29/06/2011

Traversée: On se hâte. Pas trop lentement SVP

Lundi 27 juin, 11h, donc commerces fermés et écoliers pour la plupart déjà en vacances. Je dois me rendre à Nyon et pour cela traverser la ville.

Douane de Mon Idée- Jardin Anglais (4 km/6 minutes=40 km/h), ça roule.

Pâquis - Nyon (30 km/20min=90km/h), rien à dire...

Mais au milieu, l'enfer en bouteille: Jardin Anglais - Pâquis (600m/18min=2km/h). Dérrière mon volant, je regarde passer les piétons :-) et je ne vous raconte pas la pollution générée au coeur du Centre Ville en plus du coût global pour l'économie de ces ralentissements quotidiens.

Alors j'entends déjà mes amis ultra-verts me dire que c'est bien fait, que c'est même le but, que justement, c'est le meilleur moyen de m'obliger à utiliser mes guiboles. Pour aller d'Annemasse à Nyon ? Quant au bus + tram + train + bus, vu mes horaires variables, il me ferait perdre encore davantage un temps précieux et me coûterait plus cher.

L'alternative pour aller de Mon Idée (= Annemasse) à Nyon existe: l'autoroute de contournement. Soit 40km de plus, pour un temps équivalent (si tout va bien) et une énorme pollution globale supplémentaire. Or Annemasse et Nyon sont respectivement les 2è et 3è centres de l'agglo franco-valdo-genevosie. Ne peut-on concevoir de relier la rive gauche et la rive droite sans devoir faire tout le tour du canton par son autre extrémité ?

Heureusement, il y en a qui font avancer les choses. Mark Müller, à la tête de sa délégation a rencontré Doris Leuthard et ses services à Berne. Il semble que les responsables fédéraux aient apprécié le projet de pont. Merci d'avance d'y adjoindre un moyen de transport public efficace, lié au RER. Mais que ce soit avec des engins à pétrole, à électricité ou à pédales, il y aura toujours des gens qui auront besoin de véhicules pour se rendre d'Annemasse à Nyon, ou de Corsier à Bellevue, dans les décades à venir. Continuer de passer par Onex pour ce faire serait écologiquement aberrant.

On attend bien sûr des candidats aux Etats comme au National qu'ils se déterminent clairement sur cette question.

24/06/2011

Et René, sans Eric, mordit la poussière...

L'alliance MCG-PS est morte-né. Dont acte. Ce n'était qu'un bobard staufferien de plus, repris et amplifié par l'Agence Decaprod. L'aval du principal intéressé étant nécessaire à l'établissement d'une liste de soutien, et René Longet refusant l'appui d'une liste MCG, il n'y en aura pas. Les apparences sont sauves et la photo des heureux mariés n'était qu'un faux.

Plus embêtant pour le PS, si l'on en croit ce qu'écrit sous son pseudonyme usuel CEDH, un passionné de droit habitué des blogs de la Tribune, la condamnation pour conduite en état d'ivresse dont a fait l'objet René Longet, il y a quelques temps, pourrait à tout moment susciter le recours gagnant d'un citoyen contre son élection. Ce qui ferait de lui le premier juge de la Cour des Comptes assis sur un siège éjectable. Que n'importe quel malandrin soumis à l'examen de la Cour pourrait actionner...

 

23/06/2011

Le pacs Longeole-Staufifre, un cocktail explosif...

Avant la chute, il y a toujours une apothéose. Un coup de maître qui fait perdre les pédales aux plus retors, en leur hypertrophiant l'égo. Pour Hitler, ce fut le pacte Molotov-Ribbentrop, l'alliance avec Staline sur le dos de la pauvre Pologne, qui laissa pantois les démocraties occidentales et ouvrit les Champs Elysées à l'Allemagne nazie. Un pacte conclu sur le dos des communistes allemands, premiers clients des camps de concentration. Mais le pacte n'eut qu'un temps, Hitler finit par attaquer l'URSS, y creusant son tombeau. Staline fut l'un des deux grands vainqueurs du conflit, avec Roosevelt, qui l'avait largement soutenu matériellement.

Alors bien sûr, l'Histoire ne se répète que de manière ironique, René Longeole n'est pas Staline, le PSG n'est pas le PCUS, Rital Staufifre n'est pas Hitler, le Mouvement des Citoyens Gendarmes n'est pas le NSDAP, Jeune Eve n'est pas l'Europe et ce cocktail molotov n'est qu'un pétard mouillé sorti des colonnes de la Julie. Mais il est intéressant tout de même, en ce qu'il démontre la vraie nature du Mouvement Construit pour Gouverner. Sur le fond, il n'y a que cela qui intéresse ses membres les plus éminents: arriver au pouvoir. Ce qui certes est le but de tous les partis politiques, mais en fait bel et bien un parti comme les autres, constitué de beaucoup d'arrivistes et de quelques personnes de conviction. Mais les convictions, au MCG, il faut drôlement les chercher, tant elles sont fluctuantes... Au PSG aussi apparemment, et c'est là la seule vraie surprise de l'évènement. Lorsque certains socialistes appelaient à aider le centre-droit contre le MCG, on ne s'attendait pas à ce que cela soit de cette manière :-)

Longet, que l'on croyait homme de bien, à défaut d'être toujours clairvoyant, se montre sous un jour nouveau: menacé sur son extrème gauche, il est prêt aux pires compromissions pour se faire élire. Ce qui ne le grandit pas vraiment. Nous verrons ce qu'en pensent les lecteurs... Stauffer au moins est logique avec lui-même: pour faire élire ses gens... Et obtenir, pour lui-même, à terme, un ticket pour le Conseil d'Etat, il veut prouver qu'il est incontournable. Les raisons qui officiellement ont déterminé son choix ne trompent personne: en gros, Longet aurait prouvé ses compétences de gestionnaire des finances publiques. Sauf que sur ce terrain, le polonais de la fable, Walpen, le candidat PLR, longtemps haut fonctionnaire du département des finances, est encore mieux placé.

Tout cela n'est qu'une démonstration de force, une rodomontade de plus, qui à terme pourrait se retourner contre son auteur. Aucun parti n'est propriétaire des voix de ses électeurs. A force de sinuosités idéologiques, le MCG pourrait l'apprendre à ses dépens plus tôt que prévu. Me Poggia défend un patron qui veut engager des frontaliers, Stauffer, qui ne tient jamais en place, aime Longet, après des mois de cour assidûe à l'Entente, tout en promettant des cercueils aux racailles... Medeiros accuse les socialistes d'avoir tué des dizaines de millions de gens au Portugal... Tôt ou tard, la dénonciation de pseudo-scandales - dont le plus spectaculaire (!) semble bien d'avoir payé un dirigeant d'un service semi-public aux tarifs du privé - ne parviendra plus à faire illusion: le parti des citoyens veut des prébendes et sa part du gâteau, comme tout le monde.

Dès lors, la vraie question, c'est pourquoi l'en priver ? Pourquoi le centre-droit refuse-t-il à priori d'offrir au MCG la part de postes d'autorités qu'une alliance permettrait de reprendre à la gauche ? Pour au moins deux raisons essentielles:

a) l'idéologie populiste qui caractérise ce parti est dangereuse pour la démocratie, car on ne peut pas toujours simplifier des problèmes complexes. Cela créée des distorsions de la réalité et comme ils professent une vision disons "autoritaire" du monde, ils risquent d'avoir tendance à tordre la réalité pour la faire coller à leurs fantasmes. Ce qui peut vite dégénérer.

b) la compétence et la crédibilité de certains de ses principaux animateurs laisse clairement à désirer. En d'autres termes, ils ne semblent pas avoir le niveau de compétences correspondant aux postes qu'ils visent.

On peut y ajouter le manque de fiabilité, l'opportunisme élevé au rang d'idéologie et surtout une vision conservatrice et refermée sur elle-même des intérêts du canton, là où l'ouverture est, depuis 2000 ans, le gage des succès économiques et de la prospérité genevoise. Plus le fait qu'un certain nombre de nos électeurs, qui ne sont pas des girouettes, eux, ne comprendraient pas.

C'est d'ailleurs ce dernier point qui a perdu Cyril Aellen, le gentil ex-Président libéral tant vanté par Pascal Décaillet, qui en avait fait le champion de ses théories, "son" champion. D'après mes sources, confirmant celles de Decaprod, Cyril Aellen a été mis en minorité sur la question des apparentements, lors d'une séance du nouveau comité du PLRG. Minorité étant le prénom, puisqu'il s'est apparemment (selon les oreilles des murs de la salle...) retrouvé seul contre tous, y compris Christian Lüscher, refusant de voir - outre toutes les considérations globales - que ce que l'on pouvait gagner à l'extrême-droite, on risquait fort de le perdre au centre, centre qui lui est un allié fiable, peu susceptible de vous balancer des boules puantes sous le nez pour prendre votre place. Cyril a choisi de démissioner, c'est son choix, et c'est à mon avis une erreur. Il aurait sans doute été un militant efficae, pour reprendre à la gauche - et à la loyale - un siège aux Etats.

Décaillet, marri et dépité de voir s'effondrer ses théories trop simplistes pour être vraies, rajoute une couche à son délire de la persécution. Il dénonce la mainmise radicale sur le nouveau parti, menée par un homme jaloux de conserver ses prébendes. Ses crachats répétés n'atteignent pourtant pas leur but non-nommé (comme le dieu des juifs ?) en la personne de François Longchamp. Car il est de notoriété publique qu'il ne compte pas se représenter à l'issue de son 2ème mandat en cours. Son intérêt personnel n'est nullement en cause. Par contre il y a des principes, oui, chez cet homme là et les siens. Des convictions et une ligne de conduite. Un honneur et une parole, une certaine idée du bien public. Tout ce qui au bout du compte, semble bien faire défaut aux pacsés du jour, dont on peut douter que d'une quelconque manière l'union de circonstances puisse être féconde.

Si les contes de féées se terminent par "ils furent heureux et eurent beaucoup d'enfants", en politique, c'est plus rare. Mais ce qui est certain, c'est que le PLRG n'a pas vocation à être piloté de l'extérieur. Ni par un animateur de radio, ni par des politiciens d'extrême-droite.