15/01/2009

L'alleingang des eurosceptiques

Voilà le 3 ème volet des articles de Véronique Plata sur l'Union européenne. Ils datent d'une année, mais sont pour l'essentiel, toujours d'actualité. Au programme, l'union militaire et la politique de défense commune, les rapports avec le Sud de la Méditerranée et l'Union proposée par Sarkosy, et enfin la fiscalité et le secret bancaire.

L'occasion de rappeler aux europhobes, pourquoi la solution de l'isolement n'est économiquement pas viable (texte déjà partiellement paru en commentaire sur le blog de Pascal holenweg)

En cas de Non, le 8 février, les europhobes vont hurler que "dépérir dans son coin" est la meilleure des solutions possibles, que l'UE ne va pas  fermer les frontières et que nous aurons toujours le secret bancaire  et encore plus d'argent dans les coffres du Heidiland...

A voir !
Notre principal allié sera alors... l'OMC, qui définit les règles minimales de l'accès aux marchés pour les Etats membres. Mais ces  accords sont loin d'être suffisants, c'est pourquoi la Suisse cherche  en permanence à signer des accords plus complets avec tous ses 
principaux partenaires économiques.
Clairement, Nestlé, la pharma, les machines outils et consorts vont souffrir. Ce qui aura des conséquences sur la santé financière de leurs employés... et sur nos caisses de pension à  tous, qui sont évidemment bien pourvus en titres de multinationales  helvétiques.
Quant au secret bancaire, ce qui arrive aujourd'hui à l'ex-N 3 de l'UBS, poursuivi comme un malandrin aux Etats-Unis est un avant-goût de ce qui surviendrait en cas de refus. Toutes les banques opérant à Genève se  repassent depuis l'été 2008 les clients étasuniens comme des patates chaudes ou de vieilles chaussettes.
Parce que mettre son argent en Suisse, aujourd'hui, cela n'est plus le laisser dormir dans un coffre avec un intérêt négatif comme dans les années 60... C'est le placer sur les marchés internationaux pour qu'il  rapporte. Du moins en principe, car en cas de crise, il arrive qu'il  coûte... Mais les marchés internationaux c'est d'abord les USA, puis l'UE, puis le reste du monde.
Pour pouvoir intervenir sur les marchés aux USA (et puis aussi ouvrir des succursales là-bas) les banques doivent montrer patte blanche et les comptes de leurs clients étasuniens, en parfaite contradiction avec le secret bancaire.
Si l'on refuse l'extension à la Roumanie et à la  Bulgarie, on refuse les bilatérales et donc la protection dont jouit actuellement le  secret bancaire vis-à-vis de l'UE, dans le cadre de ces accords.
En cas de désaccord avec l'UE, il faudrait choisir entre le secret pour les comptes des clients européens, et la possibilité d'intervenir sur les marchés européens. Bien sûr il resterait toujours les Russes et l'Asie. Plus l'Afrique, dont les bourses étaient en pleine expansion, soit dit en passant… Juste avant le déclenchement de la crise !
Une perte de la clientèle européenne, après celle des Etats-Unis, entraînerait de graves conséquences sur le niveau de vie général du pays: chomâge, 2ème pilier diminué, etc...

 

Il semble que dire cela est appelé par certains "bourrage de crâne". Serait-ce qu'eux seuls aient le droit de faire valoir leurs arguments, tout en accusant nos autorités de mensonge, en tentant d'interpréter les textes de lois à leur guise, en essayant contourner la décision démocratique du parlement ?

 

Voilà en tout cas de la lecture. Résumé d'un travail universitaire et objectif.

 

Défense commune.doc

 

La Méditerranée.doc

 

Fiscalité et secret.doc

Les commentaires sont fermés.