02/02/2009

L'Anti-Prophétie

On m'a suggéré à plusieurs reprises de publier mes livres sur Internet dans mon blog. Je voulais le faire sur un site conçu exprès pour, avec un Paypal volontaire, mais je n'ai en ce moment pas les moyens de le mettre en ligne. En même temps, tous les débats politiques sérieux autour de la crise tournent autour des thèmes de l'Utopie Urgente, le premier des trois tomes publiés.

D'Angela Merkel à Patrick Odier (nouveau leader de LODH et Vice-président d'Economiesuisse) dans les pages de la TdG d'aujourd'hui , tous disent après Davos ce que je disais il y a 2 ans déjà: "Il faut qu'une instance mondiale encadre la finance mondiale avant que le système ne nous explose à la figure". Bon, ce sera après, mais si l'on ne fait rien, il y aura une nouvelle explosion, encore plus forte.

Le plus étonnant, c'est que le Forum Social de Bélem qui se terminait hier aboutit aux mêmes conclusions. Alors même que jusqu'à présent, les alters étaient braqués sur le protectionnisme national, ils réclament aujourd'hui une gouvbernance mondiale. Le seul truc, c'est qu'ils pensent que ce sont les syndicats qui doivent mener les réformes alors que Davos pense évidemment d'abord aux gouvernements et aux leaders de l'économie. Entre démocrates, on devrait parvenir à s'entendre à terme. Il est tout à fait étonnant de constater combien on a changé de part et d'autre en deux ans, et pris brutalement conscience de la nécessité d'une régulation mondiale.

Ce n'est de loin pas le seul problème que je décrivais ni la seule solution que je préconisais. Je trouve fort dommage de ne pas participer au débat et après tout, le premier but de ces livres étaient d'être lus. Le deuxième (me faire gagner de l'argent et rentabiliser les 3 années passées à leur écriture) était de toute manière un pari risqué.

Vous trouverez donc sur ce blog, ces jours prochains de larges extraits de mon bouquin

(disponible sur Internet sur le site www.payot.ch )

 

1) Traité sarcastique de savoir-vivre sans nations :

L'UTOPIE URGENTE

 

ainsi que des deux autres, déjà écrits mais non encore publiés.

 

2) Traité sarcastique de savoir-vivre sans dogmes :

L'ANTI-PROPHETIE

 

3) Traité sarcastique de savoir-vivre sans dieux :

LA MORALE LAÏQUE

 

Et peut-être même du 4ème, qui n'est pas encore terminé, entre autres parce qu'il décrit quelques expériences personnelles encore en cours, le terme de sorcières étant ici à prendre dans son acception la plus large: s'il existe de méchantes sorcières, il en existe ausssi de fort gentilles. Le fait qu'elles deviennent l'une ou l'autre dépendant souvent de nous autres pauvres hommes et de la manière dont nous les traitons, parfois par inadvertance, surcroît de confiance... ou de défiance.

 

4) Traité sarcastique de savoir-vivre avec les femmes:

BELLE ET LES SORCIÈRES

 

Et pour commencer, quelques centaines de romands ayant déjà pu bénéficier de l'Utopie Urgente in extenso, voici quelques pages en pdf de sa suite, L'Anti-Prophétie (1)

 

 

A part ça, émergeant d'un week-end de retraite neigeuse, au cours duquel j'ai bien profité de longues marches dans une réserve naturelle et d'un numéro de Science & vie passionnant sur les mondes parallèles de la physique quantique (salut Homme Libre), je découvre une avalanche de commentaires hostiles aux frontaliers ou à l'UE, quasiment tous anonymes. Sauf trois. Une sympathisante MCG qui m'en veut personnellement, un conseiller municipal UDC que je salue en dépit de nos accords sur l'UE, et Rémi Mogenet, le scribe du passé savoyard, qui estime qu'un programme de formation continue serait la solution aux problèmes de chômage des Genevois.

Cela n'est pas entièrement faux, mais la formation continue est endémique dans le système français de lutte contre le chômage, ce qui n'empêche pas la France d'avoir un taux de chômage nettement plus élevé qu'à Genève. Y compris la France voisine où il est pourtant le plus bas de France, bien que Genève absorbe une (petite) part du chômage français.

Il est toujours délicat de former quelqu'un à un job qu'il considère comme inférieur à ses qualifications et pas toujours possible de lui donner une formation supérieure.

 

J'ai décidé de ne pas publier ces commentaires unilatéraux, par ailleurs redondants. Ils tournent en rond sans rien apporter au débat. Je ne vois pas non plus l'utilité de me faire insulter ou critiquer par des alias qui n'osent pas dire leur nom. Je peux comprendre l'anonymat en certaines occasions, mais de manière générale, s'il n'est pas justifié par des arguments solides je ne publierai plus les avis anonymes sur mon blog.

Je pense par exemple à Edelweiss qui se présente (longuement) comme une chômeuse victime de méchants frontaliers, quasiment l'un des cas d'école du MCG, supermaligne et qualifiée (elle a prévu la crise et retiré à temps son argent des banques). A mon avis, si elle est bien ce qu'elle prétend être, la meilleure chose à faire pour elle serait d'écrire à visage découvert. Nul doute qu'un petit (ou gros) patron patriote ou simplement ému ne prenne son cas en considération et ne lui trouve un job.

C'est bien arrivé au lider maxi mots du MCG, pourquoi pas aussi à la piétaille ? A moins qu'au MCG, on ait la solidarité sélective ? Peut-être même que d'autres patrons (ou patronnes) d'autres obédiences auront à coeur de lui montrer qu'elle se trompe ? Le risque est pour elle à mon avis inexistant, pusiqu'elle n'a précisément rien à perdre. Et même si elle bénéficie d'un poste de retours à l'emploi grâce à l'Etat, je doute fort que les placeurs ou qui que ce soit lui en veuille le moins du monde d'essayer de se prendre en mains par tous les moyens du bord..

Commentaires

Je dis cela parce que les employeurs et les autorités assurent que si les Genevois ne sont pas employés à la place des frontaliers, c'est par manque de qualification. Comparer avec la France ne mène nulle part. Je prends simplement les autorités au mot. On ne peut pas dire d'un côté qu'on emploie des Français parce qu'ils sont plus qualifiés, de l'autre, qu'il serait inutile de donner les moyens aux Genevois d'être plus qualifiés. Il faut être cohérent. On ne peut pas trouver à chaque fois l'argument qui convient parce qu'il arrange en fait ceux qui font les meilleurs profits. De fait, investir dans la formation, cela coûte cher, et les entreprises de Haute-Savoie paient pour cela la taxe professionnelle. Les entreprises du coup ne sont plus compétitives, vis à vis de celles de Genève, puisque cette taxe pèse finalement sur les salaires. De l'autre côté, à Genève même, on n'investit pas beaucoup, en effet, dans la formation. Or, la région transfrontalière devra bien harmoniser son régime, si elle veut se développer.

Écrit par : R.Mogenet | 05/02/2009

Il est vrai que la France voisine forme en grand nombre et à grands frais des professionnels qui sont ensuite happés par la Suisse. Ce qui pose de vrais problèmes aux entreprises françaises. Mais ce n'est pas que la Suisse ne forme pas. elle forme différemment et surtout les candidats n'affluent pas forcément dans les professions recherchées.
Cela étant pour avoir dirigé une entreprise en France, je crois me souvenir que la taxe professionnelle devait coûter dans les 2,5% ... pas vraiment de quoi détruire un avantage concurrentiel !

Écrit par : Philippe Souaille | 05/02/2009

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Écrit par : vivian crettol | 06/05/2009

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