20/09/2008

Le jeu de l'avion continue... A quand les bombardiers ?

Ainsi donc, pour donner un coup de fouet salvateur aux bourses occidentales qui s'enfonçaient dans la déprime, Bush et ses potes ont injecté un énorme paquet de dollars dans l'économie.

Ils l'ont fait aussi pour sauver les fesses de McCain, que tous les sondages donnaient perdant après l'effondrement des-dites bourses.

Le problème, c'est que ce pognon, ils ne l'avaient pas et qu'ils ont du l'inventer. Oui, quand on est à la tête d'un pays, on n'a pas d'arbre à billets, mais on a des imprimeries et du papier... Du même coup, ils ont creusé encore davantage le déficit déjà abyssal des Etats-Unis. Leur seule et unique chance de s'en tirer, c'est qu'ils tiennent leurs créanciers par la barbichette, la Chine notamment. Pékin pourrait mettre Washington à genoux, demain, si l'organe suprême du PC Chinois le désirait, rien qu'en exigant le remboursement de ses créances. Mais du même coup, en ruinant l'économie gringo, les chinois perdraient leurs débouchés, avec des conséquences désastreuses pour leur économie à eux. Les Chinois sont bel et bien montés dans le jeu de l'avion à leur tour et, pour l'instant, ils y restent.

Heureusement, parce que le jour où ils en sortent, il est à peu près certain que c'est à coups de bombardiers que les comptes vont se règler, les Etats-Unis n'ayant plus d'autre choix que de rentrer dans une économie de vraie guerre pour 1) continuer à faire tourner la machine 2) éviter de rembourser aux Chinois les sommes colossales qu'ils leur doivent et qu'ils ne pourront de toute manière jamais rembourser...  

On voit une confirmation de tout ceci à l'OMC, où les Chinois sont entrés de bon coeur, parce qu'ils avaient besoin de ce que leur apportait l'ouverture des marchés. Tandis que les Russes esssaient d'y entrer à reculons. Pour exporter leur gaz, ils n'ont nul besoin de l'accès aux marchés assuré par l'OMC, car leur gaz, tout le monde se l'arrache. Ce qui les intéresse c'est juste l'aspect cosmétique de la chose, parce qu'ils estiment, avec raison, que leur place de géant n'est pas à l'extérieur d'un organisme multilatéral aussi essentiel que l'OMC. Sauf qu'ils n'ont pas encore compris que l'OMC pouvait fort bien continuer de fonctionner sans eux. Et que nombre de pays, pas forcément alliés des Etats-Unis, préfèrent voir la Russie à l'extérieur qu'à l'intérieur si c'est pour s'y comporter comme un taureau furieux dans un magasin en porcelaine... dont chacun des actionnaires possède le droit de veto.

Il faudra donc que Moscou mette de l'eau dans sa vodka si elle veut sièger à Genève.

Ce qui ne dit rien de la poursuite du vol de l'avion fantôme... En gros, le choix qui s'offre dans quelques semaines aux électeurs étasuniens est simple:

soit ils votent Obama et peut-être auront-ils la chance de voir un Président tenter la désescalade économique et militaire en douceur, ce qui a une faible chance de marcher et d'éviter au monde une catastrophe majeure,

soit ils élisent McCain et Palin, c'est à dire l'équipe capable de creuser encore davantage le gouffre qu'ils ont sous les pieds juste pour retarder le moment de la perte du pouvoir... Ces gens n'ont aucune conscience collective. C'est "après moi le déluge", et d'ailleurs ils y croient au déluge et à la fin du monde par l'apocalypse et que dieu va venir les sauver eux...

Le problème, c'est que j'ai vraiment peur que les étasuniens choisissent la 2ème option. Quelqu'un a-t-il une idée qui pourrait les aider à changer d'avis ? 

Commentaires

"Mais du même coup, en ruinant l'économie gringo, les chinois perdraient leurs débouchés, avec des conséquences désastreuses pour leur économie à eux."

Pourquoi la ruiner maintenant? Les Chinois ne sont pas stupides. C'est bien plus efficace qu'une bombe atomique et ça leur permettra de faire ce qu'ils veulent (Tibet, Formose, etc.) sans que les USA bougent une oreille. Vive la Chine!

Écrit par : Johann | 20/09/2008

"Le problème, c'est que j'ai vraiment peur que les étasuniens choisissent la 2ème option. Quelqu'un a-t-il une idée qui pourrait les aider à changer d'avis ?"

Parce que vous croyez encore que le résultat n'est pas fait d'avance, qu'il y a encore un "choix"? Vous croyez qu'il y a une chance qu'Obama soit élu?

Obama a autant de chance qu'en avait Royal en France. Sans compter les trucages en Floride et en Ohio, Etats clefs.

Lucidité et objectivité, quand tu nous tiens...

Écrit par : Johann | 20/09/2008

Résilience de l'économie américaine


Par Guy Sorman,professeur d'économie,et auteur de "made in USA"ed.Fayard



Depuis la débâcle du crédit hypothécaire aux Etats-Unis, on guette la récession américaine : mais la récession n’arrive pas, la croissance semble même redémarrer. Ce n’est pas en Amérique que l’économie a calé, mais en Europe. Par-delà la conjoncture toujours changeante, c’est le trend qui importe. Comment comprendre ce dynamisme américain et cette stagnation européenne ? Il faut pour cela remonter loin dans l’histoire. En 1820 s’est produit un événement considérable, passé inaperçu à l’époque : cette année-là, le revenu moyen par habitant des Américains a dépassé le revenu moyen des Européens. Ce retard, depuis lors, n’a jamais été rattrapé. Les raisons profondes en sont enracinées dans nos deux civilisations, absolument distinctes de part et d’autre de l’Atlantique.

Aux Etats-Unis, société démocratique et égalitaire, les producteurs ont d’emblée cherché à satisfaire les goûts homogènes du peuple : la standardisation et la mécanisation ont été les réponses économiques à cette exigence politique. Une passion démocratique qui se perpétue aujourd’hui par les « chaînes ». Elle perdure aussi dans la « nouvelle économie » : sur Google, les sites sont classés non par des experts mais en fonction de leur fréquentation. La « sagesse des foules » l’emporte sur les choix des experts. Car l’Europe, à l’inverse, fut et elle reste le continent des élites, des aristocrates et des experts. Naguère dans l’Europe aristocratique, l’excellence au service des élites guidait les entrepreneurs : l’objet était parfait et pas standardisé. Cette Europe est restée le continent de l’excellence et du luxe, et de la conservation plus que de l’innovation.

Spontanément, l’Européen préfère le passé ; l’Américain penche vers l’innovation, le risque, l’inconnu. Ce qui est nouveau est aux Etats-Unis toujours accueilli avec enthousiasme et avec méfiance en Europe. Dans le jargon économique contemporain, ce goût de l’innovation s’appelle le principe de la création destructrice. Aux Etats-Unis, la rage de l’innovation ne cesse de remplacer du vieux par du neuf : l’économie croît ainsi par bonds et souvent de bulle spéculative en bulle spéculative.

Au début du XXe siècle, les Etats-Unis comptaient trois mille constructeurs automobiles : il en reste deux. En 2000, Silicon Valley comptait 5 000 entreprises de logiciels internet ; 80% ont disparu. Ce que l’on appelle la crise des subprimes suit exactement la même logique. Des milliers de banques ont innové – les dérivés, les subprimes – des centaines vont disparaître. Mais, après l’éclatement de ces bulles, un plus grand nombre d’Américains roulent en voiture, plus ont accès à internet et il est certain qu’un plus grand nombre resteront propriétaires malgré la crise des subprimes.

Le bilan de la destruction créatrice s’avère donc positif : c’est bien la prise de risque, la passion de l’innovation et le marché de masse qui tirent l’économie américaine. Il y faut aussi beaucoup de Dollars, mais il n’en manque jamais : crise de subprimes ou baisse du Dollar, les capitaux affluent toujours aux Etats-Unis. Faute d’alternative ? Pour alimenter ce Léviathan économique, les Etats-Unis offrent toujours la sécurité juridique et les perspectives d’enrichissement que l’on ne trouve pas ailleurs. Il faut aussi de l’intelligence car l’innovation aux Etats-Unis naît du concubinage, inconnu ou suspect en Europe, entre les universités et l’industrie : un couple où chacun trouve ses comptes. L’Etat américain n’est pas absent pour autant, pas comme moteur de la croissance mais comme assureur du dernier recours ou infirmier social.

Cette épopée économique américaine est culturellement si distincte de l’Europe qu’elle ne peut pas être considérée comme un modèle exportable : on ne voit donc pas qui menacerait le leadership américain, ni l’Europe, ni les Chinois, ni Obama. À l’exception de la crise de 1930 qui avait conduit Franklin Roosevelt à socialiser l’économie et à prolonger la crise, aucune élection ne change radicalement le modèle américain. Nul ne conteste ni le capitalisme ni la Banque Fédérale qui veille à la stabilité des prix. Il est significatif qu’il n’y ait pas aux Etats-Unis, de ministre de l’Economie mais seulement un secrétaire d’Etat au Trésor. Mais il reste possible d’esquiver le débat : Nicolas Sarkozy a demandé à deux économistes prix Nobel, Amyarta Sen (Anglo-Indien) et Joseph Stiglitz (un Américain altermondialiste) de concevoir un index du bien-être qui serait distinct de l’index économique classique, la PIB. Cette tentative a eu de nombreux précédents, en particulier à l’ONU où l’on n’aime pas trop le capitalisme américain : hélas ! il est toujours apparu que le dynamisme économique rendait le peuple plus heureux que la stagnation. La croissance ne résout pas tous les problèmes mais la stagnation n’en résout aucun.

Madrid , ABC

Écrit par : D.J | 20/09/2008

Toujours selon Guy Sorman,

Le contribuable américain ? Il paye pour sa propriété . En France , le choix politique est celui de la location . L' Etat aide les HLM et verse des allocations aux locataires . Aux US , le choix est clui de la propriété : l'acquisition est subventionnée par l'Etat , déduction fiscale, crédit hypothécaire garanti par l'Etat, etc..Les subprimes , rendues possibles par les dérivés ( en gros , on fait un mix de bons et mauvais prêts revendus à un tiers ) ont contribué à cette accession à la propriété. En fait , le contribuable américain sous -paye sa propriété ; le systéme tourne aussi longtemps que les prix immobiliers montent . Quand ils baissent , l'Etat fait payer aux contribuables , la somme qui lui avait été avancée. Au total , on ne peut juger de la pagaille présente qu'en gardant à l'esprit le type de société qui est derriére. Vaut-il mieux , étre Français et locataire ou Américain et propriétaire ?

Rédigé par D.J

Écrit par : D.J | 20/09/2008

Guy Sorman, qui sera d'ailleurs à Genève dans quelques jours, à l'invitation d'un de nos meilleurs banquiers, est très certainement un penseur important. Mais il a une idée fixe: la suprématie du modèle étasunien, sur le plan politique et économique.
Tant que l'avion vole, il est dans le vrai, mais comme il refuse de voir le vrai problème, à savoir que le carburant viendra forcément un jour à manquer, il sera encore dans l'avion le jour où celui se crashera.
Ce qui ne peut manquer d'arriver pour deux raisons et pour la première je cite (grâce à Johann) les propos d'un ancien sous-secrétaire d'Etat au Trésor de Reagan, Paul Craig Roberts. pas vraiment un gauchiste, donc, :
1) "La plupart des Américains, y compris les candidats à l’élection présidentielle et les médias, ne savent pas qu’aujourd’hui le gouvernement des États-Unis, à cette minute même, n’est pas en mesure de financer cette journée de fonctionnement et doit compter pour ce faire sur les étrangers qui achètent ses bons du Trésor. Le gouvernement leur paie les intérêts grâce à la vente de nouveaux bons, et lorsque ceux-ci arrivent à échéance, le gouvernement les rembourse en vendant à nouveau des bons. Le jour où les étrangers cesseront d’acheter les bons du Trésor sera le jour où le peuple américain et son gouvernement seront ramenés à la réalité".

Je répète pour Guy Sormann et les autres, que la dernière fois que les USA ont fait de la cavalerie de la sorte, c'était entre les deux guerres, dans une spirale triangulaire avec l'Allemagne d'un côté, la France et l'Angleterre de l'autre. On sait comment ça a fini, mais Sormann, apparemment a raté l'épisode et est resté scotché au chapitre Tocqueville...

2) Les ressources énergétiques, les matières premières et le niveau de pollution tolérable marquent des frontières claires à notre expansion. Bien sûr, on peut développer encore des technologies non polluantes, mais la planète fera toujours 40 000 km de circonférence, on ne sort pas de là.
Le "quand on veut, on peut", c'est un discours pour les enfants. mais les Etasuniens sont de grands enfants, n'est-il pas ?
Une amie, négociatrice à l'OMC pour les Etats-Unis me disait un jour, sur une piste noire des Grands Montets (oui, oui, il y a des étasuniens qui savent skier): "Je ne comprend pas ton histoire de limites, moi je viens d'une culture qui ne connait pas de frontière". Comme elle est aussi une brillante intellectuelle juive new yorkaise, je lui ai demandé si c'était de l'humour. Mais non, elle croyait sérieusement ce qu'elle disait.
Comme Guy Sormann.
Et comme les Néo-cons qui s'imaginent tous dans la peau de sénateurs de la Rome Impériale. En oubliant que ce sont les barbares qui ont gagné la guerre.
Accessoirement, si la clef du succès, c'est la production de masse à bon marché et de qualité douteuse, plus le renouvellement accéléré (tiens ça me rappelle les soviets plus l'électricité...), alors on l'a tous profondément dans le baba, parce que sur ces terrains là, les Chinois sont désormais imbattables.

Écrit par : Philippe Souaille | 20/09/2008

En tous les cas, et à part en effet le gouffre ou le volcan sur lequel nous marchons, cela montre au moins une chose: le libéralisme pur et dur ne marche pas! Il faut des mécanismes régulateurs, il faut une éthique, il faut une conscience même dans le libéralisme, et il faut l'Etat pour ajuster les déséquilibres.

Écrit par : hommelibre | 20/09/2008

Bien dit!

Par ailleurs:

"Le contribuable américain ? Il paye pour sa propriété . En France , le choix politique est celui de la location . L' Etat aide les HLM et verse des allocations aux locataires . Aux US , le choix est clui de la propriété : l'acquisition est subventionnée par l'Etat , déduction fiscale, crédit hypothécaire garanti par l'Etat, etc..Les subprimes , rendues possibles par les dérivés (en gros , on fait un mix de bons et mauvais prêts revendus à un tiers) ont contribué à cette accession à la propriété."

Il y a quand même 55% de proprios en France contre 16% à... Genève.
Il n'y pas que les crédits hypothécaires qui soient pourris aux states, certaines maisons aussi. Une tornade, une inondation et il n'y a plus rien.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/06/Katrina-Pascagoula-housesX.jpg

A l'UBS ce sont des crétins. En Suisse on avait connu dans les années 90 une crise du crédit hypothécaires quand les taux sont montés à 7%. Les banques se sont retrouvées avec des monceaux d'immeubles sur les bras et des règles ont été édictées (notamment sur la mise de fonds propres). La faillite d'une des 2 banques cantonales n'avait pu être évitée que par leur fusion et l'Etat mettait la main à la poche (déjà!) avant de créer une entité de "valorisation" des immeubles surévalués. On connaît la suite.

On aurait pu penser que les banques suisses seraient devenues raisonnables sur le chapitre du crédit immobilier. Chat échaudé etc. Eh bien ce qui est valable pour la Suisse apparemment ne l'est pas ailleurs. L'appât du gain, la cupidité ont fait que l'UBS n'a pas pu résister et a recommencé à déconner. Je suis étonné que Marcel Ospel soit toujours vivant. Un homme d'honneur aurait tiré les conséquences d'une telle débandade. Plus de 40 milliards d'évaporés... en attendant la suite. Et 43 milliards qui ont été trouver refuge ailleurs. Et dire que l'UBS avait refusé de sauver Swissair. A son tour maintenant de plonger. De toute façon il n'y a plus grand chose de suisse dans cette banque: Union des Bandits Spéculateurs.

Écrit par : Johann | 20/09/2008

Ma parole Homme Libre, mais c'est beau comme du Couchepin, ce que vous écrivez... Vous faites quoi au juste, sur une liste MCG? :-)

Écrit par : Philippe Souaille | 20/09/2008

Pas d'accord Johann, ce ne sont pas des crétins, ni des lapins d'ailleurs, juste des types qui à un moment donné ce sont trouvé en situation de se faire un maximum de fric en un minimum de temps. Et lorsque vous agitez de tels paquets de pognon sous le nez des gens, et qu'ils n'ont qu'à tendre la main pour essayer de le chopper, même avec un type au-dessus armé d'une batte de base ball, la plupart des gars sont persuadés qu'ils sont assez rapides pour tenter le coup.
J'en connais très peu qui, à leur place, n'auraient pas pris le risque. C'est pour cela qu'il faut des règles qui ne peuvent être qu'étatiques et PLANETAIRES pour réguler tout ça.

Écrit par : Philippe Souaille | 20/09/2008

Philippe, je ne sais pas si je dois déprimer ou me pendre de la comparaison avec Couchepin..... Blague à part, oui c'est ma conviction, tout en étant libéral (libre, indépendant, individualiste humaniste) que le libéralisme dur n'est pas souhaitable. Mais le MCG n'est pas cela, ni à l'extrême droite. Si j'avais vu une telle position je n'y serait pas. Il est beaucoup plus au centre qu'on ne le dit. Je ne suis pas membre du parti MCG, mais de la liste très ouverte qu'il soutient, où il y a de belles intelligences. Néanmoins j'apprécie dans ce parti: sa réelle volonté politique, son engagement citoyen, son principe d'autonomie et de citoyen souverain, son libéralisme mesuré et sa sensibilité sociale, l'énergie qu'il déploie, sa manière d'aller là où ça graille sans détour et d'essayer de remettre le politique là où il doit être: au service de la population. De plus je me sens une belle liberté sur la liste pour la Constituante, et j'ai déjà fait des propositions qui ont été acceptées et qui figureront sur le programme pour la Constituante. J'adhère aussi aux projets de base de Patrick Dimier de modifications constitutionnelles. En outre, même si je suis profondément social et sensible à l'humain, je n'aurais pas pu être sur une liste de gauche. L'idéologie exclusive, le féministe radical, sa pratique inacceptable de la justice, etc, ne peuvent me convenir. Même s'il y a eu au début du socialisme un esprit libertaire, et s'il y a à gauche des personnalités de belle valeur, je ne m'y retrouve pas. Et d'ailleurs je déplore qu'il faille mettre le social dans un bord et la liberté dans l'autre. L'un ne devraient pas aller sans l'autre et ne devraient pas être opposés. Je dois dire qu'avec mon approche philosophie qui vent intégrer le complexe du vivant (voir mon dernier billet sur Edgar Morin) et la multiplicité de l'être - dont la mienne - ce n'est pas simple pour moi de faire un choix politique exclusif. Ah... n'être qu'un, oui, mais lequel? (A. Allais). Si je ne devais qu'une seule facette, je garderais:

1. la poésie
2. l'humanisme
3. la rationalité ouverte sur l'état multidimensionnel de la réalité
4. etc etc etc....

.......

Bien à vous.

Écrit par : hommelibre | 21/09/2008

"En tous les cas, et à part en effet le gouffre ou le volcan sur lequel nous marchons, cela montre au moins une chose: le libéralisme pur et dur ne marche pas! Il faut des mécanismes régulateurs, il faut une éthique, il faut une conscience même dans le libéralisme, et il faut l'Etat pour ajuster les déséquilibres."

C'est ce que F-A Hayek disait en parlant de l'état.Que le libéralisme devait fonctionner avec des règles de juste conduite.Le rôle de l'état est de garantir l'état de droit et ses règle de bon fonctionnement.Fin de citation

Quand on parle de mécanismes régulateurs,il faut bien faire attention à ne pas donner à l'état des pouvoirs qui pourraient gripper le fonctionnement du marché.

Ce qui peut à cout et moyen terme,freiner les investissements et l'innovations.

Il existe déjà des lois qui punissent les actes frauduleux,trucage de comptabilités emploi de travailleurs aux noir etc...Rien que le fait de faire respecter les règles du justes conduite,est une bonne chose pour commencer.

D.J

Écrit par : D.J | 21/09/2008

"ce ne sont pas des crétins"

Les crétins en l'occurrence ce sont ceux qui ne sont pas capables d'apprendre parce qu'ils sont trop cupides et n'ont aucun sens de la mesure, ni d'éthique. A ce que je sache les Banques cantonales n'ont rien perdu avec les crédits immobiliers américains pourris.

"J'en connais très peu qui, à leur place, n'auraient pas pris le risque."

Triste mentalité en effet. Mais s'il y a des règles, il n'y a plus libre concurrence...

Comme quand les commentaires sont modérés (=règle), il n'y a plus libre expression.

Écrit par : Johann | 21/09/2008

@Johann, qui vous parle de libre concurrence ou de libre parole? La première c'est la loi de la jungle et la seconde la cour de récré. La civilisation, c'est autre chose, de la concurrence et de la liberté d'expression, mais pas au point de pouvoir faire ou dire n'importe quoi.
Par exemple, je modère ce blog parce que je ne veux pas que le verbe y dérape et parce que l'expression maîtrisée est plus constructive que l'éructation pétomane. Même si je suppose que l'éructation fait du bien à certains. Elle les défoule et peut être qu'elle fait baisser le niveau de tension générale, mais peut-être aussi qu'elle peut pousser certains à en venir aux mains.
Quant à la concurrence, comme je l'expliquais sur le blog d'Homme libre, elle est nécessaire, mais il faut aussi de la solidarité. Tout est dans le dosage, et donc dans la réglementation du-dit.
Vous semblez partager avec un certain nombre d'intervenants sur ces blogs, comme Victor et d'autres, intégristes ou extrémistes, de quelque bord que vous soyez, une fâcheuse propension à tout voir en noir ou blanc. Ouvrez les yeux. En toutes choses il existe d'infinies nuances de gris, sans parler des couleurs. Il vous arrive de rêver en couleurs ?

Écrit par : Philippe Souaille | 21/09/2008

"@Johann, qui vous parle de libre concurrence ou de libre parole?"

Vous:

"Sur le fond, ce que veut dire l'homme Libre et je l'approuve à 200%, c'est que la libre concurrence et l'économie de marchés sont le plus sûr moyen de permettre à chacun de donner toute sa mesure."

Et pour conclure: la libre concurrence est un fantasme, un mythe dont les conditions théoriques ne sont jamais remplies dans la pratique et qui sert juste à assurer la domination de quelques uns sur tous les autres.

Et malheureusement la solidarité ne se décrète pas. L'idéologie dominante sait très bien comment faire pour qu'elle ne se manifeste pas sur les questions réellement importantes.

"Par exemple, je modère ce blog parce que je ne veux pas que le verbe y dérape et parce que l'expression maîtrisée est plus constructive que l'éructation pétomane. Même si je suppose que l'éructation fait du bien à certains. Elle les défoule et peut être qu'elle fait baisser le niveau de tension générale, mais peut-être aussi qu'elle peut pousser certains à en venir aux mains."

Et moi qui croyais que nous étions entre gens civilisés...

Écrit par : Johann | 25/09/2008

Cher Johann, on peut être à la fois civilisé et de mauvaise foi. Si vous voyez de qui je veux parler. J'ai effectivement employé ce vocable, et pas uniquement la fois que vous mentionnez, mais en général c'est accompagné d'une phrase ou d'un raisonnement précisant qu'il faut des règles. Lisez mon livre et vous le verrez. De la concurrence et des règles.
Je passe mon temps à expliquer qu'il faut une régulation mondiale des marchées financiers et à tenter d'en convaincre des banquiers privés et autres, qui d'ailleurs - à mon grand étonnement au début - sont assez d'accord avec l'idée, pour autant bien sûr que les règles soient les mêmes pour tous.
Chercher le détail qui tue, sortir une phrase du contexte ou tirer sur le mot de travers est facile. Il me semble à moi plus constructif d'essayer de comprendre ce que dit l'autre. C'est précisément, plus civilisé. Et sur les blogs, je ne suis pas du tout certain que l'on soit toujours entre gens civilisés.

Écrit par : Philippe Souaille | 25/09/2008

Alors ne parlez pas de libre concurrence, mais de concurrence limitée, encadrée... si vous voulez être clair et appeler les choses par leur nom.

Écrit par : Johann | 25/09/2008

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