16/09/2008

Finance: le point commun

Quel est le point commun entre la crise de 29, le jeu de l'avion des Orange People, la bulle Internet et l'affaire des subprime, qui plombe le réveil de nos traders en ce frais matin de septembre ?

Le virtuel.

En 29, c'est une construction triangulaire basée aur le prêt à l'Allemagne d'argent tout droit sorti de la planche à dollars, pour payer les dommages de guerre à la France et à l'Angleterre qui remboursaient ainsi en monnaie de singe l'argent prêté par les Etats-Unis pour soutenir leur effort de guerre, qui le reprêtait à l'Allemagne, pour rembourser l'échéance suivante... De la pure cavalerie, qui fatalement, un jour s'effondre.

Dans la bulle Internet, c'était la valorisation hallucinante et sans lien avec la réalité du "clic" qui permettait d'évaluer des jeunes pousses à plus de mille fois leur valeur réelle... Jusqu'à ce que le marché s'aperçoive qu'il avait la tête... et les pieds dans les nuages.

Idem avec les Subprime, les banques ont élaboré une construction purement artificielle pour donner de la valeur à des garanties qui n'en avaient aucune.

A chaque fois, le virtuel, en se déconnectant de la réalité, permet à quelques uns, parfois beaucoup, de se faire des masses d'argent, mais au bout du compte, il y a forcément un moment où il faut régler la facture. Le hic, c'est que le jeu de l'avion ne gruge que des gogos amateurs, tandis que les 3 autres attirent des professionnels censés êtres aguerris et avertis.

Pourtant, des marchés bien réels, dans lesquels investir et gagner de l'argent sans risque d'effondrement soudain de tout le business, il y en a pléthore. A commencer par tous ceux des pays en  développement, où tout reste à construire, qui ont le plus grand besoin d'investissements. Et puis chez nous, les technologies de pointe actives dans le développement durable, la recherche énergétique, etc... Pas pour en tirer des milliards du jour au lendemanin, mais pour y gagner sa vie honnêtement. En bon père de famille...Pas très glamour, mais économiquement et socialement, beaucoup plus productif.

 

 

Commentaires

En 1927, en Allemagne, il y a eu le jeudi noir...donc, 2 ans avant 1929...

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 16/09/2008

Je suis désolé pour mon manque de précision.
Il s'agit du fameux vendredi noir, 1927, le mardi noir étant l'américain de 1929. (donc, pas de jeudi).

Lu sur le site de la banque suisse UBS.

krach boursier / Börsenkrach / crac in borsa / market crash

Terme d'origine allemande désignant une débâcle boursière, un effondrement des cours survenant brutalement (en une seule séance).

Il peut être déclenché par un brusque revirement de la conjoncture ou une correction technique des marchés à la suite d'un gonflement des cours d'origine spéculative.

Le krach du 13 mai 1927 en Allemagne (vendredi noir) et, 2 ans plus tard, celui du 29 octobre 1929 de Wall Street (mardi noir) ont eu des conséquences désastreuses pour l'économie.

Celles de l'effondrement mondial du 19 octobre 1987 (lundi noir) ont été, en revanche, limitées.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 16/09/2008

Je ne vous aime pas, Souaille. Je voulais faire un commentaire sur le parallèle entre jeu de l'avion et subprimes et je tombe sur votre billet...
C'est très bien aussi ce que vous dites sur les investisements à faire chez vos chers amis africains, qui sont aussi les miens. Le feriez-vous si vous aviez des capitaux ? Non, bien sûr et vous savez aussi bien que moi pourquoi. je ne reviendrais pas pour la 100ème fois là-dessus.
Par contre, dans la première partie du raisonnement, j'ai toujours constaté une américanophilie quasi-hystérique chez les hommes d'affaires suisses. Tout ce qui vient de là-bas eswt bon. Pas difficile dans ces questions de leur vendre n'importe quoi, y compris les crédits les plus pourris. Dommage pour moi que j'aie mis mon argent chez UBS...Je savais qu'ils étaient cons et je l'ai tout de même fait. Je ne peux m'en prendre qu'à moi-même. Comme si j'avais investi mon argent dans un pays africain...

Écrit par : Géo | 16/09/2008

Désolé de vous avoir brûlé la politesse cher Géo... Il se trouve que j'étais un peu pressé parce que j'avais précisément un rendez-vous de business au sujet de l'investissement dans les pays émergents... Je vous en reparlerai en temps utiles.
L'Afrique évolue, peu à peu. Une vraie classe moyenne est en train d'émerger, des jeunes qui ont fait des études, qui ont vu le monde et qui ont envie d'entreprendre, dans les règles de l'art. Pas de devenir fonctionnaire, ni escroc, ni assisté ou employé d'ONG.
J'en ai rencontré plusieurs à Abidjan cet été, qui m'ont vraiment impressionné. Et l'Afrique anglophone en voit éclore tous les jours. C'est peut-être un voeu pieu, mais franchement cette fois j'y crois.
Le film Ashakara que j'avais écrit et produit il y a 18 ans, qui a cartonné en Afrique, n'était qu'un message désespéré enjoignant aux africains de se prendre enfin en charge eux-mêmes. Aujourd'hui, je ne le redirais pas de la même façon, car la transformation a commencé.
Mais il n'y a pas que l'Afrique qui émerge. L'Asie et l'Amérique latine aussi. Elles ont même quelques longueurs d'avance.

Écrit par : Philippe Souaille | 16/09/2008

Je veux bien croire que certains privés peuvent investir en Afrique. Mais les Africains qui réussissent, l'élite ou appellez ça comme vous voulez, ceux-là sont très nationalistes, assez chauvins et peut-être racistes anti- Blancs. C'est probablement une phase nécessaire dans la reconstruction de leur pays, leur continent. Je ne leur en veux pas mais n'ait pas envie d'en être victime...

Écrit par : Géo | 16/09/2008

"Je suis désolé pour mon manque de précision.
Il s'agit du fameux vendredi noir, 1927, le mardi noir étant l'américain de 1929. (donc, pas de jeudi)."

http://fr.wikipedia.org/wiki/Krach_de_1929

Écrit par : Johann | 18/09/2008

J'ai lu ça:

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2170

Conclusion intéressante:

"Un pays pourvu de dirigeants avisés reconnaîtrait sa situation difficile, mettrait un terme à ses guerres inutiles, et réduirait son énorme budget militaire, qui dépasse celui du reste du monde. Mais un pays dont l’objectif en politique étrangère est l’hégémonie mondiale continuera sur la voie de la destruction jusqu’à ce que le reste du monde cesse de financer son existence.
La plupart des Américains, y compris les candidats à l’élection présidentielle et les médias, ne savent pas qu’aujourd’hui le gouvernement des États-Unis, à cette minute même, n’est pas en mesure de financer cette journée de fonctionnement et doit compter pour ce faire sur les étrangers qui achètent ses bons du Trésor. Le gouvernement leur paie les intérêts grâce à la vente de nouveaux bons, et lorsque ceux-ci arrivent à échéance, le gouvernement les rembourse en vendant à nouveau des bons. Le jour où les étrangers cesseront d’acheter les bons du Trésor sera le jour où le peuple américain et son gouvernement seront ramenés à la réalité.
Une telle situation financière n’est pas celle d’une superpuissance.
Le sort que connaît aujourd’hui Lehman Brothers préfigure-t-il le destin de l’Amérique de demain ?"

Comme quoi les USA pourraient être foutus en l'air sans même tirer un seul coup de feu.

PS: 1929: jeudi noir + lundi noir + mardi noir...

Écrit par : Johann | 18/09/2008

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