11/10/2009

La stabilité assurée pour mener une législature de crise

Ainsi donc l'extrême-droite et l'extrême-droite, ensemble, font près de 24% des voix. L'une a phagocyté l'autre et les tendances xénophobes de l'électorat ont préféré l'original à la copie... Pas de quoi fouetter un chat. Plus des 3/4 de l'éectorat se sont montrés rétifs à la xénophobie, et Genève se retrouve dans la moyenne européenne à cet égard. Certes pas là où l'on aimerait qu'elle soit, c'est à dire dans les mieux classés, et même plutôt parmi les cancres, mais enfin, dans la norme...

L'extrême-gauche semble rater le quorum et c'est tant mieux. Les verts passent devant les socialistes, là encore, tant mieux: vive le centre. Le PDC et les radicaux s'effritent un peu, mais pas trop, nettement moins que les libéraux, qui restent cependant les premiers de classe. Pas de schadenfreude: ce rééquilibrage des forces au sein de l'Entente n'est pas une mauvaise nouvelle, même s'il eût été nettement préférable qu'il se fasse par le haut plutôt que par le bas.

In fine, globalement, les forces centristes s'en sortent bien, et pourront disposer d'une majorité confortable, si elles savent discerner l'intérêt réel de la collectivité, au Grand Conseil, comme vraisemblabelment au Conseil d'Etat. C'est heureux, car la crise est mondiale rappelons-le, tant écologique et climatique que financière et économique et sans doute demain humanitaire... Pour Genève, où les choses se sont pour l'instant mieux passées qu'ailleurs, les affaires sérieuses vont commencer avec de très probables réajustements dans le secteur bancaire.

Pour faire face aux défis que nous lancent la Terre et l'humanité, pour apprendre à mesurer nos consommations, à réduire nos gaspillages, à partager équitablement les ressources sans sombrer dans l'excès ni les affrontements, il faut des hommes et des femmes responsables à la tête de nos institutions. Il n'est pas difficile de déterminer où les trouver: dans les partis de l'Entente et chez les verts, ainsi qu'au PS.

 

Commentaires

" Pas de quoi fouetter un chat. Plus des 3/4 de l'éectorat se sont montrés rétifs à la xénophobie, et Genève se retrouve dans la moyenne européenne à cet égard."

On se console comme on peut. Il y a dix ans, la même moyenne européenne était à 15 %, il ne faudra pas attendre dix autres années pour qu'elle parvienne à 35 %, il suffira de poursuivre un lustre durant, la même politique d'accueil des immigrations allogènes et "alterculturelles"...

Écrit par : Scipion | 11/10/2009

Il y a 24 ans, Vigilance engrangeait 19 députés, qui ne lui servirent pas à grand chose, puisque ce parti xénophobe, né à l'époque pour protester contre l'immigration italienne, mourut de sa belle mort en 1990.
Dans le contexte nul ne pourra m'octroyer de point godwin si je cite les ligues factieuses de la moitié du XXème siècle... Qui dans toute l'Europe, flirtaient avec les 30%. Voire même un petit peu plus, ce qui valut à Hitler son élection.
La xénophobie, le racisme, la haine de l'autre font le lit de l'extrême-droite depuis des temps immémoriaux. La présence de l'autre n'est à vrai dire par la cause, mais le prétexte. Le point où les factieux appuient pour faire mal...
Mais les causes, les vraies, sont à chercher dans les crises économiques et le sentiment de mal-être d'une partie de la population, qui souffre de ne pas se sentir de taille à affronter le vent du large. Et qui se sentant mal représentée par les élites, cherche à élire des représentants qui lui soient proches, qui emploient ses manières et ses mots.
L'animosité envers son voisin, les complexes de supériorité ou d'infériorité sont aussi vieux que l'humanité. Ils n'en sont pas moins détestables pour autant. Le problème, c'est qu'à long terme, la situation des classes populaires ne va pas s'arranger en occident.
Elle ne peut pas s'arranger, parce que la Terre a des limites et que l'on ne peut pas espérer rester les maîtres du monde. Nos classes populaires se retrouvent donc en concurrence avec les classes populaires du monde entier, qui elles ont tout à gagner. Le discours populiste s'appuie sur cette angoisse de l'avenir, mais ne propose rien. Rien de rien, si ce n'est "Conservons nos provilèges" Et comment ???
A court terme, l'aménagement du Canton et de la Région réclament des mesures énergiques, pour désengorger la ville et le marché du logement. Cela veut dire le CEVA (tout de suite) et la Traversée du lac, rapidement. Et la multiplication des cadences sur les axes principaux des transports en commun. Que le train de Versoix-Genthod-Bellevue-Chambésy, par exemple soit toujours à deux convois par heure, alors qu'il pourrait y en avoir 4 est un vrai scandale.
Et en ville et là où les transports en commun efficaces existent ( = trams et voies ferrées), il faut multiplier les programmes d'habitation. Quitte à changer les lois. Pas aprés-demain. Dès ce mois de décembre.

Écrit par : Philippe Souaille | 11/10/2009

Encore une fois, vous vous rassurez avec des comparaisons qui sont loin d'être des raisons. Je n'y insisterai pas puisque ce fil sera tout prochainement "en déshérence" si ce n'est déjà le cas...

Je ne reviendrai donc que sur un point de détail. Vous écrivez "Nos classes populaires se retrouvent donc en concurrence avec les classes populaires du monde entier, qui elles ont tout à gagner.", ce qui ne tient pas compte d'une réalité qui se vérifie tous les jours, à savoir que les "classes populaires du monde entier" n'ont, dans leur immense majorité, ni les capacités, ni les aptitudes, ni les prédispositions de concurrencer les nôtres dans une multitude de domaines, à partir d'un "petit peu pointu" déjà.

Et je vous demande de réfléchir sur un point qui vous échappe peut-être : que deviendront les classes populaires chinoises, le jour il n'y aura plus les nôtres pour acheter leur camelote ? Elles en feront cadeau à leurs frères africains ?

Écrit par : Scipion | 12/10/2009

Non Scipion, n'arrêtez pas: vos raisonnements sont trop drôles. Votre suffisance de petit blanc n'a d'égale que votre ignorance en matière économique...
La Chine, c'est près d'un milliard et demi d'habitants, le plus grand marché du monde, en pleine croissance interne (à 2 chiffres) et elle vend effectivement, en Afrique, toutes sortes de produits à très bon marché qui lui sont notamment payés en matières premières. Elle n'a pas vraiment besoin de l'argent que nous lui payons, car... Une bonne partie de cet argent, nous ne lui payons pas! Les Etats-Unis en particulier, son plus gros client, paient en monnaie de singe et lui doivent des sommes colossales ! Ne me dites pas que vous n'êtes pas au courant.
Quant à la soi-disant incapacité technologique des pays émergents, là encore, je ris... Jaune, car ce sont bel et bien les millions de jeunes ingénieur(e)s formés en Chine, en Inde et en Amérique Latine qui d'ores et déjà préparent le monde de demain, tandis que nos jeunes les plus talentueux font de la finance, ou de l'altermondialisme.
Le monde a changé, l'histoire a tourné. Du XVIème siècle à aujourd'hui, l'Europe occidentale, seule, puis avec les Etats-Unis a dirigé la planète. Mettez-vous dans le crâne que c'est fini. Même par les armes, il ne serait plus possible de rétablir cette primauté, par ailleurs totalement inéquitable.
Si ça vous fait trop flipper, essayez le gaz, sinon, laissez réfléchir et agir ceux qui tentent de s'adapter et d'adapter leur environnement à cette nouvelle donne.

Écrit par : Philippe Souaille | 12/10/2009

Les verts en devenant un parti gouvenemental se dirige de plus en plus vers le centre. Certains de leurs élus ont un politique bien à droite, notamment économiquement. Ce partit n'a pas un socle clairement à gauche. Et même le combat anti-nucléaire est remis en cause par des écologistes de la première heure. L'absence de la gauche de la gauche reste un catastrophe pour les couches sociales économiquement faibles. Il ne faut pas compter sur les Verts pour inverser le courant du néo libéralisme! Que le facassage d'acquis sociaux continue au Grand Conseil... ce n'est pas le souci majeur des Verts. La campagne des écolos (plus vraiment rigolos) se fait toute l'année dans les salles de cinéma! Un nouveau genre de film: le catasrtophisme écologique! A quand le festival?

Écrit par : Riro | 12/10/2009

Le dernier post de Scipion se résumant à une apologie du racisme de la pire espèce, sans rien apporter au débat, je ne le publie pas.

Écrit par : Philippe Souaille | 12/10/2009

Communication personnelle

"Le dernier post de Scipion se résumant à une apologie du racisme de la pire espèce, sans rien apporter au débat, je ne le publie pas."

Je m'en fous, il ne m'a pas pris trois minutes. N'empêche que je ne vois pas où est le racisme dans des propos qui visent une bonne septantaine de peuples, dont les couleurs vont de blanc à noir foncé, c'est-à-dire en gros, des Albanais et des Afghans aux Sénégalais en passant par les Vénézueliens.

Vénézueliens auxquels je souhaite un long avenir de néo-bolivarisme dont la faillite retentissante sera une confirmation supplémentaire de mes observations sur les Etats à ressources humaines médiocres.

Vos illusions me rappellent celles que Jean Daniel rapporte dans "Cet étranger qui me ressemble" :

« - Ma génération a eu cette candeur déconcertante de croire que l’Occident, usé et exténué par des guerres fratricides et des idéologies meurtrières, réduit à une civilisation de bien-être matériel, recevrait une illumination régénératrice de ces populations fraîchement libérées (…) On a cru à une renaissance de la morale universelle et prophétique. Le désenchantement, pour utiliser le terme du sociologue Max Weber, a été violent. C’était le désenchantement des hommes de progrès qui espéraient un salut des « peuples vierges », ou, comme disait Senghor, des « peuples souffrants ». Ces peuples pleins de promesses se sont occidentalisés dans la déchéance et la corruption ou se sont orientalisés dans le despotisme ».

Sans rancune :o)

Écrit par : Scipion | 12/10/2009

Mais le fait même de penser que votre peuple est supérieur aux autres, Scipion c'est du racisme, tout simplement. Pour le reste, je ne suis pas Jean Daniel et je n'ai jamais pensé qu'aucun peuple du monde allait sauver qui que ce soit... Nul n'est supérieur, ni inférieur. Et c'est tous ensemble, en mettant nos forces et nos savoirs en commun - ce qui ne sera certainement pas toujours facile - que nous nous en sortirons.
L'alternative étant de rester dans l'opposition de chacun contre tous. C'est votre posture, Scipion et elle n'a qu'une seule issue: faire couler le bateau. Tous ensemble !

Écrit par : Philippe Souaille | 12/10/2009

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