26/06/2009

Le beurre, l’argent du beurre, la crémière, sa retraite et l'AVIVO

La seule chose de vraiment certaine en ce bas monde, c’est que les jeunes finissent par vieillir, à moins de mourir avant. Et un peu trop souvent, les jeunes contestataires tout feu tous flammes, avides de tout bouleverser, deviennent de vieux conservateurs grincheux, rétifs à tout changement.
La tradition se vérifie plutôt deux fois qu’une avec les leaders de l’AVIVO et leur référendum visant à figer la Rade dans son état du XIXème. Pourquoi celui du XIXème plutôt que celui du XVIIème ? Les eaux du Léman venaient alors clapoter jusqu’à la Place du Molard qui n’a rien à voir avec un crachat, mais tout avec un môle, où l’on débarquait les marchandises des barques aux voiles majestueuses… Elle était très certainement très jolie, très romantique et très agréable la rade au XVIIème siècle !
La vue de ces conservateurs aigris est comme de juste à courte vue : « Après moi le déluge ! »
Car en voulant tout enrayer, tout figer, de la Praille aux Quais, ils pétrifient une situation loin d’être enviable. Faut-il leur rappeler que si l’on ne construit pas au centre, les problèmes de transport avec la périphérie, où l’on a chassé les habitants, n’ont aucune chance de se résoudre, quelle que soit la pollution qu’ils entraînent ?
Or ce déplacement vers la périphérie était déjà la conséquence des lois stupides âprement défendues par Grobet en son temps, qui visaient à enrayer le développement naturel de Genève. Développement qui s’est fait malgré tout, mais hors les murs, précisément parce qu’il est naturel, qu’il est la vie, l’espoir et le progrès. Grobet jeune n’étant pas parvenu à l’enrayer, l’emmerdeur cantonal No 1, vieilli, remet ça avec la mauvaise foi qui le caractérise.
La même mauvaise foi que celle qui lui faisait faire ses courses en France voisine et en voiture le dimanche matin où il avait appelé à voter contre l’ouverture des magasins le dimanche et contre l’ouverture à l’Europe. Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais… Etonnant qu’il puisse encore avoir une quelconque crédibilité…
Plus grave, ce que comprennent les initiants, dont le but reste une sorte de grand soir chimérique, mais qu’ils se gardent bien d’expliquer à leur clientèle, c’est que si jamais ces divers référendums remportaient la victoire en votation, ils signifieraient un coup d’arrêt brutal dans l’économie genevoise. Qui n’en a pas franchement besoin. Parce que nous sommes en concurrence avec d'autres villes et que si l'on évolue pas, on se fait dépasser.
Cela serait une catastrophe pour tout le monde, mais notamment pour tous les retraités qui bénéficient d’une assistance ou même simplement des services publics. Et l’assistance publique, avec les coûts de la médecine qui explosent, tout le monde ou presque risque d’y passer, aux derniers soirs de sa vie, lorsque sa retraite ne suffira plus à payer les frais d’un EMS spécialisé…
C’est donc un magnifique autogoal que nous manigancent les grands manitous de l’AVIVO.
Par contre, il y aura de la place sur les bancs, au coucher de soleil… Mais nous ne sommes ni en Corse, ni en Andalousie, et l’hiver il fera bien froid pour profiter de nos bancs…

Commentaires

Personne ne veut notre projet 100% gratuit solidart.blog.tdg.ch nous demandons juste une visibilité sur le site d'une association. depuis 2 ans que ce projet traîne dans les tiroirs et bravo pour vos articles

Écrit par : vivian crettol | 26/06/2009

voir www.cityrank.ch. Intéressant parce que ce classement est fait par les gens eux-mêmes et non par une institution genre WEF, IMD...." Les villes globales (ou régions métropolitaines) sont effectivement en compétition et c'est pourquoi toutes ces oppositions pénalisent la région.

Écrit par : demain | 30/06/2009

Salut Philippe!

J'ai bien aimé ton article, mais , quant même, je me permet de te dire que tout le monde ne sait de quoi tu parles, en bref, à mon humble avis il manque le rappel de factum....

Bernard K , alias Little Joe...

Écrit par : Kohli | 30/06/2009

Bonjour,

Je suis étudiant à l’université de Genève en sociologie et je termine mon Bachelor cette année. Je réalise mon mémoire sur un fait relativement nouveau : la migration de la presse écrite vers une presse numérique. Mon directeur de mémoire est Monsieur Cattacin, doyen de la faculté de Sociologie.

Je m’intéresse aux blogs d’informations autogérés et créés par des citoyens. J’ai remarqué que vous diffusiez régulièrement de l’information sur certaines plateformes notamment sur le site internet de la Tribune de Genève. Mon objectif est de comprendre les raisons, les intérêts et les enjeux d’une telle démarche (et non pas d’analyser les écrits publiés). Je recherche donc quelques personnes diffusant régulièrement ce genre de contenu pour les interviewer. J'ai eu un entretien avec "hommelibre" qui m'a conseillé de vous contacter. Serait-il possible de nous rencontrer afin de discuter de cette démarche ? Je m’engage à ne pas révéler votre identité si vous le souhaitez.

En attendant votre réponse et en vous remerciant de votre compréhension, veuillez agréer, mes meilleures salutations.

Écrit par : Barut Julien | 04/07/2009

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