01/12/2009

Minarets : les limites de la démocratie

la première conséquence d'Internet et de la blogosphère, c'est sans doute la désacralisation de la parole publique, dont désormais tout le monde prétend pouvoir s'emparer sans la moindre vergogne. Même dans une landsgemeinde, sous l'arbre à palabres ou sur un forum antique, mieux valait tourner trois fois sa langue dans sa bouche avant de s'exprimer, si l'on ne voulait pas se ridiculiser devant ses voisins. L'anonymat du net a changé cela. Les pires bêtises et la plus affligeante nullité ont désormais droit de cité.
Cela entraîne des conséquences lourdes en politique. Un sport jadis réservé aux ténors de l'expresssion orale ou écrite. D'un côté les tribuns charismatiques, habiles à flatter le bon peuple dans le sens du poil, de l'autre les experts, gestionnaires et autres journaleux et spécialistes, détenteurs de la parole censée. Ils ont toujours coexistés, mais il semble que ces derniers temps, le rapport de force ait changé. Conjonction d'Internet et des effets des diverses crises de la période.
La démocratie, à savoir le droit des gens, de tous les gens, à donner leur point de vue et à influer, dans la mesure de leur voix, sur la conduite des affaires publiques, c'est incontestablement une bonne chose. Mais ce n'est pas pour autant un système parfait, loin de là. Il comporte un certain nombre de lacunes. Par exemple :
- il y a des gens plus compétents que d'autres (et pas forcément les mêmes selon les problèmes), donc des avis plus ou moins pertinents. Les plus pertinents n'étant pas toujours les plus nombreux, l'expression d'avis "autorisés" et éclairés est essentielle. Malheureusement dans la jungle des médias et d'Internet, les avis les plus tranchés se font plus facilement entendre que les mieux construits.
- l'opposition entre l'intérêt collectif et l'intérêt individuel est fréquente, de même qu'entre l'intérêt local et l'intérêt global. Les intérêts de Genève, économiques et culturels, sont ainsi clairement menacés par la majorité rupestre et schwyzerdütschophone qui a décidé de barricader un peu plus Heidiland. Par crainte irraisonnée de le voir se muer en Helvetistan. Majorité rupestre et schwyzerdütschophone qui sera bien embêtée le jour où Genève ne pourra plus payer sa part (copieuse) de la péréquation intercantonale qui aide généreusement ces cantons premiers à entretenir le Heidiland... Peut-être aurait-il fallu le leur expliquer avant, la vox populi helvète étant traditionnellement extrêmement réceptive aux arguments effleurants son porte-monnaie. Mais personne n'y a pensé, d'aucuns évoquant uniquement (et stupidement, plus contre-productif avec des Suisses aux bras noueux, tu meurs) les risques de réactions violentes des islamistes...
- la morale, l'intelligence ou la grandeur d'âme ne sont pas, statistiquement, des données tellement répandues qu'il soit prudent de compter dessus. Bon, elles sont un peu plus répandues à Genève que dans le Heidiland rupestre et schwyzerdütschophone, mais je ne parierais pas énormément sur la part qui revient à la pesée (légitime) d'intérêts et à la simple grandeur d'âme.

C'est pourquoi il est fondamental d'être toujours très attentif à la subsidiarité qui est ce principe par lequel on décide à quel échelon doit être pris quelle décision... Si on laisse la gestion des bêtes sauvages aux voisins immédiats des parcs naturels, où que ce soit dans le monde, il n'y a plus de bêtes sauvages. Les prédateurs disparaissant en premier. Les habitants voisins sont certes les premiers concernés, mais l'intérêt général commande de préserver la faune...

Et l'échelle de la Nation n'est clairement plus suffisante, concernant un certain nombre de problèmes, dont la solution implique une gestion globale.  La condamnation qui nous pend au nez, par la Cour européenne des Droits de l'Homme, voire par l'ONU, va rendre fou de rage les nationalistes obtus. Mais elle interviendra à juste titre. Parece que l'inscription d'une pratique discriminatoire met en péril des équilibres mondiaux subtils et que le monde n'a franchement pas besoin de périls supplémentaires.

Cela ne signifie aucunement que la Suisse - et les Suissesses - n'ont pas le droit de se protéger de l'intégrisme et des périls qui vont avec. Mais il faut le faire de la bonne façon, d'une façon qui respecte des règles élémentaires et égales pour tous. Les lois sur la construction étaient amplement suffisantes pour éviter toute édification déplacée. Les limites à tracer n'ont rien à voir avec les minarets, mais concernent la liberté de changer de religion, ou de ne pas en avoir, les droits de la femme, bref les points où effectivement certaines lectures de l'Islam posent problème. Mais tout le monde sait que l'UDC ne cherche pas à résoudre les problèmes, mais plutôt à en poser pour pouvoir s'en faire des marche-pieds.

En ce sens, l'initiative radicale visant à rendre aux Cantons la gestion des choses religieuses est une excellente chose, qui devrait aboutir à d'heureux résultats plus efficacement que les condamnations internationales, et en prenant l'UDC à son propre jeu: vous voulez faire du local et du circonscrit ? Alors laissez Genève agir de manière autonome en fonction du vote démocratique de ses citoyens.

Commentaires

Bonjour à toutes et à tous,

Bonjour Philippe,

je suis navré, mais personne n'a le droit de remettre en cause la décision du peuple souverain. Il s'est exprimé et nulle institution, nul personnage, ne peut remettre en cause le vote.

Nous sommes un pays souverain.

Sur le fond du sujet, on entend beaucoup, toujours les mêmes d'ailleurs, de commentaires de persones "représentants" la communauté musulmane. Alors que ce sont ces mêmes personnes qui ont céduit l'émergence de cette initiative.

J'ai participé à deux débats. Lors de ces derniers, une part notable des musulmans présents sont venus m'expliquer que nous avons eu raison de soulever le débat car en interne la communauté musulmane de Suisse rencontre effectivement des problèmes organisationnels sérieux.

Grâce à cette initiative, les musulmans silencieux de Suisse peuvent enfin mettre ces problèmes internes sur la table et demander à ce que la communauté soit représentée dans sa diversité.

Pour preuve, beaucoup de personne prennent la parole au nom des musulmans, mon épouse, musulmane, quant à elle apprécie moyennement que l'on parle en son nom, parce si elle était Suisse, elle aussi aurait voté pour l'initiative.

Ce cirque médiatique mené par quelques élites de la pensée, ne prend même pas en compte l'avis d'une part notable de la communauté silencieuse des musulmans de Suisse qui eux aussi ont voté pour l'initiative. Et pour cause, ils et elles sont les premiers avoir pris conscience des dérives qui peu à peu s'installent dans certaines instances.

L'UDC, ne vous en déplaise, a soulevé le bon débat qui devra maintenant se poursuivre au sein de la communauté car c'est à elle de prendre en main son organisation et les choix qui permettront à cette dernière de mettre un terme à la la lente dérive qui s'installait.

L'initiative en soi ne résoudra rien, mais elle a eu l'effet de provoquer un débat indispensable au sein de la communauté muslmane de Suisse qui va enfin sortir du silence dans lequel elle était enfermée.

Bien à vous Philippe,

Stéphane

Écrit par : Stéphane | 01/12/2009

Les Suisses ont le droit d'exprimer leurs vues quant au genre d'immigration qu'ils comptent encourager chez eux. Dans un contexte mondialisé les musulmans rigoristes ont le choix, nous ne sommes nullement obligé des les adorer et de céder à leurs exigences. L'immigration doit être choisie pour assurer une société durable pour notre descendance. Face à celà l'indignation des pays musulmans a de quoi faire sourire quand on sait que la majorité d'entre eux appliquent des rgèles limitant plus ou moins la liberté religieuse des communautés non musulmanes. Il est temps que le monde musulmans fasse le ménage à la maison, et ne viennet pas contaminer nos nations avec leur rêves de rigorisme et de pureté intégriste. Quand à l'initiative des Radicaux hipoldiens elle rappelle furieusemnt l'attitude de l'Europe face au référendum irlandais. Si c'est ce genre de demi-démocratie que vous comptez promouvoir, en bon européen sans aucune sensibilité helvétique, vous ne serez pas très bien reçu. Nous sommes le petit village gaulois au milieu de l'empire, et visiblement nous n'avons pas les mêmes valeurs, tant pis...

Écrit par : Carlitos de Unamuno | 01/12/2009

"le Heidiland rupestre et schwyzerdütschophone", cela s'appelle la Suisse, P. Souaille. Et il y a longtemps que je dis que ce Monaco du bout du lac, dont le seul génie est de faire transporter des valises de billets depuis la France, n'a rien à y faire.

Et il est important de repenser à l'origine de cette initiative : des villageois veulent s'opposer à la construction d'un minaret à Wangen ou à Langenthal au nom du droit des constructions, on leur oppose le droit à la liberté de culte. Le culte des Musulmans n'a pas besoin de minarets pour se faire librement et les minarets représentent sans le moindre doute une atteinte énorme au patrimoine architectural et culturel de nos villes.
Et le peuple suisse, dont le pragmatisme est universellement reconnu, refuse très logiquement la construction de ces minarets. C'est très défendable à Strasbourg, à condition de le vouloir, bien sûr, et on peut faire confiance à notre Administration pour que ce ne soit pas le cas.

Écrit par : Géo | 01/12/2009

Recourir à l'ONU ou à Strasbourg? Pure folie!!
-----------------------------------------------

Ceux qui pensent recourir contre la décision du peuple suisse refusant la construction de minarets en Suisse se mettent le doigt dans l'œil et commettent un acte de pure folie:

- La décision d'interdire les minarets en Suisse ne viole aucune norme internationale, contrairement à ce que prétendent certains ignares. Elle ne viole pas la liberté religieuse puisque la présence de minarets n'est pas nécessaire pour la pratique du culte musulman. La Mosquée avec le dôme doré de Jérusalem, troisième lieu saint de l'Islam, n'a pas de minaret, et pourtant on y prie. De même, cette décision ne viole nullement le principe de l'égalité: ceux qui veulent interdire les cloches et les clochers peuvent toujours lancer leur propre initiative. Et ainsi l'égalité de traitement est garantie.

- Ceux qui oseront recourir contre la décision du peuple prouveront qu'ils sont pour la dictature et contre la démocratie. Et si les musulmans s'y associeront, ils ne feront qu'aggraver leur cas. Cela signifiera qu'ils considèrent leurs lois religieuses au-dessus du droit suisse et ainsi ils se mettront à dos la majorité de la population suisse qui ne veut pas de minarets.

- Les pays musulmans qui critiquent la Suisse devraient commencer par balayer devant leur propre porte. Quant aux pays occidentaux, ils feraient mieux de demander l'avis de leurs peuples avant de critiquer la Suisse.

Écrit par : Sami Aldeeb | 01/12/2009

Vu la netteté du score, je suis persuadé que si l'ONU ou Strasbourg condamnaient la décision du peuple suisse, celui-ci préfèrerait quitter l'ONU et le système du Conseil de l'Europe.

Par ailleurs, les sondages montrent que dans les autres pays européens, une tellle votation, si elle avait lieu, se solderait par un taux d'acceptation bien plus élevé qu'en Suisse : http://www.fdesouche.com/articles/84066.

+ de 90 % d'acceptation en Espagne, plus de 75 % en France ou en Belgique. D'autres sondages, sur le même site, démontent que, au contraire, les Europens considèrent la Suisse comme un modèle de démocratie à la suite de ce vote historique.

Écrit par : J. Nizard | 01/12/2009

Une MAGNIFIQUE MOSQUEE à Genève l'Internationale. Mais alors une belle, majestueuse, pas une riquiqui, une qui attire les foules.Voilà un pojet qui amènerait les touristes du monde entier. En Suisse, aucun édifice comme la Tour Eiffel, digne de ce nom ne peut être visité.

Il y a tout d'abord le financement: Dubaï avec ses problèmes ne pourra pas vous aider....

Puis l'emplacement: à cheval entre la France et la Suisse. Les relations genevo-françaises sont bonnes et perdureront ainsi.

Mais lorsque j'irai à Genève, j'espère ne pas avoir à leur dire: ÔTE-TOI DE MON LAC.

Écrit par : oceane | 01/12/2009

Les lois, cher Stéphane, ne sont pas plus immuables que ne l'est la parole divine... Elles évoluent avec le temps et les moeurs et il est prévu tout un tas de systèmes pour cela, à commencer par de nouvelles votations ou référendums populaires, jusqu'à l'activité des assemblées législatives, qui ont notamment pour fonction de clarifier ce qui a été tranchée par le peuple. Si l'UDC s'était arrêtée sur chaque déculottée électorale, elle n'existerait plus. Tout au contraire, cent fois sur le métier, elle remet son ouvrage, au point de lasser, d'ailleurs.
Pour le reste, c'est vrai, les musulmans de Suisse ne se sentent de loin pas tous représentés par les Tarik Ramadan et consort. Mais ils n'ont pas attendu votre initiative pour se manifester, témoin l'association des Musulmans laïcs, présidée par mon ami Ali Benouari. Qu'il soit nécessaire de poser des limites à l'intégrisme est une évidence. Mais il faut les poser au bon endroit.
Le minaret n'est qu'un symbole, qui comme souvent cache la forêt. Il n'est pas le problème de fond, qui reste entier. Un musulman, ou une musulmane, peut-il ou elle cesser de l'être sans encourir de vengeance de sa communauté d'origine? Par exemple. Contrairement à ce que prétend ce bon Géo, la loi sur les constructions était parfaitement opérante pour empêcher que la Suisse ne se couvre de minarets en tôle comme, ces trente dernières années, cela a été le cas successivement de l'Afrique du Nord, de la Turquie, des régions islamiques des Balkans et de l'Afrique de l'Ouest. Et s'il y avait eu opposition au motif de la liberté religieuse, il y aurait eu décision de justice, jusqu'au TF et la jurisprudence qui se serait installée aurait été claire et suffisante.
Les clochers en pierres sèches des villages valaisans ou les chapelles grisonnes font partie du paysage, mais pas les minarets ni les enseignes style Las Vegas. C'est ainsi.
Quant à l'exemple irlandais, il est parfait. les irlandais ont voté, se sont rendus compte de leur erreur (la crise les y aidant) et ont revoté. Différemment. Je ne vois pas ce qu'il y a de non-démocratique là-dedans. Il n'y a que les imbéciles qui ne changent jamais d'avis. Et les Irlandais, dans leur ensemble, ne sont pas des imbéciles. les Suisses non plus. Il ne s'agit pas de ne pas tenir compte de l'avis du peuple, mais de lui offrir la possibilité de reconsidérer sa décision, sous une forme différente.
A Nizard, je n'ai jamais pensé que la Suisse était plus réac ou plus raciste que l'européen moyen... Et ce n'est pas la question. Le problème, c'est justement que la connerie humaine est une chose extrêmement bien partagée et peut mener aux pires excès, lorsque comme dans les westerns, ce sont les excités des deux bords qui prennent le manche et la conduite des opérations. Cela étant, la fiabilité de sondages publiés par des sites fachos et racistes laisse sérieusement à désirer...
Océane, je savais ne pas vous retrouver sur ce combat. Mais Genève précisément a déjà une mosquée et s'en accommode très bien.
Sur ce, j'ai une journée chargée et ne crois pas être en mesure de modérer le blog dans les prochaines 48 h... Mais je le ferai scrupuleusement dès que possible

Écrit par : Philippe Souaille | 01/12/2009

Cette volée de suissitude comme dirait Royale, le soufflé va retombé comme une pierre au niveau juridique, il était déjà illégal d'accepter une telle initiative et de la soumettre à la votation, le droit conventionnel ratifié par la Suisse l'exclu. Ce pays qui arrête sans mandat des génie du 7ème art, qui fonctionne de façon hors la loi face à la volonté de tous ses voisins de rendre transparent les mouvements financiers, ce pays qui laisse partir des criminel russes parce qu'ils sont les fils des plus grands mafieux de la terre, ne se sent plus de joie et se laisse emporter par ses sentiments d'injustices chronique, bonne chance la Suisse, ça va bientôt être le bras de fer avec le reste du monde et là on verra !

Écrit par : corto | 01/12/2009

Quelque chose doit m'échapper!

L'interdiction d'ériger un symbole religieux dans un pays laïque soulève une tempète médiatique aussi bien en Suisse que dans les journaux mondiaux et l'anatheme de la comunauté ONUSIENNE.

Comment se sont-ils exprimés les mêmes tribuns pro-minarets, la presse internationale bien pensente et l'ONU, lors du massacre de milliers de palestiniens civils par l'armée israéliènne? Et bien pas grand chose et en tout cas pas tout ce déferlement généralisé de critiques.

J'ai le sentiment d'avoir à faire à une bande de malades skizophrenes!

Écrit par : Valery | 01/12/2009

Ah bon, Le Monde, le Figaro, l'Express, le Spiegel, le 20minutos, etc. tiendraient des sites facho et fascistes ? J'ai donné le lien de fdesouche car il en fait l'inventaire, même si fdesouche n'est en soi pas un site recommandable. 20minutos, qui est le journal le plus lu en Espagne aboutit à 94 % d'acceptation, par exemple :

Écrit par : J. Nizard | 01/12/2009

TOUT AU CONTRAIRE M. Souaille! 57,4% de suisses ont fait une démonstration franche et claire de la démocratie directe,
à l'Union Européenne, comme à chacun des français résidents à Genève, Jura, Bs !

Consultez les blogs et forums, en France et ailleurs :
stupéfiant d'y constater le hyatus entre ce consensus de culpabilisation des médias et politiques du vote suisse, et les "bravos les suisses!", les soutiens, les soulagements exprimés par des citoyens lambda de tous âges et cultures,

en totale contradiction avec les commentaires alambiqués des médias & autres officiels politiques et cette opprobe de condamnation au nom des droits de l'homme ou de la démocratie, qui ne fait que le jeu de fondamentalistes.

Mr Souaille, vous connaissez, bien sûr, démos & cratie. De vieux potes à vous.

Las, une fois, on ne peut que constater comme il est difficile, pour un esprit élevé à la républicaine française et nourrit au présidentialisme, a du mal à concevoir dans ses tripes, le système de démocratie directe - et le fédéralisme.

A bon entendeur!

Écrit par : Suissi Tude | 01/12/2009

Suissi tude, j'ai fait toutes mes écoles primaires en Suisse et l'essentiel de mes études secondaires, à une époque où on y apprenait encore l'histoire suisse. Alors vos allusions à mon éducation française me font bien rigoler... Il est vrai que c'était à Neuchâtel, un Canton où l'on a aussi rejeté l'initiative...
Nizard, dont acte.

Écrit par : Philippe Souaille | 01/12/2009

"C'est pourquoi il est fondamental d'être toujours très attentif à la subsidiarité qui est ce principe par lequel on décide à quel échelon doit être pris quelle décision... Si on laisse la gestion des bêtes sauvages aux voisins immédiats des parcs naturels, où que ce soit dans le monde, il n'y a plus de bêtes sauvages.

C'est un mensonge. Si la faune et la flore disparaissent à une vitesse sans égale, c'est à cause de la mondialisation qui détruit par exemple les forêts tropicales au profit de monocultures, de palmier à huile ou de soja. Ou qui détruit la faune africaine pour alimenter les marchés asiatiques en défense d'éléphant ou de corne de rhinocéros.

Avant la mondialisation il n'y avait pas besoin de "parcs naturels", les "voisins" géraient et préservaient la nature, ils n'étaient pas dotés des mentalités prédatrices et destructrices de la civilisation occidentale dominée par la soif de l'argent.

Écrit par : Johann | 01/12/2009

"- la morale, l'intelligence ou la grandeur d'âme ne sont pas, statistiquement, des données tellement répandues qu'il soit prudent de compter dessus. Bon, elles sont un peu plus répandues à Genève que dans le Heidiland rupestre et schwyzerdütschophone, mais je ne parierais pas énormément sur la part qui revient à la pesée (légitime) d'intérêts et à la simple grandeur d'âme."

Quel dépit, quelle haine dans ces propos! Haine de la démocratie donc...

C'est bien sûr votre droit. Enfin, sous réserve de ne pas inciter à la haine donc... Contre des compatriotes, donc.

Écrit par : Johann | 01/12/2009

"Alors laissez Genève agir de manière autonome en fonction du vote démocratique de ses citoyens."

Ce sera aussi valable pour le nucléaire? Pour l'armée? Pour rappel Genève a voté pour l'abolition de l'armée, donc plus de service militaire pour les Genevois! Magnifique! Je vote deux fois oui!

Écrit par : Johann | 01/12/2009

Johann, comme à votre habitude, vous êtes drôle au fond. Ainsi donc, c'est la mondialisation qui a causé la disparition du loup et de l'ours de nos contrées... Et les paysans togolais qui, comme je l'ai constaté lorsque le pays est entré en ébullition, ce sont rués dans les réserves de Franz Weber pour bouffer les éléphants qui dévastaient leurs champs, mais aussi les babouins et tout ce qui bougeait, ils étaient évidemment manipulés par les multinationales qui leur avaient nouvellement insufflé "les mentalités prédatrices et destructrices de la civilisation occidentale dominée par la soif de l'argent".
Vous êtes risible...
Par ailleurs, voire de la haine dans mes propos me semble un peu abusif, s'il fallait haïr tous ceux qui manquent de morale ou de jugeotte, on y passerait son temps... Et ce n'est ni mon propos, ni mon intention. Auriez-vous la prétention d'interdire tous les witz confédéraux sur les les bourbin les staufifres, les casques à boulons, ou autres histoires de welsches qui leur font pendant ?
Quant à la suppression du service militaire, pourquoi pas ? Je vous signale que le parti radical genevois propose un service civil... Mais la subsidiarité c'est autre chose, c'est précisément déterminer de manière évolutive à quel échelon doivent être traitées les choses.
En l'occurrence, si la question religieuse redevenait cantonale, ce qu'elle était avant cette initiative (à noter que d'habitude, l'UDC se plaint lorsqu'on fait passer la gestion d'un problème à l'échelon supérieur), cela permettrait à Genève de préserver ses intérêts et sa tradition d'accueil, sans gêner le moins du monde le reste de la Suisse, qui serait libre d'interdire ou pas les minarets. Je ne vois pas de contre-indication, contrairement à d'autres domaines où l'intérêt général pourrait être prétérité par une décision locale. La ça gênerait qui ou quoi, concrètement ?

Écrit par : Philippe Souaille | 01/12/2009

Bonjour Philippe,

Je suis partagé sur votre analyse.

Oui, c'est vrai, la démocratie est un système imparfait, dans lequel des gens compétents ont, face à l'urne, le même poids que des gens qui le sont moins. Mais c'est le système le moins déséquilibré et c'est pour cela que nous le défendons. Peut-être convient-il de revoir les normes requises pour consulter le peuple sur des questions si sensibles ; ce n'est pas de mon ressort.
J'estime, toutefois, que le peuple est parfaitement en droit de s'exprimer sur des questions comme la place de l'islam dans la société, bien que j'aie voté contre l'initiative et que j'aurais souhaité qu'une telle question surgisse dans des conditions plus propices à soulever un débat respectant les sensibilités.

Mais ce qui me frappe surtout, c'est cette phrase :

"Parece que l'inscription d'une pratique discriminatoire met en péril des équilibres mondiaux subtils et que le monde n'a franchement pas besoin de périls supplémentaires."

En d'autres termes, et c'est ce que chantent les médias de gauche européens sur des airs divers depuis dimanche, il ne faudrait surtout pas risquer de déplaire au monde islamique. On risquerait des représailles!
Seulement, si nous risquons des représailles en prenant une mesure de nature à indisposer le monde islamique, et que nous invoquons cette raison pour interdire cette question, n'est-ce pas précisément illustrer les craintes exprimées par le peuple suisse au travers de cette votation?

La Suisse est un pays qui se laïcise, mais d'essence et de culture chrétiennes, je n'ai pas besoin de citer la Constitution. Au nom de la légitime réciprocité, le bon sens voudrait que l'on accepte les minarets sur le sol helvétique, à partir du moment où les chrétiens et les juifs peuvent construire et reconstruire leurs églises et synagogues en terre dite d'islam, et y pratiquer librement leur foi.
On pourrait d'ailleurs ajouter que la symbolique des minarets est très différente de celle des mosquées, qui peuvent toujours être construites librement dans le respect de la liberté de culte. En réalité, s'il aurait été préférable que l'initiative soit rejetée afin de ne pas froisser inutilement une communauté, la question des minarets eux-mêmes reste très discutable et les raisons de s'y opposer ne relèvent pas toutes d'un baratin populiste.

Genève a exprimé une position différente. Je serais moi aussi favorable à l'initiative radicale sur la gestion cantonale des affaires religieuses. Mais je pense que le vote du peuple doit être respecté, ici, comme en Europe, comme à l'ONU. Vouloir contourner la démocratie lorsqu'elle ne nous arrange pas est dangereux ; il vaut mieux réfléchir aux pistes permettant de protéger les sensibilités sur les sujets les plus délicats tout en laissant au peuple un maximum du libre-arbitre auquel il a droit.

Cordialement,

Écrit par : Evan | 01/12/2009

Bonjour M. Souaille

"(à noter que d'habitude, l'UDC se plaint lorsqu'on fait passer la gestion d'un problème à l'échelon supérieur)"

Moyennement d'accord. Ils se plaignent surtout lorsque cela ne va pas dans leur sens. Dans les dernières initiatives qui contreviennent à la subsidiarité il y a notamment la question de la naturalisation par les urnes. Il est vrai qu'ils ont essayé d'introduire ce droit parce qu'une petite commune en était empêchée par la constitution. Reste que l'UDC a souvent l'art de faire remonter les problèmes d'une commune perdue dans sa vallée pour faire changer tout le paysage suisse. C'est une forme de lutte qui consiste à se battre explicitement contre la centralisation tout en la renforçant implicitement. Le message étant: rien n'est anti-constitutionnel si on change la constitution. Au passage on perd l'Etat de droit et le fédéralisme qui est encore cher à l'identité de certains suisses, mais ce n'est qu'un détail évidemment...

Merci à vous d'avoir rappelé cette valeur patriotique... Je suis particulièrement exaspérée de voir ces derniers jours certains s'arroger le droit de dire ce qui est démocratique et ce qui ne l'est pas. Jusqu'à preuve du contraire le recours au droit supérieur et la liberté d'exprimer une opinion autre fait encore partie de notre constitution, approuvés démocratiquement puisqu'il semble falloir le rappeler. Je crains malheureusement que cela ne dure plus très longtemps. On arrive lentement et sûrement à la tyrannie de la majorité, Tocqueville doit s'en retourner dans sa tombe.

Écrit par : Audrey | 01/12/2009

Merci Audrey et Evan de vos remarques qui élèvent le débat. Enfin... Mais Evan, je ne parlais justement pas de la peur des représailles, mais plutôt de quelque chose de plus subtil. L'Occident, la morale occidentale laïque, démocratique, issue des lumières me parait effectivement le moins mauvais des systèmes, pour gérer le-dit Occident autant que pour le reste du monde. Mais à condition d'être utilisé de manière équitable, ce qui n'est malheureusement pas toujours le cas.
Nous avons le chic pour oublier nos principes lorsque cela nous arrange, notamment dans nos rapports avec les pays moins favorisés ex-colonisés.
Quand je dis nous, je pense d'abord aux puissances anglo-saxonnes mais les autres ne sont pas toujours en reste, Suisse, comprise. Qu'il s'agisse des colonies en territoire palestinien, de contrôle des routes du pétrole ou des puits eux-mêmes, de commerce avec la Chine... Notre morale est à géométrie variable et les exemples abondent.
Il n'est pas question de battre sa coulpe ad vitam eternam ou de laisser faire n'importe quoi par faiblesse, mais plutôt de chercher à bâtir un monde équitable et durable, dans le respect de l'autre. Cela signifie aussi montrer l'exemple avec des lois claires et nettes, qui ne puissent pas être interprétées de travers. Tout le contraire de l'initiative sur les minarets.
J'ai le plus profond respect pour les musulmans modérés soucieux d'ouverture et de partage. Je rejette en revanche énergiquement, et s'ils m'y obligent, violemment, tous ceux qui voudraient m'imposer leur forme de pensée. Notamment les intégristes musulmans.
Il est cependant essentiel de savoir où placer la ligne de front. Et le combat contre les minarets, clairement, n'était pas le bon. Dommage que le peuple suisse n'ait eu que celui-ci à se mettre sous la dent, par la faute d'une bande d'excités vindicatifs.
Pour le reste, parmi mes amis qui sont de toute race et religion, je suis frappé par le nombre de juifs qui, bien que généralement peu soucieux de défendre l'islam et les islamistes, montent au créneau contre l'acceptation de l'initiative. Ils y voient le début d'un danger bien plus grand contre tous les particularismes. Quelque chose qui dépasse largement la Suisse, dans la lignée de ce que dénonçait Brecht. Il se trouve que les juifs ont payé, non seulement au siècle passé mais depuis fort longtemps, pour pressentir ce genre de choses. Et si le fascisme menace, je le combattrai avec autant de force que le fondamentaliste islamique, car l'un et l'autre sont aussi contraires à mes valeurs.

Écrit par : Philippe Souaille | 01/12/2009

Bonjour,
J'ai le sentiment que l'auteur de ce blog pense être le juste penseur. Il est le seul à savoir ce qui est bien pour tous. Si le bon peuple vote dans le sens désiré, cela prouve qu'il est mature, qu'il est intelligent, que la démocratie directe est un modèle d'où sort le bon sens. dans le cas contraire, il faut retirer à ce même peuple le droit de décider. Le peuple n'est pas apte à se diriger. Il doit être mené à l'endroit que le juste penseur a dit qu'il fallait aller!!
Quelle arrogance, quelle façon de ne pas respecter la décision du souverain.

Écrit par : salegueule | 01/12/2009

bonjour
je dois dire que la suisse a compris tres bien l'ampleur et la ramification de laisser construire des mosqués ca commence toujours doucement mais ils arrivent surement si on regarde coté france y a de quoi interdire les minarets moi même issus de religion musulmane je suis tout a faits d accord qu on interdit les minarets c est pas pour ca que je dis interdire de prier et autres c est qwue ces musulmans qui sont en suisse ou en Europe ou même ou ils sont se croient marquer leurs territoires par des mosquées et autres signes religieux
et si l'Europe ou tout les pays chrétiens demandent la même chose que ce que demandent les pays musulmans en Europe je croie que la on va se frotter a un debat électrique genre construire des églises en Arabie saoudites et laisser les chrétiens fouler le sol de la meque car je vois pas pourquoi tout d un coup les saoude décident que la meque est interdite pour les non musulmans ok ? l histoire de la bourka ou le hijab dans les écoles en Europe pour moi c est non direct et catégorique ou bien vous voulez le hijab ici et ben y a pas de problème pour autant que vous exigez pas le foulard pour la conseillère fédérale suisse qui va en iran et oui c est en général les européens sont laxistes et tolérants c est pour ca d'autres profite de cela
revenant a nos mouton en suisse c est que le peuple a voter librement vous voulez les minarets non non non on ne veut pas de ca ici c est normal et c est ce qui est de plus démocratique aucun pays musulman ne fera un referendum pour ce genre de chose et qwuand je vois ce qui se passe en France des ghetto d islamistes allez a vaux velin a lyon en france vous constatez que l islam c est pratiquer a la carte au bon vouloir de chacun c est pour ca que delinquance débauche dégradation etc sévi fort ou vivent ces gens la ok
alors un islam comme celui la non non non c est non moi je suis d accord avec monsieur freizenger tu es en suisse ou en Europe tu t adapte tu respecte les lois c est bien et tu es le bienvenue mais si tu veux la jouer comme kadafi le berger qui débarque avec sa tente et son cheptel non non reste chez toi on veut pas de ca
certains musulmans se permettent ici ce qui est interdit chez eux ???? pourquoi hein car chez eux y a pas de chichi
si on prenait les même meneurs de jeux par apport au musulmans et on les expédier chez eux c est la mort assurer fusillées ok alors qu est ce qui en merde le monde avec soit disant bonne fois moi ca me fait rire
y a pas mieux que de pratiquer sa religion sans je dis bien EMMERDER les autres car religion c est prison c est pas avec les minarets qu on arrête la grippe A ou trouver le remède du sida
depuis que je vis loin de ce genre de discour je suis tres bien et j ai aucun probleme

Écrit par : fafa | 01/12/2009

Bonsoir Philippe Souaille,

Tout comme vous, je suis déçu du résultat de cette votation, car j'ai moi aussi voté contre cette initiative absurde et inappropriée.

Tout comme vous, je m’interroge et pense que parfois des décisions prises démocratiquement peuvent être en contradiction avec les engagements internationaux pris par la Suisse, ce qui semble bien être le cas avec cette initiative anti-minarets.
Le professeur de droit constitutionnel Andreas Auer a évoqué ce problème ce matin (?) sur la RSR. Il suggérait d’instaurer une « Cour constitutionnelle » qui aurait pour tâche et compétence, l’étude de la conformité de toute nouvelle initiative avec nos engagements internationaux, avant de soumettre celle-ci en votation, voire avant même qu’elle ne soit lancée …

En revanche je ne vous rejoins pas du tout lorsque vous écrivez :

« Les intérêts de Genève, économiques et culturels, sont ainsi clairement menacés par la majorité rupestre et schwyzerdütschophone qui a décidé de barricader un peu plus Heidiland. Par crainte irraisonnée de le voir se muer en Helvetistan. Majorité rupestre et schwyzerdütschophone qui sera bien embêtée le jour où Genève ne pourra plus payer sa part (copieuse) de la péréquation intercantonale qui aide généreusement ces cantons premiers à entretenir le Heidiland... Peut-être aurait-il fallu le leur expliquer avant, la vox populi helvète étant traditionnellement extrêmement réceptive aux arguments effleurants son porte-monnaie. Mais personne n'y a pensé, d'aucuns évoquant uniquement (et stupidement, plus contre-productif avec des Suisses aux bras noueux, tu meurs) les risques de réactions violentes des islamistes... »

Certes on vous sent très remonté, mais Genève fait partie de la Confédération, j’allais écrire pour le meilleur et pour le pire … L’appartenance d’un canton à la Confédération n’est pas à la carte ! La Confédération n’est pas un supermarché dans lequel on se sert en achetant certains produits qui nous conviennent pour en dédaigner d’autres.

Savoir perdre et prendre acte d’un échec électoral est un témoignage de maturité démocratique.

Je trouve votre commentaire extrêmement arrogant et méprisant à l’égard de nos compatriotes suisses alémaniques.
La Suisse est « une et diverse » comme nous le rappelait Denis de Rougemont et c’est précisément ce qui fait sa qualité – sa caractéristique : « seine Eigenschaft » -. Par conséquent si Genève est un cas particulier, tous les autres cantons le sont également, chacun d’eux dans sa sphère d’intérêts …

Je ne souhaite pas d’une Genève qui ressemblerait à Monaco, ni à Hongkong, ni à Singapour, je ne veux pas d’une « genevoiserie » supplémentaire, d’une Genève arrogante et suffisante face à une Suisse qualifiée de « rupestre », à une Suisse alémanique que l’on snobe à défaut d’en comprendre la langue et la mentalité, laquelle est tout de même plus proche de la nôtre que de celle de la Libye que je sache ?…
Et dites-moi franchement : en quoi Zurich serait-elle plus rupestre que Genève ?

Revenons à un peu plus d’humilité et essayons de résoudre nos problèmes, à commencer par extraire cette « verrue » que nous avons créée ce dimanche 29 novembre, ceci dans le cadre de la Confédération. C’est pourquoi, je suis surpris en déçu d’apprendre que les Radicaux genevois – M. Hughes Hiltpold – recherchaient une solution cantonale à ce problème.

Le parti Radical aurait-il perdu ses repères et ses idéaux, lui le fondateur de la Suisse moderne en 1848 ?

Cordialement !

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 02/12/2009

Une chose me choque particulièrement dans les quelques textes lisibles des vainqueurs du srutin de ce dimanche, c'est la répétition de la dénonciation de ce qu'ils (et elles) nomment "les élites" et "les intellectuels" auxquels on oppose le "peuple" qui s'exprime avec ses "tripes". C'est toujours par ce biais que se sont mis en place les régimes autoritaires qui prétendaient représenter et comprendre les aspirations populaires... S'attaquer aux "élites" et aux "intellectuels" c'est le signe avant-coureur d'une société dans laquelle "le clou qui dépasse appelle le marteau".

Écrit par : Azrael | 02/12/2009

Minarets: Mea culpa sincère pour un mensonge
--------------------------------------------

Je crois personnellement que le meilleur moyen pour vivre en paix est d'être véridique et de reconnaître ses propres erreurs, de part et d'autre.

J'estime que le Conseil fédéral, le Parlement, la Commission fédérale contre le racisme et les Églises suisses nous ont trompés en affirmant que l'initiative contre les minarets viole la liberté religieuse. Il est donc temps de dire qu'ils ont menti et qu'ils sont responsables des conséquences de ce mensonge... qu'il faut maintenant savoir gérer avec intelligence.

Le peuple a voté. Ce vote n'est pas contre les musulmans qui pratiquent librement leur religion dans ce beau pays. Ce vote est contre les minarets et ce qu'ils cachent. Les minarets ne sont nullement nécessaires pour la pratique du culte musulman. D'ailleurs les premiers minarets en Islam ont été construits 10, voire 20 ans après la mort de Mahomet, et la belle Mosquée avec le dôme doré de Jérusalem n'a pas de minaret.

J'attends donc un mea culpa sincère de la part du Conseil fédéral, du Parlement, de la Commission fédérale contre le racisme et des Églises suisses pour leur mensonge. Est-ce trop demander?

Écrit par : Sami Aldeeb | 02/12/2009

Blablabla, blablabla… Donnons plutôt la parole aux musulmans. Voici des extraits du prêche ( oct. 2009 ) de l’imam de Fribourg traduit par la justice fribourgeoise sur la preuve d’un enregistrement sonore : « Ô Seigneur des seigneurs ( … ) Puisses-tu être au côté des musulmans, en Palestine et en Irak, au Soudan et en Somalie, en Afghanistan et en Tchétchénie, aux Philippines et au Cachemire, en Birmanie et en Thaïlande ( rem. des régions d’où sont issus des terroristes qui ont fait l’an passé des centaines et des centaines de victimes civiles et innocentes ) et en tous pays où, opprimés, ils se battent pour que la parole de Dieu domine celle des impies. » « Ô Dieu, purifie-nous des pêchés comme on purifie une étoffe des salissures pour la rendre éclatante de blancheur. Puisses-Tu faire qu’à Toi ( seul, NDT ) nous soyons soumis, que notre progéniture soit à Toi ( seul, NDT ) soumise. ( … ) Préserve le voile de nos épouses et de nos filles, ô Seigneur des deux mondes ( … ) Préserve-nous des mauvaises œuvres et des mauvaises tentations, si nombreuses en ce pays ( la Suisse ), ô Dieu Tout miséricordieux. »
( Source : La vérité sur le prêche de l’imam. La Liberté 21.11.2009 )
Hé, faudrait voir pour arrêter « Walt-Disney » c’est pas bon pour la santé…

Écrit par : 022 | 02/12/2009

J'aimerai bien savoir ce qui en sera si la commission des droits de l'homme annule le verdict des urnes sur les minarets au nom de la liberté de culte.

Si cela devait arriver,en toute logique il deviendrait impossible de faire un recours contre un projet de construction de minarets et les communes n'auront plus la possibilité de s'y opposer.Car si la commune s'y oppose,les responsables musulmans auront l'interdiction de le construire.Et comme l'interdiction en question est un viole du droit humain,j'imagine pas la suite.

Écrit par : D.J | 02/12/2009

le veritable lieu de rencontre avec dieu,le veritable lieu de culte et d accueil de dieu,est l ame,d autres le nommeront le coeur.
il me semble que cette realité essentielle est oubliée depuis trop longtemps dans les debats...
toutes ces pierres,,temples bouddhistes,eglises ,minarets,mosquées....
aussi belles auront elles été,et n en deplaise,dans un million d années,qu en restera t il....????

Écrit par : francoise | 05/12/2009

Les commentaires sont fermés.