08/02/2009

Oui, c'est oui. Mais il faut prendre le problème à bras le corps

Le OUI passe largement à Genève, avec 62,4 % mais aussi en Suisse, avec 60,4% semble-t-il. Ce qui démontre que les arguments de M. Pardo, une fois de plus, sont faux, archi-faux. Car traditionnellement, sur ce genre de question, Genève vote largement au-dessus de la moyenne nationale, alors que là, nous sommes avants-derniers des cantons romands.

Ce qui prouve que l'UDC s'est plantée dans les grandes largeurs sur son référendum alambiqué (votez Non pour ditre OUI), et que la question frontalière est effectivement ressentie comme un vrai problème par une proportion alarmante de nos concitoyens. Enfin que même si c'est heureusement moins qu'on a pu le craindre, le MCG  a marqué des points, car sans lui, Genève serait certainement à 70%, comme Neuchâtel ou Vaud !

Une chose est sûre, le Conseil d'Etat doit immédiatement enclencher une réflexion d'envergure, interpartis, pour déboucher sur des mesures concrêtes en faveur de l'emploi et des chômeurs dans le bseoin. Car ils vont malheureusement se multiplier dans les mois qui viennent.

A noter que l'examen des résultats par commune confirme l'analyse. Les frontaliers suisses ont voté un peu au-dessus de la moyenne en faveur du OUI, mais les communes populaires où le MCG est le mieux implanté, comme Onex et Vernier sont le plus en faveur du non, qui passe la rampe dans certains quartiers. Et ce n'est pas à cause des Roumains ou des Bulgares ou de la mendicité. C'est bel et bien parce qu'il y a dans ces quartiers des gens qui souffrent et qui ont peur du lendemain et de leurs voisins. Il faut à tout prix changer cela ! Et vite.

 

 

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