19/08/2008

Géorgie: quels sont les risques ?

L'heure est grave: l'Otan palabre pour savoir jusqu'à quel point il lui faut se mêler de la situation en Géorgie. Contrairement à ce qu'écrit l'excellent Claude Monnier dans sa dernière chronique, je ne suis pas certain que cela soit sans danger. C'est d'ailleurs la première fois, depuis 30 ans que je le lis que je suis en vrai désaccord avec ses propos... Un conflit nationaliste limité peut fort bien dégénérer en conflit généralisé, à la faveur d'une escalade et le processus a été maintes fois éprouvé.

Dans le cas présent, si j'ai bien compris les spécialistes de la région, l'Ossétie du sud fait partie de la Géorgie mais ne s'en satisfait pas et préfèrerait dépendre de la Russie. Comme le Kossovo qui ne veut plus faire partie de la Serbie, par exemple. Mais le Kossovo est l'allié de Washington et la Serbie celui de Moscou, tandis que la Géorgie est le fer de lance des intérêts étasuniens au flanc sud de la Russie.

Lorsque les conventions internationales servent de manière aussi flagrante à défendre certains intérêts au détriment d'autres, ils ne font que fabriquer du ressentiment anti-occidental. Là où l'excellent Monnier se plante, c'est que si l'on n'est plus, depuis la chute du Mur, dans une guerre froide entre blocs, on n'en est pas moins, depuis la 2ème guerre en Irak, dans une logique d'affrontements entre civilisations et grandes puissances rivales.

Wahington est l'une de ces grandes puissances, mais Moscou en est une autre. Et si l'Otan prétend forcer la Russie à se retirer d'Ossétie du Sud, par exemple en envoyant des troupes, c'est un peu comme si Moscou décidait d'envoyer des troupes défendre Cuba... ou en Serbie pour l'aider à reprendre le Kossovo. La Russie est redevenue une grande puissance et veut le faire savoir. Pas au point de s'en prendre au Kossovo ou de replacer des missiles à Cuba (que les USA laissent cepenfant prudemment en paix depuis 1962...), car elle n'a pas refait ses forces à ce point, mais tenter de la repousser d'Ossétie, ce serait comme lui marcher sur les orteils. En clair, un casus belli.

Il en va des grandes puissances comme des animaux sauvages: il y a des limites à ne pas franchir si l'on ne veut pas qu'elles se sentent obligées de réagir. L'Otan devrait pouvoir, normalement, avoir le dessus militairement, grâce à une technologie plus avancée, mais à quel prix ? L'Otan est déjà empêtré en Afghanistan et les USA en Irak. La Russie le sait et l'Ours russe a repris du poil de la bête. Moscou dispose tout de même d'une grosse armée et de moyens technologiques conséquents, en plus d'une arme économique non négligeable: en fermant le robinet du gaz, la Russie perd de gros revenus, mais l'UE se retrouve en crise énergétique, donc économique... Ce n'est pas le moment.    

L'intérêt commun serait de maintenir la paix. Ce que j'ai du mal à comprendre, c'est pourquoi empêcher les sud-ossètes de devenir indépendants ou de rejoindre la Russie, puisqu'il semble que cela soit leur désir le plus cher ? Il y aurait, ce me semble, de l'équité à leur accorder ce que l'on accorde au Kossovo... Je n'ose croire que ce refus n'a d'autre cause que l'entêtement de Condoleezza Rice, formée à l'anticommunisme primaire reaganien et grande spécialiste de l'URSS, qui voit encore dans Moscou l'ennemi absolu, le colosse aux talons d'argile... En oubliant que Moscou n'est plus communiste et que l'état des forces n'est plus le même. 

 

Commentaires

Concernant votre article, je me demande si vous ne le faites pas exprès de ne pas tout dire, de ne pas tout voir.

1. Hélène de Troie...y a t-il une femme derrière la guerre ?
2. Le prix du baril baissait, les russes sont les fournisseurs n° 1, mondial, donc intêret à faire augmenter le prix...
3. Après la guerre contre des musulmans thcétchénes, ils s'attaquent par souci d'équité aux orthodoxes...
4. Invasion de la Géorgie = installation en Pologne du bouclier anti missiles...
5. Vous et moi, sommes 2 p'tits cons...comparés à Bush et Poutine...qui veulent se partager le monde (comme Hitler et Staline)...
6. L'antisémitisme russe (oui, beaucoup de géorgiens sont israéliens), Israël livre des armes et de la statégie entraine les soldats...
7. La Russie (et l'URSS avant elle) ont besoin du marché arabe, pour vendre leurs armes...pas chères...
8. Pervez Musharraf vient de démissioner...
9. L'Iran annonce sa fabrication de missiles... sachant que les russes et les chinois couvrent à l'ONU, l'Iran...
10. Le meilleur pour la fin...McCain est un militaire, qui a besoin de gagner la guerre de l'élection...les américains avaient carrémenet installé une usine d'armement en URSS...le grand capital,
banques...etc.
De cette manière, McCain devient nécessaire à la Maison Blanche...Obama est un p'tit con, inutile, sans expérience de la géopolitique...

Aux yeux du marché arabe, pour les russes, qui, pour le Kosovo, étaient contre son indépendance, maintenant ils se montrent pro-musulmans...et
en faveur des pauvres ossétes...donc la vente peut reprendre...

Tout le monde est gagnant...(enfin...à leurs yeux)

Bien, 10 points à ajouter à la liste du débat...et comme le disait Aïcha Khadafi...oeil pour oeil...je pense qu'il faut s'attendre (même si l'armée US est un peu dispersée maintenant) à une riposte rapide, si l'évacuation des troupes russes ne se fait pas rapidement...

L'UE, n'a pas d'armée à proprement parler, oui, c'est vrai, mais, chacun des 27 en a 1 ... d'armée ...

De toute manière...il faut voir à qui profite "le crime", suivre "le palin blanc"...tout en sachant que ceux qui écrivent l'histoire ce sont toujours les gagnants, n'est-ce pas ?

Bien à vous,

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 19/08/2008

Excusez...il faut lire lapin blanc...non pas palin...

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 19/08/2008

pour Victor... franchement je sais pas ou tu sors tes anneries mais c'est fort mdr ...
maintenant ils se montrent pro-musulmans...et
en faveur des pauvres ossétes...??? d'ou tu sors que les ossetes sont musulmants? plutot orthodoxe ! donc t'as liaison avec les armes n'est pas fondee !!!
Une riposte des americains ??? ah bon , je serais tres etonne et je suis sur que ce ne sera pas au porte de la russie , c a d en georgie !
cette fois les americains sont tous seul , les occidentaux ne suivront pas l'amerique ou en tout cas que partiellement ... comment les europeens peuvent accepter de donner un kosovo independant et pas une ossetie ou une abhkazie independante ?
Et surtout n'oublions pas que c'est le president georgien qui a donne l'assault de l'armee georgienne sur la population d'ossetie du sud(pro-russe).
Ce qui mets dans une position tres delicate , les europeens autant que les americains ,a l'instar des americains qui eux ce foute de baffoue les lois , la justice , le droit internationnal , se foute de l'opinion publique et ne regarde que ses propre interets et rien d'autres... La russie vous a tous prevenu "l'independance du kosovo sera un dangereux precedent pour la region et le monde entier"(surtout quand on sait que la plus grande base americaines d'europe se trouve au kosovo)tout le monde a accepter le fait que la serbie se fasse bombarde pendant 3 mois alors qu'elle defendait ses terres et surtout est un etat souverains ! la guerre en yougoslavie n'est pas a cause des slaves qui y vivent mais plutot une yougoslavie forte et puissance avec son allie russe devenait un grand obstacle aux projets americains!
Maintenant preparez vous , car plus personnes n'est en securite et encore moins les europeens qui seront les premiers cible ...a+

Écrit par : Niko | 19/08/2008

Niko,

L'histoire ne commence ni hier, ni en 1917, ni avec Staline.

Après lecture de l'article sur la Gorgie, sur Wikipédia, vous comprendrez beaucoup plus la géopolitique...

http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9orgie_(pays)


À partir du XIIe siècle, le royaume géorgien s'étend sur la totalité du sud-Caucase, une partie du nord-est et quasiment la totalité de la côte nord-est de l'actuelle Turquie, et aussi au-delà de quelques régions du nord-ouest de la Perse.
Ce royaume géorgien qui était tolérant envers ses sujets musulmans et juifs, malgré son caractère profondément chrétien, fut contrôlé par les Mongols de la Horde d'Or au XIIIe siècle.
Depuis, différents princes se battirent pour leur indépendance au pouvoir central géorgien jusqu'à la désintégration totale du royaume au XVe.
Au XVIe siècle, les empires ottoman et perse exploitèrent la situation et envahirent respectivement les principautés de l'ouest et de l'est de la Géorgie.
Les dirigeants des principautés, qui récupérèrent une partie de leur autonomie, organisèrent diverses rébellions.
À la suite des invasions perse et turque, les royaumes et les principautés furent encore plus affaiblis.
La population de la Géorgie, à la suite des guerres continues, a été réduite jusqu'à 100'000 habitants.
Cette fois-ci, cette faiblesse fut exploitée par l'empire russe. Le premier à tomber entre les mains russes est le royaume de Kartl-Kakheti, situé à l'est de la Géorgie et alors quasiment dévasté par les invasions perses subies lors des deux dernières décennies du XVIIIe.
En 1783, la Russie et la Géorgie signent le traité de Georgiev, selon lequel la Géorgie (Kartl-Kakheti) recevait la protection de la Russie.
Le 22 décembre 1800, l'empereur russe Paul Ier, à la demande du tsar géorgien Géorguy XII, signe le Manifeste sur l'union volontaire de la Géorgie (Kartl-Kakheti) et de la Russie.
Le manifeste est proclamé le 18 janvier 1801.
En 1810, le royaume d'Imereti à l'ouest de la Géorgie se joint à l'Empire russe.
En 1803 - 1864 - à la suite des guerres de la Russie contre la Turquie et l'Iran, on libère la grande partie des terres géorgiennes, précédemment occupée par les pays musulmans.
À la Géorgie sont joints Batoumi, Artvi, Akhaltsikhe, Akhalkalaki, Poti, l'Abkhazie.
Après la Révolution russe, la Géorgie déclara son indépendance le 26 mai 1918, pendant la guerre civile russe. Cet État indépendant fut parmi les premières nations au monde où les femmes eurent le droit de vote. Les élections législatives furent gagnées par le parti social-démocrate géorgien. Son chef, Noe Jordania, reçut le titre de premier ministre.
Le 25 février 1921, la République démocratique de Géorgie fut occupée par l'armée rouge et incorporée dans une République socialiste soviétique fédérale de Transcaucasie comprenant la Géorgie, l'Arménie et l'Azerbaïdjan.
La RSSFT fut dissoute en 1936 et la Géorgie devint la République socialiste soviétique de Géorgie.
Pendant la Perestroïka à la fin des années 1980, dont l'un des principaux architectes fut le ministre géorgien des affaires étrangères de l'URSS, Edouard Chevardnadze, la Géorgie développa un système politique avec plusieurs partis, ce qui favorisa fortement l'indépendance.
Le pays organisa les premières élections libres et démocratiques de l'Union soviétique le 29 octobre 1990.
Le 9 avril 1991, peu avant l'effondrement de l'URSS, la Géorgie déclara à nouveau son indépendance.
Le président démocratiquement élu était alors l'ancien dissident Zviad Gamsakhourdia.
Plusieurs régions comprenant l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud souhaitent prendre leur indépendance, ce qui mena à la guerre civile et à d'importantes violences ethniques.
Zviad Gamsakhourdia fut mis en fuite, et Edouard Chevardnadze lui succéda à la tête du pays.
L'indépendance de la Géorgie reste très fragile, notamment du fait des velléités autonomistes de ses provinces à majorité russe.
Ce conflit territorial est à l'origine d'une tension armée qui démarra le 7 août 2008 entre Géorgie et Russie.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 20/08/2008

ou avez vous pris que les usa laissent Cuba en paix depuis 1962
et les attentas dans les hôtels (qui ont couté la vie à un jeune italien) et l'attentat contre l'avion de cubana perpétré par posada cariles (à la solde de la CIA) et les attentas biologiques contre l'agriculture et la détention des cinq de Miami , et le budget alloué aux organisations terroristes de Miami .......
cher ami vous devriez revoir votre copie

Écrit par : louis | 20/08/2008

Vous écrivez que dans le cas d'un conflit armé "L'Otan devrait pouvoir, normalement, avoir le dessus militairement, grâce à une technologie avancée, mais à quel prix?" Je trouve que c'est une pure spéculation, puisque rien que l'espace russe engloutirait les effectifs de l'Otan comme il a déjà englouti les armées de Napoléon et d'Hitler. Et ceci sans parler de la qualité du soldat russe, de sa résistance et de sa combativité. Aussi, de la ténacité du peuple russe à supporter toutes les épreuves qu'un conflit armé sait faire subir à une population civile.
Donc, cette technologique virtuelle avancée de l'Otan, en tant qu'élément d'une suprématie militaire, elle est juste bonne pour faire rire les experts en la matière !

Mais, pendant que nous sommes dans les spéculations, je vais présenter un scenario qui ne devrait pas être si irréel que cela.

Nous savons de l'histoire que les Ossètes, ou comme est leur nom d'origine, les Alains, sont un peuple d'origine persane qui a joué durant plusieurs siècles le rôle de bras prolongé de l'Empire perse dans le Caucase jusqu'au début du XIX siècle (comme les Azéris ont joué le même rôle pour l'empire turc). Malgré une conversion partielle à la religion orthodoxe et l'implantation de la langue russe (comme partout dans le territoire de l'ancien Empire Russe ainsi que dans l'URSS) les liens traditionnels entre les deux cousins demeurent. La mémoire populaire est tenace, elle survit des siècles.
Il est bien probable que l'Iran d'aujourd'hui n'est pas indifférent à ce que pourra être demain le destin de l'Ossétie du Sud .Il est aussi probable que la Russie, agressée oralement mais aussi menacée par l'Alliance par l'implantation de soi-disant antimissiles en Pologne, se rapproche non seulement économiquement (ce qui est déjà le cas) mais aussi politiquement, voire militairement, de l'Iran en lui proposant de participer à la défense de la souveraineté de son cousin ossète. Dans ce cadre, elle pourrait offrir au pays des ayatollahs des avantages dans l'armement y compris dans le domaine nucléaire. Les conséquences d'une telle coopération pourraient fondamentalement modifier la situation politique actuelle au Moyen Orient et ceci au détriment de ce sur quoi s'active actuellement la diplomatie du "monde libre".
Quant à l'EU, l'unité de l'Alliance ne survivrait pas une réduction, même limitée, de la fourniture russe en gaz et en pétrole. Parce que l'unité de l'Otan n'existe que dans le cas où il peut écraser sans risque un tout petit pays, comme la Serbie. Question de courage et d'engagement "sans risque", sans doute.
Mais, en Afghanistan les analystes de l'Otan se sont lourdement trompés….

Tout ceci prépare un beau et fort "retour de manivelle".

Écrit par : Nenad Hrisafovic | 21/08/2008

Si vous ne voulez pas de mes commentaires, indiquez le clairement.
N.H.

Écrit par : Nenad Hrisafovic | 21/08/2008

Vos commentaires sont modérés, c'est à dire que je dois les lire avant de les valider. Il se trouve que je n'ai pas le nez en permanence sur ce blog et qu'il faut parfois attendre quelques heures. Inutile donc de les renvoyer 3 ou 4 fois. Inutile aussi de s'énerver.
Quant au fond du dernier commentaire, cela m'amuse toujours de constater les ravages que peut causer le nationalisme, d'où qu'il vienne. Comment peut-on encore se croire, au XXIème siècle, plus fort, plus courageux, ou plus malin que les autres... Tout ceci dépend tellement d'éléments extérieurs.
La steppe et l'hiver russe ont vaincu Napoléon et Hitler, mais la Géorgie n'est pas toute la steppe russe et les technologies actuelles permettent justement d'écraser au sol une armée sans quasiment avoir à envoyer d'hommes sur le terrain. Le problème se pose après, lorsqu'il s'agit de maintenir une armée d'occupation sur place. La Russie d'ailleurs en a également payé le prix, en Afghanistan. Il y avait trop de mères qui pleuraient leurs enfants, à Moscou, Valdivostock... ou Tbilissi...
Donc l'OTAN en déployant ses armes lourdes et toute sa technologie flanquerait vraissemblablement une pâtée mémorable aux troupes russes, qui en seraient réduites à se transformer en guérilla, ce qui deviendrait tout à fait ingérable ingèrable pour les troupes de l'OTAN. C'est exactement ce que je résumais plus haut.
Je doute fort cependant que Moscou ait envie de voir ses armes lourdes réduites en bouillie. Donc on pourrait même risquer l'escalade nucléaire, que l'on a peut être un peu trop vite oubliée... Ou, devant l'impasse évidente (pour toute personne sensée) d'une action armée, peut-être n'assiste-t-on qu'à un simulacre de conflit, destiné à satisfaire les opinions publiques...
Si je ne considérais pas que Bush et Sarkozy sont de grands malades, psychiquement parlant, j'aurai tendance à privilégier cette dernière solution. Mais voilà, je crains qu'ils ne soient trop imbus de leurs petites personnes pour envisager qu'une ac§tion militaire qu'ils commandent puisse leur être fatale

Écrit par : Philippe Souaille | 21/08/2008

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Dans votre article est écrit que dans le cas d'un conflit armé Russie-Otan, "L'Otan devrait pouvoir, normalement, avoir le dessus militairement, grâce à une technologie avancée, mais à quel prix?"
Je trouve que c'est une pure spéculation, puisque rien que l'espace russe engloutirait les effectifs de l'Otan comme il a déjà englouti les armées de Napoléon et d'Hitler. Et ceci sans parler de la qualité du soldat russe, de sa résistance et de sa combativité. Aussi, de la ténacité du peuple russe à supporter toutes les épreuves qu'un conflit armé sait faire subir à une population civile.
Donc, cette technologie virtuelle avancée de l'Otan, en tant qu'élément d'une suprématie militaire, elle est juste bonne pour faire rire les experts en la matière !

Quant à l'EU, l'unité de l'Alliance ne survivrait pas une réduction, même limitée, de la fourniture russe en gaz et en pétrole. Parce que l'unité de l'Otan n'existe que dans le cas où il peut écraser sans risque un tout petit pays, comme la Serbie. Question de courage et d'engagement "sans risque", sans doute.

Mais, en Afghanistan les analystes de l'Otan se sont lourdement trompés….En Géorgie aussi.

Écrit par : Nenad Hrisafovic | 22/08/2008

La 2ème guerre d'Irak a donné une excellente idée des dégâts que pouvait causer une supériorité technologique bien réelle sur des éléments visibles et exposés. Le rapport des pertes étaient de 1 à 1000 et la combativité des soldats de Saddam n'est certainement pas en cause, qui se sacrifiaient par vagues entières...
La taille des espaces à défendre ne change rien à l'affaire au contraire. Pour des missiles et des bombardiers, ce n'est pas un obstacle.
En revanche, si l'occupation suit, les choses se gâtent pour l'envahisseur. Parce qu'on ne peut plus appliquer les mêmes méthodes au contrôle des populations. Pour ce qui est de l'unité de l'OTAN, il me semble présomptueux d'en préjuger comme vous le faites. Cette unité reste relative tant que le danger n'est pas clairement perçu et que la voie pacifique semble pouvoir être privilégiée. Mais comme souvent en cas de vraie guerre, les difficultés sont plutôt de nature à souder les peuples. Jusqu'à un certain point, lorsque la défaite ne fait plus de doute et que les populations sont contraintes à demander grâce.
Il serait assez stupide, de la part de la Russie, de tabler sur une désunion des forces de l'OTAN en cas d'agression injustifiée contre l'un de ses membres, surtout si cette agression pouvait passer pour le début d'une guerre de conquête... Tout aussi stupide que l'idée de certains stratèges étasuniens selon laquelle ils pourront appliquer indéfiniment la loi du plus fort à des entités bientôt plus grosses et mieux armées qu'eux.

Écrit par : Philippe Souaille | 22/08/2008

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