07/05/2009

Embellie en Colombie

Merci à vous tous, vous êtes cool ! Rien écrit du tout depuis le début du mois, et vous êtes tout de même un millier à être venus faire un tour sur ce blog ! Histoire de voir s'il y avait de la lumière je présume. En plus il commence à vivre tout seul. Les gens se font des débats parmi sur des thèmes intéressants en mon absence. Cool je vous dis. Merci mes fans...

Une autre nouvelle qui me réjouit le coeur m'arrive de Colombie, ou ma copine l'ancienne ambassadrice à Berne, l'excellentissime Claudia Jimenez est aujourd'hui directrice de cabinet de son Président. Et je crois l'entendre lorsque je lis cette news sur le premier congrès international du désarmement, de la démobilisation et de la réintégration, qui vient de se terminer à Cartagena de Indias, la plus chouette ville du MOOOONDE à mon humble avis. En tout cas pour moi qui ait toujours été fan d'histoire de corsaires et de pirates, plus ou moins basques, plus ou moins bretons, ou carrément olonnais, enlevant à la pointe du sabre d'abordage les fiancées délicieuses des grands d'Espagne qui s'éventaient dans le coin... La seule chose qui manque à Cartagena, c'est un Andres Carnet d'adresses, joke à entrées multiples, pour tous les familiers francophones de la vie nocturne et néanmoins agitée de Bogotà.

Voici la VO de la news en question, je vous sous-titre et commente en dessous

“I honestly believe that the FARC has the ball. I believe, for example, that the release of all the kidnap victims could open doors for beginning a reintegration process, but they have to be released without extortion, because kidnapping is one of the most denigrating things for a human being. But for the moment I don’t think that the conditions are in place to begin a peace process,” stressed the President of Guatemala.

Colom Caballero and the President of Colombia, Álvaro Uribe Vélez, will together close the International Congress on Disarmament, Demobilization, and Reintegration, where experiences in peace have been shared by delegations from more than 46 countries.

“President Uribe is going down the right road toward peace. He has been a very brave, very determined, very patient, very calm, and very firm President and I think that that was what the Colombian process needed… not just a single action, but also social programs. Because peace is comprehensive. Peace is not just throwing down weapons. I believe you have to avoid the causes that provoked the conflict,” said the Guatemalan leader.

En gros, donc, le président guatemaltèque, il dit que les FARC devraient libérer tout le monde, que la balle est dans leurs camps, que d'enlever les gens c'est pas des façons de faire et même que c'est un des trucs les pire à faire quand on prétend oeuvrer pour le développement humain. Parmi les plus dénigrants qu'il dit. Il place aussi une couronne de lauriers sur la tête de Uribe, à qui il reconnait l'incontestable talent d'avoir non seulement amené le pays au bord de la paix, mais d'avoir créé les conditions d'une paix durable en s'attaquant aux causes sociales du conflit.

Ce qu'il ne dit pas, le Président guatemaltèque, c'est que s'attaquer aux causes sociales du conflit est un travail de longue haleine, mais que pour cela, il fallait commencer par reconnaitre qu'il y avait des causes sociales. C'est là où je reconnais la sagesse de ma copine l'ancienne ambassadrice, et celle de toute une génération de quadras qui dirigent aujourd'hui l'administration colombienne, dans la foulée tracée par Uribe. Qui a su agir fermement contre les FARC, mais aussi reconnaitre l'existence d'une gigantesque fracture sociale, et commencer à jeter des ponts pour y remédier, comme l'éducation, la santé, la sécurité, le développement économique.

Deux choses encore. J'ai déserté ce blog parce que je prépare d'arrache pied mon prochain film, qui s'apellera "Le Secret des Dieux" et montrera comment vivent, agissent et réagissent ceux qui, à Genève ou au G20, tentent d'organiser ce monde pour qu'il puisse continuer de tourner... je ne viendrai donc plus vous faire que de petits coucous de temps en temps, mais je vous tiendrai au courant. Pour l'heure il faut boucler le financement - déjà bien avancé - mais vu que le sujet est d'envergure mondiale, je ne me fais pas trop de souci. Le rapport devrait être nettement plus rémunérateur que du prêt immobilier... et nettement plus sûr !

Je termine avec un clin d'oeuil au Président guatemaltèque, le Guatemala étant le pays des anciens mayas. C'est saisissant combien dans des coins comme Tikal, on a l'impression de voir des gens directement descendus des bas-reliefs. Parce qu'ils sont quand même très typés les Mayas, et que tout autour de vous, les habitants ont tous le type maya, très prononcé... Comme quoi lorsqu'une civilisation meurt (en l'occurrence, les cités mayas se sont arrêtées brusquement de fonctionner au Xème siècle, probablement par manque d'eau), sa population ne meurt pas forcément.

Ordonques j'étais à Tikal, pour un Camel Trophy, et il y avait une équipe de la télé locale qui tournait en VHS (si si, du VHS et grandes cassettes en plus) et une petite journaliste maya rondouillarde et très sympa, habillée tout en blanc. Quand on commence à tourner il faut toujours "faire le blanc", c'est à dire règler la caméra sur du blanc uni, généralement une feuille de papier. Mais là, le cameraman avait oublié sa feuille. Alors c'était la journaliste qui se tournait, se penchait un peu, lui tendait son postérieur, et le cameraman faisait le blanc sur sa fesse rebondie qui tendait merveilleusement le jean immaculé... Et vous savez quoi ? Elle s'appelait Concepcion !

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