03/09/2011

Que faire pour Genève ?

Accepter le postulat qu’une révolution nationale serait parfaitement contraire aux intérêts de la communauté genevoise, pour les raisons expliquées précédemment, implique de combattre les forces qui tirent dans ce sens, qu’elles soient à l’extrême gauche ou à l’extrême-droite. Cette dernière, sous un paravent anti-communiste primaire, remettant en réalité en cause tous les fondamentaux du libéralisme.

Un accord des forces de droite et du centre avec l’extrême-droite a tout d’un piège mortel pour les libéraux.

1) Sitôt les accords signés, ou les rapprochements opérés, l’extrême-droite, habile, après avoir fait mine de se laisser dévorer, sort pêle-mêle des accords secrets et des affiches insupportables.

L’assemblée du PLR genevois a certes accepté l’accord (présenté apparemment incomplet ?) à une large majorité, car il semblait passé avec une UDC à l’agonie, dont il ne restait plus que les membres fréquentables. Les radicaux en particulier ont voté de bon cœur, voyant dans cette alliance transitoire visant à faire passer Lüscher, un joli cadeau de mariage à déposer dans la corbeille.

Je ne suis pas certain que le vote aurait été le même après l’affichage de ces horribles bottes et la révélation d’une clause à deux tours concernant Nidegger. En tout cas, personnellement, j’ai voté pour mais ne le ferais plus aujourd’hui.

2) Le but du rapprochement, clairement exprimé par certains de ses plus chauds partisans, est de mettre fin au système suisse du consensus, qui laisse une large place aux impondérables, pour se rapprocher des autres systèmes démocratiques occidentaux, bi-partisans.

Etonnant tout de même que les tenants d’une soi-disant indépendance de la Suisse – face à l’UE et au reste du monde - soient en réalité ceux qui se battent au quotidien, avec machiavélisme et opiniâtreté, pour en dénaturer les institutions, pour en ôter l’un des deux éléments essentiels la différenciant du reste du monde : la collégialité.

Nul doute qu’une fois au pouvoir, ils fouleraient aux pieds l’autre spécialité suisse, la consultation populaire, qui ne peut que contrecarrer le gouvernement d’un régime trop unilatéral pour rassembler de vastes majorités.

3) Les ténors de l’UDC ont parfaitement compris qu’ils stagneraient toujours, au mieux, entre un quart et un tiers du corps électoral. Ce qui est beaucoup (trop à mon avis), mais les écarte du pouvoir réel dans un système de consensus.

Leur sous-représentation dans les exécutifs cantonaux et l’éviction de Blocher du Conseil Fédéral marque leurs limites, comme un plafond de verre. Au contraire d’un système bipolaire de style 51 vs 49%, dans lequel ils deviendraient la plus grosse force des 51% dominants. Et pourraient dès lors espérer tenir les rennes réelles. Ce qui serait une catastrophe pour l’équilibre et l’économie de ce pays. Sans même évoquer les précédents des années 30, vade retro Godwin J

4) Entre deux tiers et trois quarts des électeurs ne veulent pas d’une Suisse régentée et représentée par l’UDC (et ses satellites MCG ou Lega). C’est là l’expression d’une majorité bien réelle sur un problème essentiel. Tandis que la bipolarisation, c’est offrir la majorité à l’UDC sur un plateau.

Après un demi-siècle de gouvernement collégial avec la social-démocratie, qui est aujourd’hui l’ennemi retors d’une formule magique synonyme de prospérité, prêt à étreindre le libéralisme d’un baiser mortel ? Sur l’Europe et l’immigration, la gauche responsable partage grosso modo les valeurs du centre-droit. Tandis qu’en matière d’économie et de croissance, l’UDC partage de plus en plus… les valeurs de la gauche extrême. A commencer par la fermeture des frontières, qui nous amène droit à la décroissance. Rappelons tout de même que l’UDC en ville de Genève avait appelé à voter contre l’extension de l’OMC, avec Solidarités.

Certes tout n’est pas parfait dans la situation actuelle, loin de là. Mais comparé à la crise gravissime qui attaque le reste du monde, la Suisse et Genève s’en sortent plutôt mieux. Au point que cela leur pose problème. Il ne s’agit pas dés lors de jeter le bébé avec l’eau du bain et de suivre à l’aveuglette des raisonnements populistes aux lendemains qui déchantent, mais simplement de corriger ce qui doit l’être, dans la mesure des possibles. Quitte à changer vraiment ce qui pose problème, par exemple la politisation extrême du débat, à Genève.

Par exemple dans l’immédiat, faute de candidature convenable à la Cour des Comptes, je songe personnellement à m’abstenir. La Cour des Comptes est un organe de contrôle, une sorte d’audit permanent des comptes publics, complémentaire au travail politique effectué par la commission des finances du Grand Conseil. Je ne vois pas l’utilité d’y nommer des juristes, encore moins des politiques. Et surtout pas des politiques issus de partis extrémistes, susceptibles de partialité dans leurs choix d’enquête et dans leurs conclusions. En général, dans les cabinets d’audits, on recrute plutôt des comptables et des spécialistes de la gestion, ce que ne sont aucun des deux candidats, tous deux juristes. L’abstention donc.

Pour ce qui concerne le Conseil des Etats, la seule représentation équitable du canton serait un ticket gauche-droite. Cramer / Lüscher, en ce qui me concerne. Ou à défaut Cramer / Barthassat, mais Lüscher me parait plus affûté. Cramer me semble incontournable à gauche, face à une Maria Roth-Bernasconi bien gentille, mais… gentille. J’ai particulièrement apprécié le pragmatisme de Cramer sur le nucléaire, lui qui fut un opposant des plus résolus à Creys-Malville… En refusant d’aliéner toute possibilité d’évolution plus sûre du nucléaire (vers la fusion par exemple) il prend une stature d’homme d’Etat qui lui sera essentielle dans sa course au Conseil Fédéral. Genève aurait bien besoin, à ce poste, d’un Genevois partisan d’une traversée du lac autoroutière J, car comme il le fait remarquer, la décision se prendra à Berne. MCR étant sur le départ, un Conseiller fédéral genevois me parait essentiel. Et la place est prise à droite, pour un moment. Souhaitons juste que Cramer sache rendre à Genève ce qui lui revient, s’il obtient le job.

Commentaires

Bonsoir Philippe Souaille,

D'accord avec votre analyse sur la polarisation à outrance de la politique suisse et genevoise en particulier. Un telle polarisation est néfaste aux intérêts de la Suisse. Il en va de même pour Genève.
Ceux qui persistent à vouloir réduire le paysage politique à deux blocs risquent de nous conduire droit dans le mur !

D'accord aussi avec votre vision sur l'élection complémentaire à la Cour des comptes, beaucoup trop politisée pour un tel objet à mon avis. Et puis, pourquoi cet accord à trois (PLR+PDC & UDC), ce deal qui permettrait à l'UDC de faire élire Yves Nidegger en échange du soutien de cette même UDC à la liste PLR-PDC pour l'élection de cet automne au Conseil des États ?

Je me suis exprimé à ce sujet en postant un commentaire sur les blog de M. Pierre Kunz :

http://pkunz.blog.tdg.ch/archive/2011/09/02/revelatrice-la-provocation-de-gos.html

Ce sont de tels accords qui détournent les électeurs des urnes, qui les dégoûtent d'aller voter, d'aller à la soupe, après avoir vu ce que l'on a concocté pour eux dans les cuisines des partis, à leur insu.

Passons maintenant aux élections fédérales de cet automne et plus particulièrement à celle du Conseil de États, objet du deal genevois s'agissant de la liste commune PLR-PDC soutenue par l'UDC.
Sur ce point là, je ne partage pas du tout votre analyse.

Je pourrais parfaitement voter pour Barthassat, en revanche j'aurais beaucoup plus de peine à voter pour Lüscher. En effet, je le perçois trop connoté à droite, trop affairiste et pas suffisamment soucieux de la cohésion sociale de notre pays, corollaire au système gouvernemental consensuel qui a contribué à la prospérité de la Suisse moderne.

Quant à la liste de gauche, je ne voterai certainement pas pour Maria Roth-Bernasconi, qui est ... gentille, mais qui a fait son temps et moins encore pour Robert Cramer, mais pour des raisons différentes.

Robert Cramer est un "vert" tendance opportuniste, électron libre dans son parti, il n'est pas crédible à Berne où il n'est pas pris au sérieux. Sa vision politique n'est pas cohérente. Je ne souhaite pas le voir réélu !

Pourtant il faudra bien envoyer deux Conseillers aux États à Berne. Oui, mais les choix proposés me laissent franchement sur ma faim !

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 03/09/2011

Cher Philippe, je ne partage pas votre analyse même si je suis sensible à une partie de vos arguments. Comme vous, je suis très attaché au principe de la collégialité. Mais ce principe n'est pas mis à mal pour les raisons que vous évoquez. La collégialité n'existe que si tous les membres du collèges bénéficie de la même considération. Ce n'est aujourd'hui plus le cas au niveau du Conseil fédéral.. Les représentants de l'UDC sont aujourd'hui ostracisés. Il convient désormais de choisir: les élire et travailler avec eux collégialement ou les exclure. La seconde option est à mon sens dangereuse. J'envisage de m'exprimer de façon plus complète à ce sujet à l'occasion d'un prochain blog.
Un point, plus local, sur lequel je vous rejoins: le PLR genevois a accepté l'accord suite à une présentation tronquée. Je ne sais pas si je dois regretter mon vote favorable, mais je regrette, par excès de confiance, de n'avoir pas posé plus de questions. J'ai le sentiment d'avoir été trompé.

Écrit par : Cyril Aellen | 03/09/2011

Cher Cyril, vous avez raison sur le fait que l'UDC, ou du moins sa tendance principale est ostracisée. Mais la faute à qui ? Qui prêche la haine et se prétend libérale pour faire genre, mais en pratique prône des monopoles corporatistes et protectionnistes de style franquiste (pour m'éviter une fois encore le point Godwin)?
J'en veux pour preuve la récente proposition de Nidegger, dans l'affaire des taxis, qui soutient l'idée d'une profession qui gérerait elle même ses effectifs, pour maintenir ses tarifs, au mépris de l'intérêt général qui est au contraire qu'il y ait davantage de taxis dans les rues. Qui seraient sans doute plus utilisés s'ils étaient plus nombreux et moins chers...
Tout cela pour des raisons à la fois électorales et professionnelles, Nidegger étant à la fois le député défendant les Taxis jaunes au grand Conseil, ceux-ci étant souvent électeurs UDC, tout en étant aussi leur avocat dans leur plainte contre l'Etat. A l'instar de Mauro Poggia, l'autre grand spécialiste de la double casquette d'avocat au civil et de lobbyiste parlementaire. Sauf que Me Poggia ne brigue pas une charge de la cour des comptes, que l'on pourrait estimer impliquer une virginité exemplaire, sans confusion d'intérêts politiques et pécuniaires...
Par ailleurs, que vous ayez raison sur le fait que l'UDC soit ostracisée n'implique pas que j'aie tort sur le fait qu'elle souhaite la polarisation pour l'utiliser comme un levier dans sa conquête du pouvoir. C'est d'une évidence absolue. Dans le contexte de crise structurelle qui est la nôtre, s'allier à l'UDC serait se livrer à elle pieds et poings liés. Une erreur grossière non seulement pour la droite républicaine, mais pour les intérêts fondamentaux du pays, qui ne sauraient survivre à la politique de fermeture et de haine de l'autre que prône ce parti, ne serait-ce que dans sa communication.

Écrit par : Philippe Souaille | 03/09/2011

La nature de l'énergie que le PLR déploie pour la campagne de Nidegger a beaucoup plus à voir avec le goût du pouvoir qu'avec le sens du bien public.

Écrit par : Charly Schwarz | 03/09/2011

La dérive de la droite traditionnelle, ou républicaine, n'est que le reflet de son vide. Vide d'idées, vide de projets de société, vide de femmes et d'hommes aptes à faire de la vraie politique.

L'histoire a déjà montré ce que les alliances contre nature ont donné. Ainsi, l'alliance du PLR avec une droite dure à tendance nationaliste et isolationniste, mais qui a manifestement le vent en poupe, préfigure de sa disparition.

Le pire est qu'à gauche, ce n'est guère mieux. Des socialistes devenus autistes avec le pouvoir et qui ont placé des élus dont le comportement est digne des soviets. Décisions arbitraires, mauvais traitements des cadres et collaborateurs de l'administration, faveurs, protections, on en passe.

Les verts climatiques ne semblent capable que de proférer des incantations aussi catastrophistes que cyclistes. Et ne trouvent pas mieux à dire depuis la Suisse qu'ils ne sont pas d'accord que le Premier Ministre français se déplace dans la région...

Les verts libéraux n'ont rien trouvé de mieux que de pactiser avec la droite traditionnelle...

Pour qui donc voter lors des deux prochains scrutins?

Comme vous, pour la cour des comptes, les hauts le coeur me feront voter blanc - ou pas du tout.

Pour les élections fédérales... je n'ose encore y penser... Mais il est probable que je ferai de même, la mort dans l'âme car la démocratie ne s'use que lorsque l'on ne s'en sert pas... Mais est-ce encore de la démocratie?

Écrit par : Déblogueur | 04/09/2011

Accusation gratuite, Charly. Oserais-je te rappeler que pour faire passer sa politique, donc ses idées sur le bien commun, mieux vaut être élu que non ? Par ailleurs, les avantages à retirer pour le PLR sont un job de Conseiller aux Etats. Pas un poste de pouvoir, donc, mais juste de sénateur à Berne, où il est fondamental que Genève soit représentée.
Pour Nidegger, l'avantage est double: à titre personnel, un job (très bien) payé par le contribuable (manque-t-il de boulot dans son étude ?) et pour ses idées, l'assurance de pouvoir jeter un oeil de l'intérieur sur toutes les comptabilités de la République, fondations publiques et associations subventionnées inclues. Or on sait qu'en matière de subventions, notamment culturelles, les idées de l'UDC sont assez éloignées de celles des intervenants du secteur.

Écrit par : Philippe Souaille | 04/09/2011

Je suis d'accord avec Charly.

M. Aellen, dont le peu de connaissance du jeu politique apparaît à chaque fois qu'il écrit sur la politique (exemple: "Les représentants de l'UDC sont aujourd'hui ostracisés", alors qu'il n'y a qu'un seul représentant de l'UDC au CF) est candidat au Grand Conseil, et pense avoir besoin des voix UDC pour être élu, c'est ainsi qu'il défend systématiquement l'UDC.

Le brouillage d'image qu'il fait subir à son parti lui importe peu. D'ailleurs au sein de celui-ci les ambitions individuelles ont depuis longtemps empêché la possibilité de faire émerger une identité politique forte.

Le problème du PLR, ce n'est pas que ses électeurs vieillissent, c'est que ces cadres actuels, pour la plus part des avocats moyens, sont dévorés par l'ambition.

Ce parti est sans leader naturel capable de faire taire les candidats-à-tout-tout-le-temps.

Écrit par : gentilini | 04/09/2011

En une année les enfants de James Fazy ont été mariés de force et complètement cocufiés !  

Écrit par : Charly Schwarz | 04/09/2011

En aucun cas mariés de force, Charly, tu as eu tout le temps de faire ta campagne, de t'exprimer... et d'être très largement mis en minorité. Décision que tu n'as pas acceptée, ce qui a conduit à ta démission. Mais personne ne t'a conduit à l'autel contre ton gré, ni toi, ni l'ensemble des radicaux.
Quant à ton "complètement cocufiés", je n'en ai pas le sentiment. Le problème d'aujourd'hui n'est pas un problème entre libéraux et radicaux. Il est tout autant un problème entre libéraux et libéraux. Ou entre radicaux et radicaux. Il serait temps d'oublier les références au XIXème siècle pour regarder les évènements présents avec des lunettes du XXIème :
En dehors d'espoirs électoraux à court terme, le rapprochement avec l'UDC genevoise pourrait-il être profitable au libéralisme ? Je ne le pense pas, les UDC n'étant pas des libéraux. Ils sont juste des défenseurs des milliardaires, au prix d'un pacte social vertical corporatiste et xénophobe, donc contraire aux intérêts de notre économie, dépendante aux 3/4 de ses échanges avec l'étranger.
Ils sont également les ennemis déclarés de la collégialité et de la politique de consensus qui est pourtant ce qui a offert à la Suisse 60 années de prospérité inégalée dans le monde... et dans l'Histoire de la Suisse !
J'en profite pour préciser au tenancier des blogs de la Tribune que son libellé me déplaît. Je n'ai jamais voté "pour Nidegger", mais pour un accord prévoyant un échange de bons procédés avec l'UDC genevoise, à un moment où certains de ses éléments les plus problématiques semblaient avoir quitté le navire. C'était oublier que l'UDC toute entière reste aux mains du milliardaire zuricois, qui nous a sorti d'ignobles affiches. Ce qui m'a réveillé et m'a amené à réfléchir plus loin que le bout de mon nez. Mea culpa, j'aurais du le faire plus tôt.

Écrit par : Philippe Souaille | 05/09/2011

Les larmes de crocodile des soutiens de Devaud à l'extrême-gauche me laissent songeur. La cohésion électorale de l'Alternative, qui me parait essentiellement motivée par la répartition des prébendes qu'elle permet, me semble en effet la première cause de cette disparition programmée.
Dans une démocratie qui fonctionne, l'extrême-gauche joue son rôle de mouche du coche extra-parlementaire, et laisse les forces du centre, de gauche ou de droite, aux affaires. Ce faisant, elle peut demeurer le refuge des oubliés de la croissance, ce qui n'est malheureusement plus le cas à Genève. En dehors d'une poignée de fonctionnaires et d'artistes subventionnés, votre base populaire naturelle a depuis belle lurette été dévorée par le MCG. Il est d'ailleurs significatif que ce soit le PS et non vous qui, le premier, l'ait compris et fasse le nécessaire pour tenter de reconquérir cette base essentielle.

Écrit par : Philippe Souaille | 05/09/2011

"Le Centre est inutile en politique", "c'est un ventre mou", je cite de tête ce qu'Yves Nidegger a écrit à plusieurs reprises dans ces blogs. Eh bien manque de chance pour lui, le centre se rappelle aujourd'hui à son bon souvenir, au plus mauvais moment.
L'arrogance de l'UDC et son absolu manque de goût, en matière de communication publique, lui joue des tours. A moins bien sûr qu'elle ait tellement bien intégré le plafond de verre auquel se heurteront toujours ses méchantes idées qu'elle ne communique plus pour convaincre de nouveaux sympathisants, mais pour conforter ses partisans dans leurs réflexes primaires.
La plupart des femmes de ma connaissance auraient plutôt tendance à dire vouloir larguer leur mec si celui-ci se mettait à voter UDC. Ce que confirment les statistiques: si les femmes votent en général moins que les hommes, elles votent nettement plus qu'eux pour le PS (24-21) et le PDC (18-13), un peu plus pour les verts (5-4),un peu moins qu'eux pour le PLR (19-20)... et beaucoup moins qu'eux pour l'UDC (19-25) (Chiffres de 1999 sur 1342 sondés représentatifs) !
La pub des trois midinettes séduites puis se détournant d'un bellâtre ne saurait donc être réaliste que si l'on comprend qu'elles sont en fait choquées qu'il ose poser son postérieur sur un symbole européen, ce qui n'est pas respectueux du tout pour nos grands voisins :-)

Écrit par : Philippe Souaille | 05/09/2011

CONCERNANT LES ELECTIONS A GENEVE

On a effectivement la Droite la plus bete du monde.
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Au lieu de faire bloc pour gagner elle s'entretue pour perdre.
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Pendant ce temps dans le camp d'en face, ils font bloc de la Gauche extreme radicale (pas mal d'anciens troskystes, maoistes non repentis) aux socialos en passant par les verts et ils gagnent (4 conseillers sur 5 en ville de Geneve).
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CONCERNANT LA DIABOLISATION DE L’UDC

A lire certains et a voir la repugnance a s'associer a l'UDC de plusieurs politiciens de la Droite politiquement correct on a l'impression que Nidegger et les siens sont membres du parti Nazi.
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Alors qu'on me dise combien de personnes ils ont executes, lynches dans des pogroms et gazes dans des camps.

Qu’on me dise pourquoi se parti n’est pas interdit par la loi ?
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Par contre, a Gauche on garde les noms originaux de Parti Communiste, Parti Socialiste (comme dans les dictatures de l'Est tombees il y a a peine 20 ans ou ont tue et envoye en camp de travail les opposants).
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Un Jean Ziegler par exemple s’est toujours affiche sans gene avec le colonel Kadafi ou ces braves fumeurs de cigares de la dictature sanglante cubaine, etc, etc…

Depuis 1917, communisme et socialisme ont fait plus de 100 millions de morts. Un record mondial !
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Porter ce nom dans l'intitule d'un parti politique est une insulte a l'Humanite. Et pourtant, ca n’est pas sanctione…

Rappelez-vous de tous ces crimes contre l’Humanite en parcourant le site internet ci-dessous.

http://www.communistcrimes.org/

Maintenant, pour comprendre comment la Droite tradtionelle s’est faite insidieusement bernee par la Gauche (pour le moment) regardez cette video qui analyse le meme probleme en France.

http://www.rtl.fr/actualites/politique/article/eric-zemmour-les-vieilles...

Maintenant que vous connaissez les ficelles il est temps de reagir et d’arreter de se faire avoir par la Gauche.
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Votez utile, votez compacte, votez pour arreter de perdre...votez a Droite.

Écrit par : Anonyme | 05/09/2011

Philippe, je dois malheureusement constater ton peu de cohérence politique et un manque total de courage.

Mais tu connais ce bon mot : « un militant ça ferme sa gueule ou ça démissionne ».

Écrit par : Charly Schwarz | 05/09/2011

Constate, Charly, constate. Vois-tu, j'aime bien le PLR et j'y resterai pour faire entendre ma voix tant que l'on y voudra bien de moi. Si je n'ai pas rejoint les verts libéraux, dont je me sens proche, c'est que je ne vois pas l'utilité de multiplier les chapelles, qui servent les égos, mais réduisent le bras de levier... et aussi que tu en es le secrétaire général. La qualité de certaines de tes analyses politiques me laisse en effet pantois.

Écrit par : Philippe Souaille | 06/09/2011

Ouf !
Je suis heureux de n'avoir la triste douleur de te signifier que nous pouvons pas accepter ta candidature. Et pas à cause de t'on analyse politique, mais bien en raison de ton manque de courage.

Et tu pourras aussi constater que les Vert'libéraux répondent à un projet de société que les PLR, depuis le "couché couvert" derrière l'UDC simplement pour satisfaire les carrières de quelques "Caudillo", ne peut plus défendre.

Écrit par : Charly Schwarz | 06/09/2011

Ouf !
Je suis heureux de n'avoir la triste douleur de te signifier que nous pouvons pas accepter ta candidature. Et pas à cause de t'on analyse politique, mais bien en raison de ton manque de courage.

Et tu pourras aussi constater que les Vert'libéraux répondent à un projet de société que les PLR, depuis le "couché couvert" derrière l'UDC simplement pour satisfaire les carrières de quelques "Caudillo", ne peut plus défendre.

Écrit par : Charly Schwarz | 06/09/2011

Ouf !
Je suis heureux de n'avoir la triste douleur de te signifier que nous pouvons pas accepter ta candidature. Et pas à cause de ton analyse politique, mais bien en raison de ton manque de courage.

Et tu pourras aussi constater que les Vert'libéraux répondent à un projet de société que les PLR, depuis le "couché couvert" derrière l'UDC simplement pour satisfaire les carrières de quelques "Caudillo", ne peut plus défendre.

Écrit par : Charly Schwarz | 06/09/2011

Quelle est ta définition du courage, Charly ?
Pour moi, en politique, cela consiste à dire ce que l'on pense juste. Indépendamment de ses intérêts personnels, le cas échéant. Ce qui m'arrive assez régulièrement, y compris dans le présent blog, dont j'imagine qu'il ne va pas me valoir que des amitiés au PLR. Mais j'ai la faiblesse de penser que mes arguments ici développés n'ayant été contestés par personne, ma bonne foi ne sera pas mise en doute. D'autant que je n'ai aucun intérêt électoral.
Je pense qu'il y a d'autres moyens, pour aller chercher des voix indispensables, que de s'allier avec des gens qui commettent des affiches résonnant d'horribles bruits de bottes. Je le dis. Parce que j'aime le PLR et la plupart de ses membres.
Je crois aussi que dans ta présente fonction, tu es victime du syndrome de Peter. Ce qui nuit au développement du parti que tu as largement contribué à créer. L'intelligence et le courage consisteraient à te retirer. Je le dis aussi. Parce que j'aime aussi ton parti, sur le principe, qui réunit le développement durable et la croissance.

Écrit par : Philippe Souaille | 06/09/2011

Mon cher Philippe,
> . Citations que tu dois aussi aimer.

ABE. Salut !

Écrit par : Charly Schwarz | 06/09/2011

Juste pour ceux qui ne suivent pas tous les détails de l'actualité genévo-genevoise : En quoi consiste au juste les analyse si détestables (apparemment) de Charlie Schwartz ?

Je lis régulièrement son blog et j'avoue que je n'y ai jamais lu le début d'une analyse. Uniquement des répétitions d'idées reçues et des tartes à la crème politiques inspirées des débats de la TSR.

Écrit par : carlos | 06/09/2011

Pas détestables, Carlos, juste un peu... justes au niveau du niveau, pour quelqu'un qui se profile en analyste et aspire à des responsabilités politiques. Après, des goûts et des couleurs. Mais bon, la prose de Charly n'était pas le sujet de ce blog.

Écrit par : Philippe Souaille | 06/09/2011

Quand je vois l'échange entre M. Souaille et M. Schwarz, ce que je me dis prioritairement, c'est que la politique aurait bien besoin de gens qui sont capables de passer outre les querelles de personnes et leur fierté bafouée pour servir réellement le citoyen.
Qu'il fasse donc ce qu'il prétende faire réellement, et non se servir du citoyen pour faire flotter leur égo de pouvoir.
M. Schwarz, vous ne faites pas montre de cette qualité. Que l'on vous choisisse comme secrétaire général d'un parti me laisse un peu pantois.
Etes vous du même type de politicien que Voiblet ou Poggia? Opportunistes qui vont là où une place importante peut leur revenir rapidement et sans trop de luttes?

Écrit par : lefredo | 12/09/2011

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