19/12/2008

Les manipulations du MCG

Hier, le blog d'Eric Stauffer s'est retrouvé systématiquement en tête de liste de tous les autres blogs de la Tdg, ce qui implique une manipulation assez simple, mais parfaitement déloyale: il suffit de recopier sans cesse son blog en effaçant le précédent. Le but est de profiter ainsi d'un maximum de visibilité dans les outils de promotion mis à disposition des blogueurs par la Tribune. Au détriment des autres évidemment. La politique du coucou. Ôte toi de là que je m'y mette.

Plus grave, dans la colonne réservée aux derniers commentaires, qui permet d'en lire les premiers mots tels qu'ils arrivent sur le blog, un commentaire défendait visiblement les frontaliers. Avec des arguments solides sur ce qu'ils rapportent, financièrement au canton. Seulement, sur le blog d'Eric Stauffer après intervention de ce dernier, il devenait une philipique anti-frontalière de plus. Parce que le redresseur de torts de la République, le champion de l'honnête citoyen, en avait tout simplement modifié les termes, en conservant la signature initiale! Ce qui est le signe d'une malhonêteté intellectuelle manifeste. Et c'est à ces énergumènes que le peuple devrait faire confiance ?

J'aimerais aussi parler d'un triste sire, qui se permet aujourd'hui de se moquer ouvertement du travail parlementaire pour lequel il a été élu en écrivant son blog depuis le grand conseil au lieu d'écouter ce que disent ses petits camarades sur une question aussi fondamentale que le budget. Ce n'est peut-être pas très amusant, d'accord, mais c'est pour cela qu'on le paie. Vous me direz, il n'est pas le seul dans ce cas.

Il se trouve que j'ai une dent contre ce triste sire, jadis viré de l'UDC genevoise pour y avoir affiché des pamphlets racistes. Viré aussi de la TSR pour avoir, notamment, diffusé à l'antenne un symbole moqueur à l'égard d'une des journalistes de la chaîne. Quelques années plus tôt, nous étions tous deux à la TSR, lui comme régisseur et moi comme journaliste. Après avoir été co-rédacteur en chef du Journal Romand, Claude Torracinta m'avait demandé de faire un Temps Présent sur la circulation urbaine. En m'expliquant ouvertement que son épouse, députée socialiste, avait des intentions au Grand Conseil. Sous-entendu (lourd): mon Temps Présent devait l'aider à s'opposer à la construction d'un ouvrage d'art essentiel.

Etant d'un avis contraire, j'ai fait mon Temps Présent à mon idée. Il a eu le meilleur taux d'écoute de l'année... l'ouvrage d'art a été voté et construit et Claude Torracinta était extrêmement faché. Du coup, la TSR s'est souvenu que je n'avais jamais été homologué. Une procédure oubliée dont j'ignorais l'existence, qu'aucun journaliste n'avait eu à affronter depuis trois années que j'y travaillais. Cela consistait en une sorte d'examen impliquant un passage antenne. Il me fallait donc montrer ma bouille sur le petit écran. 

Dans toutes les télés du monde, il y a des journalistes qui se montrent et d'autres qui restent dérrière la caméra. Ce sont deux métiers, deux types de personnalité différents. J'étais de notoriété publique plus à mon aise dans la 2ème catégorie, et l'on me demandait brusquement d'en changer. Le piège n'aurait pas été complet sans la complicité active du triste sire, qui m'en voulait, dois-je le préciser, parce que j'étais frontalier. Je n'avais rien contre lui, nous étions membres du même ski-club des journalistes, nous parlions souvent cinéma. J'étais en Suisse depuis l'âge de 6 ans, mais j'avais fait mes études supérieures à Paris, et lorsque j'étais rentré à Genève pour y travailler, on m'avait expliqué que comme j'avais oublié de faire renouveler mon permis, je devais être frontalier.

Me voilà donc affublé de la rubrique sportive du TJ, en direct, pour mon examen. Je prépare mes textes, en partie in (dans l'image) en partie off (juste la voix sur une image), j'essaie de me décontracter et hop c'est parti. Cela se passe plutôt bien jusqu'à l'épreuve de ski alpin. Que je lance, commente, et ensuite, pour permettre d'admirer le style d'un magnifique vainqueur suisse, Pirmin sauf erreur (ce qui ne nous rajeunit pas) je "laisse parler l'image". C'est à dire que les téléspectateurs devaient voir le skieur dévaler la pente à tombeau ouvert, et moi garder le silence une quinzaine de secondes. Mais en réalité, c'est ma tête muette qu'ils voyaient, car le triste sire avait coupé l'image et était revenu sur moi. Exprès. En direct au TJ. Je n'avais rien à dire à ce moment là, je ne voyais pas comment passer au sujet suivant et le stress qui m'a fait immédiatement transpirer à grosses gouttes ne faisait qu'ajouter à ma confusion.

Une panne peut arriver à l'antenne, et un présentateur doit pouvoir y faire face, mais d'une part je ne voulais pas être présentateur et d'autre part, cette panne là était volontaire, le jour de mon examen de passage. J'étais jeune marié, j'étais en train de fonder une famille, un type capable de faire ce coup là à son prochain juste pour se fendre la pêche ou parce qu'il n'habite pas du bon côté de la frontière est un sale type. Maintenant si des Genevois veulent effectivement élire ce genre de personnages sectaires et méchants parce qu'ils se sentent ainsi mieux défendus, la situation n'est pas grave. Elle est déspérée.

J'aimerais ajouter une chose après que ce même bonhomme ait publié une lettre d'une dame se plaignant de ne pas trouver de job au DIP. Il se trouve que j'ai reçu, d'une dame aujourd'hui soutien actif du MCG, le même genre d'accusations. Comme d'ailleurs plusieurs hommes politiques de l'Entente auxquels cette femme déclarait régulièrement publiquement son intense admiration personnelle. Au point que c'en était gênant. J'ai accepté de la rencontrer, en lui demandant d'amener des preuves des malversations ou injustices dont elle prétendait avoir été victime. Elle n'en avait aucune. Par contre, à 16h, elle était dans un état alcoolique avancé. Au point que si cette personne avait été l'éducatrice d'un de mes enfants, je me serais plaint. Et que si j'avais eu à choisir en tant que chargé des ressources humaines, qu'elle soit genevoise ou frontalière, ou borduro-syldave, je ne l'aurais jamais engagée.

Pourquoi tant de haine me direz-vous ? Ce n'est pas de la haine, ce sont des faits exprimés posément. Car je pense qu'ils éclairent la manière dont agissent et réagissent certains leaders du MCG. Dans leurs blogs on peut lire de lourdes menaces à mon égard. Après m'avoir traité d'embrayage (ce qui fait bien rire mes copines des deux sexes, celles qui m'ont connu et celles qui auraient bien voulu, mais aucune chance), on m'accuse aujourd'hui de dissimuler des secrets de famille honteux. Lesquels ? Hormis le fait d'avoir divorcé deux fois, d'avoir la garde de mon fils et de l'élever seul ainsi que mon neveu, fils de ma soeur défunte, je ne vois pas. Ah si, oui, dans mes années d'adolescence, puis de jeune adulte, j'ai consommé des drogues. Sans jamais aller à l'excès ni me faire prendre d'ailleurs. Mais j'ai pas mal de proches qui n'ont pas eu la même retenue et qui en sont morts. J'ai aussi commis quelques excès de vitesse, et j'ai de temps à autre dépassé les durées de stationnement. Ah oui, j'oubliais, parfois je traverse alors que le feu est au rouge pour les piétons. S'il n'y a pas de voiture bien sûr...

Commentaires

Cher Monsieur, BRAVO!!!

Je dois dire que vous avez bien du courage de dénoncer les agissements et les propos haineux de M. Henry Rappaz sur son Blog !!!

Écrit par : Toxo | 19/12/2008

Merci, d'avoir dénoncé le tord que Stauffer et ses acolytes m’ont fait en donnant un sens contraire à mon commentaire que j’ai laissé sur son blog. Libre à eux de ne pas publier des commentaires mais de frauduleusement les modifier en gardant la signature originale, ça ne passe pas.

J’aimerais juste préciser que moi-même je ne suis pas frontalier, donc quand je m’exprime en faveur des frontaliers ce n’est pas pour défendre mon propre bifteck.

Écrit par : Josef Loetscher | 19/12/2008

Embrayage?
Blague de Thierry Le Luron, qui date des années 80.
Au MCG, intellectuellement aussi,
pour paraitre, on vit d'emprunts?

Le pire est :
"Les réponses du Conseil d’Etat fontS froid dans le dos!"
de l'ineffable stauffer de lance.
Qu'il nous épargne le coup de la faute de (petite) frappe,
le T et le S étant trop peu proches pour cela, sur le clavier.

Pareille faute nous...valaiS (la faute est DÉLIBÉRÉE),
à 11 ans,
une remontrance.

C'est dire le K niveau de l'individu...

Écrit par : csny | 19/12/2008

Merci David, Stephen, Graham et Neil, j'ai toujours beaucoup aimé ce que vous faites. Que ce soit à Bâle, au bord du lac ou en ValaiT. Je me trompe ?

Écrit par : The Loner | 20/12/2008

Merci pour cet éclairage sur les manipulations effectuées par certain politicien. Qu'en pense le médiateur des blogs? Ces manipulations sont-elles acceptables? Ne sont-elles pas contraire à la netiquette ?

Écrit par : Tatage | 20/12/2008

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