21/01/2009

Longchamp: un non le 8 aurait des conséquences catastrophiques sur l'emploi

Quels seraient, pour la Suisse et Genève, les principales conséquences d'un non aux bilatérales le 8 février ? François Lonchamp, Conseiller d'Etat chargé de la Solidarité et de l'Emploi, s'est exprimé à ce sujet, mardi soir à Pregny-Chambésy.

En dehors de la libre circulation et de divers accords culturels ou économiques qui tomberaient, les conséquences les plus préjudiciables seraient selon lui de trois ordres:

- la fin de l'accord sur le transport aérien, qui permet aux compagnies de droit suisse (Swiss, mais aussi, très importantes pour Genève, Easy Jet et Fly Baboo) d'accéder sans autre au marché européen. Pour l'Aéroport, donc pour l'accessibilité de la Genève Internationale, financière et horlogère, ce serait un handicap certain.

- La fin de la possibilité offerte aux Etudiants et chercheurs suisses de circuler librement dans les universités et centres de recherches européens. Ce qui entraînerait forcément une perte de compétitivité pour nos universités et au-delà pour nos technologies de pointe

- La remise en cause du secret bancaire et de la fiscalité des entreprises. Faut-il le rappeler? Genève tire 25% de ses revenus de son secteur bancaire. Et notre fiscalité contribue à attirer ici nombre de sièges européens de multinationales qui assurent à la fois de nombreux emplois et de copieuses rentrées fiscales.

 

Au final, donc, et à moyen terme, ce serait un superbe gâchis, avec des conséquences catastrophiques pour l'emploi. Le tout essentiellement causé par la rencontre entre la vanité d'un homme vexé de son renvoi démocratique et une partie de la population qui voit dans l'étranger, la cause de tous ses maux… Sans se rendre compte que sans l'apport économique de l'étranger, ses maux seraient très certainement bien pires…

 

Comme le faisait remarquer le Conseiller d'Etat, dès lors que l'on a choisi de ne pas faire partie de la famille, nous n'avons aucun droit de dire qui doit ou non en faire partie. L'UE a décidé d'intégrer la Roumanie et la Bulgarie, pays jadis prospères et dont les taux de croissance font aujourd'hui pâlir d'envie le reste de l'Europe, parce que l'UE considère que ces pays seront plus stables, intégrés dans l'UE, qu'au dehors. Et que c'est dans l'intérêt de tous, y compris de la Suisse, évidemment, que les pays d'Europe soient stables. La moindre des choses est donc de participer à cet effort de solidarité, dont nous profitons aussi.

 

Maintenant, pour faire face aux inconvénients que cela peut susciter localement, sur certains cas individuels et tout autant pour parer à la crise qui semble s'installer, avec déjà quelques plans de licenciement, à Genève, dans les secteurs bancaires et horlogers, le Conseil d'Etat prend des mesures pour soutenir l'économie locale. la première et la plus spectaculaire est d'avancer en 2009 le démarrage de plusieurs grands travaux d'insfrastructures qui auraient du logiquement débuter en 2010. parce que les biens d'équipement restent et que ce sont des dépenses effectuées localement.

 

Pour le reste, voici les 2 derniers articles de la série sur l'UE de Véronique Plata, plus un du Conseiller National radical Laurent Favre, qui détaille les effets postitifs de la Libre circulation.:

Conseil de l'Europe.doc

Libre circulation.doc

UE BILAN.doc

 

Les commentaires sont fermés.