10/10/2008

Hayek, Attali... et Souaille

On va me traiter de mégalo. N'empêche, l'analyse faite hier par Hayek sur la TSR des causes de la catasrophe, tout comme les solutions proposées aujourd'hui par Jacques Attali, sur France 2, figurent en toutes lettres dans mon livre l'Utopie Urgente, paru chez Slatkine il y a... tout juste un an.

Je pense par exemple à tous nos jeunes brillants qui se sont engouffrés dans la finance, attirés par les gains faramineux et sans lien à l'économie réelle... Au point qu'on manque aujourd'hui d'ingénieurs! Ou à la nécessité d'opposer un contre-pouvoir qui soit de l'ordre d'un gouvernement mondial à la toute puissance et aux excés de la finance mondialisée. Non pas pour enrayer le sytème, mais pour le relancer en lui permettant d'évoluer de manière plus harmonieuse et canalisée, tout en ménageant les espaces de liberté nécessaires. Notamment au niveau des échanges.

C'est toujours un peu embêtant d'avoir raison trop tôt. Honnêtement, je ne pensais pas que les faits me donneraient raison si rapidement. Je pensais à 10 ou 15 ans... C'était compter sans Bush qui avait déjà connu 3 faillites, avec l'argent de papa, avant d'usurper son élection. La 4ème est la bonne...

Reste que si vous voulez vous procurer le livre, vous ne le trouverez plus en librairie, mais sur Internet, chez Payot, chez Slatkine, l'éditeur ou par un couriel à info@adavi.ch

http://www.payot.ch/fr/accueil.html

http://www.slatkine.com/cgi/run?wwfrset+2+841525105+1+2+c...

 Excellent week-end

 

Je vous joins ci-dessous quelques avis de leaders politiques…

 "L'urgence n'est pas seulement à l'utopie, mais aussi à une analyse et à une vision de la société contemporaine, de ses dérives et ses forces. Et l'intérêt des réflexions de Philippe Souaille réside aussi dans sa capacité à toujours préférer aux sentiers battus les chemins de traverse."
François Longchamp, Conseiller d'Etat chargé de l'emploi et des affaires sociales, Genève

 "Ouvrage lucide, au contenu et au style percutants, positivement provocateur, qui pose les problèmes à la bonne échelle."   Gilles Petitpierre, Ancien Conseiller National

""Utopie" vient de deux mots grecs signifiant "nulle part". Et pourtant au fil de la lecture de son "Utopie urgente", je me suis vite aperçu que Philippe Souaille ne nous emmène jamais nulle part. Pas de cul de sac, ni de faux semblants. Il nous emmène bien plutôt dans un monde d'idées et de propositions qui suscitent tantôt l'intérêt, tantôt l'enthousiasme".          Pascal Broulis, Conseiller d'Etat chargé des Finances, Vaud

J'ai lu et apprécié. Je partage globalement les différents points soulignés… A l'exception peut-être du passage évoquant le CPE. J'espère que nous trouverons un moment pour en discuter.                             Jean-Luc Benhamias, Vice-Président du Mouvement Démocrate, Député Européen.

 Très intéressant et juste. Même si je crois que les gens ont besoin de s'identifier à des ensembles dont ils se sentent membres.       François Bayrou, président du Mouvement Démocrate

 

Et de journalistes …

 "Un livre remarquable… qui démontre que les lignes politiques bougent et que les vieilles grilles de lecture doivent rejoindre le Musée des idées révolues"          Jean-Noël Cuénod - Tribune de Genève du 10.10.07

 "Sans phraséologie, avec une écriture plus journalistique qu'académique… se mêlent souvenirs personnels, considérations philosophiques et propositions politiques… Souaille est un éclectique, qui capte vite les choses et les gens."        Roland Rossier - L'Hebdo du 4.10.07

 "Souaille aime les défis… et les solutions pratiques. Rédigé sur un mode humoristique, son livre se lit très facilement"        Fathy Derder - Radio Suisse Romande "Le Grand 8" du 16.10.07

 "Un ouvrage qui évoque en termes simples et avec humour des problèmes complexes comme l'hypothèse d'un gouvernement mondial" Marina Wutholen - Léman Bleu télévision "Genève à Chaud" du 26.10.07

 

 

 

Commentaires

Cela prouve que les ventes de votre livre ... augmentent.

Sincèrement, la troisième guerre mondiale a commencé et se porte aux USA.
Y'a pas de raison...

Si Obama est élu, je prédis une guerre civile d'une ampleur, jamais atteinte.

C'est de la faute des pauvres ...

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 10/10/2008

Le pb avec vous, Victor, c'est qu'on a parfois du mal à savoir quand vous êtes sérieux ou quand vous provoquez juste pour le plaisir.
A part ça, je pense que l'élection d'Obama serait ce qui pourrait arriver de mieux aux Etats-Unis et au monde dans les mois à venir. A part bien sûr la création de cette gouvernance mondiale qui s'avère plus que jamais nécessaire.

Écrit par : Philippe Souaille | 10/10/2008

Je suis tellement sérieux, que j'ai écrit un article, suite au votre, dont je dois de vous remercier, pour me l'avoir inspiré.

http://victordumitrescu.blog.tdg.ch/archive/2008/10/10/america-is-falling.html

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 10/10/2008

Serait-ce à dire, Victor, que vous estimez vos (ex?) amis de la droite extrême et néo-cons étasuniens suffisamment stupides et peu démocrates pour déclencher une guerre civile plutôt que d'accepter l'élection d'un homme qui, grâce à son aura et l'image dont il dispose dans le reste du monde, pourrait contribuer à bâtir les institutions mondiales renouvelées dont nous avons besoin ?

Écrit par : Philippe Souaille | 11/10/2008

Ma réponse est oui, même si la question est mal posée ...
;o)

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 11/10/2008

America is falling est un article, qui écrit et décrit comme Osama Ben Laden a gagné la guerre et comment l'Amérique risque de se retrouve (les pattes en l'air) si Obama gagne.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 11/10/2008

Monsieur Souaille,

N'ayez crainte, personne ne va vous traité de mégalo... vous nous le faites savoir vous-même!... Et il n'y a qu'à "cliquer" sur "à propos" pour s'en convaincre!

... Et je me permets de vous rappeler qu'il existe des conditions d'utilisation du site blog de la TdG. Dans celles-ci il est expressément demandé ce qui suit:

"Le Service Blog est conçu pour un usage privé et non commercial ; partant, l'Utilisateur est en droit de communiquer des références, en revanche, les contenus à but strictement publicitaire ne sont pas autorisés."

Si ce que je viens de lire sous votre "plume" n'est pas de la pub pour votre propre bouquin, c'est qu'il s'agit de réclame!

Écrit par : Père Siffleur | 11/10/2008

En bref: Souailliez un peu plus modeste!

Écrit par : Père Siffleur | 11/10/2008

Mais peut-être devriez-vous nous préciser quelles idées au juste vous avez en commun avec Hayek (j'imagine que c'est du patron horloger qu'il s'agit) et Attali. Cela nous permettrait de mieux nous rendre compte de l'étendue de votre convergence.

Écrit par : stéphane staszrwicz | 11/10/2008

Bel article d'auto-promotion, en violation des règles de la plate-forme de blogs de la TDG, comme déjà mentionné.

S'il s'agissait de votre propres site, sur une adresse web indépendant, aucun problème. Le web marchant est présent partout. Ici, c'est plus que discutable. Après le matraquage politique, le matraquage publicitaire. Va-t-on voir fleurir les articles de promotion d'entreprises, de vente de gadgets, de petites annonces ? L'éventail est large!

Écrit par : Tatage | 11/10/2008

Fondamentalement, il faut arrêter de raisonner en termes de pays ou de nations. La première grosse différence entre cette crise et celle de 29, c'est que celle de 29 avait mis des mois, voire des années à se propager au reste de la planète. Là c'est en terme de jours. En fait toutes les bourses étant interconnectées, toutes bougent ensemble.
Et il n'y a pas que les bourses. L'arrêt de la croissance aux Etats-Unis, c'est immédiatement la Chine qui souffre, mais aussi la France et ses produits de luxe,l'Allemagne et ses voitures, la Suisse et ses montres de luxe (et ses coffres aussi). Bref, aucun pays ne peut vivre aujourd'hui en autarcie, aucun pays n'est indépendant.
La seule région du monde qui aujourd'hui n'est pas connectée et dont les bourses ne souffrent pas trop, c'est... l'Afrique, mais chacun sait que les investissements vont s'y arrêter comme partout et que le décollage qui était en train de s'y amorcer risque de se crasher en bout de piste, faute de moteurs assez puissants. Du coup, la crise risque d'être encore pire là bas qu'ici, car les filets sociaux qui existent chez nous sont rigoureusement inexistant là-bas.
Certains défenseurs de l'Occident, dans ces blogs, désignent l'ennemi: les arabes, la Russie, la Chine. Si ce devait être le cas, nous serions sérieusement dans la panade. Heureusement, personne n'a intérêt à un conflit mondial, pas plus en Chine qu'ailleurs et toute le monde a intérêt à ce que l'éconoie, notre économie mondiale à tous redémarre. Tout le monde, c'est à dire chaque membre d'un gouvernement de cette planète, chaque dirigeant d'entreprise, chaque fonctionnaire s'il veut etre payé demain, chaque habitant, tout simplement, quelque soit son âge ou son niveau social.
Tout le monde a cependant aussi intérêt à ce que les choses redémarrent avec un peu d'ordre supplémentaire. C'est notre chance à tous. Dans l'Utopie Urgente je disais que nous y arriverions pacifiquement, ou sinon après la 3ème Guerre Mondiale. Peut-être bien qu'une crise mondiale peut suffire. Parce que même les hyperriches et les donneurs d'ordre ont cette fois senti passé le vent du boulet et appellent maman au secours.
Il ne faut surtout pas rigidifier tout le système, mais juste avancer dans quatre directions, qui peuvent n'en faire qu'une: la gouvernance mondiale, la limitation de la spéculation et des profits hors-norme, la canalisation en direction d'un effort industriel davantage orienté vers le développement durable et le respect de l'environnement, la répartition plus équitable du fruit du labeur et des matières premières sur l'ensemble de la planète.
En bref, créer au niveau des institutions l'Etat mondial capitaliste régulé, qui existe déjà, sauvage et non régulé, dans les faits.
C'est ce que disait, en plus court, Jacques Attali, c'est ce que disent des gens comme Jean Peyrelevade (ou Pascal Lamy, à sa façon). Sauf qu'Attali disait qu'on avait le choix entre la gouvernance mondiale et la fermeture des frontières pour revenir à une régulation nationale. Je pense que nous n'avons pas le choix. La fermeture des frontières s'accompagnerait d'une récession économique d'une ampleur inégalée, d'une crise des débouchés et d'un assèchement des livraisons de matière première dramatique et que très rapidement, ce serait la 3ème guerre mondiale.
Le capitalisme a besoin de règles, tout le monde le sait, tout le monde le reconnait, même les libéraux les plus indécrottables. Aujourd'hui ces règles sont nationales, il faut qu'elles deviennent mondiales. C'est impératif.
Pour permettre par exemple une taxation des produits financiers et une limitation de la rapacité humaine, par quelques règles fiscale communes, sur toutes la planète. Pas identiques, mais des normes communes, afin de limiter le tourisme fiscal.
Il n'est pas malsain de vouloir gagner de l'argent, c'est même tout à fait légitime. Mais lorsque cela devient l'objectif unique et illimité, cela pose problème et notre planète, pas plus que notre société ne peuvent survivre avec des problèmes à cette échelle.
Ce que je partage avec Hayek, comme avec la plupart des entrepreneurs d'ailleurs, c'est la critique de la finance toute puissante, bâtie sur du vent et la saignée qu'elle a opéré en Suisse et dans le monde ces dernières années sur les jeunes intelligences parmi les plus brillantes. C'est facile à dire aujourd'hui, ça l'était moins il y a un an quand mon livre est sorti.
Quant à dire que c'est de la pub, oui, incontestablement. Vu le silence de certains médias qui n'ont pas parlé du livre à sa sortie, mais qui retombent sur les mêmes analyses que moi... Un an après... J'estime que c'est de bonne guerre.
Peut-être même que dans la situation actuelle, c'est aussi juste de l'info: il y a un livre de réflexion sur la crise, ses causes et ses remèdes, écrit avant la crise... Et resté quasi inaperçu. Il serait peut-être intelligent d'y jeter un oeil ?
Apparemment, les journalistes de la TG doivent être du même avis que moi, sinon ils m'auraient demandé d'effacer ce post... Par ailleurs, je ne vend pas des savonnettes, mais un livre qui n'est plus en librairie.

Écrit par : Philippe Souaille | 11/10/2008

En somme, vous suggérez dans votre livre* une série de banalités en circulation depuis des lustres et vous constatez qu'un non-intellectuel comme Hayek et un collectionneur de platitudes comme Attali se livrent au même jeu à l'antenne. Je ne vois guère qu'il faille s'en étonner. Par définition, les idées reçues appartiennent à tout le monde ; il faut bien qu'elles surgissent un peu partout.









Par souci d'exactitude, notez que je ne l'ai pas lu et que ce que je dis ici ne découle que des informations que je trouve sur ce blog.

Écrit par : stéphane staszrwicz | 11/10/2008

Heureusement qu'aucun responsable politique ne veut remettre en cause le commerce mondial.Les deux raisons principale de la crise de 29,fut le protectionnisme national et l'assechement des crédits. Il y a que l'extrème gauche et l'extrème droite surtout qui veulent une fermeture des frontières commercials.Mais ces derniers ne pèsent heureusement pas lourd sur l'échiquier politiques.

Cette crise financière sera qu'une affaire de quelques années.C'est la finance qui est en panne et non la mondialisation et l'innovation vecteurs de croissance. Je sait tout est lié,le risque de recession est réel et nous y couperons pas en matière de chômage.Mais celà ne sera que transitoire,tant le capitalisme est dynamique.

Mon intervention est un complément du commentaire de M,Souaille.Commentaire juste et plein de bon sens de sa part.

D.J

Écrit par : D.J | 11/10/2008

M. Stéphane S. vous reconnaissez que vous n'avez pas lu le livre et que vous jugez sur quelques lignes de ce blog. Peut-être aussi pourriez vous vous dire que si le contenu d'un bouquin de 280 pages pouvait se résumer en quelques lignes, il ne servirait à rien d'écrire 280 pages ???
Par ailleurs N. Hayek n'est peut-être pas un intellectuel, mais en matière d'économie appliquée, il me semble savoir assez bien de quoi il parle. Un peu moins d'intellectuels et un peu plus de praticiens pragmatiques, justement, c'est un peu ce qu'il demande et je l'approuve entièrement. Revenir aux fondamentaux, et retrouver son scepticisme naturel face à certaines théories aussi sophistiquées que fumeuses.
Etre intelligent, M. S, cela ne signifie pas savoir manier l'abstraction: c'est être capable d'articuler clairement des données pertinentes.
Quant aux platitudes d'Attali, et aux idées reçues, M. S, vous dites vraiment, mais vraiment n'importe quoi. Cela fait bientôt cinquante ans que je regarde la télé et quarante que je m'intéresse à la politique et c'est la première fois que j'entends une personnalité reconnue et soucieuse de sa crédibilité dire ouvertement qu'il faut un gouvernement mondial et ce au journal de 20h.
Pour moi c'est une petite révolution des consciences. Si pour vous, c'est une banalité, il faudrait m'indiquer de quelle planète vous venez... J'aimerai bien y aller voir.
C'est l'un des problèmes d'Internet et de pas mal de blogueurs. C'est un peu comme à la foire, au casse-pipe... On s'amuse à tirer à vue... A critiquer tous azimuths, mais lorsqu'il s'agit de proposer vraiment, d'émettre des idées, des solutions originales, il n'y a plus grand monde...

Écrit par : Philippe Souaille | 11/10/2008

Monsieur Souaille,

Votre dernier commentaire du 11.10.2008 est aussi pour ma "pomme". C'est de bonne guerre!

... Mais vous n'avez pas répondu à mon "interpellation" concernant la pub pour votre propre bouquin. Pub expressément interdite sur ce site de blogs, même pour ceux qui connaissent personnellement Monsieur JF Mabut.

Ce qui me fais penser qu'avec le gouvernement mondial que vous appelez de vos voeux, les lois ne seraient pas valables pour tous!
Là, je suis donc d'accord avec vous: C'est une idée fort ORIGINALE et heureusement qu'il n'y a pas GRAND MONDE pour la défendre. Sauf, peut-être quelques nostalgiques des pires potentats que la planète ait portés ou plus proche de nous (géographiquement parlant) des mélancoliques de la gouvernance des copains et des coquins si chère à certains Radicaux.

Je vous avais aussi proposé d'être plus modeste!... Rien n'y fait!
Hier à la télé, je viens de réentendre un discours de Mobutu. Lui aussi disait "Je" et "Je" et encore "Je" et, pour varier un peu, il disait "Moi" et même "Moi je" !
Je sais que nous sommes seuls à souffler dans notre propre trompette, mais de là à nous en casser les oreilles ... On peut jouer en sourdine! Que diable!

Écrit par : Père Siffleur | 13/10/2008

Père siffleur, j'y ai répondu précédemment. De plus, cette interdiction n'est pas là pour faire joli, ou pour plaire à la blogosphère, mais pour empêcher des spécialistes du marketing de faire passer leur pub sur les médias d'Edipresse sans payer d'écôt au-dit Edipresse.
Si Edipresse tolère, exceptionnellement, de l'auto-pub pour un bouquin, qui n'est plus en librairie, qui n'est pas une savonnette et qui n'aurait de toute façon pas les moyens de payer de la vraie pub, c'est Edipresse que cela regarde.

Écrit par : Philippe Souaille | 13/10/2008

C'est précisément parce que je n'ai pas lu votre livre --- et n'ai pas de motifs pour le faire --- que je vous ai demandé de spécifier les convergences que vous aperceviez entre vous, Attali et Hayek. Cela n'est pas si difficile que vous le représentez ; n'importe quel essai de 300 pages se laisse aisément concentrer, quand à son contenu, en quelques lignes ou quelques paragraphes*.

Vous avez vous-même résumé grosso modo votre propos en quatre points : "la gouvernance mondiale, la limitation de la spéculation et des profits hors-norme, la canalisation en direction d'un effort industriel davantage orienté vers le développement durable et le respect de l'environnement, la répartition plus équitable du fruit du labeur et des matières premières sur l'ensemble de la planète." Je n'y vois en effet que des platitudes. Quoi de plus couru aujourd'hui que le développement durable, la répartition équitable de ceci ou cela ou la critique de la spéculation.

Ces trois banalités font le fond de commerce de tous les journaleux-qui-voudraient-bien-dire-des-choses-mais-n'ont-rien-à-dire.

Quand au gouvernement mondial --- car je pense que pour vous gouvernance doit être synonyme de gouvernement** --- c'est là une vieille lune sur laquelle on a rempli des volumes ; on pourrait, si l'on voulait, en faire un historique interminable, du De Monarchia aux temps modernes. Il existe d'ailleurs, je crois, un certain nombre de mouvements qui militent pour sa création sans vous avoir attendu. J'ai la paresse de chercher, mais je suppose qu'on doit en trouver des traces sur la toile. Ce genre d'associations semble avoir pour utilité principale d'offrir une occupation à quelques fadas...

Qu'Attali soit "une personnalité reconnue et soucieuse de sa crédibilité", c'est possible ; cela dépend surtout du point du vue où l'on veut se placer. Au dernières nouvelles, il appartient à cette race étrange, qu'on appelle les intellectuels médiatiques, et qui se situent entre les pitres et les Olympiens au sens de Morin (mais plus près des premiers). Il est de ceux dont il est de bon ton, lorsque leur nom est prononcé, d'arborer un sourire discret pour faire comprendre qu'on est pas dupe et que l'on sait à quoi s'en tenir, mais peut-être cela vous échappe-t-il.

Je vous laisse enfin la responsabilité de vos éructations anti-intellectualistes ; il est piquant de constater comme on glisse vite de la défenses des classes moyennes dans le poujadisme de comptoir. A croire que la première n'est que la façade présentable du second.




*La plus grande partie d'un livre n'est jamais consacrée à en énoncer la substance proprement dite, mais à la garnir du cadre dont elle a besoin pour intéresser le lecteur, pour en tirer des conséquences intéressantes, pour la soutenir par une argumentation, la rendre plausible et convaincante... Bref, l'enrober de tous cet attirail rhétorique qui, pour être formel, n'en est pas moins nécessaire.

** Ce méchant néologisme onusien de "gouvernance" n'est pas d'habitude un synonyme de gouvernement, mais je ne comprendrais pas votre propos sans cela. En écoutant Attali, j'ai eu l'impression que lui aussi a bien de la peine à s'y retrouver.

Écrit par : stéphane staszrwicz | 13/10/2008

Que de généralités et de platitudes, M. S. ... Vous prétendez donc savoir comment est structuré un livre que vous n'avez pas lu, rien que par comparaison avec la manière dont d'autres livres, majoritairement, sont construits...
Bel effort de curiosité intellectuelle.
Il se trouve que le mien, précisément, n'est pas construit de la sorte. Il est même tout le contraire procédant par petites touches impressionnistes, pour tenter d'approcher la complexe réalité, dans toute sa diversité. Accessoirement, c'est un ouvrage de vulgarisation.
Vous y trouveriez, parmi beaucoup d'autres choses, l'analyse des quelques mouvements qui prônent ou ont prôné un gouvernement mondial, dont le principal fut fondé à Montreux, lui-même issu d'une famille de pensée dont les principaux représentants finirent sur des crocs de bouchers nazis, tandis que les survivants fondèrent l'Europe.
Par ailleurs je ne résumais pas le bouquin en quelques lignes, je citais juste les quelques points sur lesquels il y a rencontre avec Attali et Hayek.
Par ailleurs, si je vous comprend bien, faire remarquer qu'Hayek, bien que n'étant pas connu comme intellectuel, a quelques compétences à faire valoir en économie, c'est faire du populisme, alors décréter que les propos de quelqu'un sont sans valeur parce qu'il n'a pas selon vous droit au doux qualificatif d'intellectuel, c'est quoi ? De l'élitisme fascistoïde et puant ? De la fatuité incommensurable ? De la bêtise crasse ? Eclairez-moi, franchement, vos lumineuses lumières me manquent pour éclairer mes ténèbres de petit commerçant ignare et poujadiste.
Par ailleurs, je ne vois pas en Jacques Attali un intellectuel, mais un Monsieur qui a entre autres dirigé la BERD. Et qui sait donc un peu lui aussi, de quoi il parle en matière d'économie. Ce qui ne semble pas être votre cas, apparemment, M. le cuistre.
Je m'étonne moi-même à polémiquer ainsi avec un gniaire qui tchatche sans connaître et qui prétend tout savoir. Ce sera donc la dernière fois.

Écrit par : Philippe Souaille | 13/10/2008

Monsieur Souaille,

Vous nous la baillez belle!
Votre pseudo-excuse, n'est qu'une interprétation vraiment très personnelle des conditions générales de ce site! Mais j'avais compris depuis fort longtemps que vous êtes au-dessus du vulgaire, donc totalement dispensé des contraintes du vulgaire.

Votre superbe se retrouve dans votre dernier commentaire et sa conclusion: "Je m'étonne moi-même à polémiquer ainsi avec un gniaire qui tchatche sans connaître et qui prétend tout savoir. Ce sera donc la dernière fois." me le le prouve à l'envi, même si je ne suis pas forcément d'accord avec tous les propos de votre détracteur, mais laissez lui au moins un crédit: il n'écrit pas mal!

- Ce "Je m'étonne moi-même ..." est l'expression même de votre superbe.
- Le "...qui prétend tout savoir" est un effet miroir, il n'est là que pour vous renvoyer votre propre image, bien que vous, vous ne prétendez pas savoir, vous savez savoir!
- Le "gniaire qui tchatche" est là pour faire branchouille.
- Et "Ce sera donc la dernière fois.", c'est la cerise sur le gâteau! La sentence sentencieuse et définitive de celui qui sait.

Vous me faite réellement penser à BHL!

Écrit par : Père Siffleur | 14/10/2008

Mais Merle siffleur, je ne m'excuse pas... Où avez-vous vu cela ? Je met ce que je veux sur mon blog, en fonction de règles qui sont les miennes et qui sont compatibles ou non avec celles d'Edipresse. Tant qu'Edipresse me garde une place, j'y reste, à ma façon. Si Edipresse change d'avis, je m'en vais. Pour le moment, ils me gardent.
Peut-être qu'ils me gardent parce que des gens me lisent. Dont vous. Ce que je ne comprend pas très bien. Moi BHL, j'évite. A part ça, il n'écrit pas trop mal non plus. Chacun ses contradictions et ses libertés. La mienne est de ne plus répondre à un type qui insulte mon travail sans en avoir pris connaissance.
Et d'écrire comme je veux. Vous trouvez vraiment que "gniaire", c'est une expression branchée? Vous devriez éteindre l'ordi et sortir dans la rue. Le monde a continué d'évoluer depuis 150 ans...

Écrit par : Philippe Souaille | 14/10/2008

De Merle Siffleur à Merle Blanc (ou Narcisse)

Encore des à-peu-près:

- Ai-je dit que vous vous cherchier à vous excuser! Non! J'ai dit que votre excuse (ou votre argument, si vous préférez), ne tenait pas la route et n'était qu'une interprétation spécieuse du règlement.

- Je n'ai jamais écrit "branchée" mais bien "branchouille". Je dois être sorti dans la rue bien après vous, puisque ce terme, utilisé par les jeunes actuellement, contient l'idée suivante: vouloir être branché de manière inadaptée. Exactement ce que j'ai voulu dire. Je réitère donc "branchouille"!

Et de plus, vous agravez votre cas! Lorsque vous dites "Tant qu'Edipresse me garde une place, j'y reste, à ma façon." Cela veut dire que les lois ne sont faites que pour ceux qui n'ont pas la chance de passer entre les gouttes. Votre éthique est vraiment élastique!

Écrit par : Père Siffleur | 14/10/2008

Il ne s'agit pas d'une interprétation spécieuse du règlement. C'est une transgression claire et nette du règlement que j'estime pouvoir être tolérée, à mes risques et périls.
Cela étant, le règlement d'utilisation des blogs n'est pas une loi.
Une loi c'est votée par une assemblée législative élue - en principe - démocratiquement.
Le règlement d'utilisation des blogs de la TdG s'apparente à une forme de contrat commercial entre des gens qui écrivent et des gens qui publient. Il se trouve que j'ai été payé pendant une quinzaine d'années par la Tribune de Genève et/ou Edipresse pour écrire et que j'avais régulièrement à affronter ce type de problématique. Comme n'importe quel journaliste.
Qu'est-ce qui est de la pub ? Qu'est-ce qui n'en est pas ? Et aussi qu'est-ce qui en est mais mérite tout de même qu'on en parle de manière rédactionnelle ? Ce pour différentes raisons, culturelles, politiques ou autres, qu'il serait trop long d'expliciter ici...
J'ai également eu à affronter cette problématique durant une quinzaine d'années pour la TSR et diverses chaînes de télé. Alors il y a toujours une zone floue, et une tolérance. Comme avec les vraies lois d'ailleurs : vous n'avez pas le droit de dépasser 120 km/h sur autoroute, mais concrètement, si vous roulez à 123, il ne vous arrivera strictement rien...
Avez vous entendu parler de l'esprit des lois ?
Ce n'est pas une question de chance, c'est une question de savoir où tracer les limites, et si je me plante, Edipresse me vire, ce n'est pas plus compliqué que cela. Et cela n'a rien à voir avec le fait que je connaisse JF-Mabut, d'ailleurs bien peu.
Il y a des dizaines de personnes à Edipresse, à tous les échelons de la hiérarchie et même de l'actionnariat que je connais mieux que lui, mais cela n'empêchera nullement Edipresse de me virer s'ils estiment que j'outrepasse la ligne.
De me virer, façon de parler, bien sûr, puisque contrairement à l'habitude, je ne suis pas payé pour écrire ce blog.
Pour le reste, vous ne m'avez pas saisi. Mais ce n'est pas grave, je réexplique: j'avais compris la nuance branchouille... mais en écrivant "Gniaire" pas une seconde je n'ai pensé à vouloir paraître "branché".
Le paraître est d'ailleurs une chose qui m'importe assez peu, cher Monsieur, ne vous en déplaise.
Si mettre dans les à propos, à la demande expresse de la rédaction de la Tribune, l'ensemble de mes collaborations et mandats passés, c'est être mégalo, alors je le suis. Mais vous savez, je connais peu de gens qui lorsqu'ils écrivent et produisent un long métrage de fiction, oublient de se mettre sur l'affiche. J'ai aussi refusé durant des années d'apparaitre en photo au côté des articles que j'écrivais. Il n'y a que très peu de temps que j'accepte de me faire violence, car pour faire passer ses idées dans ce monde, il faut exister médiatiquement.
Votre copain M.S. me traitait, sans m'avoir lu, de "journaleux n'ayant rien à dire et enfilant les platitudes". Vous pourrez donc lui raconter la genèse de mon livre. Puisqu'un blog est fait pour s'exhiber, allons y carrément:
Depuis que je suis gamin, j'ai envie d'écrire un livre. J'avais bien écrit un peu de science-fiction et des scénarios, mais pour mon vrai livre, rien ne me paraissait suffisamment important. Et puis sur une plage de Sicile, en octobre 2001, j'ai su ce que je voulais écrire.
J'ai travaillé mon sujet pendant quatre ans, tout en voyageant et travaillant dans le monde entier. Puis j'ai mis 3 ans à écrire non pas un mais trois bouquins. Non pas que j'écrive lentement ou difficilement, c'est mon métier, j'en vis plutôt bien, depuis 31 ans...
Mais tenter une synthèse pragmatique et accessible des différentes formes de pensée politique, économique écologique et morale, qui essaie de tenir compte de l'infinie complexité des choses et surtout de ne pas voir le monde sous un seul angle, mais sous un maximum de facettes, c'est à la fois complexe et très présomptueux.
Là oui, je suis mégalo. Mais c'est pour la bonne cause, et sans plus de prétention que d'ouvrir des pistes à la réflexion.
Peut-être que je me suis planté. J'accepte volontiers qu'on critique le résultat. J'ai moi même été critique des années durant et je continue d'avoir la dent dure. Mais au moins, qu'on lise avant. Cela me semble être la moindre des corrections et ce Monsieur S. est tout simplement un sale gosse mal élevé.
Je n'ai aucune idée de ce que vous faites dans la vie, Monsieur le père siffleur qui avancez masqué. Moi j'ai décidé de consacrer une partie ce qui me restait de la mienne à faire avancer certaines idées. Parce que je les crois utiles à l'avenir de la planète, de mes enfants et de mes amis dans le monde entier.
Vous avez le droit de vous moquer. Mais je ne sais pas qui est le plus mégalo des deux quand vous écrivez: "Je vous avais proposé d'être plus modeste" Et qui donc êtes vous pour cela ? En dehors d'un type qui se contente de polluer les blogs des autres ? Le syndrôme du coucou disait je ne sais plus qui.
Qui vous donne le droit de juger ou de me dire comment je dois être ? Pourquoi devrais-je vous demander une quelconque permission ? Pour éviter de sentir sur ma nuque la souffle aigri de vos petits commentaires jaloux?
Vous rêvez, Monsieur. J'avais des choses à écrire, merci de m'en avoir offert l'occasion. A l'avenir si vous avez des remarques ou des critiques constructives (pas forcément favorables, mais qui apportent quelque chose au débat) elles seront les bienvenues. Mais uniquement dans ce cas.

Écrit par : Philippe Souaille | 14/10/2008

C'est vrai que le monde de la finance a asséché le marché professionnel en proposant des salaires mirobolants à des mathématiciens, des physiciens, des informaticiens qui normalement seraient allés vers l'industrie, les PME, les Start Ups, il est vrai avec de moindres salaires.
Il est plus dur pour une entreprise qui est dans l'économie réelle avec des coûts effectifs qui doit se battre pour conquérir des marchés, innover sans cesse pour survivre.
Les banques avec leurs produits dérivés sortis de modèles mathématiques amputés de leurs variables, donc de l'essentiel n'ont pas su se tenir à leur corps business.
Espérons que cette crise, dont tous espèrent qu'elle est à son point culminant sans vraiment en être à 100% sûr, redonnera les cartes en matière de rétributions salariales. L'industrie devrait attirer les jeunes universitaires sortis des HES, des EPF, des centres de formation avec de nouvelles offres en matière salariale, mais aussi avec des prestations alléchantes pour recentrer les effectifs dans leur secteur.

Écrit par : demain | 14/10/2008

Monsieur Souaille,

Désolé de vous contredire, mais ce que vous dites n'est pas vrai: je n'avance pas masqué. Si vous vous "promenez" un peu sur le site "TdG-24H" vous aurez remarqué que vous n'êtes pas le seul à écrire. Je le fais aussi. Bien entendu, pas aussi bien que vous: je ne suis pas un pro de l'écriture et je n'ai donc aucun livre à mon actif. Titre du blog: "PERSIF(F)LAGE" avec la même signature: "Père Siffleur".
Là, vous n'avez qu'à cliquez sur "à propos", et vous constaterez que le masque tombe. Mais, c'est vrai, je n'ai pas mis ma bouille en photo!

Écrit par : Père Siffleur | 15/10/2008

Eh bien enchanté de faire votre connaissance. Même si, en dehors du fait que votre patronyme prête à persiflage, comme vous le laissez entendre, les infos vous concernant sont assez laconiques.

Écrit par : Philippe Souaille | 15/10/2008

"Parce que même les hyperriches et les donneurs d'ordre ont cette fois senti passé le vent du boulet et appellent maman au secours."

Les hyperriches sont encore plus riches. Et maintenant ils peuvent s'amuser à rafler les milliards mis sur le marché par les gouvernements.

Partout le nombre de millionnaires et de milliardaires augmente. Le nombre des pauvres aussi. Mais bon à Genève les gens sont encore satisfaits, tant qu'ils peuvent utiliser leur voiture...

Écrit par : Johann | 15/10/2008

Si votre livre n'est plus en librairie, pourquoi ne pas le mettre en accès libre sur internet?

Écrit par : Johann | 15/10/2008

Mais j'y songe cher Johann, j'y songe et même j'y travaille pour l'année prochaine, sur un site tout exprês fait pour ça. Tout en sachant qu'il y a aussi trois ans de boulot à disons 3/4 temps dessus et que cela fait tout de même un sacré trou dans les finances d'une vie. Or je n'ai pas de fortune personnelle.
J'hésite à les mettre à disposition gratuitement (il y en 3 ), ce qui serait bien notamment pour les pays francophones du sud qui n'ont pas de quoi les acheter, ou faire payer, pas cher, ou mettre gratuitement mais demander un écot volontaire, à ceux qui le peuvent et le veulent...
Vous même Johann, honnêtement, dans un cas, comme ça, vous paieriez quelque chose après avoir lu gratuitement ? Combien ? la question vaut aussi pour les autres lecteurs de ce blog. C'est un sondage tout à fait informel, mais qui peut être intéressant.

Écrit par : Philippe Souaille | 16/10/2008

"Mais j'y songe cher Johann,"

!!!

"j'y songe et même j'y travaille pour l'année prochaine, sur un site tout exprês fait pour ça. Tout en sachant qu'il y a aussi trois ans de boulot à disons 3/4 temps dessus et que cela fait tout de même un sacré trou dans les finances d'une vie."

Je ne comprends pas. Si le livre est déjà écrit et publié, qu'est-ce qui demande 3 ans de travail à 3/4 temps. Balancer un livre sur un site, ça prend disons... un jour.

Ou alors il y a autre chose sur ce site.

"Or je n'ai pas de fortune personnelle."

C'est le cas d'une majorité d'entre nous.

"J'hésite à les mettre à disposition gratuitement (il y en 3 ),"

livres?

"ce qui serait bien notamment pour les pays francophones du sud qui n'ont pas de quoi les acheter,"

C'est une très bonne intention!

"ou faire payer, pas cher, ou mettre gratuitement mais demander un écot volontaire, à ceux qui le peuvent et le veulent..."

Ca marche aux States, pas du tout en France, par exemples. Juste un avis personnel.

"Vous même Johann, honnêtement, dans un cas, comme ça, vous paieriez quelque chose après avoir lu gratuitement ? Combien ?"

J'ai le sentiment (à vous lire sur ces blogs) que vous tenez plus à faire lire votre livre que moi à le lire. (J'ai peu de goût pour les utopies.) Combien touche un auteur sur un livre dans le commerce? 5%? Les 95% pour l'imprimeur, l'éditeur et le diffuseur (celui-ci peut-être 45% à lui tout seul). Combien coûtait votre livre? 25-30 CHF? Alors 10% (soit 2x ce que touche l'auteur).

"la question vaut aussi pour les autres lecteurs de ce blog. C'est un sondage tout à fait informel, mais qui peut être intéressant."

Je passe.

Écrit par : Johann | 16/10/2008

C'est le "cher" qui vous fait vous exclamer ainsi ? Eussiez-vous préféré "camarade"? Non sérieusement, les 3 années de boulot, c'était pour écrire les 3 livres. Un désir que l'on pourrait qualifier de "militant", sinon j'aurais écrit quelque chose de plus commercial, mais aussi tout de même un investissement, même si votre culture se hérisse devant ce terme.
Un investissement qui a englouti mes économies et même un peu plus, pour accomplir ce à quoi je crois, mais aussi pour en espérer un retours qui peut-être rembourse le dit investissement... et si possible un peu (beaucoup) plus.
Le site, lui, va me coûter 3 à 4000 Francs. Parce que je ne veux pas me contenter de le mettre en ligne comme ça au petit bonheur, je veux faire les choses bien.
Un auteur, classiquement, touche 10%. Mon livre coûtant 34 FRS, le compte est vite fait. Concrètement, est-ce que vous, Johann, l'imprécateur, mettriez 3,40 FRS ou davantage en paiement volontaire ?
Permettez-moi une dernière question: Vous avez peu de goût pour les utopies dites vous. Pour la réalité encore moins, si j'en crois vos commentaires plus que désabusés sur notre monde. Alors pour quoi avez vous du goût ?

Écrit par : Philippe Souaille | 16/10/2008

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