17/12/2008

Merci la Main Invisible. Et merci Bush le failli

Dans sa vie antérieure de fils à papa, avant d'être élu Président des Etats-Unis et donc personnage le plus puissant du monde, G.W. Bush était parvenu à accumuler 3 faillites successives. Les trois entreprises que l'argent et les relations de papa lui avaient permis d'acquérir et de diriger y étaient passées. Deux dans le pétrole et un club de football américain.

Jamais 3 sans 4, il est parvenu à mettre en faillite l'Etat le plus puissant du monde. Et le reste du monde avec, pour faire bonne mesure. Saluons la performance, même s'il n'est pas tout seul en cause dans l'histoire. Le reste du monde y a sa part. Mais bon, entre « sa » guerre au terrorisme, sa manière de la mener, le fonctionnement échevelé de sa planche à billets (pour entre autres financer sa guerre), son dynamitage du multilatéralisme et quelques autres mesures de moindre envergure, mais tout aussi foncièrement nocives, G.W. Bush porte indéniablement une lourde part de responsabilités dans le petchi actuel.

Pourtant à chaque chose malheur est bon. Ce grand nettoyage apporte son lot d'opportunités. A condition de savoir les saisir. Il ne s'agit pas d'en profiter pour détruire le capitalisme, mais pour l'encadrer et pour repenser la croissance et la consommation.

Il est nécessaire d'opposer un contrepouvoir politique à la toute puissance mondiale de la finance. Un pouvoir forcémment mondial et donc l'alliance des pouvoirs nationaux, ou mieux, plus efficace, une nouvelle entité, d'essence démocratique à mettre en place en réformant l'ONU.

Il faut aussi redéfinir notre niveau de vie et nos objectifs. La planète ne peut pas assurer le niveau de vie de la classe moyenne occidentale à tous ses habitants. Et ce qui nous est intolérable à l'intérieur de nos frontières nationales, à savoir que certains meurent de dénuement dans la rue pendant que nous nous empiffrons, devrait l'être tout autant à l'échelle de la planète.

Il est selon moi normal qu'il y ait des riches et des pauvres. Il est en revanche totalement anormal qu'une poignée de riches, pris individuellement gagnent 10 millions de fois plus que des dizaines de millions de pauvres, eux aussi pris individuellement. Oui vous avez bien lu, 10 millions de fois, c'est le facteur multiplicateur séparant le revenu mensuel théorique d'un Waren Buffet ou d'un Bill Gates avec celui d'un petit paysan d'Afrique Noire.

Plus exactement, il est anormal qu'un hyperriche occidental soit 100 000 fois plus riche qu'un pauvre occidental (un smicard français par exemple) qui lui-même est 100 fois plus riche qu'un père de famille africain cultivant honnêtement sa terre. C'est inadmissible et ça l'est tellement que le système, la fameuse main invisible, se rebelle et ne cautionne plus. A l'image d'une structure biologique, la biosphère économique est en train de remettre de l'ordre.

A la 3ème page de l'Utopie Urgente (que l'on trouve sur www.payot.ch) j'écrivais l'an dernier: « il va donc forcémment finir par y avoir un gros bug quelque part. Après s'être réparti tout le patrimoine mondial et s'être bouffés entre eux, ils (les capitalistes) vont devoir atterrir et sans doute très brutalement... Pour autant, la globalisation est un mal nécessaire, générateur de très nombreux effets positifs, qu'il s'agit d'encadrer ».

Aucun gouvernement ocidental ne pourrait être élu sur la base d'un programme de décroissance, ou plus exactement de croissance alternative, en expliquant aux gens qu'il faut réduire notre train de vie et l'empreinte écologique de nos modes de consommation. Pourtant, c'est ce qui est en train de se passer. Merci la main invisible. Et merci Bush, le failli. Sans le vouloir, cet abruti nous a peut-être offert l'électro-choc qui nous permettra de sauver le monde et la civilisation.

De ce qui est en train de se passer peut sortir quelque chose de très fort, quelque part entre la 3ème guerre mondiale et un nouvel ordre économico-politique . Il nous appartient de faire en sorte que l'accouchement soit le plus sans douleur possible et que l'enfant soit vigoureux, intelligent et pacifique.

Commentaires

Excellent. Efforçons-nous de rester optimistes dans l'action, pendant pour certains d'un pessimisme dans l'analyse, et terme que j'utilise ici pour qualifier l'équivalent humain des forces naturelles qui ont présidé à la poursuite ou à la reprise de la vie sur Terre depuis le début. Dans cette perspective, il n'est évidemment pas certain, plutôt le contraire, que nous fassions nécessairement partie de cette vie aussi longtemps qu'elle perdurera. Mais chaque génération se doit de contribuer à cette lutte, ne serait-ce qu'en pensant à ses descendants immédiats. Ce ce que fait avec talent et clairvoyance l'auteur de ce blog dans son analyse. Merci donc.

Écrit par : Mère | 17/12/2008

"Il est selon moi normal qu'il y ait des riches et des pauvres. Il est en revanche totalement anormal qu'une poignée de riches, pris individuellement gagnent 10 millions de fois plus que des dizaines de millions de pauvres, eux aussi pris individuellement. Oui vous avez bien lu, 10 millions de fois, c'est le facteur multiplicateur séparant le revenu mensuel théorique d'un Waren Buffet ou d'un Bill Gates avec celui d'un petit paysan d'Afrique Noire.

Plus exactement, il est anormal qu'un hyperriche occidental soit 100 000 fois plus riche qu'un pauvre occidental (un smicard français par exemple) qui lui-même est 100 fois plus riche qu'un père de famille africain cultivant honnêtement sa terre. C'est inadmissible et ça l'est tellement que le système, la fameuse main invisible, se rebelle et ne cautionne plus."

Ouh! Le dangereux gauchiste...! Pardon maintenant on dit UHT.

Bienvenue au club.

Lire le blog d'André Langaney de cette semaine. En fin de compte ces surper-hyper-riches sont des malades.

Et j'adoÔore:

http://laparisienneliberee.blogspot.com/

"nouvelles définitions officielles :
terroriste - qui opère un retour à la terre
coupable - qui songe à commettre un crime
anarchiste - qui obéit à son chef
ultragauche - qui fait très très peur"

Et j'ajoute: utopiste = gauchiste.

Écrit par : Johann | 17/12/2008

Non Johann, le club gauchiste, j'en étais membre il y a 40 ans (à 13 ans) et j'en suis sorti il y a 30 ans... Ce que je dis, c'est qu'il y a des limites à l'écart des revenus, mais cela ne remet pas en cause le libre commerce, la concurrence ou le système en général. Juste certaines de ses normes et de ses modes de fonctionnement. D'ailleurs quelques conseillers d'Etat radicaux romands ont lu mon livre et l'ont approuvé.
Je parle de réformisme, pas de révolution, même si quelques unes des réformes nécessaires sont profondes et fondamentales.
Pour ce qui est de vos allusions aux jeunes gens qualifiés de terroristes de la mouvance ultra-gauche par MAM la virago biarrote, je crois qu'au delà de la nécessaire présomption d'innocence, on peut effectivement qualifier de terrorisme une action individuelle qui consiste à emm... gravement des milliers de gens qui utilisent les transports publics. C'est même anti-écolo, car c'est avec la grève, l'un des arguments les plus valables du transport individuel.
Si je lis bien entre les lignes les différents articles qui leur ont été consacrés dans la presse française, y compris les réactions de leurs comités de soutien, il semble bien qu'il n'est pas impossible du tout qu'ils soient bel et bien coupables de cela.
Maintenant, terroriste, ce n'est un mot, et il y a des gradations dans le terrorisme. Il va de soi qu'arrêter un train sans faire de victime, cela n'est pas la même chose que de le faire pêter avec tout le monde à bord. Même de tuer un responsable de temps à autre - ce que je n'approuve en aucune façon - ce n'est pas la même chose que de tuer 230 pendulaires dans le train du matin.
C'est exactement pour n'avoir pas fait ce distingo, que fait la ETA et que font la majorité des espagnols, que Pepe Aznar, à l'époque a perdu les élections.
J'essaie de rester libre et objectif. Ce qui me vaut de me faire incendier conjointement par Soli Pardo et Carlo Sommaruga ou encore de me faire insulter par le MCG... C'est pour moi un honneur.
Objectivité, un concept trop rarement appliqué en politique, tous bords confondus. Par exemple Sarkozy affirmant hier aux lycéens et aux grecs que la politique ne se gagnait pas dans la rue, après avoir poignardé sciemment Villepin sur le CPE à l'époque en donnant raison à la rue. Alors que le CPE eut été une opportunité importante de dynamisation de l'emploi. Je le pense et, même si ce n'est pas l'avis de la gauche, Sarkozy le pense...
Il a donc trahi ses idéaux pour accéder au pouvoir. Ceci dit, aujourd'hui, vis à vis de la crise mondiale, il pousse les bons pions, même si c'est sans doute plus cosmétique que bien réel... La politique est décidément chose beaucoup plus complexe que gentils-méchants gauche-droite, etc... cher Johann. Vos propos sont souvent assez intelligents et j'espère sincèrement qu'un jour vous le comprendrez.

Écrit par : Philippe Souaille | 17/12/2008

"Non Johann, le club gauchiste, j'en étais membre il y a 40 ans (à 13 ans) et j'en suis sorti il y a 30 ans... "

Eh oui, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, n'est-ce pas? Ca me rappelle le discours d'un flic: ils sont révolutionnaires à 20 ans, bourgeois à 40 ans et réactionnaire à 60 ans. Et excusez-moi, je n'ai jamais pu encadrer les Trotzkystes. Ils ne valent pas mieux que les Stalinistes.

"Ce que je dis, c'est qu'il y a des limites à l'écart des revenus, mais cela ne remet pas en cause le libre commerce, la concurrence ou le système en général.
Juste certaines de ses normes et de ses modes de fonctionnement. D'ailleurs quelques conseillers d'Etat radicaux romands ont lu mon livre et l'ont approuvé."

Approuver une utopie ne peut faire de mal à personne.
Si vous placez des limites, il n'y a plus "le libre commerce, la concurrence ou le système en général."

"Je parle de réformisme, pas de révolution, même si quelques unes des réformes nécessaires sont profondes et fondamentales."

Disons plutôt "utopiques" donc sans aucune chance de réalisation.
Maintenant si "profond et fondamental" n'est pas une révolution, alors nous ne sommes pas d'accord sur le sens des mots.
Avez-vous jamais entendu parler de démocratie économique? Ce serait une révolution aussi importante que le passage de la monarchie politique à la démocratie politique (quoique la plupart des pays ne pratiquent qu'une apparence de démocratie, une démocratie formelle, vidée de contenu). Actuellement nous vivons une période d'oligarchie ou d'aristocratie économique.

"Pour ce qui est de vos allusions aux jeunes gens qualifiés de terroristes de la mouvance ultra-gauche par MAM la virago biarrote, je crois qu'au delà de la nécessaire présomption d'innocence, on peut effectivement qualifier de terrorisme une action individuelle qui consiste à emm... gravement des milliers de gens qui utilisent les transports publics."

Non. Ce n'est en aucun cas du terrorisme. Le risque d'accident était de zéro. C'est du sabotage, de la destruction d'infrastructure matérielle et c'est tout.

"C'est même anti-écolo, car c'est avec la grève, l'un des arguments les plus valables du transport individuel."

Certainement, et pourquoi dans ce cas mettre en cause des individus proche de l'écologie par leur mode de vie. Evidemment vous n'avez pas penser à la possibilité d'une manipulation...

"Si je lis bien entre les lignes les différents articles qui leur ont été consacrés dans la presse française, y compris les réactions de leurs comités de soutien, il semble bien qu'il n'est pas impossible du tout qu'ils soient bel et bien coupables de cela."

Vous lisez très mal entre les lignes. Etes-vous donc tellement influençable par la propagande d'Etat? Et vous ne puisez pas vos information aux bonnes sources. Vous n'avez pas visionné les liens de médiapart ci-dessus. Le dossier est vide.

"Maintenant, terroriste, ce n'est un mot, et il y a des gradations dans le terrorisme. Il va de soi qu'arrêter un train sans faire de victime, cela n'est pas la même chose que de le faire pêter avec tout le monde à bord."

A quand même!

"Même de tuer un responsable de temps à autre - ce que je n'approuve en aucune façon - ce n'est pas la même chose que de tuer 230 pendulaires dans le train du matin.
C'est exactement pour n'avoir pas fait ce distingo, que fait la ETA et que font la majorité des espagnols, que Pepe Aznar, à l'époque a perdu les élections.
J'essaie de rester libre et objectif. Ce qui me vaut de me faire incendier conjointement par Soli Pardo et Carlo Sommaruga ou encore de me faire insulter par le MCG... C'est pour moi un honneur."

Sans doute! Félicitations! (Et je suis sincère.)

"Objectivité, un concept trop rarement appliqué en politique, tous bords confondus. Par exemple Sarkozy affirmant hier aux lycéens et aux grecs que la politique ne se gagnait pas dans la rue, après avoir poignardé sciemment Villepin sur le CPE à l'époque en donnant raison à la rue. Alors que le CPE eut été une opportunité importante de dynamisation de l'emploi. Je le pense et, même si ce n'est pas l'avis de la gauche, Sarkozy le pense...
Il a donc trahi ses idéaux pour accéder au pouvoir."

Tiens quelle surprise! Parce qu'il a jamais eu des "idéaux" à part lui-même? Vous me semblez bien naïf sur ce coup là!

"Ceci dit, aujourd'hui, vis à vis de la crise mondiale, il pousse les bons pions, même si c'est sans doute plus cosmétique que bien réel... La politique est décidément chose beaucoup plus complexe que gentils-méchants gauche-droite, etc... cher Johann. Vos propos sont souvent assez intelligents et j'espère sincèrement qu'un jour vous le comprendrez."

Certainement que c'est très "complexe". Tellement complexe que ni vous ni moi n'y pouvons grand-chose. Aussi intéressant que puissent être vos idées et votre livre, ce n'est qu'un atome dans cet océan de complexité. Le pouvoir réel est détenu par une toute petite minorité qui se donne les moyens de manipuler son monde et de fabriquer l'opinion.

C'est même tellement complexe que ça pète à intervalles réguliers. Et la seule façon de rendre le tout moins complexe serait de diminuer la population mondiale. Plus ça monte haut, plus ça pète fort.

Écrit par : Johann | 17/12/2008

PS: pour ajouter que je souhaite simplement un monde plus juste, où les gens décrits par André Langaney (lui aussi un dangereux anarcho-autonome-uht-gauche) dans son blog de la semaine se fassent soigner.

J'imagine que vous connaissez l'interview de Russo?

Et j'aime bien ce commentaire trouvé dans un forum:

"La qualification d'"entreprise terroriste" doit-être une litote... Le procureur voulait dire "crime contre l'humanité", mais il s'est retenu !"

Écrit par : Johann | 17/12/2008

PS2: A méditer par rapport à votre réformisme (illusoire):

"On a souvent parlé ces dernières semaines de "l'économie réelle" (la production des biens). On lui a opposé l'économie irréelle (la spéculation) d'où venait tout le mal, vu que ses agents étaient devenus "irresponsables", "irrationnels", et "prédateurs". Cette distinction est évidemment absurde. Le capitalisme financier est depuis cinq siècles une pièce majeure du capitalisme en général. Quant aux propriétaires et animateurs de ce système, ils ne sont, par définition, "responsables" que des profits, leur "rationalité" est mesurable aux gains, et prédateurs, non seulement ils le sont, mais ont le devoir de l'être.

Il n'y a donc rien de plus "réel" dans la soute de la production capitaliste que dans son étage marchand ou son compartiment spéculatif. Le retour au réel ne saurait être le mouvement qui conduit de la mauvaise spéculation "irrationnelle" à la saine production. Il est celui du retour à la vie, immédiate et réfléchie, de tous ceux qui habitent ce monde. C'est de là qu'on peut observer sans faiblir le capitalisme, y compris le film catastrophe qu'il nous impose ces temps-ci. Le réel n'est pas ce film, mais la salle.

Que voit-on, ainsi détourné, ou retourné ? On voit, ce qui s'appelle voir, des choses simples et connues de longue date : le capitalisme n'est qu'un banditisme, irrationnel dans son essence et dévastateur dans son devenir. Il a toujours fait payer quelques courtes décennies de prospérité sauvagement inégalitaires par des crises où disparaissaient des quantités astronomiques de valeurs, des expéditions punitives sanglantes dans toutes les zones jugées par lui stratégiques ou menaçantes, et des guerres mondiales où il se refaisait une santé.

Laissons au film-crise, ainsi revu, sa force didactique. Peut-on encore oser, face à la vie des gens qui le regardent, nous vanter un système qui remet l'organisation de la vie collective aux pulsions les plus basses, la cupidité, la rivalité, l'égoïsme machinal ? Faire l'éloge d'une "démocratie" où les dirigeants sont si impunément les servants de l'appropriation financière privée qu'ils étonneraient Marx lui-même, qui qualifiait pourtant déjà les gouvernements, il y a cent soixante ans, de "fondés de pouvoir du capital" ? Affirmer qu'il est impossible de boucher le trou de la "Sécu", mais qu'on doit boucher sans compter les milliards le trou des banques ?"

Alain Badiou, Le Monde

Écrit par : Johann | 17/12/2008

Johann, merci de vos commentaires et appréciations flatteuses. Sincèrement. Mais je ne crois pas en la théorie du complot. Même s'il est évident que certains clubs de pensée ont du poids (notamment ceux des meilleures universités étasuniennes dont est membre Obama) ou encore en Europe Battenberg, ils ne sont eux aussi qu'un caillou, certes plus gros que vous et moi ou mon livre, humbles graviers, dans la bétonnière qui constitue l'économie mondiale. Et encore, bétonnière, la parabole est incorrecte, car chacun de ces innombrables petits cailloux est agité de sa vie propre et agit poussé par ses intérêts personnels violemment centrifuges.
C'est ce qui fait que l'économie (et du même coup la politique mondiale) se comporte un peu comme un biotope, où rien n'est entièrement prévisible.
Par ailleurs, il se trouve que je connais personnellement, ici ou ailleurs, 3 ou 4 de ces personnes qui seraient censées constituer ce gouvernement invisible et franchement je n'y crois pas une seconde.
L'utopie maintenant, oui bien sûr, c'est même le titre de mon bouquin. Mais l'utopie est la réalité de demain. On y viendra (pas forcément à toutes mes idées, je n'ai pas la science infuse, mais à quelque chose d'approchant) ou l'on en crèvera. Pas nous seulement, mais la civilisation telle que nous la connaissons.

Écrit par : Philippe Souaille | 17/12/2008

Les anticapitalistes comme Johann,baigne dans l'irratonnel comme les adeptes de l'astrologie.On a beau leur expliquer de façon scientifique leurs erreures idéologique,leurs croyances aveugles occulte le rationnel.

D.J

Écrit par : D.J | 17/12/2008

"Sincèrement. Mais je ne crois pas en la théorie du complot."

Très bien, donc vous ne croyez pas en la théorie du complot de l'ultra-gauche ou des autonomes libertaires... Très bien.

Si votre utopie prévoit de donner à manger, un logement décent et l'accès au soins à tout le monde, alors j'y adhère très volontiers. Mais c'est une utopie, je pense même pour le futur.

"On y viendra [...] ou l'on en crèvera."

Alors on en crèvera. La fin du pétrole va marquer une chute vertigineuse de la production alimentaire et la "fin la civilisation telle que nous la connaissons." Il y aura surpopulation par rapport à la nourriture disponible et des révolutions et des carnages.

Et des régimes superautoritaires pour faire face à la crise. Hitler n'était qu'un hors d'oeuvre.

Voilà ce que je vois dans le marc de café.

Écrit par : Johann | 17/12/2008

Attention, Achtung, si vous êtes pauvres et qu'il est riche, Lui, ce sera TOUJOURS comme ça, et c'est un bienfait, dites Lui "merci", les yeux baissés et la casquette entre vos mains tremblantes! C'est normal qu'il le pense normal, qu'il le défende, il sait de quel côté de la barrière il se trouve! Ex-trostkyste c'est un pléonasme! Néo radical encore plus! Comme les gens des pléonasmiques tendances politiques ci-dessus, Il n'écoute rien, mais s'écoute parler, Lui!Il écrit, et cite son bouquin sur tous le blog's dans tous ses commentaires, Lui! On écrit sur le blog d'une pointure, làààààààà... Un puissant, un maître du monde,Lui! il ne connaît que des gens "qui compte", Lui! Bref, taisez-vous, écoutez, le maître! Haré Trotsky, Haré Philippe, tu as tes ouailles... Sermone!
Ps: Risette! vous vous souvenez?

Écrit par : redbaron | 18/12/2008

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