02/03/2009

Salon: pour des autos "light"

Bientôt le salon. L'ccasion pour les constructeurs, s'ils étaient malins, de nous proposer des séries spéciales "crise" de leur modèles phares, dépouillés et amaigris. Mais c'est là un rêve qui a peu de chances de devenir réalité. Or, une petite voiture d'aujourd'hui pèse le double de ce qu'elle pesait il y a 25 ans, ce qui gomme l'essentiel des gains bien réels réalisés sur la consommation et la poluution dans le même laps de temps. Idem pour une voiture moyenne, d'ailleurs. D'aileurs, quand aux grosses, elles pèsent aujourd'hui ce que pesait jadis un camion.

Pourtant la fonction de base à remplir est la même: transporter des gens au sec dans le respect des limites de vitesse autorisées. Le succès d'une Logan, qui va dans ce sens, mais sans y aller à fond, montre assez qu'il y a un marché. Les constructeurs vont tous toucher des aides Kolossales de leurs Etats respectifs. Plutôt que de les assortir de conditions protectionnistes mal venues, le mieux ne serait-il pas d'exiger la sortie rapide de modèles vraiment écolos, c'est à dire sérieusement amaigris - ce qui en plus diminuerait sérieusement le prix - et optimisés pour tout ce qui peut concerner des motorisations qui devraient être le moins polluantes possibles ?

Commentaires

C'est joli mais difficile dans notre cadre de pensée actuel parce que la voiture n'est pas conçue comme un mode de transport comme un autre, mais bien comme un objet de valorisation sociale et de prestige (bon, ok, ça change, mais si lentement), et sa consommation se base donc sur des principes irrationnels, dignes du culte.

Si on était rationnels, on se rendrait bien compte qu'il est complètement aberrant d'utiliser un véhicule d'1 tonne et demie, prévu pour 5 pour se déplacer seul, en le laissant immobile 95% du temps.

Et puis, il faut le reconnaître, une petite voiture légère est souvent plus inconfortable... on y est mal assis, ça secoue, bref, les longs trajets sont pénibles, ça peine sur l'autoroute, tant qu'à faire, autant prendre le train, on y est mille fois mieux... ou alors l'utiliser uniquement en ville... là où précisément les trajets sont courts, les places de parking pénibles à trouver (bien que largement en surnombre) et les transports publics efficaces... donc c'est inutile.

Quelle que soit la manière dont on tourne le problème, on en revient à la même chose : utiliser une voiture de manière rationnelle implique non seulement qu'elle soit assez petite et légère mais surtout qu'on n'y soit pas tout seul 90% du temps et qu'on ne l'utilise pas là où l'on peut faire autrement. Car à quoi bon des matériaux légers et performants, à quoi bon limiter tous les gadgets si c'est pour utiliser le véhicule à 20% de sa capacité ou sur des trajets où le tram/train/bus/vélo/marche à pied font parfaitement l'affaire?

Le problème n'est donc pas tellement technique, technologique ou commercial : le problème vient de nos usages, de la manière dont nous avons pris le pli, au cours de ce XXè siècle, à des habitudes absurdes, à des aménagements du territoire catastrophiques... bref, tout est à revoir de ce côté là, et la réponse ne se trouve certainement pas du côté du Salon de l'Auto-destruction, mais bien plutôt dans une remise en cause fondamentale de notre mobilité.

Écrit par : Sandro Minimo | 02/03/2009

Bonjour Monsieur Souaille !
Ha ! Pour une fois, je suis quasiment d'accord avec Sandro Minimo.
Champagne !
Cela ne m'empêchera pas de le taquiner demain ou après-demain sur ce même sujet (j'ai trouvé un visuel trop drôle pour en priver les blogopines et les blogopains) et... il m'a fait penser à Sandro Minimo - sans aucune méchanceté).
A + donc...

;o)

Écrit par : Blondesen | 02/03/2009

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