11/01/2010

La Paix... Ou la Guerre !

 

A la faveur des soldes, j'ai découvert en DVD un petit bijou bollywoodien dont je ne saurais trop recommander l'acquisition aux acheteuses de la TSR. Enfin petit n'est pas le terme, l'opus faisant tout de même 3h24, en deux disques. « Jodhha » raconte l'histoire d'amour unissant l'impératrice rajpoute, hindoue, à son mari Mohammed Akbhar, l'Empereur Moghol, musulman, qui parvint à unifier véritablement, dans les faits et dans les coeurs, l'Inde du XVIème siècle, au delà des divergences religieuses et ethniques.

C'est très bien filmé, en décors naturels et historiques magnifiques et c'est surtout une passionnante allégorie des tensions contemporaines. Car cette union pacifique des musulmans et des hindouistes, tissée de concessions de part et d'autres, parvint à maintenir la cohésion de cette immense pays jusqu'à la décolonisation britannique, qui raviva les tensions et aboutit à la sanglante partition que l'on sait entre Pakistan et Inde. Mais déjà, à l'époque, la fracture était moins entre musulmans et hindous qu'entre gens de bonne volonté et agités intégristes, de part et d'autre.

Sur ce plan au moins, l'Histoire bégaie.

Dans un texte publié dans le monde de samedi, et repris dans ces blogs par Mme El-Wakil, Edgard Morin expose à son tour la nécessité d'une meilleure coordination mondiale, susceptible de dépasser les rivalités des Etats-Nations. Texte qui a bien évidemment déclenché l'habituel tir de barrage des partisans du nationalisme identitaire et du repli sur soi qui pullulent en ces colonnes. Au point que les blogs TDG risquent de faire bientôt figure de site d'extrême-droite.

La thèse de ces forcenés vindicatifs, qui semblent rêver d'en découdre, bien à l'abri d'un pays qui n'a plus connu de guerre depuis 160 ans, c'est que l'Occident est assiégé et qu'il lui faut se défendre les armes à la main. La première partie du constat est vrai: l'Occident est assiégé, ou plus exactement, il a déjà perdu la place qui était la sienne, celle de maître du monde, régentant le reste de la planète au gré de ses intérêts.

Les pauvres en ont assez de se faire marcher dessus et réclament leur part, les pays du BRIC ont déjà commencé à se tailler de larges parts du gâteau, l'OTAN est englué en Afghanistan et Washington en Irak, sans parler du Pakistan, les dragons d'Asie montent en puissance, l'Amérique Latine, pour le pire et le meilleur, a re-découvert la démocratie... La Chine se positionne en partenaire privilégié des Etats-Unis, avant de lui retirer l'échelle d'ici quelques années...

Bref, le monde n'est plus ce qu'il était, et ce ne sont pas quelques post-ados attardés et militaristes, travaillés par leurs hormones, qui vont parvenir à infléchir le court des choses. Tout au plus peuvent-ils réussir à déclencher des catastrophes – irréversibles ? - exactement comme dans les westerns, quand les jeunes guerriers révoltés et les sorciers aigris prennent le pas sur les vieux sages.

Comme le dit Edgard Morin, nous sommes à l'aube d'une métamorphose: soit nous parvenons à transformer le système mondial en quelque chose de plus juste et plus efficace, acceptable par tous, pour résoudre les problèmes de la planète, soit nous échouons et c'est la guerre qui gagne. La guerre généralisée, tous azimuts et sans limites. C'est exactement ce que j'écrivais déjà dans l'Utopie Urgente en 2007.

Pour que la métamorphose puisse vivre, il faut qu'elle réponde aux espoirs de tous, ou du moins d'une large majorité, ce qui englobe également l'Occident. Or nous sommes clairement ceux qui avons le plus à perdre dans le futur nouvel ordre des choses. En dehors de l'aspect moral des choses, non négligeable, mais pas essentiel au vu de ce qui régit habituellement les activités humaines, l'économie et la politique en particulier, qu'avons nous à gagner ? Pourquoi l'option « Paix » avec les concessions qu'elle implique (réduction de notre pouvoir global et vraisemblablement de notre niveau de vie, ou en tout cas de nos niveaux d'émissions polluantes et de consommation d'énergie non renouvelable) est-elle préférable à l'option « guerre » ?

Tout d'abord, la paix coûte moins cher. La guerre profite à certains, c'est évident, et l'on connait les intérêts milliardaires qui se cachent derrière les lobbys militaro-industriels, mais toutes les guerres ont sur l'économie générale des impacts désastreux. Rien qu'en Irak et en Afghanistan, si l'on avait investi pacifiquement dans ces pays le dixième de ce que l'on y a claqué en armements et cantonnements, le résultat aurait forcément été nettement moins catastrophique. Et l'on aurait aujourd'hui deux populations en plein essor, juste soucieuses de profiter de la vie et de prendre leur place dans le concert des nations.

Il ne s'agit pas de « faire dans son froc » comme l'expriment délicatement (et généralement sous le couvert courageux de l'anonymat) ces va-t-en-guerre à l'égard de tout ce qui ne pense pas comme eux, mais de construire un avenir durable permettant l'épanouissement de chacun dans un environnement qui soit un minimum équitable.

Il est évident que les intérêts des non-occidentaux, par exemple, pourraient être purement et simplement de prendre notre place. Mais d'une part, ils ne sont pas uns et indivisibles, très loin de là, et d'autre part, aucun peuple n'a réellement intérêt à la guerre et au conflit. Seul quelques membres des lobbys militaro-industriels peuvent y gagner. Pour le citoyen de base, quel que soit son pays, le dicton célèbre « un mauvais accord vaut mieux qu'un bon procès » s'applique à la puissance dix au conflit guerrier: « une paix mal négociée vaut mieux qu'une guerre gagnée ».

Même s'il y a des limites à ce que chacun, chaque pays, peut et doit accepter. L'expansionnisme et l'esprit de conquête, notamment, ne sauraient être tolérés. Cela fait partie de ce qu'un accord global doit règler.

Actuellement, chaque pays, chaque gouvernement, résonne en termes d'intérêts nationaux et cela seulement. Chacun veut extirper le plus grosse part, en enfant très mal élevé, avant que les autres n'aient pu se servir.

Tant que l'on en restera là, on ne s'en sortira pas. Tôt ou tard, il faudra en venir à se partager le gâteau, ou plutôt les gâteaux: l'énergie, les ressources minières, l'eau, la richesse produite... Cela doit être fait progressivement. On ne va pas, du jour au lendemain décréter que le citoyen congolais a droit aux mêmes quantités que le citoyen suisse, ou étasunien. Cela n'aurait pas de sens et serait invivable. Mais il faut fixer des quotas progressifs, planifiant le changement en douceur, sur plusieurs décennies, voire générations. Pour que l'économie de chacun puisse continuer de tourner en ayant le temps de s'adapter, mais aussi pour qu'au Sud et dans les pays pauvres, l'appel d'air redonne espoir et envie de s'investir localement.

C'est très précisément ce qui a échoué à Copenhague et c'est grand dommage. Mais ce n'est qu'une bataille perdue. Le combat continue, avec pour objectif la prise en compte de ces espoirs par les gouvernements du monde entier. Ce qui passera par leur acceptation populaire, pays par pays. Les va-t-en-guerre de tous poils, islamistes, fondamentalistes chrétiens, hindouistes ou sionnistes et nationalistes en tous genres vont bien sûr s'y opposer. Mais ils ne gagneront pas, parce que même s'ils parviennent à déclencher des guerres ici ou là, la guerre est le meilleur antidote à elle-même: ses excès génèrent tant de rejets qu'elle finit toujours par laisser place à la paix et à la négociation.

Commentaires

Il est toujours amusant de voir M. Philippe Souaille nous concocter le monde de demain sur la base des choix raisonnables opérés par des gens raisonnables et plébiscités par les peuples devenus raisonnables, pour nous qui avons appris de Gustave Le Bon que "Les impulsions sentimentales et mystiques agissent beaucoup plus sur la conduite des hommes, que toutes les démonstrations rationnelles.", et qui le vérifions tous les jours.

Et ce texte permet de vérifier autre chose encore, à savoir que quand on force à vivre ensemble des gens qui ne sont pas faits pour ça, soit une partie d'entre eux est phagocytée par une autre partie, soit les choses finissent par une brutale séparation de corps.

Après quatre cents ans pour l'Inde ou après sept cents ans pour l'Andalousie... Ca en fait des générations de vie commune, tout ça... Qui a dit que le rejet de l'autre est imputable à la méconnaissance qu'on en a ?

Écrit par : Scipion | 11/01/2010

Vous auriez pu rajouter l'ex-Yougoslavie, Scipion (vous aurez droit au M. quand nous aurons droit à votre vrai nom). Mais le fait que parfois, ce soient les extrémistes qui gagnent, du fait de circonstances particulières qui leur permettent de déclencher les conflits séparateurs, ne signifie pas que l'intégration ne fonctionne pas.
Il y a moult contre-exemples de fusions entre peuples qui ont fonctionné, au point de n'en plus pouvoir reconnaître les origines. Mais la question n'est pas là. Il ne s'agit pas de stimuler l'intégration, mais de créer les conditions-cadres d'une entente durable entre partenaires, notamment commerciaux. De fixer les règles du jeu d'un commun accord, ce qui permettra entre autres de réduire les flux d'émigrations, ceux-ci n'ayant plus de raison d'être.
Parce que les plus pauvres auront de quoi devenir plus riches, chez eux, et parce que le montant des revenus dans les zones les plus riches ne justifiera plus les délocalisations ou l'importation de main d'oeuvre. Notre problème est que nous sommes dans la phase de transition, là où se multiplient les trous d'air et les déséquilibres.

Écrit par : Philippe Souaille | 11/01/2010

"Rien qu'en Irak et en Afghanistan, si l'on avait investi pacifiquement dans ces pays le dixième de ce que l'on y a claqué en armements et cantonnements, le résultat aurait forcément été nettement moins catastrophique."

Avec les dictatures talibanne et celle de Saddam ou après leurs chutes? On le voit très bien avec les dictatures tel la Chine, que les investissements colossaux des occidentaux et une croissance à 2 chiffres, laissent pour compte plus du 3/4 des chinois dans la pauvreté et la misère. Une vrai bombe social à l'horizon. il ne faut pas mésestimer les futurs tentions ethniques en Chine.

D.J

Écrit par : D.J | 11/01/2010

Oui, DJ, mais en Chine, en une génération (25 ans) d'investissements largement rentables, donc remboursés aux firmes occidentales, un quart de la population est sorti de la pauvreté. Ce que le communisme seul n'avait pas su faire. Et le reste suivra, peu à peu.
Certes les tensions diverses restent considérables, économiques et ethnico-religieuses, mais elles pèsent surtout sur la Chine elle-même. Et franchement la situation est bien meilleure à tous points de vue, que si l'Occident avait choisi de poursuivre la guerre de Corée jusqu'à Pékin, pour autant qu'il en ait eu les moyens, ce qui reste à prouver.
Dans le cas de l'Irak, nous en avons déjà débattu, mais le cas Saddam aurait pu être réglé autrement et à moindres frais, en lui offrant par exemple une porte de sortie honorable. Pas très moral en théorie, peut-être, mais infiniment plus efficace - et donc moral en pratique - que les centaines de milliers de morts qui ont suivi !
On peut même appliquer ce raisonnement aux années trente en Allemagne. Si le traité de Versailles de 1918 n'avait pas été aussi rude pour l'Allemagne (privée de ses débouchés et de ses sources d'approvisionnements à l'extérieur) et avait prévu au contraire une sorte de Plan Marshall avant la lettre, le nazisme n'aurait sans doute pas pu prendre racine et l'on aurait fait l'économie de la seconde guerre mondiale.
Facile à dire après coup, mais l'Histoire sert précisément à cela, à tirer des enseignements du passé, qui soient utiles pour l'avenir.

Écrit par : Philippe Souaille | 11/01/2010

Le monde est fait de contradictions et quand l'une se ferme, une autre s'ouvre ailleurs. Les différences de potentiel ne sont pas seulement le fait de l'électricité, mais aussi des sociétés humaines. Votre idée (?!) va à l'encontre des fonctionnements humains aussi sûrement que le communisme. Qui n'a jamais existé, soit dit en passant, ni en URSS ni en Chine ni ailleurs, les PC étant devenus dès la prise de pouvoir les lieux de rassemblement de la néo-bourgeoisie. Votre gouvernance mondiale sera ainsi le repaire de tous les pires usurpateurs de la planète.

PS. Le site TdG un support à l'extrême-droite, il faudrait le prouver...à moins que l'on considère que c'est être d'extrême-droite que d'avoir accepté l'initiative anti-minarets, ce dont je vous crois capable. Ce qui en dit long sur vos capacités à imaginer une Gouvernance mondiale : il faudrait d'abord, je suppose, éliminer les milliards d'humains qui ne sont pas d'accord avec vous...

Écrit par : Géo | 11/01/2010

Toutes les dictatures qui ont voulu se réformer, ont mal fini. Pinochet au Chili, Gorbatchev en URSS, le pouvoir balnc blanc en Afrique du sud ou Louis VI en France. Le PC chinois semble avoir compris qu'il n'est pas dans son intérêt d'assouplir son totalitarisme. La Chine vit mieux qu'il y a 30 ans, c'est indéniable et je ne suis pas pour des sanctions économiques contre ce pays, qui ne rendraient service à personne. Ni aux pauvres, ni à ceux qui ont un travail dans la Chine moderne. Par contre je regrette que beaucoup de monde y compris chez les libéraux vendent leurs âmes envers le PC chinois, par exemple, le magasine " Le Point " qui est libéral a consacré un dossier sur la Chine, ou les violations des droits de l'homme ne fut pas évoqués.

Mais il n'y a pas à craindre d'une Chine économiquement puissante et stable politiquement. Ce qui lui manque c'est plus de démocratie. Entre démocratie on ne se fait pas la guerre.

D.J

Écrit par : D.J | 11/01/2010

A propos de vrai nom. Pour ceux qui veulent connaitre le mien, cliquez sur à propos sur mon blog.

http://leblogdjetliberte.blog.tdg.ch/

D.J

Écrit par : D.J | 11/01/2010

N'ayez crainte, DJ, je sais encore faire la différence entre un vrai libéral tel que vous, même avec des sympathies néo-conservatrices, mais clairement anti-raciste, et les chantres de la supériorité blanche ou helvétique, comme Scipion, ou Géo. Qui se basant sur l'Afrique qu'il a connue, émergeant à peine du colonialisme, refuse de voir les potentialités des jeunes africains qui ont commencé à construire l'Afrique de demain.
Ceci dit Géo, je ne pensais même pas aux minarets, mais à la haine qui se déverse quotidiennement et impunément dans les commentaires de ces blogs, et parfois dans ces blogs eux-mêmes, à l'égard de tout ce qui n'a pas la même plaque de voiture, ou la même religion, ou la même couleur...

Écrit par : Philippe Souaille | 11/01/2010

"les chantres de la supériorité blanche ou helvétique, comme Scipion, ou Géo"
Quelle blague. Toujours le même bon vieux procédé, la calomnie...
Scipion ne fait que repéter à longueur de commentaires que ce qu'il demande, c'est de garder un pays pour lui et les siens, ce que j'approuve entièrement et qui n'est même pas une idée de droite. Pensez à la chanson de de Debronckart, qui était bien à gauche, "Adélaïde"...
Pour ma part, je n'ai jamais exprimé d'avis dévalorisants sur les Africains en général et les ai défendus à maintes reprises. Mais leur culture n'est pas la nôtre, très loin de là. Quant à dire que je refuse de voir les potentialités des jeunes africains, je ne me reconnais en rien dans cette affirmation même si je ne vois pas très bien de quelles potentialités vous voulez parler. Musicales ?

Écrit par : Géo | 11/01/2010

Merci Géo, d'être la caricature de vous-mêmes. Donc les Africains ont le sens du rythme, c'est à peu près leur seule potentialité. Mais vous n'êtes pas raciste. Il faudra que je vous branche avec quelques uns de mes ami(e)s qui collectionnent les doctorats, d'autres que les boîtes d'informatique s'arrachent et aussi ceux qui font que les bourses africaines étaient, en 2007, les plus performantes de la planète...
En dépit de toute votre bonne foi, que je ne nie pas, vos efforts de coopérants n'ont rien donné, ou peu s'en faut, durant les années nombreuses que vous avez passées en Afrique. Mais vous est-il arrivé de vous demander si la méthode, les moyens et les objectifs étaient les bons ? Ou si simplement, le poids des traditions, qui sont heureusement en train de voler en éclats, n'était pas trop lourd pour permettre certains changements de comportements, aujourd'hui devenu possibles ?
Il se trouve que c'est le sujet de mon prochain film. Nous aurons l'occasion d'en reparler, car je compte bien vous interviewer...

Écrit par : Philippe Souaille | 11/01/2010

"..., Scipion (vous aurez droit au M. quand nous aurons droit à votre vrai nom)..."

Vous pouvez même me tutoyer si vous voulez :o)

"Mais le fait que parfois, ce soient les extrémistes qui gagnent, du fait de circonstances particulières qui leur permettent de déclencher les conflits séparateurs, ne signifie pas que l'intégration ne fonctionne pas."

Dans le cas de l'Inde et de l'Espagne, des peuples (trois) ont vécu côte à côte pendant des siècles sans se mélanger, c'est autre chose que quelques dizaines d'années d'histoire et de la Yougoslavie.

"Il y a moult contre-exemples de fusions entre peuples qui ont fonctionné, au point de n'en plus pouvoir reconnaître les origines.

J'ai parlé de peuples forcés à vivre ensemble et qui ne sont pas faits pour ça, ce cas de figure n’est pas inéluctable. Cela dit, je vois des peuples qui ont disparu, j’en vois qui ont été supplantés par d'autres (comme les Egyptiens d'avant les Arabes ou les Anatoliens d'avant les Seldjoukides), mais je n'en vois aucun qui soit sans origine définie.

" Mais la question n'est pas là. Il ne s'agit pas de stimuler l'intégration, mais de créer les conditions-cadres d'une entente durable entre partenaires, notamment commerciaux. De fixer les règles du jeu d'un commun accord, ce qui permettra entre autres de réduire les flux d'émigrations, ceux-ci n'ayant plus de raison d'être."

Pour moi, c'est complètement irréaliste, sauf à envisager une dictature d'une férocité telle que la pire des guerres lui serait encore préférable, parce que plus courte.

"...en Chine, en une génération (25 ans) d'investissements largement rentables, donc remboursés aux firmes occidentales, un quart de la population est sorti de la pauvreté."

Parce que vous persévrez à croire que tous les peuples ont les mêmes aptitudes, les mêmes capacités, les mêmes structures mentales ?

Si cela vous ennuie de considérer des peuples de races différentes, comparez donc les Italiens du Nord et ceux du Sud, et puis penchez-vous sur le cas de la Turquie, encore à demi-sous-développée en dépit des projets d’un grand chef d’Etat, plus visionnaire que psychologue, qui croyait qu’on pouvait décider -c'était en 1923 - de l’entrée d’un pays (c’est-à-dire d’un peuple) dans l’occidentalisation et la modernité.

Écrit par : Scipion | 11/01/2010

"Il faudra que je vous branche avec quelques uns de mes ami(e)s qui collectionnent les doctorats" et qui travaillent où ? J'ai déjà écrit des dizaines de fois que le problème de l'Afrique était que ses élites fichaient le camp pour l'Europe ou les USA. Qu'il y a à Paris plus de médecins africains que dans toute l'Afrique, etc..
"Mais vous est-il arrivé de vous demander si la méthode, les moyens et les objectifs étaient les bons ?"
Évidemment difficile à répondre en quelques lignes, mais d'abord une précision : je ne me suis jamais retrouvé dans la seule condition de coopérant au développement, ma fonction de spécialiste sur l'eau étant toujours prépondérante et le plus souvent seule en cause. L'eau est devenu un sujet hyper-idéologique, et vous pourriez voir des membres ou sympathisants de la plus grosse ONG laïque suisse manifester avec Petrella ou Danielle Mitterrand ici en Europe, alors que leurs confrères en Afrique luttent de toutes leurs forces pour que les populations payent leur eau, seule solution durable !

Il y a eu à la décolonisation un énorme effort de la part de organisations internationales comme des coopérations bilatérales pour aider les pays africains à mettre sur pied de grosses structures étatiques pour amener de l'eau aux populations rurales d'abord, des villes ensuite. Ces grosses structures étatiques (ONPF au Burkina, par exemple) ont produit beaucoup de PEM (la manie des acronymes chez qui vous savez...points d'eau modernes, donc)et leur maintenance était assurée par des brigades de réparateurs. Mais ce système s'est effondré partout dès qu'il a été remis en mains exclusivement africaines. C'est gâté, patron...

Les grands spécialistes de la sociologie ont alors pris le pouvoir dans toutes les structures d'aide au développement. C'était évidemment nécessaire, vu les désastres sur le terrain. On est arrivé au "principe de la demande" des populations et non de l'offre étatique. Et qui demande paie, même si ce n'est qu'une faible partie des coûts. Les gens qui paient respectent ce qu'ils ont payé (c'est pour cela qu'il faut se battre à tout prix contre la gratuité des transports, par exemple...), règle générale des humains. Le problème, à partir de là, est que les sociologues ont à mon avis pris trop d'importance et que si on regarde de près les programmes de water supply, on y consacre beaucoup plus de temps à palabrer avec les femmes pour leur répéter pour la millième fois qu'il faut se laver les mains plutôt que de faire réellement des puits ou des forages...

Dans tous les pays africains, le Ministère de l'hydraulique est le plus important de tous, là en tous cas où il n'y a pas d'autres richesses extractibles plus rémunératrices. Face au flux de financement principalement européen (mais aussi japonais, chinois, saudi etc...), il est vite apparu qu'être fonctionnaire supérieur à l'Hydraulique pouvait rapporter gros. Attribution des marchés: l'argent est européen, mais la décision est laissée en mains nationales. Cela donne l'impression de respecter l'état africain, mais c'est surtout la porte ouverte à la prévarication. Les entreprises d'ingénierie, de forage etc...doivent toutes passer à la caisse et amener leurs petites enveloppes au Ministère. L'aide internationale finance les infrastructures, on appelle cela un prêt mais la dette est finalement annulée après quelques années. Et pour y travailler, il faut en plus graisser la patte des fonctionnaires en charge du projet...
Alors oui, je me suis demandé souvent si " la méthode, les moyens et les objectifs étaient les bons ?"

Quant à mon racisme : je ne sais si vous vous en rendez compte, mais votre réponse consiste à me dire que oui, qqn qui a la peau noire peut être intelligent. C'est un peu à se demander si ce n'est pas vous, le raciste, en fin de compte et d'analyse. Parce que des questions comme cela, on ne se les pose plus il y a pas mal de temps déjà...
Qui plus est, s'il y avait un poil d'ironie dans ma question, elle touchait tout de même ce que l'on peut considérer comme le grand point fort des Africains, la musique. Cela n'a rien de méprisant que de le dire, que je sache.
Par contre, le racisme s'attaque aux groupes, aux ethnies dans leur ensemble et ne s'intéresse pas à la faculté d'un individu de résoudre des équations du xième degré. Il ne sera pour un raciste que l'exception qui confirme sa règle, à mon avis. Et pour ma part, dire que l'Afrique est complétement gangrenée par la corruption et le népotisme, et que c'est de la faute des Africains et eux seuls, je ne pense pas que cela soit du racisme.
Vous avez lu finalement "Négrologie" de Stephen Smith ?

Écrit par : Géo | 11/01/2010

Vous tutoyez, Scipion, cela ne risque pas. Ce doit être mon côté vieille France, mais je n'accorde point le tu à n'importe qui... Pour ce qui est de l'Andalousie, les peuples s'y étaient mélangés, génétiquement et culturellement. Il y avait des arabes chrétiens, des romains judaïsées, et des ibères islamisés. Et pas qu'un peu. La conquête musulmane ne s'est pas faite sans conversions en masse. Vous croyez vraiment que les quelques milliers de fils du désert qui peuplaient la Péninsule arabique à l'époque du prophète auraient pu conquérir et peupler en 3 générations un territoire allant de l'Atlantique à l'Indus sans le concours actif des populations qu'ils soumettaient ? Même avec des harems remplis de captives, il fallait aussi trouver le temps du Jihad et on mourait jeune à l'époque... sans compter que les gènes et la culture se transmettent aussi par le femmes.
La culture espagnole baigne dans les apports juifs, arabes et berbères (ne pas les oublier, bien qu'islamisés de fraiche date, ils faisaient figure d'intégristes à l'époque) et le Maroc, la ville de Fez notamment, est plein d'apports juifs et hispaniques des exilés de la Reconquista. Dont le point de départ est (le saviez vous ?) une affaire de gaz ! Les galiciens qui furent les premiers à barrer la route aux hordes islamisées avaient en effet une arme secrète: le cassoulet à la graisse de porc, qui leur permit de remporter ce qui fut, pour l'Espagne, l'équivalent de Poitiers pour le royaume Franc.
Mais les espagnols d'alors étaient eux-mêmes un joyeux mélange de celtes ibères, de descendants de romains et de wisigoths... L'Empire romain tout entier, comme sa décadence fut un gigantesque brassage de races. Saint-Maurice, en Valais, n'était il pas noir ? Et la fameuse tradition helvète, dont vous nous rabâchez les oreilles, n'est-elle pas le fruit de l'osmose entre les celtes helvètes, les Romains et les Alamans, tandis que plus à l'Ouest, c'est à dire chez nous, ici dans le bassin lémanique, se mélangeaient les celtes allobroges, les Romains puis les Burgondes ?
Les différences entre Allobroges et Helvètes étaient par ailleurs considérables, allant de la langue au sens des roues de moulin (verticales ou au contraire horizontales) en passant par les règles d'héritage et de filiation, dont on retrouve trace encore aujourd'hui de part et d'autres du rideau de rösti... Ce malgré leurs fusions avec des morceaux de peuple latins et barbares.
Bref votre discours ne repose sur rien de solide, du point de vue historique, l'Histoire ne se résumant de loin pas à une succession de batailles et de peuples dominateurs ou vaincus. La France n'est elle pas l'union des pays d'Oc et d'oïl (plus la Bretagne, la Savoie et la Corse, entre autres) la Suisse, une confédération de principautés et cantons de langues et de religions diverses, l'Italie et l'Allemagne de même. Allez dire à un Bavarois qu'il est sous l'emprise des Prusssiens ou réciproquement.
L'Histoire est majoritairement celle de la réunion de peuples différents. Parfois, ils se séparent et se déchirent, mais cela n'enlève rien à la direction générale, d'une intégration toujours plus grande des différents peuples de cette planète à un ensemble qui nous dépasse et tient en un mot, un très beau mot: l'humanité.

Écrit par : Philippe Souaille | 11/01/2010

Monsieur Souaille, j'ai lu votre note et je ne peux qu'être d'accord avec vous. Je l'avais mentionné dans l'un des blogs auparavant, j'ai trouvé la vraie tolérance en Inde.J'ai vécu dans ce pays magnifique pendant presque 5 ans. La première année,il faut l'avouer, je n'étais qu'avec des étrangers, je n'ai pas eu le temps de voir la beauté de ce pays. Je ne faisais que de critiquer comme tous les étranges. Mais une fois, je me suis mêlée aux indiens, j'ai découvert la beauté de cette culture, le respect de l'autre.

J'ai eu honte de moi. Je me suis rendue compte que je suis comme la plupart de ces gens qui pensent qui se croit supérieur. je me suis rappelé qu'on peut pas exiger des gens de se mettre à notre niveau. Il faut tout d'abord se mettre à leur niveau, prendre en considération le fait que chacun a grandi dans un milieu culturel différent.

Merci d'avoir partagé votre note avec nous, malheureusement d'autres intrus ont détruit la magie

Écrit par : La franchise | 11/01/2010

@ Mr. Philippe Souaille

Mon mari et moi vous remercions beaucoup pour votre billet ainsi que vos commentaires très instructifs!

Bonne soirée

Écrit par : Inside | 11/01/2010

"et parfois dans ces blogs eux-mêmes, à l'égard de tout ce qui n'a pas la même plaque de voiture, ou la même religion, ou la même couleur..."

Rhoooooooooooo!!!!!!! Vraiment?

Écrit par : Patoucha | 11/01/2010

Patoucha,je vais prier pour l'apaisement de votre âme!!

Écrit par : La franchise | 11/01/2010

" Il y avait des arabes chrétiens, des romains judaïsées, et des ibères islamisés. Et pas qu'un peu."

Mais quand, en 1492, il s'est agit d'expulser les Arabes et les Juifs, les de souche - comme on ne disait pas encore - savaient précisément de qui il s'agissait.

Pour le reste, toutes vos considérations sont hors de propos. Vous vous situez, comme beaucoup, dans la perspective hitlérienne, et intenable, d'une race pure, alors que tout mon discours se réfère à une homogénéité culturelle, une communauté de sentiments, sans laquelle aucun peuple ne peut perdurer de façon harmonieuse.

Il est évident que nous sommes les produits d'un brassage de différents peuples, presque tous indo-européens au demeurant, et tous chrétiens à partir du Xe siècle, et de ces mélanges est née une civilisation qui est notre héritage, dont la diversité de ses expressions nationales, dont les liens sont si évidents quel que soit le domaine d’expression considéré.

« Bref votre discours ne repose sur rien de solide, du point de vue historique… »

Je ne vous le fais pas dire.

"...cela n'enlève rien à la direction générale, d'une intégration toujours plus grande des différents peuples de cette planète à un ensemble qui nous dépasse et tient en un mot, un très beau mot: l'humanité."

Je ne vois pas dans quoi vous nourrissez votre extase, si ce n’est dans votre capacité à prendre vos désirs pour des réalités : de l’antique Mésopotamie à l’URSS, on n’a pas connu un seul empire qui ne se soit cassé la gueule avec perte et fracas… Et l’on peut déjà tabler sur le fait que l’effondrement de votre empire universel sera le plus assourdissant de tous.

Comme l’observe Oswald Spengler : « Même si le monde était unifié sous une seule autorité, il y aurait toujours des guerres, qu'on nommerait des rébellions : distinction purement verbale. » et comme il n’y aurait jamais assez d’Armée pour mater tout le monde en même temps, ça offrirait de belles empoignades…

Écrit par : Scipion | 11/01/2010

Les "de souche" de 1492, qui précisément n'étaient pas forcément "de souche", car eux-mêmes le produit de croisement génétiques avec arabes et juifs et vice versa. Sans compter ceux qui se sont convertis pour rester. La langue espagnole (et particulièrement sa variante andalouse), la toponymie, la cuisine, sont nourris d'emprunts arabes et vice versa.
La communauté de culture dont vous parlez, dans l'Espagne d'alors, était bien réelle, mais elle a souffert de l'imbécilité religieuse de quelques agressifs dans votre genre. Et vous voulez remettre le couvert. Si les apports sont essentiellement chrétiens depuis quelques siècles, ils ne l'ont pas toujours été, et ne le sont plus. Mais la plus grosse faiblesse du christianisme n'a rien à voir avec l'islam et moins encore avec le judaïsme, et prend sa source au coeur même de l'occident: c'est l'athéisme et l'agnosticisme des sans dieu, dont je suis, qui progresse bien plus vite, statistiquement, que n'importe quelle religion importée.
Vous n'êtes qu'un conservateur dépassé qui rêve de figer un monde qui n'existe déjà plus, voire qui n'a jamais existé. Vos remarques sur les Empires sont justifiées. Aucun n'a su résister sur le très long terme. Mais certains ont tenu quelques siècles, ce qui n'est déjà pas si mal. Cependant, l'Empire contemporain, ce n'est en rien la gouvernance mondiale qu'il s'agit de mettre en place, ou même l'UE. La capitale de l'empire actuel, c'est Washington qui tente de régenter le monde avec la collaboration de ses pays vassaux.
La gouvernance mondiale n'est pas un empire, traditionnellement issu de la conquête militaire, où il s'agit de maintenir l'ordre contre les révoltes locales, mais le rassemblement librement consenti des peuples et nations, qui reste à mettre en place.
A l'image de l'UE, on peut en être, ce qui présente des avantages, notamment commerciaux et des facilités, pour le développement, l'acquisition de connaissances et de technologies, etc... Ou ne pas en être, voire en sortir, ce qui évidemment présente les inconvénients inverses des avantages résumés ci-dessus.
Mais chacun reste libre, il n'y a empereur, ni impérialisme, ni capitale impériale souveraine, qui ne serait qu'une bourgade administrative... peut-être Genève...

Écrit par : Philippe Souaille | 12/01/2010

"Vous n'êtes qu'un conservateur dépassé qui rêve de figer un monde qui n'existe déjà plus, voire qui n'a jamais existé."

Vous croyez vraiment que le monde où les peuples étaient maîtres chez eux n'a jamais existé ? Et n'existe plus ? Serait-ce à dire que le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes était une chimère ?

Et si, contre toute évidence, il n'avait jamais existé, ce ne serait pas pire de s'y accrocher que de se "suicider", en tant qu'éblouissante civilisation, pour un monde qui n'existera jamais. Ou alors, dans tellement de millénaires que ça ne vaut même pas la peine de spéculer sur son avènement.

Croyez-vous qu'après vingt Rosarno, vous commenceriez à ouvrir les yeux ? Vous pensez avoir le choix entre la Paix ou la Guerre, moi, je pense qu'on ne l'aura qu'entre la Guerre et la Guerre, je veux dire la Guerre qu'on affrontera armés, ou la Guerre qu'on "affrontera" désarmés.

Parce que le ressentiment, au sens nietzschéen du terme, de ceux qui ne nous pardonnent pas de ne pas être ce que nous sommes, l'emportera, lorqu'ils comprendront qu'ils ne le seront jamais. C'est à ce moment-là qu'il faudra être fort, très fort. Moralement surtout.

"La communauté de culture dont vous parlez, dans l'Espagne d'alors, était bien réelle, mais elle a souffert de l'imbécilité religieuse de quelques agressifs dans votre genre."

Quand on voit à quoi en a été réduite la civilisation arabe au cours des siècles suivants, on se dit les "agressifs" ont eu drôlement fin nez.

"...c'est l'athéisme et l'agnosticisme des sans dieu, dont je suis, qui progresse bien plus vite, statistiquement, que n'importe quelle religion importée."

Si on en juge par les résultats que cela a déjà généré en Europe, ça promet encore plus. Permettez-moi de citer un texte que j'écrivais l'an dernier, mais que je porte en moi depuis des années :

« …on est bien obligé de se demander s’il était judicieux de priver l’homme des espoirs et des consolations de la religion pour élever le pognon au rang de divinité, dont le culte, férocement individualiste, se traduit par un consumérisme toujours recommencé pour combler la vacuité toujours recommencée d’une vie dénuée de sens.

« Le psy, l’astrologue et le marabout, qui sont riches, ont remplacé le curé, qui était pauvre, et l’existence de l’humain, plutôt que par les cycles de la nature et par les fêtes religieuses qui soudaient la communauté autour des mêmes valeurs et des mêmes croyances, est rythmée par des événements vulgaires et insignifiants abondamment répercutés par la télévision, opium des peuples "rationnels". »

Écrit par : Scipion | 12/01/2010

Elle est bien bonne, Scipion, "les curés qui étaient pauvres..." J'adore votre sens de l'humour !

Écrit par : Philippe Souaille | 12/01/2010

"Elle est bien bonne, Scipion, "les curés qui étaient pauvres..." J'adore votre sens de l'humour !"

Vous pensez à l'abbé Béranger Saunière ? C'était une exception.

Écrit par : Scipion | 12/01/2010

Je pense aux ors de l'église, aux indulgences, au décorum et à la pompe qui partout accompagnent le fait religieux et nourrissent grassement les fidèles du premier cercle, de la Mecque (famille Ben Ladden) à Rome en passant par les sorciers vaudous, les télévangélistes protestants étasuniens, les évêques orthodoxes, les héritiers de Ron Hubbard et du Révérend Moon, etc etc... Mais je n'ai aucun doute sur le fait que cela aussi vous allez le nier en me sortant une liste d'ermites anachorètes et même de prêtres ouvriers, tant que vous y êtes...

Écrit par : Philippe Souaille | 12/01/2010

Ce n'est pas la bonne foi qui vous étouffe, Ph.Souaille; quand on parle de curés de province, on n'imagine pas vraiment les ors du Vatican. Et c'est assez petit de répondre sur des plans aussi annexes que celui-ci...

Écrit par : Géo | 12/01/2010

Parce que les curés de Province ne récoltaient-ils pas la dîme pour le Saint-Siège ? En gros, donc, du temps où les pauvres hères se laissaient tondre en respirant l'encens de l'opium du peuple, avec pour seuls horizons leurs coutumes ancestrales, le fond de la vallée et leur cheval de trait, c'était drôlement mieux !
Ben oui, possible, encore que pas du tout certain.
Et cela n'empêchait nullement les guerres, au contraire, sauf qu'en général, c'était contre ceux de la vallée d'à côté ou de deux vallées plus loin, qui n'avaient pas le même saint-patron ou préféraient la cuisine à l'huile que la cuisine au beurre.
Sur le fond, les résultats de l'agnosticisme, en Europe, c'est 65 années de paix sur tout le Continent (ex-Yougoslavie mis à part). Les temps bénis dont vous nous chantez la nostalgie, c'est le Moyen-âge ! Eh bien, moi, je n'ai nulle envie d'y retourner.
Pour le reste, je vais clôre ce débat qui tourne en rond.

Écrit par : Philippe Souaille | 12/01/2010

Dernière ligne de votre lien "A PROPOS": Président du Mouvement Démocrate (F. Bayrou) en Suisse

S'il fallait une référence pour vous décrédibiliser c'est la bonne. Un blog de gauchiste que le votre. Il n'y a d'ailleurs plus de droite en France. Même l'UMPS et plus à gauche que la gauche.

Sur ce, adieu. Je n'ai pas envie de lire les mêmes âneries que sur la plupart des autres blogs de bien-pensants adeptes du vivre-ensemble, intégration et toutes les autre aberrations dont on nous saoûle sur le net.

Écrit par : Dontdisturb | 26/01/2010

Bon vent, M. Dontdisturb, personne ne vous retient et retrournez vite à l'extrême droite d'où vous semblez venir. Au fait, cet à propos date. J'ai effectivement été le premier Président du MODEM en Suisse. Cela fait maintenant bientôt deux ans que je n'ai plus aucune responsabilité politique, ni au MODEM, ni au Parti Radical à Genève.

Écrit par : Philippe Souaille | 27/01/2010

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