20/09/2011

Merci au 3/4 des Genevois qui ont voté comme moi...

On s'y attendait, les grands vainqueurs de l'élection d'un juge intérimaire à la Cour des Comptes sont... les abstentionnistes, qui avec ceux qui ont voté blanc ou nul représentent les 3/4 du corps électoral. Me voilà donc auto-proclamé porte-parole officieux de tous ceux qui ne votent pas, sytématiquement ou occasionellement, pour des raisons les plus diverses. De loin le plus grand parti de Genève, six fois plus nombreux que les partisans de Nidegger... ou de Devaud, tous partis confondus.

Bien sûr, les abstentionnistes sont extrêmement divers, allant de celui (ou celle) qui ne comprend rien à la politique à celui (ou celle) qui la comprend trop bien. Pour ma part, j'admets évidemment, comme à peu près tout le monde je suppose, qu'il faut des dirigeants à une collectivité, et que la moins mauvaise manière de les désigner est la démocratie. Ce qui implique malheureusement des partis politiques, ayant pour fonction de faire élire des gens, au service d'une politique ou d'un groupement d'intérêts. Plus rarement de l'intérêt général.

A tout prendre, je préfère cependant un élu défendant clairement les intérêts d'un groupe (que ce soient les travailleurs, les fonctionnaires, les petits patrons ou les banquiers et payé pour, donc soumis à une forme de contrat) qu'un élu ne défendant que ses seuls intérêts personnels, sous couvert de vouloir protéger le peuple, ce qui ne veut rien dire et qui est généralement le cas des populistes. L'idéal étant bien sûr un élu qui saurait prendre en compte l'intérêt général avant tout, mais ceux-là sont rares. Ceux que je connais sont quasiment tous au centre, gauche ou droite.

Un centre qui s'est gentiment rappelé à l'existence d'un fringant candidat, ce dernier week-end, qui se plaisait à en nier l'existence ou à l'insulter. Du coup c'est le candidat moins fringant, à la mèche poisseuse, dérisoire cache-sexe d'une calvitie accomplie, qui s'est retrouvé élu. Poisseux, le terme est fort, me direz-vous, mais moins que la douteuse plaisanterie du triste sire, qui sitôt élu remercie la droite, sachant qu'il a été élu, sur un fil (dentaire, restons dans le cache sexe), grâce aux voix des cadors du MCG. Beurk.

Sur le terrain de la morale, l'extrême-gauche genevoise n'a de leçon à donner à personne.  A commencer par cette élection où l'on accepte les voix du MCG que l'on prétendait refuser au socialiste Longet, ce qui fit capoter sa candidature. Tout en clamant à la victoire de classe comme le fait Vanek, qui traite Nidegger d'ultra-libéral. Ce qui est soit mensonger, soit la preuve que Vanek ne sait pas de quoi il parle quand il cause politique et qu'il devrait revoir ses classiques. Elève Vanek, vous me recopierez le Capital, douze fois, dans sa version intégrale...

Nidegger est un vrai ... (  censuré) ... corporatiste, partisan d'une alliance verticale entre les classes, sur des bases nationales. Sur bien des points, son discours rejoint celui de l'extrême-gauche altermondialiste actuelle. Tout le contraire d'un ultra-libéral. Mais c'est sans doute un peu trop compliqué à expliquer aux camarades, alors on préfère simplifier: UDC=Blocher=milliardaire=ultra-libéral... En oubliant le combat frontal avec les libéraux sur l'Union Européenne et la mondialisation. M. Vanek fait du populisme de gauche et de la magouille politicienne. A priori plus habilement que la droite, puisqu'il est parvenu à placer Devaud. D'avoir faim, ça donne des ailes...

Commentaires

Cela n'a strictement rien à voir, mais ces deux tableaux issus des classements du FMI me semblent extrêmement révélateurs sur l'état de santé des principales économies du monde.

http://www.journaldunet.com/economie/magazine/classement-pib.shtml

Écrit par : Philippe Souaille | 20/09/2011

Cette votation a tout de même couté plus de 500.000.- CHF aux contribuables...

Écrit par : Ivan Skyvol | 20/09/2011

Faites-vous élire au conseil national ou au Grand Conseil, organisez une mobilisation, gagnez un combat politique, et on en reparlera.

Écrit par : gonzales | 20/09/2011

Précisément, cher Gonzales, me faire élire, je n'y tiens pas plus que cela. J'aime qu'on m'aime pour moi-même et non pour la quantité de pognes que je parviens à serrer en gardant le sourire ou pour les prébendes que je pourrais délivrer. En revanche, des combats politiques, ceux auxquels je croyais, même s'ils n'étaient pas forcément les miens, je pense avoir contribué à en gagner quelques-uns. A en perdre aussi, d'ailleurs, sans doute...

Écrit par : Philippe Souaille | 20/09/2011

Voter blanc peut se concevoir, surtout quand le choix offert n'est satisfaisant ni d'un côté ni de l'autre. J'ai néanmoins donné ma voix à Devaud pensant qu'il est mieux armé pour occuper le poste que Y. Nidegger.
Et comme il s'agit de la cour des comptes, j'ai la naïveté de croire que seules les compétences comptent et que peut-être il faudrait ne présenter que des personnalités hors parti pour des postes similaires.

En ce qui concerne l'abstention, je pense qu'elle n'a aucune justification, sinon celle de croire que voter ou non ne change rien.

Écrit par : MIchel Sommer | 20/09/2011

Il est certain qu'en présence de véritables enjeux, le taux d'abstentionnisme baisse. Pour ce qui est des compétences en revanche, en matière de comptabilité et de découpage de cheveux en quatre, qui est ce que l'on demande à des auditeurs, je pense que Nidegger en avait d'au moins aussi bonnes.
Mais voilà : http://www.youtube.com/watch?v=qiiM0Fe5eEY
L'UDC est allé deux fois de plus trop loin dans le mauvais goût. Deux fois de trop. Cela lui retombe dessus
Pour le reste bien d'accord avec vous, les élus à la cour des comptes ne devraient pas être des politiques, encore moins des extrémistes. Et probablement pas des juristes, mais des comptables.

Écrit par : Philippe Souaille | 20/09/2011

Quant à moi, je remercie le quart des électeurs qui ont voté.

Ils avaient le choix entre deux candidats qui, tous deux, disposaient des compétences techniques nécessaires et qui, tous deux, avaient une grande qualité pour un organe de surveillance : ne pas être inféodé à un parti gouvernemental.

Et je me félicite d'avoir contribué à ce que soit expulsé le président cantonal d'un parti gouvernemental, qui avait eu l'outrecuidance de vouloir faire acte de candidature alors qu'il est sous le coup d'une condamnation pénale le rendant inéligible. Ce qui me désole le plus ne sont pas les errements de cet individu, mais bien le fait que sans la claire et crédible menace de l'intervention de la justice, sa candidature aurait été admise par une administration inféodée aux partis gouvernementaux.

Est-il admissible que le président d'un parti gouvernemental soit un délinquant ? Apparemment oui ! Quelle déliquescence.

Écrit par : CEDH | 20/09/2011

Bombarder les abstentionnistes comme un corps homogène est fort de café, et ne peut provenir que d'un membre d'un parti à la dérive :)

Toutes les études le montrent, dans le monde entier, et elles existent en très grand nombre : si les abstentionnistes, ils voteraient de manière identique à 0,5 % près par rapport à ceux qui accomplissent leur devoir civique...

Écrit par : André Baldini | 21/09/2011

@ CEDH :

" Quant à moi, je remercie le quart des électeurs qui ont voté. "

Je fais partie du quart des électeurs qui ont voté. Mais j'ai voté blanc par refus de cautionner une élection beaucoup trop politisée à mon goût pour une fonction éminemment technique.

En démocratie, l'abstention ne peut être assimilée à un vote "blanc". Celle-ci témoigne d'un désintérêt total pour la chose publique, c'est une démission et une absence de civisme que je ne conçois pas. Voter blanc en revanche permet d'exprimer une opinion qui doit être comptabilisée en tant que telle.

Je refuse en effet d'être pris en otage par des partis politiques qui passent des accords entre eux en spéculant sur les voix des électeurs, comme si ces dernières leur appartenaient.
Je refuse de cautionner un tel système qui fait des électeurs des dindons de la farce, une farce qui faut-il le rappeler nous a tout de même coûté quelques 800'000.- francs, pour une élection complémentaire qui a élu un juge pour quelques mois seulement !

Quant aux candidats eux-mêmes, le fait qu'ils se trouvaient l'un et l'autre aux extrémités de l'échiquier politique m'a gêné.
Je ne vois aucune qualité particulière pour un juge élu à la Cour des comptes, de ne pas être inféodé à un parti gouvernemental, car l'ambition de tout parti n'est-il pas d'être représenté au gouvernement ? Par ailleurs, les dysfonctionnements de l’État ne se cantonneraient-ils qu'au niveau gouvernemental ?

Pour une telle fonction, seules les compétences techniques devraient prévaloir, mais ces juges étant soumis à une élection par le peuple, les candidats doivent avoir une visibilité politique pour être élus, visibilité que seuls les partis politiques sont en mesure de leur offrir.

Pour le reste de votre commentaire, il va de soi qu'il serait inadmissible qu'une administration chargée de valider des candidatures ne respecte pas tous les critères définis dans la loi, soit par complaisance, soit par négligence. Ces pratiques seraient d'autant plus choquantes, qu'elles concernent précisément l'autorité chargée de surveiller la bonne marche de l’État et d'en relever les dysfonctionnements. Mais nous n'en sommes pas encore là, du moins on l'espère ...

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 21/09/2011

@ Philippe Souaille:
"les élus à la cour des comptes ne devraient pas être des politiques, encore moins des extrémistes. Et probablement pas des juristes, mais des comptables."

200% d'accord avec vous. N'y a-t-il pas de possibilité pour un candidat hors parti et techniquement compétent de se présenter, voire même d'être élu ? Problème de financement de la campagne peut-être ?

N'oublions pas que la prochaine élection se tiendra dans quelques mois...

Écrit par : Punica Fides | 21/09/2011

Ce qui est amusant CEDH, c'est qu'en faisant expulser du jeu le Président cantonal d'un parti de gouvernement comme vous dites, à savoir René Longet, vous avez, si j'ai bien tout compris, cru ouvrir un boulevard à la candidature de Nidegger dont vous partagez incroyablement les marottes et l'agenda (à un point que c'en est troublant): Au final, c'est très certainement ce qui lui coûte son élection à Nidegger, car s'il avait eu deux candidats de gauche face à lui, il aurait évidemment fait mieux !
Comme quoi il peut y avoir une morale, même en politique :-)

Écrit par : Philippe Souaille | 21/09/2011

Cher Monsieur Souaille, "Nidegger est un vrai facho" est une affirmation que vous savez fausse et attentatoire à l’honneur. Elle est donc calomnieuse, au sens du code pénal suisse. Sans doute, vous êtes-vous, l’espace d’un instant, senti au-dessus des lois, comme s’était senti au-dessus des lois votre camarade de parti valaisan qui pensait pouvoir impunément assimiler mon ami Freysinger à un célèbre autrichien naturalisé. C’était un peu ballot. Que préférez-vous ? Retirer sur ce même blog, avec un mot d’excuses qui devra avoir l’air sincère, un qualificatif inapproprié qui aura dépassé votre pensée ou confier à un tribunal le soin de dire ce qu’est le droit ?

Écrit par : Yves Nidegger | 22/09/2011

Cher Monsieur Nidegger, j'ai retiré le mot que vous me demandez de censurer, car j'ai mieux à faire qu'enrichir vos confrères. Je ne vais cependant pas m'excuser, car je ne vous ai en aucun cas diffamé.
Si j'ai bien compris l'excellent juriste CEDH, qui a réapparu depuis dimanche dans un blog voisin, pour qu'il y ait diffamation, il faut que l'auteur de l'affirmation soit convaincu que celle-ci est fausse. Or, non seulement je ne pense pas que cette affirmation soit fausse, mais je crois même pouvoir démontrer le contraire, en termes politiques bien sûr: le fascisme est un mouvement d'extrême-droite nationaliste et corporatiste, ce qui recoupe parfaitement la plupart de vos prises de position, tant politiques que juridiques d'ailleurs.
Cela permet de rappeler que les extrêmes se rejoignent, car il existe dans le fascisme un volet social dont vous êtes sans doute, à l'UDC, l'un des rares représentants sincères. Cela doit être du à vos antécédents familiaux prolétaires, cumulés à votre passage aux jeunesses communistes et à votre carrière de syndicaliste sous la houlette de M. Beer. Un parcours qui en rappelle certains, me direz-vous...
Certaines définitions du fascisme ajoutent "prônant un parti unique", ce qui je vous le concède, n'est à ce jour pas le cas de l'UDC. Mais je ne crois pas qu'aucun parti fasciste ait jamais prôné le parti unique AVANT d'arriver au pouvoir, à moins d'être prêt à s'y risquer les armes à la main. Et l'une de mes craintes, face à votre parti, c'est très précisément celle de la fin des libertés politiques et même des libertés tout court si vous arriviez au pouvoir.
Ce risque, bien sûr, je ne peux le prouver, et j'espère bien ne jamais être en mesure de le faire. Mais tout ceci n'est en rien constitutif de calomnie, tout au plus de débat politique.
Est-ce attentatoire à l'honneur ? Là vous m'étonnez. Je vous croyais plus fier de vos choix politiques d'autant qu'il n'y a rien d'illégal, en Suisse à se déclarer fasciste.
Pour ma part, il m'est souvent arrivé de me faire traiter de gaucho (bien que cela ne soit aujourd'hui largement plus vrai) et même pire que cela dans ces blogs, mais je n'ai jamais attenté de procès pour cela. Et puisqu'on parle de gaucho, je crois avoir été nettement plus méchant à l'égard de Devaud, dans ce texte. Lui ne menace pas de m'attaquer. Il est vrai que sa victoire doit le laisser de meilleure humeur que vous.
Enfin, dans le paragraphe incriminé, j'essayais de faire comprendre la différence qu'il y a entre un libéral, ce que vous n'êtes pas, et la composante (quel terme peut convenir en lieu et place de celui que vous m'interdisez d'employer, désolé, je ne trouve pas !) ... censurée ... de la partie extrême tout à droite de l'échiquier politique, qui défend une mentalité clanique, nationale et corporatiste verticale contre le libéralisme, qui est lui par définition ouvert à l'Europe et au monde.
Vous en donnez l'illustration flagrante dans votre dernier texte de ce jour, dans votre blog. Vous attaquez frontalement - Comme l'extrême gauche et Devaud d'ailleurs - le projet RUBIK, qui est sans doute non pas la meilleure, mais la seule planche de salut de l'Industrie financière genevoise. Vous prouvez là avec éclat que j'avais raison lorsque j'affirmais que vous étiez dangereux pour les valeurs de la droite et du centre, les valeurs de travail, d'humanisme et de libéralisme, mais aussi de liberté d'entreprendre et de responsabilité qui ont forgé la réussite de ce pays.

Écrit par : Philippe Souaille | 22/09/2011

DROIT DE REPONSE

Le 22.09.2011 vous avez écrit :

"Si j'ai bien compris l'excellent juriste CEDH, qui a réapparu depuis dimanche dans un blog voisin, pour qu'il y ait diffamation, il faut que l'auteur de l'affirmation soit convaincu que celle-ci est fausse."

Voilà ce que j'ai écrit, dans un autre contexte, sur un blog voisin.

"Sur le plan pénal, vous pourriez déposer une plainte pénale du chef de diffamation, voire de calomnie, contre le méchant. Calomnie au cas où l'on vous aurait, à tort et consciemment, accusé d'être un scélérat.

Diffamation, si l'accusation était exacte mais qu'il fut illicite de le dire, ou encore si cela n'était pas vrai mais que le méchant se soit trompé."

Écrit par : CEDH | 22/09/2011

C'est bien ce que je dis, CEDH, c'est bien ce que je dis. Calomnie il n'y a pas, puisque je suis convaincu que le terme porté était non pas faux mais adéquat. Quand à la diffamation, s'il n'est pas illicite d'être fasciste, je ne pense pas qu'il soit illicite de prononcer le mot...
"Fasciste" ou son diminutif "facho" n'est pas une insulte. Pas pour moi en tout cas, c'est un qualificatif politique, qui répond à des critères précis. Comme "communiste" par exemple. Le fait que certains (la plupart) des expériences mettant en pratique ces théories se soient terminées en catastrophes humaines rend certes ces théories détestables, elles ne dissuadent pas pour autant certains de nos concitoyens de chercher à les appliquer à nos sociétés, en tout ou en partie. A partir de quelle quantité de partie le qualificatif "fasciste" ou "communiste" peut-il dès lors être utilisé ? Pour ma part, je pense pouvoir démontrer qu'une très large part de vos prises de position recoupe l'idéologie dont il est question.
Il est de plus usuel d'avoir recours à ces termes dans le débat politique. Je me permets de vous rappeler que vos amis politiques qualifient régulièrement, dans les blogs les "socialos" de "communistes", quand bien même historiquement, depuis la scission du Congrès de Tours, dans les années 20, ces deux idéologies politiques sont clairement séparées. Mais je n'ai jamais vu de procès.
Je n'ai pas davantage vu l'Ambassadeur européen en Suisse porter plainte contre votre leader, l'ex-conseiller fédéral, bien que celui-ci a plusieurs reprises, ait comparé, voire qualifié l'UE d'empire nazi, ce qui vous l'avouerez est non seulement désobligeant, mais parfaitement faux d'un point de vue historique et politique. Ne serait-ce que parce que tous les grands anciens fédéralistes européens capturés par les nazis ont finis sur des crocs de bouchers.
J'ajoute qu'en ce qui me concerne, j'aurais sans doute voté pour vous - et j'étais prêt à le faire savoir - si vous aviez eu un seul mot pour manifester votre désaccord avec ces horribles affiches de bottes rouges et noires dont la symbolique évocatrice du nazisme ne vous aura pas échappée. Certains commentaires sur votre blog vous l'ont suggéré, mais ils n'ont même pas été publiés...
Tiens voilà que je commence à répondre à CEDH et finit par parler à Nidegger... Comme si c'était la même personne. Avouez que ce serait tout de même amusant que tous les propos émanant de CEDH, y compris le fait de traiter les Portugais, les Italiens, les Grecs ou les Espagnols de "PIGS" puissent être utilisés à l'encontre d'un candidat à diverses (et variées) fonctions publiques... Ou encore que l'un prétende ne pas être UDC tandis que l'autre en est conseiller national. Mais bien sûr, CEDH et Nidegger ne peuvent pas être la même personne, même s'ils professent la même idéologie, écrivent de manière fort comparable et se trouvent aux mêmes endroits au même moment, par exemple à New York... Ce ne sont là que de pures coïncidences, que seuls les nécessités d'une action judiciaire permettraient de corroborer ou d'infirmer. Laissons les fantômes du passé là où ils sont et contentons nous de parler politique.

Écrit par : Philippe Souaille | 23/09/2011

DROIT DE REPONSE

Je ne suis pas Nidegger.


POUR INFO

PIGS ne comprend pas l'Italie mais l'Irlande. Il reste PIIGS. De toute manière les lettres de l'acronyme ne désignent pas des personnes mais des pays. Il y a aussi PIIGSF, pour inclure la France. Comme il y a BRIC et BRICS. Pour y inclure l'Afrique du sud.


QUESTION

Néolibéral, est-ce une injure ? Et après la guerre que va mener la Grèce ensuite du grave incident Chypryote, qui pourrait surgir tel un nouveau Sarajevo au sein d'une Europe ravagée pas le néolibéralisme, la réponse sera-t'elle la même ?


OBSERVATION

Noir et Rouge. Le rouge n'est pas la couleur du nazisme.


POST SCRIPTUM

1. Avez-vous identifié qui se cache derrière le Nidegger qui est intervenu sur votre blog ?

2. Pourriez-vous me faire tenir copie du dernier commentaire censuré. Je ne la retrouve plus. Merci.

Écrit par : CEDH | 23/09/2011

Concernant le point 1) les affirmations d'une personne n'agissant que sous pseudonyme sont sujettes à caution. A moins bien sûr que vous ne m'apportiez la preuve du contraire, sous une forme qui pourra rester entre nous.

concernant le point 2, l'insulte à l'égard d'un pays (et donc de ses habitants) reste à mes yeux une insulte, si ce n'est en droit (encore que l'on puisse parler de discrimination) du moins dans les faits.

"Néolibéral" n'est pas une injure, en tout cas pas à mes yeux, mais un qualificatif politique, dont on peut discuter de savoir s'il s'applique ou non à telle ou telle personne. Exactement comme "fasciste" ou "communiste".

Les couleurs nazies étaient le noir ET le rouge. N'avez-vous jamais vu un drapeau nazi ? Je suis intimement persuadé que le ... censuré... de graphiste qui a dessiné la fameuse affiche à la botte, lui en a vu... Et voici ce que racontait Albert Speer d'après Wiki-qui ?
"Le dessin du drapeau nazi est introduit par Hitler comme drapeau du parti durant l'été 1920 : sur fond rouge, un disque blanc avec une svastika noire au milieu. Ce choix des couleurs rappelle l'Allemagne impériale, et Hitler y ajoute une autre interprétation dans Mein Kampf : le blanc représente le nationalisme, le rouge le socialisme, et la svastika la race aryenne. Dans ses mémoires, Albert Speer affirme qu'« il [Hitler] ne fit jamais autant preuve de soin que pour le Berghof qu'en deux choses : le dessin du drapeau de guerre du Reich et celui de son propre étendard de chef de l'État ».

Le commentaire de M. Nidegger fait suite à un échange entre celui-ci et la rédaction de la Tdg qui m'a été communiqué. Je n'ai donc aucun doute à avoir. Et si vous êtes lui, c'est bien essayé.

Concernant votre dernier point je ne le comprends pas. Voulez-vous parlez du dernier commentaire de votre part que je vous aurai censuré ? Il daterait de quand à peu près ?

Écrit par : Philippe Souaille | 23/09/2011

ATS | 27.09.2011 | 11:29


L’ex-rédacteur en chef de l’hebdomadaire «Le Confédéré», qui avait publié un photomontage montrant Oskar Freysinger et Adolf Hitler, perd définitivement son procès. Le Tribunal fédéral (TF) confirme la condamnation d’Adolphe Ribordy par la justice valaisanne.

Sous la signature de son ancien rédacteur en chef, «Le Confédéré» avait publié en août 2007 un article intitulé «Comme un parfum des années 1930». Le texte était illustré d’un photomontage montrant les portraits du conseiller national UDC et d’Adolf Hitler avec le slogan «Autrichiens: on a déjà donné».

Dans un arrêt rendu à l’unanimité des cinq membres de la Cour de droit pénal, le TF confirme la condamnation avec sursis d’Adolphe Ribordy à 120 heures de travail d’intérêt général pour diffamation. Il juge que le photomontage procède d’un amalgame et jette clairement le soupçon qu’Oskar Freysinger, dont le père est autrichien, sympathiserait avec l’idéologie nazie.

Limites dépassées

«Même jeté en pleine campagne électorale, un tel soupçon dépasse les limites pourtant larges posées à la liberté d’expression,» souligne le TF. Il lèse l’honneur du conseiller national pas seulement en tant que politicien mais aussi en tant qu’homme.

Selon le TF, Adolphe Ribordy ne peut être suivi lorsqu’il soutient que le photomontage revêtirait «une dimension satirique évidente». Pour Mon Repos, l’argument tombe à faux dès lors que «Le Confédéré» n’est pas un journal satirique et que ni le titre, ni le sous-titre n’ont un caractère humoristique.

«On cherche ce qu’il y aurait d’amusant à laisser croire qu’une personne partage la vision d’un génocidaire», relève le TF. Le seul fait qu’Adolphe Ribordy ait repris la mise en forme adoptée par une affiche de l’UDC ne permet pas de retenir un caractère «burlesque», ou «destiné à faire rire», comme l’affirmait le recourant.

Modération et bienséance

«Quelle que soit la vigueur des luttes politiques, il est légitime de vouloir leur conserver un minimum de modération et de bienséance», relève le TF en citant sur ce point la Cour européenne des droits de l’homme. Cette dernière, dans une affaire concernant Jean-Marie Le Pen, avait rappelé que «même un politicien controversé» doit bénéficier de la protection garantie par la Convention européenne.

En définitive, juge le TF, la justice valaisanne n’a pas violé le droit fédéral en considérant que l’article litigieux et notamment le photomontage étaient diffamatoires au sens du Code pénal. Débouté, Adolphe Ribordy devra publier dans sa prochaine édition, un texte faisant état de cette condamnation, relève un communiqué diffusé mercredi par l’UDC du Valais Romand.

Écrit par : Yves Nidegger | 27/09/2011

Merci, Cher Yves, de ce rappel, qui toutefois ne me semble pas approprié. Je ne vous ai jamais traité de nazi, encore moins d'émule d'Adolf Hitler, cela ne me serait d'ailleurs même pas venu à l'idée. Si l'on peut dire que les nazis étaient globalement des fascistes, tous les fascistes n'étaient pas des nazis, très loin de là. Le fascisme italien, par exemple, n'a jamais prôné la solution finale et globalement a plutôt protégé les juifs. Le franquisme espagnol était incontestablement un régime fasciste, mais n'a pas participé à la seconde guerre mondiale, pas plus que les salazaristes au Portugal. Et ils n'ont en rien maltraité ni les juifs ni les arabes.
Un certain nombre de Croix de feu françaises ont été très actifs dans la Résistance, tandis que d'autres rejoignaient la milice. Le péronisme en Argentine affichait la plupart des caractéristiques d'un régime fasciste, mais il ne vendrait à l'idée de personne de l'assimiler au nazisme.
De même que de l'autre côté de la barrière, on ne peut pas assimiler les trotskystes ou les spontanéistes au stalinisme, bien que les staliniens soient aussi communistes, les Jacobins à la Terreur, sous prétexte que Fouquier-Tinville se disait révolutionnaire...
Ce que le législateur helvétique, dans sa sagesse, a fort bien compris. Il est illégal d'être nazi, idéologie par essence raciste, mais pas fasciste.
Le fascisme est une doctrine politique, qui se définit par un certain nombre de critères, correspondant de très près à vos diverses prises de positions, à l'exception notable du parti unique, que - pour l'instant - vous ne prônez pas. Le "pour l'instant" est essentiel, car généralement lorsque toutes les autres caractéristiques étaient réunies dans le discours de partis parvenant au pouvoir, ils ont tous tenté d'instaurer ces partis uniques et/ou dictatures, à priori indispensables pour mettre vraiment en application leurs idées.
Si vous m'y contraignez, ce que je ne souhaite pas, je pense pouvoir plaider que c'est une question de liberté d'expression fondamentale que de pouvoir dire cela et le faire connaître, même si bien sûr on peut être d'un avis contraire et tenter de prouver que je me trompe par des arguments ou des contre-exemples... Que j'attends toujours.
Je pense même pouvoir trouver des soutiens juridiques de poids qui seraient prêts à assurer ma défense dans ce combat. Et je crois qu'il existe un nombre raisonnable de chances que nous le gagnions. Le contraire serait d'ailleurs très mal perçu par une bonne partie des démocrates de ce pays, d'autant que je ne vous ai ni insulté, ni maltraité. Je suis enfin tout à fait prêt à en discuter calmement avec vous autour d'une tisane ou d'un verre d'eau minérale. Avec respect.

Écrit par : Philippe Souaille | 27/09/2011

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