09/01/2009

Reconduire les bilatérales, même l'UDC est pour !

Pourquoi voter oui à la reconduction des accords bilatéraux dans un mois ? Parce que la Roumanie et la Bulgarie sont des pays en plein essor, dans lesquels les entreprises de notre pays ont un rôle à jouer, comme expliqué dans mon billet précédent. Mais aussi parce que les accords bilatéraux sont de bons accords, quasiment tout le monde est d'accord là-dessus.

 

Ils permettent à la Suisse de profiter de quasiment les mêmes avantages que si elle était dans l'UE (hormis bien sûr le droit de voter dans les débats intérieurs) tout en préservant sa démocratie directe et son secret bancaire. C'est tellement évident que ces accords méritent d'être reconduits que même Soli Pardo, est pour. Le ténor de l'UDC genevoise, reconnaît que 80% des Suisses approuvent ces accords, dont l'UDC revendique aujourd'hui la paternité. Oubliées, les craintes angoissées lors du vote sur l'extension.

Ces accords sont reconnus comme bénéfiques à l'économie du pays, donc au pays. Au point que le Président de l'UDC préconise de faire comme si de rien n'était, en cas de victoire du Non... et de les reconduire quand même, ces fameux accords bilatéraux... Je me disais bien que dans UDC, le C était un peu usurpé, mais apparemment, le D aussi...

Il faut donc reconduire les bilatérales parce que ce sont de bons accords, qui nous aident à affronter la crise. Et que si on dit Non, il faudra les renégocier au pire moment, avec des voisins à qui l'on vient de claquer la porte au nez et qui pensent que les accords précédents nous étaient trop favorables.

Ce n'est pas de l'arrogance de leur part, juste l'attitude normale et civilisée de gens qui ont conclu un accord commercial avec un partenaire qui décide de le dénoncer tout en demandant à le renégocier... Eh bien dans ce cas là, on renégocie, justement.

En fait dérrière les contradictions flagrantes de l'UDC sur ce dossier, se dissimule la volonté de prendre l'électeur et le citoyen en otage des intérêts particuliers du parti. Qui cherche à tout prix à se singulariser. Il a cru pouvoir refaire le coup du vote sur la constitution en France, dans lequel les gens ont voté avant tout pour sanctionner le gouvernement, davantage que pour répondre à la question qui leur était posée. Mais il y a un bug ou plutôt deux.

La Suisse n'est pas la France et les citoyens helvètes ont l'habitude de voter sur des sujets précis, concrêts et non pas pour emm... leur Gouvernement. Les bilatérales, ce n'est pas une nouvelle constitution, dont on peut se passer relativement facilement. En cas de refus, les conséquences sur l'économie seront directes et sévères. C'est pourquoi l'UDC murmure aujourd'hui que si on vote Non le 8, on pourrait, le 9, faire quasiment comme si on avait voté OUI:.. Pour éviter de compliquer outrageusement la tâche de ceux qui essaient de limiter les conséquences de la crise économique... Une espèce de plan B foireux en quelque sorte. Et une claque à tous ceux qui auront voté Non parce qu'ils refusent vraiment les bilatérales et qui s'apercevront le 9 au matin que c'était juste pour faire de la pub à l'UDC...

Commentaires

Vous aimez la confusion.

1. Concernant les votations du 08.02.2009, l'UDC est pour un non.
Il existe un comité (issu des membres de l'UDC) qui militent en faveur du oui.

2. Concernant la démocratie à l'UDC ... qu'elle preuve supplémentaire en voulez vous que l'adoption de deux positions différentes ?

Les Verts prônent la décroissance.
N'est-ce pas une magnifique occasion de les prendre au mot ?

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 09/01/2009

Victor,
Dans la presse suisse-alémanique, l'UDC laisse entendre à longueur d'article que le NON n'entrainerait pas (obligatoirement) la suppression des accords bilatéraux, tout en dénonçant les menaces de Bruxelles, la fameuse "clause guillotine". Ces gens ne savent vraiment pas ce qu'ils veulent.

Écrit par : Gummibärli | 10/01/2009

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