07/01/2009

Les blogueurs et l'UE

Il est étonnant de constater combien dès qu'on parle d'Europe et de frontaliers sur ces blogs, on déclenche, passions, insultes et noms d'oiseaux. Un peu comme le conflit palestinien, à la différence que l'Europe et les frontaliers sont notre problème à nous, ici et maintenant.

Nos blogueurs quasi-professionnels de la Tribune et de 24 Heures, pour la plupart d'entre eux, n'aiment ni l'UE, ni les frontaliers. C'est leur droit,  mais en même temps, il faut bien reconnaître une chose: tenir un blog quotidien, ou passer son temps à commenter les blogs des autres n'est pas l'activité la plus normale qui soit. je le sais, je le fais et c'est extrêmement chronophage. Autrement dit, ça bouffe un max de temps. Du temps qu'on ne passe pas à gagner de l'argent, à faire ses courses ou ses devoirs, à aimer sa compagne ou son compagnon, à discuter avec ses mômes ou à faire du ski... Bref, la plupart du temps, cela ne sert à rien sinon à faire mousser son ego ou à expulser ses rancoeurs et ses angoisses... Ou à hurler sa haine de l'autre. Surtout à hurler sa haine de l'autre, ces derniers temps, bien à l'abri dérrière son clavier, et bien souvent derrière son pseudo.

C'est pourquoi, lorsqu'il s'agit de prendre une décision politique aussi importante pour notre avenir à tous que de voter OUI, le 8 février ou d'envoyer paître l'Union Européenne et avec elle les accords bilatéraux que nous avons accepté et qui ont permis à notre économie de progresser comme jamais, j'aurais donc tendance à écouter davantage les gens qui passent leur temps à tenter de faire tourner l'économie, quel que soit le côté de la barrière, d'ailleurs, que les arguments de bistrot qui s'étalent sur les blogs.

 

Commentaires

Sandro Minimo (et beaucoup d'autres comme lui) prônent la décroissance.
Je connais des genevois (des vrais) qui sont contre toutes ces organisations internationales implantées à Genève et qui n'en veulent plus.
Il y en a qui sont tout à fait contre cette attractivité de Genève, qui voudraient rester tranquilles.

Est-ce un tort ?

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 07/01/2009

L'UDC est en train de se tirer une balle dans le pied.
D'un côté, elle s'attribue la paternité des accords bilatéraux (voir le blog de Stéphane Valente aujourd'hui), ce qui était effectivement une excellente idée, la seule possible après le refus de 1992.
De l'autre, elle fait tout aujourd'hui pour les faire échouer, juste parce que le calendrier a fait qu'il aurait été stupide de voter séparément sur l'extension et la reconduction.
Un certain Nidegger ferait bien de s'en rappeler. S'il compte se faire élire au CE avec une image responsable de protecteur de l'économie, après que son parti ait contribué à causer la catastrophe qui nous pend au nez le 9 au matin, si on se retrouve coupé de l'Europe... C'est râpé

Écrit par : Je vote à droite | 07/01/2009

Victor, vous avez parfaitement raison de poser la question, car c'est exactement ce qui va arriver si l'on vote NON en pleine crise: la décroissance en Suisse, une décroissance particulièrement brutale à Genève, qui n'aura cependant guère d'utilité sur le plan écologique global, car trop limitée géographiquement.

Ce peut être effectivement un choix de rester tranquilles et de dire non à l'opulence et au progrès. Seulement, vous qui êtes féru d'histoire, relisez celle de Genève (il y a un excellent Que-sais-je sur le sujet) et de ce qui s'est passé à chaque fois qu'elle a perdu les raisons de ses succès économiques de l'époque: une misère noire et même la faim.

Car Genève n'a aucune ressource naturelle et n'est même pas auto-suffisante sur le plan alimentaire. Depuis le début de son histoire, c'est une ville de foire, un carrefour du commerce et de la finance.

Si les accords bilatéraux explosent, l'accord sur la fiscalité, qui est peut-être le dernier vrai rempart du secret bancaire explose avec. Les pressions de l'UE ensuite seront terribles. Or si nous avons pu résister plutôt bien au début de la crise, c'est grâce à lui. Mais si nous votons NON, je ne donne pas deux ans de survie au secret bancaire vis à vis des pays de l'UE dans les faits... Le rapport de forces est trop en notre défaveur.

Nous n'aurons même plus les moyens de payer le système social qui soutient à bout de bras une grande partie de nos concitoyens, et de notre consommation, donc de la petite partie de notre économie qui est intérieure. Pourquoi croyez-vous que les syndicats et la gauche responsable prônent le OUI ?

La décroissance, ou en tout cas une réorientation de la croissance, je suis, pour mais il faut la préparer, l'organiser pour en limiter les dégâts, sociaux notamment. Pas le faire sur un coup de tête épidermique et advienne que pourra.

Écrit par : Philippe Souaille | 07/01/2009

Ceux qui défendent la théorie de la décroissance, vous répondront à :

"qui n'aura cependant guère d'utilité sur le plan écologique global"

que chaque pas est un pas en avant.

Rappelez vous Amstrong sur la Lune.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 07/01/2009

Vous avez raison, on lit plein de grosses bêtises sur ces blogs. Comme celui qui dit que les Irlandais ont eu les couilles de refuser le traité et que du coup ils ont obtenu plus et qu'il faut faire pareil.
Je rentre de Dublin. Les Irlandais, ils sont dans l'UE et ils ont le droit de vote, et sans leur accord, la nouvelle constitution peut pas fonctionner. Nous on n'est pas dans l'UE, on n'a pas le droit de vote, et l'UE n'a pas du tout besoin de nous pour fonctionner. Par contre, l'UE a les moyens de faire pression sur nous, bien plus que l'inverse. On représente 7 % de leurs échanges, ils représentent 75 % des nôtres... Sans nous ils ont un problème, sans eux, on est morts.

Écrit par : Erin | 07/01/2009

Excellent ! ! !

"Par contre, l'UE a les moyens de faire pression sur nous, bien plus que l'inverse."

Merci pour votre propos ! ! !

Donc, si les suisses ne veulent pas adhérer à l'UE, ils peuvent quand même nous forcer la main !

Et vive la démocratie !

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 07/01/2009

Les blogueurs de la TDG sont peut-être des chômeurs? Y'en a pas mal à Genève! Et au fait, Madoff c'était pas un de ces fameux types qui faisait tourner l'économie?

Écrit par : Riro | 07/01/2009

Victor, qui parle d'adhérer à l'UE ? Les bilatérales, ce sont avant tout des accords commerciaux qui ont été négociés. Et dans toute négociation il y a l'expression de rapports de force et de qu'est-ce j'ai à t'offrir ou à perdre... Cela n'a strictement rien à voir avec la démocratie. C'est de la concurrence économique et c'est ce qui se rapproche le plus de la guerre.
En revanche, si nous étions dans l'UE, nous serions des partenaires avec qui on discute démocratiquement, parce qu'on vote ensemble sur les mêmes sujets et que l'on fait partie du même club

Écrit par : Philippe Souaille | 07/01/2009

Madoff est un escroc. Il y en a toujours eu et il y en aura encore. Un bonimenteur habile à faire prendre aux gens des vessies pour des lanternes. Un peu comme certains hommes politiques qui préfèrent se contenter d'arguments simplistes au lieu d'essayer d'expliquer aux gens comment les choses fonctionnenent vraiment. Et qui sont prêts à risquer une catastrophe économique majeure pour se faire mousser ou espérer accéder au pouvoir. Ou même à créer un tel pecchi que les conditions d'une vraie prise de pouvoir seraient réunies.

A côté de cela il y a des millions de gens dans le monde qui font leur boulot honnêtement. Et la seule chose de sûre et certaine, c'est que si l'on dit Non à la reconduction des bilatérales, il y aura encore plus de chômeurs à Genève. beaucoup plus.

Écrit par : Philippe Souaille | 07/01/2009

"Je connais des genevois (des vrais) qui sont contre toutes ces organisations internationales implantées à Genève et qui n'en veulent plus."
@Victor Demitrescu : Quelle est votre définition du "vrai" Genevois ? Ceux et seulement ceux qui votent pour votre parti, à l'exclusion de tous ceux (nombreux) qui ne pensent pas comme vous ?

Après les étrangers, les frontaliers, vous voulez voir partir les institutions internationales, sans qui Genève ne serait pas la ville attrayante et prospère qu'elle est aujourd'hui. Qu'est-ce que vous et vos amis les "vrais Genevois" propose comme alternative, comme projet de société, à part le retour à des années sombres que peu de gens ayant un minimum de mémoire et de jugeote souhaitent.

Écrit par : Tatage | 07/01/2009

Aha ! Là, je comprends mieux pourquoi Israël ne veut pas discuter avec le Hamas !

"En revanche, si nous étions dans l'UE, nous serions des partenaires avec qui on discute démocratiquement, parce qu'on vote ensemble sur les mêmes sujets et que l'on fait partie du même club"

Donc, pour que l'on soit démocrate et pour qu'elle fonctionne (la démocratie) il faut être membre du club.

Elle est pas belle la vie ?

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 07/01/2009

L'UDC qui ne cesse de critiquer le PDC qulifié de "parti de girouettes" a fait un volte face particulièrement malheureux sur ce dossier. J'y vois personnellement les marques du désespoir: Si Blocher osait encore au CF, il est fort à parier que les jeunes UDC seraient aujourd'hui seuls dans la bataille...

Ce qui est sûr c'est que l'UDC dösormais ne oeut plus prétendre être un parti proche de l'économie! Mais à droite, heureusement, les Radicaux-Libéraux et le PDC veillent!

Maintenant que la présence massive de frontaliers à Genève avec son 6% de chômage engendre des frustrations, je le comprends, et peut-être qu'il faudrait faire un peu plus pour aider les chômeurs genevois, sans pour autant prôner la haine ou le replis suicidaire que l'UDC veut nous faire avaler.

Écrit par : Carlitos de Unamuno | 07/01/2009

Si nous étions dans l'UE, nous n'aurions plus de droits démocratiques et, par exemple, la votation concernant le droit de recour n'aurait jamais eu lieu ! La démocratie directe tel que nous la connaissons laisse le peuple décider. La démocratie façon UE, le peuple n'a rien à dire, c'est uniquement les technocrates basés à Bruxelles qui prennent les décisions. Résultats : une avalanche de stupidités (plus de fromages au lait crû, suppressionsde cultures maraîchères et laisser les champs en jachère alors que la moitié des citoyens du monde crèvent de faim, calibrage des fruits et légumes et ceux qui n'ont pas la mesure sont détruits, etc). Je suis certain que, si les pays membres de l'UE avaient demandés à leurs citoyens de se prononcer pour et contre l'entrée dans cette union de pays en faillite, la réponse aurait été "Non" ! Hélas, le peuple n'a pas eu droit à la parole.

Écrit par : Octave Vairgebel | 07/01/2009

Non Victor, la vie n'est pas belle, elle est une jungle et le Heidiland mirifique et solitaire prôné par l'UDC est juste un conte pour grands enfants naïfs.
C'est aussi pour ça qu'on a inventé des lois et des règlements et la démocratie, pour essayer de civiliser un peu tout ça. Mais ces lois il faut les respecter dans leur ensemble et pas seulement celles qui nous arrangent.

Soit la Suisse est un Etat indépendant concurrent, et c'est chacun pour soi, avec tous les moyens de pression utilisables entre concurrents civilisés. C'est à dire presque tous.

Soit elle est un Etat indépendant avec lesquels on a passé des accords qu'on ne dénonce pas à tout bout de champ et elle a donc droit aux égards que donne ces accords. Qui accessoirement lui sont globalement favorables.

Soit elle est membre du même club démocratique et un partenaire à parts égales.
Il n'y a pas d'alternative à l'une de ces 3 positions.

Voter Non, le 8, c'est choisir la première et c'est très certainement la plus risquée, le grand saut dans l'Inconnu. Franchement, il me semble que ce n'est pas le moment.

Écrit par : Philippe Souaille | 07/01/2009

Personnellement (UDC ou pas, pour certains esprits maladroits) je ne vois dans l'UE qu'une tentative malheureuse et maladroite de reconstitution d'un Empire.

Je suis toujours étonné de voir tous ceux qui vomissent leur haine de l'impérialisme américain, plaider la cause de l'UE.

Pourtant, c'est bel et bien la même chose.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 07/01/2009

OV, le 8, il ne s'agit pas de voter pour entrer dans l'UE, mais uniquement pour accepter la reconduction des bilatérales qui font un grand bien à notre économie.

Par ailleurs, rien ne dit que l'on ne parvienne pas à maintenir des droits de démocratie directe en rentrant dans l'UE, ni que l'on ne parviendrait pas à les convaincre d'en accepter pour eux-mêmes. Tout est question de dnégociation et nus avons d'excellents négociateurs. Mais encore une fois, le 8 la question n'est pas là.

Une chose encore, il est totalement mensonger de prétendre que l'UE n'est pas démocratique et que toutes les décisions sont prises par les technocrates. Eux-mêmes sont désignés par des Gouvernements élus (qui rejettent facilement la faute sur-les dits technocrates parce que ça les arrange, mais ce n'est pas la réalité).
Et puis il y a un parlement européen qui a voix au chapitre (qui va être réélu dans le smois qui viennent).

L'exemple des fromages à pâte crue que vous citez est particulièrement flagrant. C'était effectivement une intention des technocrates, de l'interdire, il y a eu débat et finalement il existe toujours des fromages à pâte crue produits et vendus dans l'UE et on en trouve d'ailleurs beaucoup plus facilement qu'en Suisse !

Écrit par : Philippe Souaille | 07/01/2009

@ Philippe Souaille

Vous avez bien raison de le souligner.
Le 8 février, il ne s'agit pas de voter pour l'adhésion.

C'est pourquoi l'UDC a décidé de dire NON.

C'est un NON ferme contre le Conseil national, qui a décidé de lier deux questions et faire un paquet, ce qui est inconcevable.

Dire NON le 8 février c'est donner une claque aux politiciens de tous bords, qui se permettent de jouer à un jeu qui ne plait pas.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 07/01/2009

Philippe, pouvez-vous m'indiquer le temps de parole de chaque député européen lors des "débats" à Bruxelles. Pouvez-vous également m'indiquer le nombre de signatures nécessaires pour que le parlement européen entre en matière concernant un référendum ? Enfin, comme vous semblez très bien connaître le sujet, à quelle vitesse sont votées les décisions ? (je parle du temps effectif que les députés ont pour appoyer sur le boutob du "oui" ou du "non")

Écrit par : Octave Vairgebel | 07/01/2009

Octave, je n'ai pas la réponse à vos questions, mais j'ai l'adresse-couriel de quelques copains et copines député(e)s européen(ne)s. Je transmet votre réponse et comme ils (elles) sont tout de même passablement occupé(e)s, vous voudrez bien attendre quelques jours.
J'en profiterai pour leur demander comment ils se sentiront disposés à l'égard de la Suisse, en cas de vote négatif.
C'est certes le droit de Suisses de renoncer aux accords bilatéraux, mais c'est dès lors aussi celui des membres de l'UE de ne plus avoir envie de ménager le petit voisin. Ce qui jusqu'à présent était franchement le cas, je le sais pour avoir réalisé un documentaire au Parlement de Strasbourg sur le sujet, il y a une dizaine d'années pour la défunte chaîne Suisse 4 à l'époque.
Les Députés Européens avaient tous très envie de ne pas mettre la Suisse voisine à l'écart de la communauté, d'autant qu'il voyait en elle, son fédéralisme et son multilinguisme, le précurseur de l'idéal européen.
C'est autant grâce à cet état d'esprit qu'à la qualité de nos négociateurs que nous devons d'avoir obtenu ce que nous avons obetnu lors des bilatérales.
En cas de NON qui remettrait en cause les accords passés, le feeling et les négociations risquent d'être beaucoup plus rudes. D'autant qu'il y a dix ans, nous parlions encore avec nos voisins. Là ils seront 27...

Écrit par : Philippe Souaille | 07/01/2009

Victor vous me semblez en pleine contradiction. Parce que s'il s'était s'agit de voter pour l'adhésion à l'UE, l'UDC aurait voté OUI ? Voilà un super scoop!

Le fait de voter pour embêter le Conseil national, je peux comprendre, mais en faisant cela, c'est ce que l'on appelle une réaction d'humeur.
le problème, c'est qu'en le faisant, on annule du même coup les accords bilatéraux. Et ça c'est très grave. Donc si vous avez une rancune contre les élus du National, faites-le leur payer aux prochaines élections, mais pas dans un vote qui engage gravement l'avenir du pays.
Parce que ça, c'est de l'enfantillage et c'est indigne d'un parti politique responsable. Etre adulte c'est entre autres apprendre à surmonter la frustration et l'échec et à regarder la réalité en face.

Écrit par : Philippe Souaille | 07/01/2009

@ Philippe Souaille

J'aimerais faire un détour, sur la réponse que vous adressez à Octave Vairgebel.
C'est en fonction du nombre d'habitants d'un pays, que l'on envoie un certains nombre de députés européens.

A mon avis, cela n'est pas juste.
Il faudrait un seul et unique député par pays.
Question d'égalité.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 07/01/2009

Philippe, pour faciliter vos recherches, voici ce que j'ai obtenu :
Durée de l'intervention : 1 min. 30
Nombre de signatures : 800.000
Choix de vote : 5 secondes !

Comme vous le voyez, c'est trés démocratique !

Personnellement, je suis certain que l'UE ne survivera pas à la crise actuelle car tous les pays vout âprement défendre leurs prérogatives concernant particulièrement le travail.

Écrit par : Octave Vairgebel | 07/01/2009

Victor, vous avez décidément une conception assez particulière de la démocratie.
Ainsi donc selon vous, les 34 000 habitants du Lieschtenstein devraient avoir un élu, comme les 80 millions d'Allemands. Ainsi, une voix de Liechstenteinois compterait 2000 fois plus qu'une voix d'Allemand ! Je n'ose croire que l'UDC ait la même approche que vous.
Par ailleurs le Parlement européen est un parlement, une chambre basse. La chambre haute, l'équivalent de notre Conseil des Etats, c'est plutôt la Commission européenne avec effectivement un commissaire par pays, désignés par leurs gouvernements respectifs.
Quant à Octave je vais donc vérifier vos chiffres. Mais permettez-moi de dire que le temps qu'à un député pour appuyer sur un bouton me parait un piètre indice de démocratie, à partir du moment où on ouvre le vote. 5 secondes me paraissent suffisantes pour appuyer sur l'un ou l'autre bouton qui se trouvent devant vous.
La notion du temps de parole est plus intéressante. il y a près de 800 députés, tous ne peuvent donc pas s'exprimer. En revanche, contrairement à nos parlements de milices, ils sont professionnels et bénéficient d'attachés parlementaires également rétribués. Donc ils sont tout le temps nécessaire pour bosser leur dossier et se forger une opinion, d'autant que c'est comme partout, le gros du travail se fait en commission.
J'éviterai de dire ce que je pense du niveau de certaines interventions fleuves au Grand Conseil genevois, mais à mon avis, ce n'est ps un gage de démocratie.

Enfin, sur le référendum, 800 000 signatures c'est en gros 8 fois plus que ce qu'il faut au niveau fédéral... Or les européens sont près de 80 fois plus nombreux que les Suisss. Donc selon vos critères, j'en déduis que l'UE est dix fois plus démocratique que la Suisse CQFD ???

Sur le fond arrêtez de dire que l'UE est un empire et n'est pas démocratique cela n'a aucun sens. L'UE s'est bâtie pacifiquement par agrégat volontaire d'Etats souverains (contrairement à la Suisse qui a guerroyé, occupé et annexé à l'occasion). Et son processus démocratique est encore en cours d'élaboration.

Écrit par : Philippe Souaille | 07/01/2009

Bon, Philippe, soyons sérieux ! 5 secondes pour voter alors qu'il y a quelques centaines de questions et que, si vous vous trompez de bouton, vous ne pouvez pas revenir en arrière (selon A. Krivine) ce n'est pas très correct ! Les députés étant professionnels, combien coûte aux contribuables ces personnes. Il faut savoir qu'ils bénéficient de la gratuité sur les transports publics et particulièrement l'aviation et les TGV (pour nos voisins) qu'ils ont plusieurs secrétaires, des chambres louées à l'année dans des hôtels de qualité, les repas ainsi que de substancielles rémunérations pour pondre des directives qui ne sont jamais respectées. Concernantle référendum, si les 800.000 signatures sont récoltées, cela ne veut pas dire que le parlement de l'UE entrera en matière. Il peut tout simplement le placer dans le classement vertical ! L'UE ? La pire des solutions et la fin, non seulement de la démocratie directe, mais également la fin de la Confédération Helvétique ! Quel est le poids des pays de moindre importance comme le Luxembourg, la Belgique ou les ex-pays de l'Est ? Ridicule ! Il faut exiger le retrait définitif de la candidature Suisse à l'UE mais, hélas, avec Cruella, on en prend pas le chemin ! Pour quelle raison l'UE sougaite notre adgésion ? Pour vider les coffres de la Banque Nationale et que nous nous retrouvions en faillite comme tous les pays de cette union stupide.

Écrit par : Octave Vairgebel | 07/01/2009

Désolé mais je continue de dire que l'UE n'est pas démocratique car aucun peuple n'a eu le droit de se prononcer sur l'adhésion ou non. Par contre, j'applaudis leur fameuse Constitution qui ne sera jamais acceptée ! Vive la démocratie bafouée !

Écrit par : Octave Vairgebel | 07/01/2009

@ Philippe Souaille

"Je n'ose croire que l'UDC ait la même approche que vous."

Vous ai jamais fait le reproche d'être un radical ?
Puis-je m'exprimer en mon nom propre, sans me voir attribuer l'étiquette du parti auquel j'ai adhéré à tout bout de champ ?

Ma conception est très claire : 1 pays, 1 voix.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 07/01/2009

Mr Souaille je vous lis avec attention et intérêt.
Vous suscitez là un très intéressant échange de réflexions. Je ne sais pas encore aujourd'hui ce que je voterai le 8 février (si je vote).
Une question m'interpelle : pourquoi avoir lié deux objets distincts càd
reconduction et extension et nous demander une seule réponse ?
Dans la publicité en faveur du OUI on ne parle que de reconduction des
accords bi-latéraux, est-ce pour mieux cacher la m.... aux chats au sujet
de l'autre objet ?
Merci de bien vouloir éclairer ma lanterne.

Écrit par : bidouille | 07/01/2009

"démocratie façon UE, le peuple n'a rien à dire, c'est uniquement les technocrates basés à Bruxelles qui prennent les décisions. Résultats : une avalanche de stupidités (plus de fromages au lait crû, suppressionsde cultures maraîchères et laisser les champs en jachère alors que la moitié des citoyens du monde crèvent de faim, calibrage des fruits et légumes et ceux qui n'ont pas la mesure sont détruits, etc)."

Les questions alimentaires en Suisse,sont aussi souvent dictées par l'office fédéral de la santé public, et non par le peuple.par exemple l'interdiction du lait cru pour le vacherin et les reformes agricoles ne sont de loin être à tout les coups par les urnes.

Une question à Philippe,

Vous penser quoi,comme l'affirme certains UDC,comme Soli Pardo sur l'explosion des cambriolages à Genève et dans le canton de Vaud,imputés par les accord de shengen?

D.J

Écrit par : D.J | 07/01/2009

DJ : Il y a toujours eu des vagues de cambriolages. Ceux-ci sont attribués aux Géorgiens, qui ne sont pas dans l'UE. Et Schengen n'est pas le sujet du vote du 8 février. Le monde bouge, il évolue, on prend l'avion, il y a des autoroutes, des voitures, c'est la vie. Au moyen-âge c'étaient déjà les roms qui étaient accusés, mais ils circulaient en roulottes... L'UDC cherche une fois encore a agir sur la peur en choisissant des arguments qui n'ont rien à voir, mais qui portent malheureusement. C'est de la propagande, pas de la politique, encore moins de la gestion.

Écrit par : Philippe Souaille | 07/01/2009

Bidouille, c'était de mon point de vue une erreur, qui risque de se payer cash, par de graves problèmes économiques pour le pays en cas de NON majoritaire, mais en même temps les deux objets ne sont pas réellement distincts. Accepter la reconduction des accords bilatéraux, tout en en excluant la semaine suivante deux nouveaux membres de l'UE n'aurait eu aucun sens. C'était comme si après avoir signé l'accord perpétuel avec les Suisse en 1515, le Roi de France avait dit ensuite, oui mais attendez, là vos nouveaux membres, les Neuchâtelois ou les Genevois, je n'en veux pas, ils sont exclus.

C'était inacceptable par l'UE et contraire à toutes les conventions internationales qui veulent que lorsqu'on signe un traité avec une entité indépendante, cet accord reste valable quelles que soient les évolutions géographiques ultérieures de cette entité. Sauf à le dénoncer. La fameuse clause guillotine. On prend en bloc ou on refuse en bloc ce qui a été négocié comme tel.

Et si des gens ont dit le contraire auparavant, ils ont menti ou se sont trompés. Mais ce n'est en tout cas pas une raison pour aujourd'hui placer le pays dans de graves ennuis par un refus épidermique d'uen situation économique qui nous est favorable. parce que si nous n'avions pas bénéficié des accords bilatéraux, ce n'est pas 6% de chômeurs que nous aurions à Genève, c'est peut-être bien le double ou le triple et en tout cas infiniment moins de rentrées fiscales.

Écrit par : Philippe Souaille | 07/01/2009

Octave, il y a 5" par vote. Donc par question. Après, on ne peut plsu revenir en arrière, dit Krivine. parce qu'après dans un parlement national ou cantonal, vous croyez qu'on peut revenir en arrière pour dire : "Attendez-là, les copains, on a déjà voté, mais j'ai changé d'avis, je voudrais changer mon vote..."
Qui parle de garder son sérieux ? Et franchement le fait que vous citiez Krivine en symbole de la démocratie outragée est assez amusant. En réalité, en France, il n'est pas parlementaire. En Suisse non plus, il ne le serait vraisemblablement pas, ou plus. les trotskystes ne pullulant ni dans les travées de Berne, ni dans celles de Genève ou Lausanne. Alors que le Parlement européen est élu à la proportionnelle, ce qui laisse une chance aux petites listes...
Il n'y a pas une démocratie modèle et parfaite. La Suisse n'est pas mal du tout, mais elle a ses manques et ses défauts. Comme tout le monde. Et l'UE est encore en train de se construire.

Écrit par : Philippe Souaille | 07/01/2009

@ DJ: J'ajoute relativement à Schengen, que tous les Genevois (et des tas de malfrats étrangers) savent pertinemment que nos frontières ont toujours été des passoires, en dépit des efforts des garde-frontières. Même pendant la guerre, où l'on se faisait tirer dessus pour un rien. Il y a des points de passage partout et les contrôler tous en permanence, ce serait mettre un homme au moins tous les 100 mètres. Soit 2000 hommes rien que pour le Canton de Genève, 24 h sur 24, et sans compter le Lac.
Alors Schengen, là-dedans, a vraiment bon dos.

Écrit par : Philippe Souaille | 07/01/2009

Victor, vous ne m'avez jamais reproché d'être radical, et je ne vous reproche pas d'être UDC. Mais au même titre que j'ai personnellement démissionné de mes responsabilités au parti radical (tout en en restant membre) pour pouvoir m'exprimer librement en mon nom propre, vous avez en tant qu'élu UDC, des responsabilités (à ce propos mes félicitations, même si, si j'ai bien compris, c'est une élection sans vote ??? - Vous m'expliquerez la prochaine fois qu'on se voit :-).
Vous n'êtes plus totalement libre de votre parole dans le sens où vous représentez votre parti.
Donc quand vous dites trouver démocratique qu'une seule voix puisse en valoir 2000 autres, il est assez normal que le représentant d'un autre parti (moi en l'occurrence) vous taquine un peu... D'autant que comme vous le savez, je reste internationaliste de coeur et que je préfère les liens qui unissent aux frontières qui séparent.

Écrit par : Philippe Souaille | 07/01/2009

Mon cher Philippe, ne jouons pas sur les mots, encore moins sur les définitions.

"Donc quand vous dites trouver démocratique qu'une seule voix puisse en valoir 2000 autres"

Je n'ai jamais dit ou écrit cela, j'ai dit (écrit) simplement que pour un pays, il devrait y avoir une voix.
C'est une manière de voir les choses, qui m'est propre et dont on peut en discuter.

Je vous remercie pour vos félicitations qui me vont droit au cœur, mais comme vous l'avez certainement lu dans mon article, je remplace une collègue démissionnaire.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 07/01/2009

D.J. Le problème du vacherin Mont d'Or au lait crû est simple, il suffit d'acheter ce fromage produit dans le Jura Français. Dans cette région, ce fromage est excellent car il est toujours fabriqué avec du lait crû ! Le même produit fabriqué dans la Vallée de Joux n'a pas de goût. Il en va de même pour tous les fromages fabriqués avec du lait termisé ou pasteurisé, c'est infect ! Malheureusement, cette perte de qualité est dûe exclusivement aux réglements débiles pondus par les technocrates de Bruxelles !

Écrit par : Octave Vairgebel | 08/01/2009

Octave vous êtes pathétique. Vous criez à la dictature européenne et citez l'exemple du vacherin. Alors si dictature de Bruxelles il y a, expliquez-moi pourquoi, dans le Jura français on trouve de l'excellent Mon d'or au lait cru, et pas en Suisse où il est pasteurisé?
Comment diable cet étonnant pouvoir dictatorial bruxellois parvient-il à s'exercer sur la Suisse (hors de son territoire) et pas sur la France (au coeur même de son propre territoire) ?

Écrit par : Philippe Souaille | 08/01/2009

Cela n'a rien à voir avec le problème du vacherin en Suisse qui est termisé parce qu'une femme enceinte avait eu un problème. Le vacherin au lait crû en France est, pour l'instant, épargné par les directives de l'UE. La plupart des fromages français au lait crû vont progressivement disparaître car les petits producteurs de qualité sont éliminés par de grands groupes industriels qui se foutent totalement de la qualité des produits. Leur seul critère est le profit avec la bénédiction de l'UE ! La dictature de l'UE est déjà active sur les produits fabriqués dans d'autres pays membres et s'étendra progressivement à tous y compris la France. Nous trouvons déjà dans les commerces suisses des fromages français au lait pasteurisés qui n'ont aucun goût. D'autre part, les "fruitières" ou "fromages d'alpages" vont aussi disparaître car les exigences en matière d'hygiène sont telles qu'aucun fabricant n'a les moyens de payer les transformations et équipements exigés. Malgré ces exigeances, depuis plus de cinquante ou soixante ans les clients achètent ces magnifiques produits sans êtres malades ! La seule véritable raison est de faire du pognon sur le dos des petits fabricants.

Écrit par : Octave Vairgebel | 08/01/2009

Octave, je vous cite: "dans la démocratie façon UE, le peuple n'a rien à dire, c'est uniquement les technocrates basés à Bruxelles qui prennent les décisions. Résultats : une avalanche de stupidités (plus de fromages au lait crû etc..."

Donc si je vous comprend bien, si on interdit les fromages au lait cru en Suisse c'est à cause de la listeria, mais dans l'UE c'est un attentat contre la démocratie ? Et ce quand bien même les-dits fromages ne sont toujours pas interdits parce que précisément, les citoyens ont râlé, fait des ptitions etc, et obtenu que la mesure ne soit pas appliquée.

Sur le fond, il est évident que c'est une affaire complexe où se mêlent gros sous et santé publique. Des deux côtés de la frontière à peu près de la même façon. Mais avec pour le moment, avec plus de respect du goût des gens côté UE, qu'en Suisse ne vous en déplaise. Il se trouve que j'adore le vacherin (mon taux de cholestérol un peu moins) et que je me souviens qu'au début c'est la Migros qui d'elle-même avait décidé de suspendre la vente de produits non pasteurisés, après un accident. Parce que le géant orange n'avait pas envie de prendre des risques. Faut-il bouter le géant orange hors d'Helvétie pour cause d'attitude anti-démocratique ?
Moi, homme en bonne santé dans le force (déclinante) de l'âge, je mange le vacherin avec la croûte, sans problème. Mais sur le foetus d'une femme enceinte, ou sur de vieilles personens ou de jeunes enfants malades, cela peut faire des dégâts.
Alors s'il vous plaît arrêtez de mettre tout et n'importe quoi sur le dos de l'Union européenne, cela frise le ridicule...

Écrit par : Philippe Souaille | 08/01/2009

Mon propos n'est pas de dire si le vacherin est meilleurs ou moins bon qu'avant ou moins bon qu'en France, mais de dire que les directives édictées en Suisse (comme le prix du lait etc...) n'ont en général pas passé par la voie des urnes, pas plus que dans l'UE.
Je ne dis pas non plus qu'il ne faille rien dire sur les décisions de Bruxelle qui peuvent parfois être stupides etc... Mais ramener chaque décision qui ne nous plait pas à de la non démocratie devient lassant. A la base, de l'union européenne, ce sont les gouvernements élus démocratiquement de chaque pays membre.

D.J

Écrit par : D.J | 08/01/2009

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