôt pertinents aux débuts de mon blog l'an dernier, j'ai reçu deux ou trois commentaires absolument déplacés sur l'Afrique et les africains, de quelqu'un qui signait Geo, au moment des votations sur la naturalisation. Déplacés et si choquants que je les ai effacés et que j'ai banni l'adresse couriel de leur émetteur.
A la réflexion je me dis que ce n'était peut-être pas vous, puisque votre adresse couriel n'est pas bannie et que vous n'en avez apparemment pas changée. Si donc votre pseudo a été usurpé, ce qui est arrivé à plusieurs reprises sur ces blogs de la Tdg, je retire mes accusations de racisme et vous présente mes excuses.

Écrit par : Philippe Souaille | 15/07/2008

Dans mes relations avec les Africains, j'ai choisi un ton de parler vrai. J'ai eu quelques échanges avec un "Ngaissa" récemment sur ce ton-là sur un billet traitant de la Chinafrique. Malheureusement, mon correspondant a rapidement cessé de répliquer sur le ton de "Occidentaux, tous coupables".
Après 20 ans d'Afrique, je considère que le livre de Stephen Smith "Négrologie" dit mieux que moi ce que j'ai appris là-bas. C'est une critique dure mais nécessaire.
Et après ces 20 ans, si j'en ai retiré quelque chose, c'est bien de ne plus du tout avoir de problèmes de racisme, et de cela j'en suis vraiment sûr.

Écrit par : Géo | 15/07/2008

Un ami, ancien du CICR en Colombie, me fait remarquer qu'il est tout à fait normal que les FARC ne s'étonnent pas de voir des hélicos d'ONG venir pour transférer des otages, vu que cela s'est déjà déroulé ainsi à maintes reprises dans le passé et toujours avec la bénédiction des autorités, dans le cadre d'opérations d'échanges ou de libération d'otages. Dont acte.

Écrit par : Philippe Souaille | 16/07/2008

Toutes mes félicitations !

Pour les colombiens lire les médias suisses est une épreuve d'impuissance et produit une réelle et véritable rage au coeur (il faut redonner ça juste valeur à cette phrase). La manipulation médiatique est évidente, mais qui en profite (hormis les gains politiques) ? Il est sûr que la cagnotte humanitaire est très intéressante... mais vous croyez que toute cette énergie de mauvaise foi est le fruit de l'aveuglement d'une idéologie simplement ?
Il serait absurde de penser que les FARC ont des capitaux "conséquents" en Suisse et qu'évident localement quelque uns doivent les gérer... ça serait une bonne motivation pour aller aussi loin, non ?

Écrit par : Tollelege | 03/08/2008

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