29/01/2009

Les frontaliers, un faux problème

Ce jour dans la Tribune, le Conseiller d'Etat Longchamp raisonne en terme statistiques pour gérer l'intérêt collectif, face au leader du MCG qui pour seuls arguments, monte en épingle deux cas d'espèces. Sans qu'il soit possible de les vérifier, de les infirmer ou de les expliquer, aucune pièce n'ayant été versée au dossier...

Deux cas répétés en de multiples occasions dans la propagande du MCG, toujours les deux mêmes, comme si en dépit de tous ses efforts, il n'en avait pas trouvé d'autres. Des cas intouchables, car on est là dans la détresse humaine.

Si une femme obligée de retravailler passé un certain âge se retrouve dans un poste de retours à l'emploi, c'est qu'il y a eu un bug quelque part, soit dans son cas personnel, soit dans le fonctionnement du système, mais cela n'a rien à voir avec les frontaliers. Même si une employée frontalière engagée auparavant fait apparemment le même travail en gagnant un salaire normal. Si la frontalière n'avait pas été engagée, ce serait une Genevose, mais le résultat serait le même. La dame du MCG aurait toujours un statut de retours à l'emploi.

Résorber le chomâge en tentant d'assécher le marché du travail serait extrêmement périlleux pour l'économie locale. C'est évident, mais cela ne parle pas du tout aux gens qui sont victimes de ces cas d'espèces. Or les raisons qui poussent un employeur à engager un cas plutôt qu'un autre sont multiples.

Prenons le cas d'un indépendant de 54 ans, qui depuis 3 ans a postulé à une trentaine de fonctions correspondant à ses compétences de cadre. Très souvent dans la short-list, il n'a jamais été engagé. « Trop qualifié » lui dit-on. Jamais « trop vieux » ou « trop indépendant, trop longtemps absent d'une hiérarchie clairement définie » qui sont les vraies raisons.  Jamais un frontalier n'a été engagé à sa place, mais toujours quelqu'un de plus jeune et qui, c'est fondamental, n'était pas sur le marché du travail, mais devait au contraire être débauché.

Un employeur préférera toujours un gagnant dynamique qu'il pourra pressurer à quelqu'un dont un seul détail pourrait laisser penser qu'il s'agit d'un looser. C'est normal mais le Conseiller d'Etat ne peut pas entrer dans ce genre de considérations. Là-dessus, dès avant l'aube, sur Internet, les partisans du MCG se déchaînent en commentant le débat. Sans autre argument que de compter les points, sauf un qui se pique de statistiques et rappelle que Genève n'est que 3ème au classement par canton du nombre de création d'emplois, dérrière Zurich et Berne... En négligeant de tenir compte du nombre d'habitants... Si l'on rectifie, Genève caracole largement en tête.

C'est bien l'ouverture qui a rendu ce boom économique possible, alors que le protectionnisme à l'embauche qui règnait auparavant freinait l'expansion des enteprises établies localement. Le marché de l'emploi strictement genevois est simplement trop petit pour nos besoins.

Accessoirement on aimerait bien savoir ce qu'on leur reproche aux frontaliers ? Si les logements existaient en nombre suffisants et à prix correct dans le canton, ils ne seraient pas frontaliers, ils viendraient (ou reviendraient, 15000 au moins sont Genevois!) s'établir à Genève. Comme avant eux ces immigrants qui font d'ailleurs le gros des bataillons du MCG en rêvant de fermer la porte aux nouveaux arrivants. C'est donc un faux problème.

Le fait que la France voisine se soit couverte d'habitations n'a fait que permettre le développement de Genève, mais la libre circulation donnerait parfaitement le droit aux frontaliers de s'établir dans le Canton, comme cela se passe à Zürich ou à Berne !

A noter que les vieilles familles genevoises sont peu présentes dans ce charivari anti-frontalier. Parce qu'elles savent que la population genevoise s'est toujours renouvelée. Surtout que ceux qui n'ont pas de noms huguenots originaires de France ou d'Italie ont tous des patronymes... savoyards et des cousins de l'autre côté de la frontière! Alors forcémment, pour eux, c'est plus difficile de voir le frontalier en ennemi.

Commentaires

@ Philippe Souaille,

D'accord avec votre analyse.

Je pense que le MCG et l'UDC jouent un jeu démagogique et dangereux, dont ils n'assumeront pas les conséquences si d'aventure un "non" devait sortir des urnes le 8 février prochain.

C'est totalement irresponsable !

Bien à vous !

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 29/01/2009

Bof, on peut avoir son cousin comme ennemi : pourquoi pas ? François Bonnivard était bien le cousin des chevaliers de la confrérie de la Cuiller, non ? Rousseau et Horace-Bénédict de Saussure étaient d'origine française, et pourtant, ils ne voyaient pas les Savoyards comme des ennemis. Votre idée sur les liens de sang me paraît un peu abstraite. François de Sales lui-même était d'une vieille famille du comté de Genève. Cela ne l'a pas rendu forcément sympathique aux Genevois. Le duc de Savoie était le cousin du roi de France : cela n'empêchait pas les guerres.

Écrit par : Rémi Mogenet | 29/01/2009

Les frontaliers un faux problème ? C'est exact, mais des suisses qui travaillent à Genève, ça, pour vous, c'est le vrai problème !

Écrit par : Octave Vairgebel | 29/01/2009

Vous avez raison, de toute façon Stauffer, n'est pas un nom de la région franco-suisse et sa mère est une immigrée italienne, donc Stauffer ne peut pas comprendre que les vrais Genevois de souche aient des cousins frontaliers...les anciens savent très bien qu'à l'époque le tram allait jusqu'à Douvaine et que pour les Genevois cela ne faisait aucune différence. Ce sont tous ces nouveaux faux Genevois qui viennent cracher dans la soupe !

Écrit par : Café | 29/01/2009

M. Vairgebel, je ne vois pas ce qui vous permet d'affirmer cela ? Je dis très exactement le contraire: il y aura davantage d'emplois pour les Suisses à Genève avec les bilatérales que sans. Et avec des frontaliers pour remplir les postes nécessaires qu'avec des entreprises obligées de délocaliser (ou de repartir ailleurs pour les très très nombreuses sociétés étrangères établies à Genève) pour pouvoir trouver le personnel spécialisé dont elles sont besoin.
Avant certes, avec les contingentements, ça fonctionnait, mais ça fonctionnait moins bien.

M. Mogenet, bien sûr qu'on peut avoir son cousin comme ennemi. Et même son frère. Mais la remarque de Café est bien plus juste que la vôtre. Les vieux habitants de Genève sont souvent enracinés dans la région. Ils y ont des résidences secondaires, de la famille, des amis, des coins à champignons.

Un certain nombre de nouveaux arrivants plus ou moins bien acclimatés voient au contraire les savoyards ou les gessiens comme des étrangers loin de tout.

Hormis quelques très rares indécrottables fachos, les pires remarques que j'ai entendues sur "les frouzes" étaient systématiquement le fait de gens d'origine étrangère. Un peu comme s'ils se vengeaient sur la catégorie d'en-dessous des avanies qu'eux-mêmes avaient eu à subir lors des contrôles sanitaires en tant que saisonniers ou autres. Ou pour certains, non-UE, de la queue au consulat de France pour obtenir le visa Schengen.

Je peux le comprendre, mais ce n'est pas en attisant ce genre de haines stériles que l'on fera avancer les choses.

Écrit par : Philippe Souaille | 29/01/2009

Les coins à champignons des Genevois ne leur font pas que des amis, M. Souaille, en Haute-Savoie. Je ne dis pas cela pour moi, car je m'en fiche, mais je suis un peu surpris que vous n'ayez jamais entendu un Savoyard en parler, car le fait est qu'ils en parlent souvent.

Cela dit, j'ai moi-même publié un recueil de "Poésies végétales" dont je vous conseille la lecture : car il intégrait des poètes savoyards, mais aussi une Genevoise vivant en Haute-Savoie, ainsi qu'un Lyonnais. Et le fait est que j'aime beaucoup le poème de ma camarade genevoise. Moi-même, j'ai publié des poèmes dans une anthologie des "Poètes de la cité", qui sont genevois.

Mais en fait, cela n'a rien à voir avec le cousinage, car les Poètes de la Cité ne sont pas vraiment de ma famille : le président est camerounais. Il s'agit en réalité de bonne volonté. Or, je dirai qu'on la trouve surtout quand il s'agit de milieux culturels dénués de tout intérêt égoïste. Ou de tout préjugé, ce qui revient au même.

Mais précisément, les intérêts privés ne sont pas tous convergents, entre Genève et la Haute-Savoie. C'est ce qui peut toujours susciter des inimitiés, même entre cousins, et même entre frères, comme vous le dites. Ce qui peut l'empêcher, à mon sens, ce ne sont pas des considérations ethniques ou économiques, mais une meilleure connaissance et compréhension de l'autre. Or, cela passe forcément par des liens culturels désintéressés. Ceux-ci sont primordiaux. Il en existe, et sans doute, les vieux Genevois cultivés le savent bien. Les liens culturels sont présents dans la littérature et l'histoire, c'est à dire les musées. Guy de Pourtalès en a beaucoup parlé, dans "La Pêche miraculeuse".

Maintenant, je suppose que vous-même pensez à quelque chose de ce genre, à évoquer quelque chose de la tradition savoyarde pour montrer, en tant que Genevois, que les Savoyards vous sont chers, que ce sont vos amis. Pour l'instant, je n'ai rien vu de tel, dans votre blog. L'actualité en donne pourtant l'occasion, si on suit celle de la Savoie et de la Haute-Savoie.

Écrit par : Rémi Mogenet | 29/01/2009

Les coins à champignons et les piques-meurrons bien sûr... Mais Rémy, ayant, comme je l'ai déjà dit, vécu 27 ans comme frontalier, je ne me sens pas vraiment obligé de justifier mon goût pour les traditions savoyardes qui ne me passionnent pas outre mesure. J'en connais juste assez pour savoir qu'en dehors du fait religieux, elles sont fort semblables de par et d'autre de la frontière. Franchement si vous me trouvez des différences entre le vieux genevois et le pâtois du Bas-Châblais, je vous paie un chapeau... savoyard. Qui au demeurant, commence à être porté à Genève, par quelques personnalités locales.
Les affinités/rivalités qui existent entre savoyards et genevois sont comme entre vaudois et valaisans, des batailles de clochers, plutôt risibles et sympathiques, car à échelle strictement locale. Elles devraient le rester. Avec ce qui se passe en ce moment dans le sillage du MCG, on change d'échelle pour entrer dans une vraie logique d'affrontement, de haine non plus villageoise, mais guerrière.
C'est grave.
Pour ce qui est de défendre les traditions savoyardes, vous faites cela très bien. Je préfère quant à moi les concerts de musique africaine du Château-Rouge d'Annemasse.

Écrit par : Philippe Souaille | 29/01/2009

Mais, M. Souaille, si vous ne vous intéressez pas à ce qui est spécifiquement savoyard, que peut-on dire, sinon que vous ne vous intéressez aux Français voisins que parce que vous pensez qu'ils rapportent aux Genevois ? Or, en fait, certains chômeurs genevois sont persuadés que des emplois leur passent sous le nez parce qu'on préfère employer des Français voisins plus qualifiés. Et de fait, ces chômeurs genevois eux ne profitant pas de la situation, ils vont estimer que les frontaliers ne profitent pas aux Genevois, puisqu'eux-mêmes sont genevois ! Et qu'est-ce que cela prouve ? Que peut-être, déjà, l'Etat de Genève ne s'occupe pas assez de ses chômeurs, de leur formation, par exemple. Et qu'ensuite, l'amour des Savoyards est simplement conditionné au profit qu'on peut en tirer. Les chômeurs genevois n'en tirant pas de profit (car même s'ils avaient tort de penser que ces frontaliers leur ôtent le pain de la bouche, ils auraient quand même raison de penser qu'eux ne profitent aucunement de leur présence), ils préfèrent ne pas les voir.

Mais voyez-vous, parmi ceux qui tirent profit des frontaliers, je vois bien aussi des gens qui, bien que contents de les voir, n'auraient plus pour eux aucune affection s'ils n'en tiraient pas profit non plus. Eh bien, tous ces débats ne m'intéressent pas. Je suis content pour ceux qui gagnent de l'argent et triste pour ceux qui n'en gagnent pas, et donc, je comprends à la fois votre parti et celui de M. Stauffer. Moi-même, je ne profite pas spécialement des frontaliers, en fait. Mais le fait est, aussi, que je m'intéresse à ce qui est spécifiquement genevois, parce que j'aime bien Genève et son histoire, sa culture. Si vous ne vous intéressez pas aux Savoyards, n'en parlez pas. Car tous ne sont pas là pour faire gagner de l'argent à Genève, à Lyon, à Paris, ou à je ne sais pas qui. En fait, la plupart d'entre eux pensent d'abord à l'argent qu'ils gagnent eux-mêmes, et même les Africains sont dans le même cas, pour ne rien vous cacher. Le sort de Genève ne leur fait pas tant souci, je pense. Quant à moi, je compatis, comme voisin. Et c'est vrai que si les frontaliers rapportent à Genève, je ne sais pas pourquoi les chômeurs vivent aussi mal, à Genève.

Écrit par : Rémi Mogenet | 30/01/2009

Je vous croyais plus modéré et moins tranché Rémy. Le côté tradition rupestre m'intéresse modérément. Cela ne signifie pas qu'il ne m'intéresse pas du tout. J'ai par exemple fait des films sur les coupeurs de feu, en Suisse et en Savoie, ou sur l'histoire des barques du Léman. Mais je suis d'abord un individu urbain et cosmopolite.
On ne peut pas être curieux de tout.
Par ailleurs, les frontaliers sont bien autre chose que les traditions savoyardes. Je vous trouve finalement extrêmement réducteur. Les frontaliers, ce sont d'abord des être humains cela fait 40 ans au moins qu'ils viennent de toute la France et parfois au-delà. Mais je ne nie pas qu'il soit important de préserver les traditions locales. Je trouve même très bien que des gens comme vous le fassent, comme je l'ai écrit.
Par ailleurs, les chômeurs genevois sont certes malheureux, mais il ne faut rien exagérer. Je préfèrerais cent fois être chômeur genevois que travailleur africain ou même cadre au Togo, les conditions de vie sont sans comparaison. Je préfèrerais même être chômeur genevois qu'instituteur dans le Pays de Gex, où le moindre studio coûte l'équivalent d'un salaire de fonctionnaire et où certains dorment dans leur voiture...
Le MCG vit d'un mythe qui fait croire au gens que le confort et la sécurité leur sont dus. C'est faux. Ils y ont droit parce que l'économie genevoise se porte particulièrement bien, grâce notamment à ses échanges avec l'étranger. Echanges humains et matériels. Mais être habitant de Genève, ce n'est en aucun cas une rente à vie. L'économie genevoise pourrait très bien s'écrouler, c'est déjà arrivé. Les autorités et les responsables de l'économie se démènent pour l'éviter et assurer la prospérité, tandis que des leaders populistes les conspuent et leur jettent des bâtons dans les roues.
Accessoirement en tant qu'Indépendant, même si mon chiffre d'affaires tend vers zéro, je n'ai pas droit au chomâge. Le moindre Franc, je dois le gagner. Et je paie davantage d'impôts qu'un chômeur qui toutes aides cumulées gagnera plus que moi à l'année... Cela ne m'empêche pas de survivre. Heureusement, j'ai d'autres ressources que le chômeur dont la formation est inadaptée... Ou dont le dynamisme est émoussé.
Parce que les Genevois qui gueulent à longueur de journée dans les bistrots, parce qu'ils sont au chômage, ou à l'assistance, ou parce que leur employeur a carrément renoncé à les occuper (et à les virer), cela existe aussi. C'est très mal vu, électoralement de le rappeler, mais ce n'en est pas moins une réalité.
Le marché du travail genevois a été surprotégé, assisté, avec tous les disfonctionnements qui en découlent durant des décennies.
Aujourd'hui, l'économie globale veut faire autrement. Refuser et fermer les frontières pour renégocier, comme veulent le faire certains, c'est oublier que la prospérité genevoise du passé se nourrissait d'un monde et de conditions qui n'existent plus. Donc il faut faire avec le monde d'aujourd'hui. Il n'existe aucune alternative.

Écrit par : Philippe Souaille | 30/01/2009

M. Souaille, c'est vous qui avez parlé des liens familiaux entre les "vieux Genevois" et les Hauts-Savoyards. Or, cela ne peut quand même pas aussi concerner les gens qui sont arrivés du nord de la France depuis un an ou deux ! Donc, vous voyez, cette idée ne tient pas. Si les "vieux Genevois" n'ont rien contre les frontaliers, c'est pour une autre raison : probablement économique. Il s'agit peut-être de rentes immobilières : je ne sais pas. Car vous dites qu'à Genève, on a entretenu l'illusion qu'on pouvait être rentier, mais c'est peut-être bien parce que des rentiers, il y en a quelques-uns.

Je ne dis pas que les solutions que donne le MCG sont bonnes, car elles ne le sont probablement pas, mais j'ai quand même le sentiment que s'il fait autant de voix, c'est que les partis traditionnels, dont le vôtre, n'apportent pas de solutions convaincantes. Je vous parle par exemple de formation pour faire rivaliser les travailleurs genevois avec les frontaliers : mais vous ne répondez pas. Or, moi, ce que j'entends dire, c'est que les caisses de l'Etat ne sont pas très remplies, mais j'entends dire aussi qu'on ne veut pas taxer les entreprises, car sinon, elles vont partir. Mais en France, on continue à taxer les entreprises, pour la formation. En France, y compris en Haute-Savoie et dans le Pays de Gex.

Je ne suis peut-être pas assez la politique genevoise, mais mon sentiment est que les partis démocratiques comme le vôtre ne proposent pas de cap clair. Ils se contentent de critiquer les autres partis. Ou même les Français, qui ne font pas assez de chemins de fer, ou font trop de mauvaises autoroutes, installent d'affreux réverbères, et seraient sans Genève à leurs portes des Hurons sous-développés. Ce n'est quand même pas cela qui peut réduire l'influence du MCG, critiquer ce que font - et sont - les Français voisins !

Écrit par : Rémi Mogenet | 30/01/2009

M. Mogenet, j'ai la réponse au problème des chômeurs genevois. Elle m'a été communiquée par un savoyard : Les français sont qualifiés et les chômeurs genevois sont des ivrognes ! Voilà ce que pensent certains frontaliers.

Écrit par : Octave Vairgebel | 30/01/2009

Le chômage est cyclique,comme ceux que l'on accuse d'en être la cause. Hier c'étaient les Italiens et les espagnols supposés voler le travail des Suisses. Aujourd'hui ce sont les frontaliers et demain? Quand le MGC en aura fini avec les Français, sera-ce au tour des Vaudois?

D.J

Écrit par : D.J | 30/01/2009

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