19/07/2009

Pascal Broulis au Conseil Fédéral

Mes amis libéraux genevois vont m'en vouloir, mais il faut faire des choix dans la vie et clairement, pour moi, le meilleur candidat à la succession de Pascal Couchepin, c'est celui qui, en bon Vaudois, n'a encore dit ni oui ni non: Pascal Broulis. Maudet et Longchamp renonçant, il m'apparait le candidat naturel. Non par principe, car je n'ai pas davantage de fidélité à l'égard des rupestres contrées (même si c'est leur tour) qu'à l'égard de mes cousins libéraux, mais par ses qualités propres: il attire les suffrages et sait piloter un navire dans les passes difficiles.

Certes, Martine Brunschwig-Graff parait mieux placée pour défendre la Genève Internationale et Christian Lüscher a de réelles compétences juridiques ainsi qu'en foot-ball et en plus passe bien à la télé, mais le Conseil Fédéral n'est ni un prétoire, ni un terrain de foot, ni un plateau de télévision. Quand à la question de la Genève Internationale, elle se reposera au moment du départ de Micheline Calmy-Rey, dont on peut regretter d'ailleurs qu'elle ne l'ait pas toujours soutenue plus activement. En tout cas, le débat sur sa succession risque d'être corsé, car on voit mal qui aurait l'envergure internationale au PS Genevois, hormis Sommaruga, que ses positions extrémistes excluent cependant du jeu.

En attendant, même si Martine s'intérèsse à ce qui se passe aux abords de la Place des Nations, qui bruissent en ce moment d'une effervescence aussi fondamentale pour Genève que pour le monde, elle n'est pas la seule. Pascal Broulis également. Je le sais parce qu'il a lu mon livre sur la gouvernance mondiale et m'en a fait une critique élogieuse, qui prouvait qu'il l'avait épluché attentivement. C'est d'ailleurs le plus important: qu'il fasse montre de cette compétence appliquée et méthodique qui constitue la base du métier difficile de Conseiller Fédéral. En plus, il connait la finance de près, il est consensuel, il a lâché un job beaucoup plus rémunérateur dans une banque pour entrer en politique, on ne lui connait ni casseroles, ni bilans douteux... Bref cet homme là est une perle, qui a le sens de l'Etat. Et puis, c'est leur tour aux Vaudois.

 

 

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