31/08/2009

Les Nains de Bayrou

Suite à un texte que j'avais déposé sur le blog de JF Mabut, Vu du Salève, j'ai été pris à partie par un courageaux anonyme auquel j'ai répondu. Comme il me porte diverses accusations, je recopie ici ma réponse, afin que les choses soient claires. La transparence restant à mon avis, une excelllente chose et la dissimulation une très mauvaise, qui finit fatalement par vous retomber dessus.

Anastase, les nains de Bayrou vous saluent bien.
Parmi les gens que j'ai rencontrés au Cambodge, il y avait des travailleurs et des travailleuses, comme dirait Arlette, tout simplement ravis d'avoir un job certes mal payé en regard de nos standards occidentaux, mais multipliant par trois ou quatre le revenu d'un ménage de petits paysans. Ce qui leur permet de payer les médicaments, les frais scolaires des enfants et un peu de protéine de temps en temps.
Ce n'est pas beaucoup, mais c'est beaucoup mieux que rien, et c'est surtout le mieux de ce qui est possible, car personne n'a de baguette magique pour faire passer d'un coup le revenu d'un paysan dans un PMA de 25 Francs par mois (et encore les bonnes années) à 2500 francs par mois, revenu d'un asssisté genevois.
Car il y a des assistés genevois, et c'est très bien que ces aides existent, elles sont d'ailleurs dues à l'initiative d'un éminent radical de mes amis depuis 30 ans, un vrai visionnaire, Guy-Olivier Segond. Mais elles doivent être un tremplin, aider à remonter à la surface lorsqu'on touche le fond, pas un oreiller de paresse comme c'est malheureusement souvent le cas.
J'ai le droit de le dire, et j'aurais même le droit de le dire, selon moi, si je n'étais qu'un frontalier payant, sur le fruit de son labeur, les impôts qui permettent de financer ces aides aux divers cas sociaux de la République. Il se trouve que si j'ai longtemps été frontalier, bien que résident en Suisse depuis l'âge de six ans, je ne le suis plus. J'ai un passeport suisse qui me donne les mêmes droits de cité que vous. Pour autant que vous l'ayez vous-même, M. le censeur anonyme.
Vous êtes mieux renseigné sur mes études universitaires (en dépit de vos fautes de frappe) que j'ai effectivement interrompues en refusant de réécrire mon mémoire de diplôme en ethnologie de l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EPHE VIè section), équivalent d'une maîtrise de 2ème cycle, parce qu'un éminent professeur n'était pas d'accord sur mes constatations et mon analyse, qui remettaient en cause ses convictions et son travail.
Tant qu'à faire d'être subjectif, autant l'être officiellement ais-je alors pensé et j'ai choisi le journalisme, ce qui m'a valu d'entrer à la Tribune de Genève. Je m'en félicite encore aujourd'hui.
Accessoirement et c'est le plus important, si quelqu'un avait une baguette magique pour faire que d'un coup tous ceux qui travaillent avec acharnement dans le monde aient des revenus au moins équivalents à ceux qui ne font rien à Genève, nous aurions une catastrophe écologique de première grandeur sur les bras. Donc il devient urgent de repenser tout le système... C'est en vomissant ce genre d'âneries que j'ai fâché l'un de mes profs. Le constat n'en reste pas moins vrai...

Commentaires

"si quelqu'un avait une baguette magique pour faire que d'un coup tous ceux qui travaillent avec acharnement dans le monde aient des revenus au moins équivalents à ceux qui ne font rien à Genève, nous aurions une catastrophe écologique de première grandeur sur les bras."

Ces écolos toujours à jouer à nous faire peur!

Écrit par : Riro | 31/08/2009

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