13/10/2008

Crise: les solutions vues de Washington

"Oops, on s'est planté, on s'excuse", a dit Bush aux responsables du G20 (les pays émergents plus l'UE). Il a l'habitude, le Georges: avant de changer son fusil d'épaule et d'être élu Gouverneur du Texas, il avait déja réussi 3 faillites successives. A chaque fois des entreprises achetées avec l'argent de papa et les conseils de ses relations. Trois boîtes en pleine santé qu'il est parvenu à couler sans rémission... Jamais trois sans quatre, comme dirait Peugeot et la dernière est de très très loin la plus spectaculaire...

Bien sûr, on ne peut pas lui coller tout sur le dos, au Georges. Cela fait huit ans que ce type dirige le pays le plus puissant et le plus endetté du monde, mais cela ne fait que huit ans... La situation n'était déjà pas géniale géniale avant son arrivée. Le problème, c'est qu'il n'a strictement rien fait pour l'améliorer, mais au contraire tout, vraiment tout, avec des talents de créativité insoupçonnables chez un tel benêt, pour l'aggraver.  

Résultat, si l'on ajoute à la dette publique étasunienne celle des assurances sociales de ce pays, on arrive à la somme faramineuse de 53 000 milliards de dollars. Soit 455 000 dollars par foyer étasunien. C'est grosso modo dix fois plus que pour un foyer genevois (en ajoutant les dettes fédérales comme l'AI à l'ardoise de 6 milliards laissée par Micheline Calmy-Rey, à qui le PS veut confier les finances fédérales...). Genève étant pourtant la ville la plus endettée d'Europe par habitant. On ne prête qu'aux riches c'est bien connu... Et voilà ce qui arrive quand les riches ne remboursent pas.

 455 000 dollars, c'est aussi dix années de revenu moyen d'un foyer américain.C'est tellement grave que certains économistes se demandent si la solvabilité des Etats qui renflouent aujourd'hui les banques ne risque pas d'être emportée dans la tourmente...

Pour faire repartir la machine, aux Etats-Unis, deux écoles s'affrontent. L'une, protectionniste, est plutôt démocrate,  même si Obama n'y adhére pas, sans trop le clamer sur les toits pour ne pas froisser les syndicats. Elle consiste à dire que le déficit est du au fait que les Etats-Unis ne produisent plus les biens qu'ils consomment. Il faudrait donc rapatrier cette production pour donner du travail à Detroit. Sauf que ces biens sont produits en Chine où la valeur ajoutée par le travail des Chinois sur la matière première est presque nulle, vu le tarif de la main d'oeuvre chinoise. Si les Etats-Unis rapatrient cette production, les prix au mall du coin vont exploser, sans que le déficit extérieur ne baisse sensiblement, car il faudra tout de même importer les matières premières.

L'autre école dit qu'il faut se serrer la ceinture, réduire par tous les moyens les déficits publics et continuer dans la voie du libre échange, en acceptant de spécialiser les Etats-Unis dans des domaines de production à forte valeur ajoutée: la finance, les services, la recherche, etc... On peut y rajouter le développement des services à la personne, pour recaser les chômeurs, même si c'est déjà bien plus développé aux Etats-Unis que chez nous...  Il va de soi que la Suisse, comme les pays les plus développés de l'UE qui l'entourent sont voués à poursuivre dans la même direction.

Cela ne signifie pas abandonner toute production. Il faut maintenir et même développer celles basées sur la recherche et les nouvelles technologies, qui sont nos spécialités, notre domaine d'excellence. Avec bien sûr des efforts accrus en direction de l'écolo-compatible. La survie dans le monde globalisé est à ce prix.

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