25/05/2011

PLRG: Vive les mariés

Voilà, c'est fait, à une écrasante majorité des deux parti(e)s, radicaux et libéraux ont entériné leurs épousailles hier soir.

Que les personnes ayant porté le nouveau bébé en soient remerciées. Je pense notamment aux Présidents des deux partis et à leurs secrétaires généraux, MM. Patrick Malek Ashgar,  Cyril Aellen, Geoffroy de Clavières et Rolin Wavre. Les deux premiers, Présidents élus, s'abstenant de concourrir à la Présidence du nouveau parti, ce qui les honore, tandis que les deux secrétaires généraux, salariés eux, restent en fonction jusqu'en 2015.

N'en déplaise aux aigreurs pisse-copières d'un plumitif frustré de n'avoir pu imposer ses vues personnelles à la classe politique genevoise (et plus encore d'avoir été désavoué par le résultat des urnes), on peut espérer que le nouveau couple saura bientôt devenir ménage à 3, le PDC ayant vocation naturelle à rejoindre ce que la grande majorité des orateurs, de part et d'autre, ont défini comme un parti de centre droite. Un grand parti.

Le plumitif en question a donc cessé de distiller son venin hautement subjectif dans les pages de la Tribune de Genève. Personnellemment, je m'en félicite. Si la liberté d'expression est sacrée, nul ne peut contraindre un média, de tradition politique humaniste (ou autre d'ailleurs) à publier les chroniques d'un éditorialiste conspuant systématiquement ses valeurs et celles de sa rédaction. Il faut savoir rester logique avec soi-même et si l'on mord la main qui vous nourrit, s'abstenir de crier à la censure ! D'autant que pour jeter sa gourme, aujourd'hui, les blogs existent.

Bien qu'il nie s'être rallié à la droite la plus dure, force est de constater que jamais il ne l'a critiquée, ni publié la moindre démolition acerbe de ses leaders maxi-mots, alors même qu'il assassinait régulièrement ceux du centre droit et parfois de la gauche. C'est son droit, mais au moins qu'il assume ses choix sans faire le calimero, lui dont les fantasmes sont remplis de dagues, de poignards et de compas qui piquent... Quant aux reproches "d'attaques en dessous de la ceinture" qu'il adresse à ses ennemis imaginaires, le Don Quichotte des bisses oublie un peu vite qu'il a lui-même manié la calomnie et le mensonge plus souvent qu'à son tour, accusant à tort un confrère d'être cocaïnomane ou feignant ne pas le connaître après l'avoir invité sur son plateau.

Bref, point de larmes de crocodile pour ce qui n'est qu'un juste retours aux bons usages de la démocratie, la parole politique ne pouvant pas être monopolisée à long terme par une personne ne représentant qu'une infime partie de l'électorat: lui-même et ses deux amis.

Pour conclure, félicitations aux mariés. Dont l'Union dérange, c'est peu de le dire, puisque même les populistes s'en mêlent et cherchent qui à récupérer les déçus, qui à mettre des bâtons dans les roues de la nouvelle force politique. Avec 31 députés, le PLRG s'affirme plus que jamais comme le premier parti du canton. Reste à transformer, comme l'affirmait le jeune Genequand, ces fondations solides en camp de base vers de nouvelles conquêtes.

Commentaires

L'arithmétique politique a ses particularités : 1+1 n'y font pas 2.

Exemple : en Ville de Genève, les 2 sections citadines fusionnées ont obtenu 25 % de voix, et autant de sièges en moins, que n'en avaient obtenus les deux partis séparés en 2007.

Cet automne, 2+1 conseillers nationaux en donneront 2. Il faudrait un tel bond en avant pour avoir, avec une liste, assez de suffrages pour obtenir 3 sièges, que le PLR ne doit pas même le rêver.

De même, les 31 députés des deux groupes se réclamant du PLR, si on suit la même logique qu'en ville, se retrouveront au mieux à 24 en 2013. Je dis "au mieux" car les deux composantes du PLR ont beaucoup plus perdu encore dans les autres communes qu'à Genève aux dernières municipales.

Le seul moyen de progresser sera de venir avec des idées fortes, de dynamiser l'effet de fusion, pour lui donner une portée politique, dépassant la portée administrative et pratique qu'elle offre aujourd'hui.

Écrit par : Sebastien | 25/05/2011

Bonsoir Philippe Souaille,

Ne connaissant pas les arcanes qui ont donnés naissance à la fusion entre Radicaux et Libéraux, je me garderai bien d'y ajouter mon grain de sel.

Toutefois, si cette fusion devait permettre de contrer la droite populiste, j'y suis favorable.

Quant au "plumitif en question", je pense qu'il a le droit de s'exprimer, même si ses propos dérangent, même si ses prises de positions sont souvent excessives. Nous sommes en démocratie et toute opinion doit pouvoir être exprimée, même lorsqu'elle dérange, dès lors que celle-ci reste dans le cadre légal et dans les conditions fixées par l'hébergeur des blogs, la TdG en occurrence.

Finalement n'est-ce pas avant tout aux lecteurs/blogueurs de se faire leur propre opinion ? A moins qu'on ne les trouve trop peu matures ou incapables de discernement ?

Cela étant, je ne connais bien évidemment pas les relations qui lient la TdG et la personne en question et c'est donc en tant que simple blogueur, favorable à la liberté d'expression, que je m'exprime.

Cordialement !

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 25/05/2011

Jean, personne ne conteste au plumitif le droit d'écrire son blog, même s'il avait lui-même appelé à la censure de celui d'Aldeeb...
Il ne s'agit pas de son blog, mais de la chronique régulière - et donc rétribuée par la rédaction - qu'il tenait dans l'édition papier de la Tribune de Genève, comme il en tient au Nouvelliste par exemple. Il n'y a d'ailleurs pas eu de suppression de là-dite chronique, mais demande de modification d'un texte par le rédacteur en chef, demande qu'il a refusée, préférant démissionner.
Parler de censure dans de telles circonstances, comme il le fait, est un peu gonflé. Si une tribune libre peut être publiée de temps à autre par un journal sur tel ou tel sujet, signée de X ou de Y et n'engageant en rien la rédaction, il n'en va pas de même d'une chronique régulière qui, qu'on le veuille ou non, engage le journal et contraint celui qui la signe aux mêmes exigences que n'importe quel autre membre de la rédaction. Soumis donc aux décisions du rédacteur en chef, responsable de la ligne éditoriale du journal et de la bonne tenue déontologique et légale des propos tenus dans les colonnes de son canard.
Pierre Ruetschi a estimé que Décaillet, puisqu'il s'agit de lui, poussait le bouchon trop loin et le lui a fait remarquer. C'était son droit et son devoir de rédacteur en chef. Nous sommes quelques uns à penser qu'il aurait d'ailleurs du le faire plus tôt.
Décaillet a refusé de se plier aux injonctions de son responsable légal, prouvant au passage que son discours sur la droite et le respect des valeurs hiérarchiques et démocratiques est largement du pipeau. Seul compte en fait à ses yeux l'avis de Décaillet himself en personne.
Après cela, hurler à la censure, c'est un abus de langage. Il serait plus correct de parler d'insubordination d'un élément rebelle à l'égard de son supérieur hiérarchique, suivi des conséquences logiques: la démission de l'insubordonné.

Écrit par : Philippe Souaille | 26/05/2011

Philippe Souaille,

Je prends acte de vos explications et vous remercie d'avoir apporté toutes ces précisions !

Pour ma part j'ignorais qu'il s'agissait en fait d'une chronique régulière liant l'intéressé à la TdG par le biais d'un contrat et non pas de son blog.

J'ai donc été trompé par manque d'information !

Il va de soi qu'un rédacteur en chef est responsable du contenu rédactionnel d'un journal et qu'à ce titre il doit en faire respecter la ligne éditoriale.

Il en va tout autrement d'un blog qui permet à son auteur de s'exprimer plus librement puisque ses propos n'engagent pas la rédaction du média qui l'héberge. Le blog en revanche responsabilise son auteur qui est tenu à respecter la loi et à la faire respecter par les intervenants qui s'y expriment. Je pense ici notamment à la vérifications des sources, à la citation de leurs auteurs, à l'usage illicite de textes et de photos, à la diffamation et surtout à la calomnie.

Plus que du simple respect de la loi, il s'agit aussi de déontologie. Au-delà du simple talent d'écriture, c'est sur le long terme qu'un journaliste façonne son image, qu'il acquiert crédibilité et respect auprès de son lectorat qu'il fidélise. On peut parler ici de véritable capital accumulé sur des années de rigueur et de fidélité à une ligne de conduite.

Une fois de plus, je digresse et m'égare un peu ...

Excellente journée !

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 26/05/2011

"Il serait plus correct de parler d'insubordination d'un élément rebelle à l'égard de son supérieur hiérarchique, suivi des conséquences logiques: la démission de l'insubordonné."
C'est à ce genre de phrase qu'on se souvient que les Francs sont une tribu germanique...

Écrit par : Géo | 26/05/2011

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