24/02/2010

Quand Décaillet dérape

Dans son émission de ce mercredi matin, sur Radio Cité, le Machiavel des ondes a inventé un nouveau concept politique. Selon lui, à partir d'un certain seuil électoral, qu'il fixe lui-même, d'autorité, on n'est plus un extrémiste. On peut entendre ici l'extrait de son émission, dans lequel il se fâche contre son invité, le jeune constituant radical Murat Julian Alder, parce que celui-ci qualifie le regroupement MCG-UDC d'extrêmiste.

"Comment, tonne Décaillet, pouvez qualifier le MCG d'extrémistes alors qu'ils font 17% des voix et que vous n'en faites que 11% ?" Il continue en parlant d'arrogance...

A noter que quelques secondes auparavant, le même Décaillet, avait qualifiée "d'extrême-gauche" la gauche redevenue extraparlementaire et qui représente en gros 14% des voix... Donc à l'extrême gauche avec 14% et plus à l'extrême-droite avec 17%...

Au-delà du déséquilibre flagrant de sa position, curieuse tout de même pour un journaliste en principe neutre, le pire est qu'avec son raisonnement, on ne peut plus qualifier Hitler d'extrémiste, puisqu'il fut tout de même élu avec 31% des voix. De même Mussolini, s'il avait été élu, aurait certainement fait un bon score... Ou encore Franco et aussi Staline...

Ce journaliste, qui se pique de culture politique, devrait tout de même savoir que ce n'est pas le nombre de voix qui situe quelqu'un sur l'échiquier, c'est la teneur de son discours et les mesures qu'il prend ou prétend prendre. Et jusqu'à preuve du contraire, tenir le discours violemment anti-frontalier que tient le MCG, c'est tenir un discours d'extrême-droite. Dresser les électeurs contre leurs voisins, c'est tenir un discours d'extrême-droite. Flatter la fibre nationaliste et les bas instincts, c'est tenir un discours d'extrême-droite.

Ce n'est pas moi qui le dit, c'est l'histoire.

Par ailleurs, pour l'élection au Conseil d'Etat, le candidat radical totalise 49% des suffrages et le Président du MCG 29%. Ce qui définit aussi une capacité à rassembler au centre ou à rester sur les marges.

Commentaires

Ami du soir, bonsoir !

Dans l’extrait que je viens d’écouter, il y deux choses dites par Murat :

- d’une part, le fait que le leader du MCG n’aurait pas sa place au Conseil d’Etat ;
- d’autre part, l’affirmation de la place d’extrémiste du MCG sur l’échiquier genevois.

Ces deux assertions ne se situent pas sur le même plan de réflexion, du moins pas immédiatement : la première a trait à l’élection par le peuple ; la seconde est une appréciation politique de la place relative des partis, les uns par rapport aux autres.

Mais dans l’élan de la vive conversation, elles sont unies dans la bouche des deux interlocuteurs par un lien de causalité. On entend : "M. Stauffer n’a pas sa place au Conseil d’Etat PARCE QUE son parti est extrémiste." Et c’est ce lien de causalité qui induit ce que vous appelez un « dérapage », mais qui ressemble plutôt à une inattention due au télescopage des deux affirmations.

Ensuite, on passe assez aisément au rappel des pourcentages de chaque parti (17 et 11) auxquels on mêle les places, centrale ou extrémiste.

Écrit par : Jean Romain | 24/02/2010

N'en fait-il pas trop? De blog en radio, de Tv en commentaires écrits dans nos gros tirages, je me suis déjà offusqué d'une pratique d'un journalisme de connivence avec certaines grosses pointures de droite ou de gauche où l'un se mire dans le miroir de l'autre ,je suis persuadé que le MCG et son mentor sont un peu les enfants inavoués de ces mises en scène que le corps électoral a rendu légitime . Gare aux extrémistes de gauche, les maladroits de la piste qui balbutient leur message.

Écrit par : briand | 24/02/2010

Bonsoir Monsieur Souaille, entièrement d'accord avec vous et tout le monde sait que Decaillet est la simple poupée de Stauffer, et le pitoyable MCG son fond de commerce. Normal qu'il prenne sa défense.

Écrit par : Figethi | 24/02/2010

Vous mélangez les choses, M. Romain. En réalité, les deux phrases sont clairement séparées, par une intervention de Décaillet, puis par une autre de Murat.
La première remise à l'ordre de Décaillet était d'ailleurs déjà déplacée. Lorsqu'il dit que Stauffer n'a pas sa place au Conseil d'Etat, Murat ne remet pas en cause la démocratie ou le choix du peuple (qui d'ailleurs est du même avis que lui). Il émet simplement son opinion quand aux compétences du-dit Stauffer. Et c'est à priori son droit le plus strict, en tant que politicien, de dire ce qu'il pense des compétences d'autres politiciens.
Décaillet, en fait, tente de faire pression sur les politiciens de l'Entente pour les conduire à épouser ses vues. Or il a le droit d'avoir son point de vue et de le défendre, mais jusqu'à preuve du contraire les choix politiques des partis genevois sont déterminés par les partis eux-mêmes, et pas par sa Très Haute Eloquence, Mister Décaillet himself en personne.
Nul, pas même lui, ne peut être faiseur de rois dans une République.

Écrit par : Philippe Souaille | 24/02/2010

"Flatter la fibre nationaliste et les bas instincts, c'est tenir un discours d'extrême-droite."

Ouais, mais comme elle vibre, c'est toujours plus payant que de s'acharner sur la fibre internationaliste :o)

Quant aux bas instincts, leur stimulation est rarement déçue. Faudrait vous faire au vrai monde, M. Souaille. Il n'est pas forcément trop tard.

Écrit par : Scipion | 24/02/2010

bonsoir

je n'ai pas pour habitude de prendre part aux commentaires minimalistes de sieur Souaille pour la simple et bonne raison que ce personnage est tout simplement de mauvaise fois et totalement partial à l'égard du MCG et de ces élus. Par ailleurs, il tient parfaitement son rôle des 3 petits singes qui refusent d'écouter, entendre et voir que le MCG n'est absolument pas un parti d'extrême-droite.

Je désire juste apporter une petite rectification mathématique lorsque sieur Souaille annonce le score de 49% des suffrages qu'a obtenu le candidat radical, il oublie simplement d'ajouter que ce score il l'obtient en bénéficiant des voix PDC et Libérales, alors que les candidats MCG n'ont que les voix du MCG, pas mal 29% pour un seul parti...

Je défis les partis traditionnelles de se lancer SEUL au prochaine élection qui auront lieu en 2011, SEUL CONTRE TOUS, chacun pour soie afin de voir si ils font les mêmes 49%

ABE

Écrit par : Thierry Cerutti | 25/02/2010

Mais M. Cerutti, c'est précisément ce genre de réaction qui vous font qualifier d'extrême-droite. La politique et la démocratie ne sont pas une affaire de cour d'école et de qui à la plus grosse, ou de duel d'homme dans la poussière, façon OK Corral ou d'Artagnan.
C'est une question d'équilibres subtils et de dosages multiples, qui font qu'au final, les diverses variantes du peuple se sentent représentées, que les voisins ne se sentent pas discriminés etc...

Écrit par : Philippe Souaille | 25/02/2010

M. Cerutti, comme M. Le Pen ou sa fille, ne sait manifestement pas encore que lorsque des gens comme M. Souaille collent l'étiquette "extrême droite" sur quelqu'un, elle colle encore mieux que les godasses du type au plafond.

Démentir dans ces conditions, est du temps perdu de chez temps perdu.

Écrit par : Scipion | 25/02/2010

Il y a au moins sept fautes d'orthographe dans le commentaire de M. Cerutti. La classe.

Écrit par : Ben | 25/02/2010

Pascal Décaillet est un journaliste ordinaire. Ce qui est extraordinaire avec lui est sa suffisance, son arrogance et son inextinguible propension à se croire indispensable au paysage médiatique local et national.

Lorsque l'on prête attention à ses manières, on constate en plus qu'il se comporte en rustre mal élevé. Il fait les questions et les réponses, interromp sans cesse ses victimes de sorte à les amener à confirmer ses propres points de vue...

Et c'est cela le grand journalisme en Suisse romande... C'est à pleurer de bêtise et d'ennui.

Écrit par : C. N. David | 25/02/2010

Par ailleurs, M.Cerutti, il ne vous aura pas échappé que le MCG est en quelque sorte devenu la section genevoise de l'UDC, parti situé en Suisse (et aux chambres) à l'extrême droite de l'échiquier.
Parti dont vous aviez au demeurant piqué l'essentiel des électeurs, ceux-ci ayant su reconnaître dans vos propos et vos actions envers les frontaliers le parfum douteux de la xénophobie qui les fait vibrer. Parce qu'elle et leur donne un faux espoir de solution à leurs problèmes, en leur jetant en pâture un ennemi aisément identifiable (et qui ne vote pas), sur lequel rejeter l'entièreté des fautes. Leurs problèmes bien réels au demeurant, c'est juste l'identification des causes et la simplification à outrance qui est fausse.
Ainsi, les 29% de votre Président n'ont pas été obtenus "seul contre tous", mais d'abord avec l'aide de M. Poggia, et surtout avec l'apport des voix de l'UDC... Même si l'UDC ne l'avait pas souhaité. Ses voix ne lui appartiennent pas plus qu'à quiconque...
Enfin, quant à votre grand écart ni droite ni gauche, c'est un lieu commun de vous rappeler que c'est une constante, à l'extrême-droite que d'aller quêter des voix à l'extrême gauche. C'est pour cela que la sagesse populaire affirme que les extrêmes se touchent. Et au cas où on ne vous l'aurait pas encore expliqué, Nazi étaient les initiales de national socialisme... La droite nationale et sociale, ce que vous êtes indubitablement, tous les politologues du monde vous le diront, c'est l'extrême droite.
Mais bon, je veux bien croire que vous n'êtes pas tous d'horribles méchants. Il est encore temps de changer de discours et d'attitude. Arrêtez par exemple de jeter les frontaliers en pâture à vos électeurs, et nous en reparlerons...

Écrit par : Philippe Souaille | 25/02/2010

A la décharge de M. Décaillet, on doit bien admettre que la notion d'extrémisme contient quand même l'idée d'une certaine marginalisation, si l'on se réfère aux théories classiques gaussiennes de la statistique... S'ajoute à cela que le discours du MCG ne contient rien, à ma connaissance, qui aurait été jugé incompatible avec les idées gaulliennes du troisième quart du XXème siècle. Alors que l'extrême-gauche genevoise tient un discours qui n'a jamais été celui d'une majorité en Europe occidentale. Il faut par ailleurs rappeler que M. Décaillet s'offusque depuis longtemps, et à bon droit je pense, de cet épithète de "gouvernemental" dont s'enorgueillissent certains petits partis qui auraient ainsi une sorte de vocation à siéger au gouvernement en dépit de leur importance décroissante.

Écrit par : Lord Acton | 25/02/2010

Cher Philippe,

Je me dois d'intervenir.

Je n'ai en aucun cas eu le sentiment que Pascal Décaillet se soit fâché contre moi. Au contraire, c'était un conseil indirect, et je suis assez solide pour encaisser ce type de réplique avec philosophie.

Pascal Décaillet a mis le doigt sur une problématique récurrente dans toutes les démocraties occidentales : les partis des extrêmes ont généralement du succès parce que les partis traditionnels ont déçu. Il ajoute que nous devons convaincre au lieu de critiquer l'adversaire, et je ne lui donne pas tort, même si je maintiens que le MCG est tout sauf un parti modéré...

Bien à toi,

Murat

Écrit par : Murat Julian ALDER | 25/02/2010

Tu as les épaules assez solides, Murat, je n'en doute pas un seul instant et tu as parfaitement raison de dire qu'il faut parvenir à convaincre. Il n'en reste pas moins que Décaillet joue son jeu perso et sert la soupe au MCG depuis le départ. Au début juste parce que Stauffer était ce qu'on appelle en télévision "un bon client", garant d'une émission animée. Et puis Décaillet s'est pris à son propre jeu et, comme je l'ai déjà écrit, rêve tout haut d'une Genève bipolaire, dans lesquels les extrêmes auraient explosé le centre et le consensus.
Nous traversons une période de crise, grave, durant laquelle les extrêmes se renforcent naturellement. Les politiciens responsables doivent expliquer, convaincre, trouver des solutions nouvelles. Et prendre garde aux débordements qui en période de crise, demeurant un danger pour les forces républicaines.

Écrit par : Philippe Souaille | 25/02/2010

Lord Acton, en période de crise, précisément les extrémismes se renforcent et la marge peut venir occuper la page, cela n'enlève rien à l'extrémisme de son discours et à sa dangerosité pour la paix et la qualité du vivre ensemble. Par ailleurs, je trouve un peu osé de prétendre couvrir les délires anti-frontaliers du MCG, en temps de paix, par une soi-disant compatibilité gaullienne. Même si les SAC appliquaient parfois les méthodes indignes de l'extrême-droite, je n'ai jamais vu dans la prose gaullienne, les délires vulgaires et horriblement agressifs relevés fréquemment dans les blogs MCG...
Sans compter que les références du siècle passé appartiennent au siècle passé.

Écrit par : Philippe Souaille | 25/02/2010

Cher Philippe,

Dois-je te rappeler combien notre Parti s'est battu pour la liberté de la presse ?

Un journaliste n'est pas un organe officiel de publication soumis à un devoir d'objectivité totale, il peut nuancer, et il le font tous, à bon droit.

Tant mieux, d'ailleurs ! ça garanti la diversité d'opinion et d'analyse, et ça enrichit le débat.

Bien à toi,

Murat

Écrit par : Murat Julian ALDER | 25/02/2010

M. Souaille,

Quelques éléments de réflexion sur le MCG.

C’est la situation économique de Genève, importation de main-d’œuvre ET persistance du chômage, perçue par ceux qui souffrent de la situation ou qui ont peur d’être également touchés qui a permis l’éclosion du MCG, qui n’est pas au centre de l’échiquier politique, mais bien à l’extrême droite. Le nom d’origine choisit par le MCG était » le Mouvement Blochérien Genevois ». Ce nom qui n’a pas été abandonné suite à un recentrage politique mais suite au refus de l’UDC, parti à la droite de l’échiquier politique suisse, de reconnaître à un mouvement concurrent le droit d’utiliser le nom de son leader. Sinon, ce nouveau parti aurait pu se développer, tel le coucou, en utilisant le nom du leader (Blocher) de l’UDC.
Le MCG n’est pas le seul parti qui, dans l’histoire récente, a revendiqué un positionnement ni à droite ni à gauche. Même si on ne peut établir un parallèle entre le MCG et le Parti NAZI, ces deux partis ont tous les deux prônés la préférence, raciale pour le parti NAZI, Genevoise pour le MCG.

Avant la nuit des longs couteaux, la vraie, celle de Juin 1934 en Allemagne, le parti NAZI (National-socialiste) avait aussi une aile gauche qui prônait que la révolution politique devait être suivie par une révolution sociale. Le parti NAZI était alors également un parti ni à droite, ni à gauche, mais un parti du centre qui souhaitait régler les problèmes rencontrés par la population à cause de la crise de 1929 et des suites de la guerre de 1914-1918.

Au moins 85 personnes furent tuées par des SS et la Gestapo pendant la nuit des longs couteaux. Cette purge permit au chancelier Adolf Hitler de briser définitivement toute velléité d'indépendance de la SA, l’aile gauche du parti NAZI, débarrassant ainsi le mouvement nazi de son « aile gauche ». De ce fait, Hitler rassura l’armée, les milieux conservateurs traditionnels, les grands financiers et industriels, principalement issus de la bourgeoisie prussienne et hostiles à des réformes sociales de grande ampleur tout en créant un climat de terreur « légale » vis-à-vis de tous les opposants au régime.

Pour l’instant, rien ne laisse penser que le MCG pourrait marcher dans ces traces. Néanmoins, la politique de déconsidération des élus, « tous vendus à des intérêts particuliers, de dénonciations des arrangements entre les hommes de pouvoir et la désignation d’un bouc émissaire, les frontaliers, » favorisent les thèses populistes et peuvent déstabiliser le système en favorisant l’émergence d’un parti totalitaire.
Le MCG souhaite que la police règle les problèmes de sécurité dans certains quartiers de Genève, problèmes que le MCG associe à la présence de nombreux étrangers à Genève et les régions périphériques. Le MCG souhaite également que la préférence pour l’emploi soit donnée aux Genevois, c'est-à-dire aux habitants de Genève. Le MCG affirme qu’aucun sentiment raciste ou xénophobe ne le guide. Au vu de la composition de la population de Genève (39% d’étranger), qu’il souhaite défendre, on peut à première vue lui faire confiance. En effet, il est communément admis que la préférence nationale, ou cantonale n’est pas à confondre avec la xénophobie, même si l’amalgame est souvent fait. La xénophobie, c’est étymologiquement la peur de l’étranger, et par extension l’hostilité envers les étrangers. Ce terme regroupe deux types d’hostilité. On peut être hostile à tout étranger vu comme une menace, qu’il réside à l’étranger ou soit immigré, ou être seulement hostile à la présence d’étrangers sur son territoire. Dans ce dernier cas, la xénophobie est souvent citée dans les débats sur l’immigration, alors que des personnes peuvent être opposées à une politique d’immigration trop laxiste qui empêche une intégration en douceur, sans rejeter toute présence d’étrangers.

Enfin, le xénophobe est souvent assimilé au raciste. Le racisme, c’est à l’origine les théories qui hiérarchisent les individus selon leurs races. Par extension, c’est l’hostilité envers des groupes de personnes déterminées par leurs origines ou leurs ethnies. Le glissement de la « préférence cantonale » au racisme n’est donc pas systématique. Un patron raciste peut par exemple considérer certains étrangers ou frontaliers comme des gens inférieurs, et justement les exploiter à ce titre. Inversement, un ouvrier peut penser protéger son emploi par la « préférence cantonale » parce qu’il pense que tel ou tel type de travailleurs étrangers est mieux qualifié que lui, ou accepte des conditions de salaires nettement moins élevées que lui. Cela n’a rien de raciste.
La ligne blanche n’est pas facile à déterminer, elle est mince. Dans la préférence cantonale, on pourrait dire que, on n’en veut pas aux travailleurs frontaliers mais à une politique d’importation massive de ceux-ci. Le frontalier ne serait donc pas visé, et d’ailleurs on ne lui reproche pas son comportement.
Dans le cas actuel, il y a une différence fondamentale : en ce temps de crise, c’est une véritable concurrence entre travailleurs cantonaux et frontaliers qui peut s’installer dans les esprits, d’autant plus que le patronat a joué de cette concurrence pour faire baisser les salaires et les conditions de travail On ne reproche pas aux frontaliers leur conduite, ni même leur présence en tant que personne, mais en tant que rivaux sur le marché du travail. Le travailleur cantonal n’est pas habité par la xénophobie et le racisme, mais par la peur de la misère pour lui et pour les siens.
Le plus grand danger est donc qu’une sorte de lutte pour la survie, de loi de la jungle s’installe entre les personnes. Et c’est alors que les vrais racistes pourront exploiter la situation.

La stigmatisation des membres du MCG comme des xénophobes, ou plus généralement de tout salarié enclin à la préférence cantonale comme raciste, n’en est que plus contre-productive. C’est en voulant éviter le débat public qu’on favorise des règlements privés et individuels des problèmes, et donc les risques de débordements violents ou illégaux. Et c’est laisser le terrain à l’extrême-droite, une fois la zizanie semée, qui n’aura aucune peine à démonter ces amalgames, et à profiter de l’absence de contradiction cohérente pour exposer ses thèses simplistes et ses propres raccourcis.

Le parti politique qui sème la zizanie et les graines de la discorde, celui qui héberge dans son flanc le racisme et la xénophobie ordinaire est-il responsable de ses électeurs ? En ce qui concerne le football, les règles sont claires. Les clubs sont responsables de leurs hooligans. Ne doit-il pas en être de même en politique ?

Écrit par : lucides | 25/02/2010

PhS: Votre réponse est assez peu satisfaisante. Vous ne pouvez pas ressortir le spectre du nazisme dans une réponse à M. Cerutti pour bien lui montrer qu'il est taillé dans le même bois, et déclarer fermées les archives de l'histoire ("les références du siècle passé appartiennent au siècle passé") quand mon petit rappel sur ce qu'était le gaullisme remet un peu en cause votre définition de ce qui est "extrême". De manière générale, je pense que l'on devrait cesser d'étiqueter les gens entre "respectables" (de Gaulle) ou "pas respectables" (MCG), mais seulement se demander si ce qu'ils disent est vrai ou faux. Sur ce terrain-là, les arguments pour contrer le MCG ne manquent pas.

Écrit par : Lord Acton | 25/02/2010

Murat, en quoi est-ce que je remets en cause la liberté de la presse ? Je ne représente que moi-même et je donne mon opinion. Ce n'est pas parce que Décaillet est journaliste qu'il n'est pas critiquable. Surtout pas par un autre journaliste.
A fortiori lorsqu'il se positionne en politicien davantage qu'en journaliste.
Même la défense qu'il fait d'Antoine Vielliard est biaisée.
Antoine a raison pour l'essentiel de son argumentaire, mais il simplifie aussi et manie l'outrance et surtout se met en position d'attiser les braises du feu qui couve entre Genève et la France voisine. Du coup, il devient un excellent client pour Décaillet, qui salive déjà en pensant aux futures algarades, sur son plateau évidemment.
Je pense personnellement que c'est la concertation qui nous mènera à la solution, alors que Décaillet se positionne en hérault de la division, même s'il affecte parfois de dire le contraire. Il me fait un peu penser au semeur de zizanie d'Astérix...

Écrit par : Philippe Souaille | 25/02/2010

Est-il nécessaire de ressortir les références "hard " de l'histoire ,tirer des parallèles entre SA , SS ,la nuit des longs couteaux et l'UDC /MCG pour définir qui est extrémiste et qui ne l'est pas?
Etre de gauche ce n'est pas seulement défendre une doctrine sociale c'est également avoir une perception humaniste de l'Autre ( frontalier mais aussi réfugié, travailleur clandestin etc.) ce n'est manifestement pas le cas des populistes suisses et genevois. Les médias T.V. tributaires de l'Audimat mettent en scène des tribuns qui banalisent des attitudes d'intolérance. Cela participe au succès des nationalistes de tout poil; phrases courtes scandées devant une assemblée acquise, ce n'est pas une exclusivité de Léman bleu et de Genève à chaud

Écrit par : briand | 25/02/2010

@ Ben j'en ai compté 8 pour ma part...

Écrit par : matthieu | 25/02/2010

OK, Lord Acton, c'est vrai, je n'aurais pas du évacuer la question gaullienne d'une pirouette. Mais c'était surtout pour m'éviter de longues explications sur la nature du gaullisme, qui comme je le laisse entendre, n'a pas toujours été si respectable que cela. Les SAC, encore une fois, étaient de véritables nervis.
De manière plus générale, lorsque je parle d'extrême-droite, ce n'est pas tant pour stigmatiser que pour définir un comportement politique maintes fois analysé et connu. Et qui personnellement me fout la trouille et que donc, je combat. Dans la mesure de mes moyens, essentiellement épistolaires.

Et puisque Décaillet, pardon Pascal de son prénom, me fait l'honneur de me poser la question "qui suis-je", je me permets de lui répondre: un blogueur.
Qui s'exprime librement, sans attache particulière. De là à parler si vite de peine de mort, pour quelques propos de blog, cher Pascal, comme vous y allez !

Écrit par : Philippe Souaille | 25/02/2010

Bonjour. Il suffit de se rendre sur le site du MCG pour constater qu'il s'agit, au mimimum, d'un parti populiste. Est-ce pour autant un parti d'extrême-droite? Si l'on s'en tient à son discours - usage de la peur comme d'un levier, désignation d'un coupable forcément étranger, réponses simplistes à des problèmes complexes, démagogie, recours à un vocabulaire d'ostracisation, etc - on se situe nettement à la droite de l'échiquier politique. On note également beaucoup de similitudes avec le discours du Front National français (notamment établir une relation entre le nombre de frontaliers et le nombre de chômeurs). Il y a donc, oui, une légitimité à qualifier le MCG de parti d'extrême-droite, même si celui-ci réfute cette étiquette.
Maintenant, pour en venir à Pascal Décaillet - qui mouche l'auteur de ce blog dans son dernier billet -, il faut tenir compte de sa dimension "midinette". Le journaliste aime les hommes de pouvoir. C'est son droit. Il manie bien la parole. C'est son talent. Cette parole est parfois bloyenne, du moins dans la lignée de certains journalistes de droite du début du siècle passé. Il y a un côté Léon Daudet chez lui, une emphase aussi, qui dissimule moins une mauvaise foi qu'une foi réelle en la politique. Las, un ego encombrant et une attitude parfois méprisante (en témoigne la chute de la charge contre Philippe Souaille) ôtent beaucoup de validité à ses propos. Mais tout le monde n'a pas le génie d'Oscar Wilde, qui écrivait: "J'ai trop d'orgueil pour avoir de l'ambition".

Écrit par : Zorg | 25/02/2010

@ M.Cerutti
Au vu de votre orthographe lamentable, il vaut mieux qu'un élu comme vous n'intervienne pas dans les blogs, de crainte de faire passer Vernier pour une commune de neuneus!
M'enfin!

Écrit par : vieuxschnock | 25/02/2010

Mouché ? Comme vous y allez Zorg...
Je ne crois pas insulter, j'émets et je laisse passer des opinions sur un comportement. Je ne me permettrai jamais, par exemple, d'insinuer le genre de propos que se permet d'avoir Décaillet à mon égard, qui m'accuse en gros, de me défoncer en consommant des substances que je ramènerai d'Amérique latine !!!
Ce qui au demeurant, pourrait faire l'objet de poursuites judiciaires pour calomnie. Mais ce n'est pas mon genre.
Précisons tout de même: j'ai effectivement, quand j'étais jeune, goûté aux paradis artificiels. Je n'en fait pas mystère et l'ai déjà écrit. Cela fait une trentaine d'années que j'ai arrêté. Bien avant de mettre les pieds en Amérique latine... Mais si ce cher Pascal a recours à ce genre de calomnie gratuite, qui n'ont rien à voir dans le débat, c'est qu'il doit être sacrément en manque... d'argument bien sûr.

Écrit par : Philippe Souaille | 25/02/2010

Oui, c'est bien le problème, Philippe Souaille: il y a toujours un petit fond de mesquinerie, même chez les grands esprits. Quand ils se sentent attaqués, c'est ce fond-là qui remonte à la surface. L'attaque sur les substances illicites n'est pas très élégante...

Écrit par : Zorg | 25/02/2010

EXCELLENT ARTICLE...!!! bravo M souaille pour votre clareté et la fine analyse que vous tirez du sieur Décaillet...Déjà, durant les résultats de cette automne à UNI-Mail( le soir où le Stauff est apparu en conquérant avec 17 sièges...), le Sieur Décaillet en était tout exité...dégoulinant de déférances et de marques de respect pour le nouveau "guide" ...
Nous avons pu reconfirmer cette impression dans d'autres émissions sur Léman Bleu, durant lesquelles, le journaliste vedette continuait son jeu de soumission face au Stauff...Mais alors, la nouvelle affaire que vous mettez en lumière, démontre parfaitement la dérive d'un journaliste qui a tout simplement retourné sa veste, et qui use et abuse de son pouvoir médiatique pour induir la population en erreur en apportant sa caution de journaliste-vedette pour racheter une virginité au MCG...
Mais bien-sûr que le MCG est d'extrême-droite !!...c'est un mouvement poujadiste, régionaliste et ethno-centriste...bref tout l'apanage des identitaires et autres fachos !!
cordialement ....
:o)

Écrit par : M.U.R | 25/02/2010

Eh les gars, calmez-vous, y a pas de lézard... je reçois plein de couriels solidaires et amicaux sur mon adresse perso, qui me conseille de rester zen ou de ne pas prendre le blog de Décaillet pour autre chose que de la basse polémique...
En l'occurrence, plutôt que de parler de bave de crapaud je préfère l'image des gouttes d'eau perlant sur les plumes du canard.
Deux précisions tout de même puisque ce cher Pascal, ci-devant journaliste, n'a pas cru bon de se documenter sur ma petite personne: J'ai fait de la politique activement durant un peu plus d'un an, en créant la section suisse du Modem et en dirigeant le journal du parti Radical genevois... Et puis très vite je suis retourné à mes premières amours. J'écris et je fais des films. J'en ai produit et/ou réalisé une trentaine depuis 20 ans, une fiction vendue dans le monde entier et des documentaires, tous diffusés par une ou plusieurs télévisions. Etant mon propre patron, je n'en ai pas. Est-ce tellement difficile à comprendre ?

Écrit par : Philippe Souaille | 25/02/2010

PhS: Vous avez raison de parler de crise et de mettre le doigt sur le danger d'une montée aux extrêmes. Mais le mal est beaucoup plus profond que vous ne l'imaginez. Vous vous estimez injurié par l'insinuation de M. Décaillet. De votre côté, je me demande si vous n'avez pas injurié M. Cerutti en lui disant: "Et au cas où on ne vous l'aurait pas encore expliqué, Nazi étaient les initiales de national socialisme... La droite nationale et sociale, ce que vous êtes indubitablement, tous les politologues du monde vous le diront, c'est l'extrême droite."
Comme citoyen qui me tiens à l'écart de toute cette agitation politique, je peine à considérer que certains seraient plus aptes que d'autres au débat - l'art même du débat s'est perdu. Tout n'est que bataille de chiffonniers, échange d'anathèmes. Il n'y plus un homme ou une femme convenable qui ose mettre les pieds dans ce bouge infâme qu'est devenu notre "monde politique".

Écrit par : Lord Acton | 25/02/2010

C’est clair qu’entre l’égo surdimensionné de Pascal Decaillet et le manque flagrant de modestie de Philippe Souaille, nous avons là à faire à une passe d’armes entre orgueilleux et le fait de savoir si le MCG est d’extrême droite ou non semble tout à coup bien futile.

Ce qui est certain c’est que le MCG est un parti populiste et en tant que tel, il a exactement la même stratégie que les médias, à savoir jouer avec les instincts (en particulier les plus bas) de la population pour se faire mousser. Et ce n’est malheureusement pas parce qu’il truffe ses interventions de citations et autres affirmation ampoulées que Pascal Decaillet échappe à cette manière de faire. Et ce d’autant que la différence entre Dieu et Pascal Decaillet, c’est que le premier nommé ne s’est jamais pris pour le second.

Du coup on peut comprendre que Pascal Decaillet prenne les attaques contre le populisme comme des remises en cause de son propre travail. Toujours est-il que sa réplique est totalement démesurée et du coup on se met à regretter que sa vanité l’emporte encore une fois sur ses compétences, celles-ci sont en effet aussi rares que remarquables.

Ceci explique peut-être cela….

Écrit par : Vincent | 25/02/2010

Décaillet neutre ... mouahaha !

Écrit par : Djinius | 25/02/2010

Ce qui est amusant, dans la prose du Conseiller administratif de Vernier (qui je l'espère, a droit pour corriger sa correspondance officielle, a une secrétaire de haute volée) c'est qu'il ne fait qu'une seule faute, d'inattention, dans les huit premières lignes, correctement écrites, d'un ton mesuré. Qui ne lui ressemble pas.
Puis soudain, il en aligne 7, et particulièrement grossières dans les deux dernières lignes, où tout à coup, il s'emballe et se la joue "viens me chercher si tu l'oses", dans un français qui rappelle de sacrés souvenirs à sa maîtresse d'école. Qui s'empresse de préciser que dans sa classe, il y avait aussi de bons élèves, qui faisaient leurs devoirs consciencieusement, parce que c'est un peu facile de toujours tout mettre sur le dos de l'école genevoise.
Un peu comme si on lui avait écrit son texte, au conseiller administratif et qu'il avait cru bon de rajouter, sans prévenir personne ni se faire relire, un peu de lui-même...
Bon je sais, ce n'est pas chrétien de s'en prendre à l'orthographe des gens... sauf que là, il n'est pas question de dictée, mais de nature humaine et de compétences à gérer ses pulsions.

Écrit par : prof de frouze | 25/02/2010

araité deu vou moker de l'aurreteaugrafe dé blaugeures

Écrit par : neuneu | 25/02/2010

hâraiter deu vou moké deu leaurretaugraf dé bllogeures

Écrit par : tralala | 25/02/2010

Revue de presse du brave Verniolan :

- Je n'ai pas pour habitude de prendre part aux commentaires MINIMALISTES
Que signifie ce charabia?
- de sieur Souaille: Du sieur Souaille (Sinon, vous lui rendez hommage, mais ça vous échappe!). Quitte à se vouloir morveux, autant le faire en français dans le texte.
- pour la simple et bonne raison : charabia d'inculte qui se la joue.
- ce personnage: mauvais français. Philippe Souaille est une personne, pas un personnage: Il EST, il ne joue pas.
- de mauvaise foiS : Mouarf!
- Par ailleurs, il tient parfaitement SON rôle DES 3 petits singes: LE rôle DES 3? Re-charabia

- Je défiS les partI traditionnelLE : MOUARFF(BIS!), de plus en plus balaise!

- aU prochainE électioN qui auront lieu(...)
- chacun pour soiE...

C'est délibéré, chez le Béru de Vernier?
Je croyais que, pour être dans la police, il fallait savoir ECRIRE
(Pour être à la mairie, je ne vous dis même pas !).

En bref, mon brave, re(?)prenez des cours, de niveau des deux dernières années d'école primaire,
et vous vous la péterez quand vous en aurez les MOYENS.

Pauvres Genevois...

Accessoirement, il est grand temps que le gars Décaillet
se fasse remettre à sa place:
Il est en train de passer de la baudruche au mongol…fier.
On ne lui a pas appris que modestie est mère de sagesse?

Écrit par : csny | 25/02/2010

Il n'y a que Souaille qui maille ... Mieux vaut des instincts même bas que des concepts fumeux, de mauvaise foi!

Avec la situation catastrophique laissée par certains caciques du PLR, il ne faut pas s'étonner que les électeurs déçus par ces partis dits traditionnels (pour des raisons carriéristes) voient ailleurs des diagnostics et des solutions plus objectifs.

L'éducation, l'emploi, la sécurité ont urgemment besoin d'être réformés ou traités avec des dispositifs concrets légaux.

Le statu quo profite à certains assis, lesquels n'ont surtout aucune envie que ça change; ils se moquent des citoyens pourvu que leur siège soit sauvé.

Traiter ainsi des membres élus démocratiquement constitue assurément un déni de démocratie et un mépris pour le peuple électeur(demos) floué par autant d'inertie et d'inepties!

Écrit par : Micheline Pace | 25/02/2010

Bravo Monsieur Souaille!
Il fallait que ce soit dit.
En se laissant faire par LE journaliste, les hommes politiques marchent avec leur tête sous le bras... ... (Peut-on espérer un) revirement de situation de leur part ?
UK

Écrit par : Klöti | 25/02/2010

Prétendre que le MCG n'est ni de gauche, ni de droite, c'est un mensonge. Ce parti est clairement extrémiste et de loin pas centriste. Prétendre qu'il est d'extrême droite, je pense que ça n'est qu'une partie de la vérité. En réalité, le MCG cumule les compromissions, puisqu'il est à la fois d'extrême-gauche et d'extrême-droite! Disons que tout ce qui est populiste leur convient. C'est au café du commerce qu'il vont bâtir leur programme politique et toutes les discussions de bistrot sont bonnes pour devenir des "propositions politiques" ! D'ailleurs, ils ne sont pas les seuls à s'en prendre aux frontaliers. Je me souviens très bien avoir entendu Grobet tenir des propos similaires. Comme quoi c'est vrai, les extrêmes se rejoignent...

Écrit par : Kad | 25/02/2010

Le débat politique dont il est ici question ne m'intéressant guère, je n'interviens que pour vous copier le message laissé sur le billet de Monsieur Décaillet. Parce que son attaque contre vous en réponse à votre billet m'a déplu, sur la forme forcément puisqu'elle est sans fond, voici ce que j'en dis :


""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""
La bonne vieille défense à l'ancienne (si cela fait pléonasme, peut-être est-ce voulu ?) qui consiste à tirer sur le messager ?

Est-ce vraiment important de savoir qui est qui et fais quoi, dans une argumentation entre adultes ?

A mon humble avis, votre billet ci-dessus, Monsieur, n'est pas digne de vous.
Vous seriez vous laissé emporter par d'inavouables émotions ?


26 lignes de votre billet pour critiquer la personnalité de votre contradicteur,
2 lignes supposées être votre défense face à l'attaque de ce contradicteur.
Mauvais score...
"""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""""

Que d'orgueil n'avez-vous pas chatouillé chez Monsieur Décaillet pour qu'il tente de vous discréditer si bassement...

Écrit par : Greg | 25/02/2010

@ csny,
Un peu d'indulgence pour ce pauvre gendarme. Toutes ces fautes, ne sont peut-être pas de sa faute. Peut-être a-t-il un clavier ayant mauvais caractères !
(o_~)

Écrit par : Rollmops | 25/02/2010

Mme MP est la vivante preuve qu'on peut être instruit sans être intelligent.

Écrit par : csny | 26/02/2010

@ csny : quand on n'est ni l'un ni l'autre, on se tait. Je compatis devant tant de bêtise de votre part comme de celle de l'auteur: la mauvaise foi alliée à la lâcheté (de l'anonymat, entre autres) vous égare et n'apportent rien au sujet. Gardez pour vous ce genre de comm', dernier rempart quand on n'a rien à dire!

Écrit par : MP | 26/02/2010

CSNY et MP, je laisse vos piques et répliques respectives mais vous demande d'arrêter là, ne souhaitant pas que mon blog dégénère en insultes gratuites. Et j'en profite pour préciser, MP. que vos propos sur le parti radical relèvent du commentaire ou disons de votre appréciation personnelle plus que de faits avérés.
Lorsque j'explique que votre parti, le MCG prend des positions et des postures qui sont celles de partis fascistes, c'est un cadre sociologique et historique précis que personne à ce jour n'a contredit.
De même que je ne conteste pas qu'il ait davantage de succès en ce moment que le parti radical. Dire que c'est parce qu'il a davantage de vista politique est un argument recevable, mais à mon sens faux. C'est d'ailleurs tout le problème de la démocratie: il y a de tout, au sein du peuple, des débiles autant que des génies et des gens peu instruits autant que de politologues avertis. Faire vibrer les plus bas instincts est certes une facilité, mais je crois que les gens de bien la réprouvent.
D'aucuns, non adoubés par leurs partis respectifs, comme MM. Dimier et Poggia ou Mme Engleberts ont choisi d'enfourcher le cheval Stauffer et ses errements racoleurs pour se faire élire. Des gens intelligents sans doute et parfois porteurs de bonnes idées, mais ne reculant pas devant la démagogie et le populisme. Si c'est ça la vista politique, je suis bien content d'avoir renoncé à me présenter, précisément pour rester en paix avec ma conscience et mes idéaux.

Écrit par : Philippe Souaille | 26/02/2010

Franchement, je me demande si M. Décaillet mérite tant de commentaires. Ses invités du matin n'ont - apparemment - d'autre rôle que de faire éclater son ego déjà surdimentionné.
Comme disait Joubert, je crois, "l'ambition, c'est comme les échasses : ça peut hausser un homme, ça ne le grandit pas."

Malheureusement, la voix de la modestie n'atteint jamais P.D. Quand on a l'épiderme si fragile qu'un mot un peu râpeux irrite, on devrait avoir l'élégance de considérer son interlocuteur ou contradicteur au moins comme son égal. Mais quand la tête est plus large que les épaules...

Écrit par : Michel Sommer | 26/02/2010

"surdimensionné", bien sûr... Ah, ces claviers incapables de corriger les erreurs...

Écrit par : Michel Sommer | 27/02/2010

J'ai assisté, pour mon plus grand amusement, à l'accès de colère du grand journaliste. Il est sorti de ses gonds!

Ainsi, au cours de l'une de ses innombrables apparitions médiatiques, il s'est permis de "reprendre le plus doué des jeunes espoirs radicaux sur une affaire de centre et d'extrêmes".

En d'autres termes, le grand journaliste a donné une de ces leçons dont il est le spécialiste et décrété ceux qui, d'après lui, sont extrémistes ou ceux qui ne le sont pas. Peu importe finalement que son interlocuteur ait été en accord avec lui car une fois de plus, du haut de son sommet journalistique, il nous fait savoir qu'il a tout compris avant tout le monde.

Pris à partie à ce propos par l'hôte de ce blog, Philippe Souaille, il se sent insulté. Et voici qu'avec ce grand esprit de répartie qui est le sien, il réplique avec la hargne teigneuse qu'il manifeste habituellement à l'encontre de ceux qui ne boivent pas sa parole divine et inspirée.

Il faut vraiment lire cette prose haineuse et aigrie. Sa Sainte Suffisance va jusqu'à affirmer qu'il condescend à arroger à son détracteur le droit de vivre, tout opposé qu'il est à la peine capitale... Il n'aime décidement pas être mis au défi par ceux qu'il juge ses inférieurs (et ils semblent être nombreux et suis fier d'en faire partie) et qui osent contester ses avis autorisés.

Mais évidemment, lorsque l'on intervient sur un blog, c'est différent... Il ne reste au grand journaliste que le ton acariâtre, l'insulte persiffleuse et son inextinguible autosatisfaction.

Ce serait à périr de rire s'il ne se prenait pas si au sérieux.

Écrit par : Déblogueur | 27/02/2010

Parce qu'elle est du MCG,en plus!
Je l'ignorais, mais ça ne me surprend pas.
Certains ont une propension terrible à
accumuler les ... bip ...

Écrit par : csny | 27/02/2010

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