29/04/2009

Lamy sans doute réélu à la tête de l'OMC

Le socialiste français Pascal Lamy sera sans doute reconduit ce jeudi pour quatre ans à la tête de l'OMC par le Conseil Général, qui regroupe les 153 pays membres. Il aurait du être réélu déjà mercredi, puisqu'il n'y avait finalement pas d'autre candidat, mais de nombreux pays ont profité de l'occasion pour dresser le bilan et surtout faire le point des perspectives pour les quatre années à venir.

Un moment de démocratie bienvenu pour l'Organisation Mondiale du Commerce qui démontre ainsi davantage sa transparence. Le problème c'est que comme les trains qui arrivent à l'heure, ce genre d'exercice naturel n'excite guère la curiosité des médias. Les questions posées par les différents ambassadeurs étaient pourtant pointues.

Où en est-on du round de Doha, bien sûr, mais aussi comment la crise impacte-t-elle le commerce mondial et quels sont les risques d'un retours du protectionnisme ? En quoi le G20 a-t-il sauvé les meubles? Moins habituel: Que se passera-t-il si les Gouvernements prennent à Copenhague, pour faire face au réchauffement climatique, des mesures qui pourraient être contraires au libre échange ou aux régles du commerce mondial ?.

A toutes ces questions Pascal Lamy a répondu franchement, sans pour autant jouer au devin. Il n'est que médiateur, pas magicien. Il a souvent présenté les différentes hypothèses envisageables. Très souvent la réponse, ou une partie d'entre elle, est détenue par le Conseil Général lui-même qui doit accepter, à l'unanimité, ou refuser toute nouvelle mesure. Ce qui fait que chaque pays a son mot à dire, ce dont ils ne se sont pas privés toute la journée de mercredi.

Commentaires

"Moins habituel: Que se passera-t-il si les Gouvernements prennent à Copenhague, pour faire face au réchauffement climatique, des mesures qui pourraient être contraires au libre échange ou aux régles du commerce mondial ?."

Ce serait l'art de se tirer une balle dans le pied.Pour innover dans les nouvelles technologie moins polluantes ,il faut avoir des moyens financiers dont seul la croissance le permet d'en créer.Le protectionnisme source d'un retour à la pauvreté n'est pas une réponse.

C'est bien ce que craint Garry Becker prix nobel d'économie.Pour lui la passion de l'écologie( sous entendu par un retour au protectionnisme pour diminuer le co2) pourrait faire plus de dégat que le réchauffement climatique lui même.

Et comme le dit également l'économiste Guy Sorman," Si la croissance ne résout pas tout les problèmes,sons absence n'en résout aucun"

D.J

Écrit par : D.J | 30/04/2009

Bonjour,

Discutons en effet de points de vue sérieux, pragmatiques. laissons le romantisme, les petits oiseaux et les tortues marines aux écologistes. Si vous disposez d'une formation économique ou scientifique, ou tout simplement de bon sens et de curiosité intellectuelle, je vous propose de découvrir une pensée rigoureuse, non émotionnelle, non idéologique, les travaux du plus grand économiste que cette discipline ait connue: Nicholas Georgescu-Roegen (1906-1994). Georgescu-Roegen, trop brillant, trop en avance sur son temps, trop dérangeant aussi, n'a pas reçu le prix Nobel d'économie. Terrible injustice qui va coûter très cher à notre civilisation. Pour vous faire votre opinion, je vous invite à écouter une interview sur la vie et l'oeuvre de Georgescu-Roegen donnée par le philosophe Jacques Grinewald, Professeur à l'Université de Genève, lequel a collaboré avec le grand économiste. L'interview est disponible à l'adresse suivante: http://plusconscient.net/decroissance/francais/122-le-premier-economiste-digne-de-ce-nom-nicholas-georgescu-roegen

Avec mes meilleures salutations,
Jean-Pierre Schnyder

Écrit par : Jean-ierre Schnyder | 06/05/2009

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