19/10/2011

Quand l'UDC mélange la paille et la poutre

J'apprends aujourd'hui que M. Nidegger, conseiller national pour encore au moins quelques jours de son état, porte plainte contre moi, et subsidiairement contre la Tribune de Genève en tant qu'hébergeur, pour des propos que j'ai tenu ici même à son égard. Des propos par lesquels j'expliquais en quoi selon moi ses choix et déclarations politiques ressemblaient d'assez près aux définitions politiques habituellement données pour qualifier des mouvements politiques qui furent assez répandus en Europe du Sud, ainsi que dans quelques pays d'Amérique latine des années 20 aux années 80...  Je l'y affublai également du terme de "vrai... " en 5 lettres, commençant par f et se terminant par o, diminutif habituel de la tendance politique décrite ci-dessus, qui soit dit-en passant est une tendance politique légale en Suisse et n'est donc pas une insulte.

M. Nidegger, donc, qui a quelque raison de m'en vouloir pour avoir pris publiquement parti contre l'idée de son élection à la Cour des Comptes, a décidé de porter plainte pour calomnie. J'attends de recevoir la lettre du Ministère public pour en savoir davantage.

Je m'étonne cependant quand je lis ce que je lis aujourd'hui dans la bouche du responsable des jeunes UDC de Genève Xavier Schwytzguébel, au sujet d'un drapeau "Sur le parlement de notre république bananière (côté jardin), pend triomphalement entouré des drapeaux de notre pays et du canton de Genève, un drapeau de l'Union européenne.[...] Ce symbole impérial et totalitaire doit quitter notre République".

Outre que le drapeau en question n'est pas celui de l'UE, mais du Conseil de l'Europe, dont la Suisse est membre et qu'il flotte sur un bâtiment de la ville, il me semble que de traiter Genève de république bananière est une insulte, de même que traiter l'Union européenne de "totalitaire" ou d'affirmer qu'elle se compote de manière "impériale" est pour le moins calomnieux, d'autant que cela n'a aucun début de vraisemblance. Aucun pays n'a jamais été forcé d'entrer dans l'Union et la notion de totalitarisme pour une confédération dotée d'un parlement et où chaque membre conserve une large part d'autonomie, au point que cela pose problème, est pour le moins discutable.

Vous me direz, ce sont là propos de jeunes écervelés (est-ce que j'ose le terme, ou vais-je risquer un procès ?) et ce n'est pas parce que votre voisin vole un boeuf que cela vous autorise à dérober un oeuf. Si fait. Sauf que ce genre d'amalgame honteux, entre l'Union européenne et l'Allemagne nazie, le propre chef de M. Nidegger, Christoph Blocher en personne, est coutumier du fait. Or, il n'y a, je le répète, du point de vue des sciences politiques, rien de commun entre le Reich de 1000 ans et l'UE. Tandis qu'entre la politique d'un certain parti situé à la droite de l'échiquier politique helvétique, représenté ici par M. Nidegger, et d'autres qui prirent le pouvoir en leur temps dans leurs pays respectifs, il est des points communs qu'il sera facile de démontrer.

 

Commentaires

En ben j'espère pour vous que vous allez trouver une solution à l'amiable. J'ai lu votre billet en question. Il n'y a pas vraiment de quoi fouter un chat. Dans le genre calomnie que l'on vous repproche, je pourrais aussi passer mes journées à porter plainte contre certains de mes contradicteurs sur mon blog.

J'ai rien contre l'UDC en général; mais certains faut l'avouer frisent aussi le code.

Bonne chance à vous,

D.J

Écrit par : D.J | 19/10/2011

Et moi j'ai la banane quand j'entends de telles .........*
(*mot de 9 lettres en comptant le s du pluriel, qui commence par c... se termine par .neries)

Ce n'est pas le texte ci-dessus, mais les agissements relatés qui me font dire ce qui précède.

Signé. un ........**

(*mot qui commence par r et qui se termine par upestre***.)

*** Injure uniquement dans sous la plume d'un politicien genevois qui ne devais pas savoir vraiment de quoi il parlait, un peu comme toute une série de ses confrères politiques (sens large) d'ailleurs.

Mes Frères, je certifie ici que je n'ai pas écrit con-frère en pensant à une injure. (Il vaut mieux prévenir que guérir)

Écrit par : Baptiste Kapp | 19/10/2011

Y a pas plus de bananiers à Genève que de fachos à l'UDC. Tout ça c'est du pipo.

Écrit par : L' Amer Royaume | 19/10/2011

Quoiqu'on puisse penser de ses appartenances politiques, et quelles que soient les parentés d'idées que votre adversaire entretient avec certains mouvements nationaux des années 20 et 30, son geste aura de toute façon prouvé une chose : Il s'agit d'un petit monsieur, doté d'un esprit bien mesquin. Une bonne raison, rétrospectivement, pour ne pas lui offrir le fauteuil qu'il convoitait.

Enfin, Philippe, quand on est accusé injustement, on a du moins la consolation de savoir que les gens de bien sont de notre côté.

Écrit par : Carlos | 19/10/2011

"La mondialisation humaniste"... Eh bien, il est magnifique, cet humanisme.
De toute évidence, M. Nidegger est fondé à s'estimer atteint dans son honneur si vous le traitez de facho. Contrairement à ce que vous écrivez, un parti fasciste serait bien évidemment illégal en Suisse. Mais cela est sans incidence car pour remplir les conditions d'application des dispositions du code pénal qui protègent l'honneur, il n'est pas nécessaire que les termes utilisés pour avilir une personne correspondent à quelque chose d'illégal. Des exemples? il n'est pas illégal d'être un sale porc ou une grosse salope. Pourtant ces termes sont évidemment injurieux.

Écrit par : Till Eulenspiegel | 19/10/2011

J'ose espérer que cette plainte va vous calmer au sujet des UDC ... laissez tomber le sujet, cela vous dépasse.

Écrit par : Victor Winteregg | 19/10/2011

Cher Till, cela me désole de vous voir vous en prendre ainsi à la liberté d'expression, car le roman dont vous usurpez le nom est au contraire tout entier une ode à la liberté. Vous faites fausse route. Le fascisme n'est pas interdit en Suisse, pas davantage que le communisme. La seule chose qui l'est, c'est le racisme, et de ce point de vue, l'UDC sait toujours fort bien jouer avec les limites du code. En jouant sur les images et sur les mots, comme dans la fameuse affiche du mouton noir, arguant de l'expression existante du "mouton noir" pour se défendre de tout racisme.
Sauf que visuellement, mon fils de 12 ans à l'époque, et métis, lorsqu'il a vu l'affiche en ma compagnie, m'a demandé spontanément "papa, pourquoi ils disent qu'on est méchants ?" J'ai eu la chance de pouvoir lui expliquer que ces gens ne représentaient qu'un petit tiers de la population et que les deux autres tiers ne pensaient pas de la même manière. Je ne suis pas certain que tous les jeunes enfants noirs aient eu la même chance à l'époque. Plus probablement, ils furent convaincus que la société dans laquelle ils vivaient les voyaient comme des cas à part, qu'il incombait de rejeter.
Très joli bilan, en termes de cohésion sociale et d'intégration. Les gens qui ont commis cette affiche et ceux qui l'ont fait poser sont..."inqualifiables". Car je n'ai apparemment pas le droit de dire ce que je pense vraiment d'eux, même si eux ont le droit de flanquer la trouille et de mauvaises idées dans le crâne de mon môme... Et de ses copains. Ou de cet autre jeune métis de ma famille, qui fit après cela une tentative de suicide. Pas juste pour une affiche, mais pour un mal-être dont l'affiche dénigrante était l'une des composantes
La dernière affiche de l'UDC reprend une partie des mêmes symboles (à commencer par le rouge et noir du drapeau nazi) avec une perversité renforcée. Car on peut se demander à qui appartient la botte qui prend possession de la Suisse en gros plan ? Les bruits de botte, c'est un symbole de combat et la semelle évoque les Doc Martin des skiheads... Ou des jeunes de l'UDC valaisanne, qui n'ont pas grand chose à envier, point de vue look, à des milices de sinistre mémoire.
Une incitation à la violence et à la bagarre, comme solution aux problèmes du pays. Peu avant les faits qui me sont reprochés, des internautes avaient demandé à M. Nidegger de se distancier de cette affiche, lui qui était en lice pour un job de juge à la Cour des Comptes. Il n'en a rien fait.
Comme j'eus déjà l'occasion de l'écrire, être fasciste n'est pas plus répréhensible que d'être communiste et le fascisme n'est pas forcément raciste. Etre contre les frontaliers, par exemple n'est pas être contre une race. C'est donc toléré par la loi. Idem du franquisme espagnol, qui était contre les communistes, mais pas contre les marocains ou les Musulmans, qui lui permirent de prendre le pouvoir en battant les troupes communistes.
Pour moi, être fasciste n'est pas une insulte, cela n'a rien à voir avec les mots grossiers que vous employez, être fasciste c'est une définition politique, un qualificatif qui fait référence à des attitudes politiques précises. Qui sont largement recoupées par des déclarations de M. Nidegger et/ou de son parti qu'il n'a pas démenties. Dans son cas pesonnel, par exemple, je faisais directement allusion à ses déclarations dans le conflit des taxis qui font de lui tout le contraire d'un néo-libéral mais au contraire un chaud partisan du protectionnisme et de l'intégration verticale, par le biais de syndicats ad hoc.
Hors si l'on est tout à droite de l'échiquier politique et que l'on n'est pas néo-libéral, on est quoi ? A cela s'ajoute le culte du chef, en l'occurrence Christoph Blocher et la stigmatisation d'une population, ici les étrangers, et vous avez là réunis les principaux ingrédients d'un brouet infâme.
Ah, j'oubliais l'essentiel, qui fait tout le sel de la chose, dans le cas présent: les restrictions à la liberté d'expression. Que l'on veut museler, au besoin, par des voies légales. On peut dire ce que l'on veut de Jean Ziegler, pour ma part, je l'ai à plusieurs reprises traité de "stal", qualifiant ainsi son discours et ses attitudes politiques. Comme je l'avais dit des khmers rouges, les vrais, rencontrés à 19 ans, quelques mois avant leur arrivée au pouvoir et qui pour y arriver, se présentaient comme de gentils démocrates partisans d'un front d'unité nationale...
Stal, cela signifie stalinien, ou "marxiste-léniniste", comme facho résume fasciste, et c'est tout autant une définition politique précise. Qui, arrivée au pouvoir, a fâcheuse tendance à vouloir faire taire l'autre. Pourtant, Jean Ziegler ne m'a jamais fait de procès. Bien qu'être traité de "stal" quand on est à gauche, c'est comme de se faire traiter de facho quand on est à droite...
Pour conclure, précisons que pour qu'il y ait calomnie, celui qui calomnie doit savoir que ce qu'il dit est mensonger. Ce qui n'est pas le cas. Je suis intimement persuadé d'avoir raison dans mon analyse poitique.

Écrit par : Philippe Souaille | 20/10/2011

Mes premières années de jeune journaliste à la Tribune de Genève, j'ai partagé le bureau d'un homme qui se disait ouvertement anarcho-fasciste. Il était d'ailleurs condamné aux travaux forcés à perpétuité en France pour cela, mais exerçait librement sa profession en Suisse. Il n'avait jamais tué personne, même pas fait la guerre, juste été journaliste-gérant de "Je suis partout", journal pétainiste s'il en est.
En dehors de Barjavel et de Mistinguett, dont il avait été l'ami, nous avions des sujets de conversation plutôt houleux. Je n'en respectais pas moins l'homme, intègre dans sa façon de penser, doué d'une grande culture et de beaucoup d'humour. Nous le surnommions "le Cardinal" à la rédaction, plus pour Mazarin que pour Richelieu.
Pour moi fasciste n'est pas une insulte. Pas davantage que "néo-libéral" ou "communiste", "socialo", "gaucho", "trotskiste" ou "rad-lib", qualificatifs que l'on m'attribue régulièrement, au gré de mes écrits... on a aussi écrit dans ces blogs que j'étais cocaïnomane (voire même dealer) ce qui est évidemment faux, sous prétexte que je défendais le gouvernement colombien dans sa lutte contre les FARC. Cerise sur le gâteau, un collégue de M. Nidegger, avocat UDC lui aussi, avait écrit en titre que je maillais, ce qui en bon arpitan signifie que le fonctionnement de mes neurones laissait à désirer.
J'assume tout cela, parce qu'en me mêlant de politique, qui plus est en tenant des positions pas toujours consensuelles, j'accepte les éclaboussures verbales - ou scripturales - Ce sont les risques du métier, même si ce n'est pas le mien, contrairement à M. Nidegger. Et même si je professe habituellement des positions moins extrémistes et provocatrices que lui. La vieille histoire de l'arroseur qui ne supporte pas d'être arrosé apparemment.

Écrit par : Philippe Souaille | 20/10/2011

Monsieur Souaille,

Dommage!
Si je suis d'accord avec presque tout de ce que vous dites, votre hargne vous fait voir une chose qui nest pas.
L'affiche de campagne de l'UDC est vraiment odieuse! pourtant, en aucun cas, il n'y a de bottes sur celle-ci! Avec de telles allégations vous faites le lit de l'UDC qui va utiliser ce détail pour nous faire accroire que tous ce que vous dites est fallacieux. Il diront que vous êtes un menteur et, malheureusement ils n'auront pas totalement tort puisqu'un détail est effectivement une contre-vérité (quel connerie de mot!). Un détail qu'ils vont utiliser pour dire que le tout est mensongé. Et ça, c'est vraiment très gênant!

Écrit par : Baptiste Kapp | 20/10/2011

M. Kapp, je ne crois pas avoir de hargne. Et c'est ce que j'entends démonter: je fais un constat froid. J'ai d'ailleurs fort courtoisement invité plusieurs personnalités de l'UDC à la première de mon film, le 10 novembre, à commencer par celui qui y figure, sans "mise en boîte" d'aucune sorte. Alors que j'aurais pu, puisqu'il prône par ailleurs ouvertement l'annexion de la Haute-Savoie, mais j'ai choisi de retenir de lui des propos plus sérieux. Pour ne pas le ridiculiser.
Quant à la semelle dont je parle, prête à écraser pêle-mêle le pays et l'observateur (quel cadrage, au passage, à ras de bitume, au niveau du caniveau...) vous être très fort si vous parvenez à dire avec certitude de quel type est la chaussure au-dessus ? Moi elle me fait l'effet d'un godillot, ou d'une rangers ou encore d'une Doc Martins, comme énoncé. Quelque chose de gros, puissant et méchant. Avec ce que cela évoque au niveau du look de service d'ordre... Je m'attends à voir un gars en bombers et nuque râsée me débouler dessus...
Il s'agit d'une semelle-symbole en tout cas de quelque chose qui veut vous écraser. C'est bien comme cela que je la ressens, et je ne suis pas le seul. Et c'est évidemment dans ce but qu'elle a été dessinée.

Écrit par : Philippe Souaille | 20/10/2011

Bonjour cher Monsieur,

L'affiche de l'UDC avec les bottes est aussi abjecte que celle du mouton noir.
Mes enfants âgés de 13 et 11 ans qui sont aussi des métis, ont eu la même réaction que votre fils. A l'époque du fameux débat sur les minarets, mon ainé est rentré un jour à la maison, très fâché car un camarade de classe lui a dit : "Rentre chez toi sale arabe!". Cet enfant a passé cinq ans de sa vie à Doubaï avec ses parents dont un est étranger!! Voilà où mènent la politique de UDC : à la division, à la haine et à l'exclusion! Et qui va souffrir de cette politique : la future génération.

L'UDC devrait avoir honte de diviser la population pour assoir son pouvoir! Les propos scandaleux de certains de leurs membres, maîtres dans l'art de la manipulation des masses, sont à la limite de la légalité; mais ils peuvent compter sur des experts qui veillent à ce qu'ils ne franchissent pas la ligne rouge pour ne pas tomber sous le coup de la loi.

Si quelqu'un devrait être poursuivi en justice, ce n'est certainement pas vous!

Écrit par : zakia | 20/10/2011

Je n'ai ni hargne ni haine à l'égard de l'UDC ou d'aucun de ses membres et compte même quelques amis parmi eux. Pas seulement des agrariens. De même que je n'ai nulle haine à l'égard des communistes ou des gauchistes et compte également de nombreux amis parmi eux. Je n'ai pas de haine parce que nous vivons dans une société démocratique et pacifique et que tant que les extrémistes ne sont pas en situation de s'approprier le pouvoir, ils ne sont pas vraiment dangereux. On peut donc converser de quasiment tout de manière fort civile.
Ils ne deviendraient dangereux que s'ils étaient en situation de s'emparer du-dit pouvoir, parce que leur politique serait alors, selon moi, intrinséquement dangereuse pour le pays et parce qu'en plus, ils tenteraient très probablement d'accaparer ce pouvoir, comme tous les partis extrémistes, de gauche ou de droite, ont toujours tenté de le faire lorsqu'ils en avaient les moyens. C'est dans leur nature, dans la nature des politiques qu'ils entendent imposer qui ne s'accompagne ni de demi-mesures, ni de co-décision.
Là oui, probablement que j'éprouverai de la haine et que je me battrais hargneusement. Pour l'heure, tel n'est pas le cas, mais mieux vaut prévenir que guérir, donc rappeler aux gens ce qui les menace et qui porte un nom. Il me semble que cela ressort de la liberté d'expression. Libre évidemment à quiconque et d'abord aux personnes concernées de tenter de me prouver le contraire.

Écrit par : Philippe Souaille | 20/10/2011

" Pour moi, être fasciste n'est pas une insulte, cela n'a rien à voir avec les mots grossiers que vous employez, être fasciste c'est une définition politique, un qualificatif qui fait référence à des attitudes politiques précises. Qui sont largement recoupées par des déclarations de M. Nidegger et/ou de son parti qu'il n'a pas démenties " .

Le fascisme c'est du socialisme nationaliste et anti-libéral. Je ne pense pas que l'UDC se profile comme un parti socialiste partisan d'un état étatiste et totalitaire. Et l'UDC ce parti conservateur et protectioniste partièllement; défend quand même l'économie de marché. Etre anti-immigré ne fait pas de vous un fasciste automatiquement. Les libéraux classiques comme ceux du PLR sont favorables à l'immigration comme le sont les politiciens d'extrême gauche. Ce qui ne fait pas de ces derniers des libéraux pour autant ou bien des gauchos pour les libéraux. Faut vraiment se méfier de coller étiquettes toutes faites.

Mais il est vrai que l'UDC sur les sujets migratoires frise trop souvent le code. Je ne les approuve pas sur ce sujet.

D.J

Écrit par : D.J | 20/10/2011

Vous n'êtes pas le Saint-office, bien que votre ego vous pousserait à l'imsginer!

Malgré tout je vous réponds... Et pourtant elles ne sont pas des bottes!

Écrit par : Baptiste kapp | 20/10/2011

Le fascisme est protectioniste et corporatiste DJ. Exactement comme M. Nidegger, lorsqu'il prône le nurmerus clausus pour les taximen genevois, dont ces mêmes taximen genevois auraient les clefs, à travers leur association professionnelle, qui défend pêle-mêle les intérêts des patrons et de leurs employés. Il n'est pas libéral, c'est très exactement le sens de mes écrits à ce sujet, dès avant le texte incriminé (à ma connaissance, je n'ai toujours pas reçu sa plainte, je sais juste qu'elle m'a été transmise).
Si l'UDC défend clairement les riches, c'est à l'intérieur de frontières le plus fermées possible, ce qui pour la Suisse est un non-sens économique. Ses dirigeants le savent. Elle ne le fait donc pas par amour de la Suisse, mais pour arriver au pouvoir. Une stratégie de conquête, à visage masqué.
Elle le fait aussi en agitant un volet social - sous l'angle du protectionnisme - pour que les classes populaires votent pour elle, car tant que nous sommes en démocratie, elle a besoin d'au moins une partie de leurs voix. C'est d'ailleurs l'argument qui séduit une partie des riches et des possédants, la fonction sociale du fascisme: museler la gauche et les revendications populaires.
A Genève, voire en Suisse romande, c'est clairement M. Nidegger, ancien syndicaliste, issu d'une famille de militants syndicalistes comme il aime à le rappeler, qui représente cette facette anti-libérale du parti, lui qui aime à hanter les assemblées corporatistes précisément.
Tout ceci, allié au reste, fait que je pense mon analyse correcte.
Cela étant, M. Kapp, je ne me prends nullement pour le pape, n'étant même pas baptisé... J'exprime juste mon opinion. Je suis désolé qu'elle ne coïncide pas à 100% avec la vôtre, mais ainsi va la vie...

Écrit par : Philippe Souaille | 21/10/2011

Cette facette anti-libérale de l'UDC a un visage, qui me fait aujourd'hui un procès, parce que j'ai mis le doigt sur ces ressemblances programmatiques fâcheuses. Il prétend que je n'ai pas le droit de le dire, moi je pense que j'en ai le droit et même le devoir. Les tribunaux jugeront. Cela ne m'enchante guère, mais ils doivent faire leur travail et dire si dans ce pays, on a encore le droit d'exprimer une opinion politique construite et argumentée, même si elle déplait ou ne convient pas à la partie adverse ?

Écrit par : Philippe Souaille | 21/10/2011

@Philippe Souaille, Teufel! Che suis au courant en lisant chez le Père-siffleur! Ca defient dangereux -légalement, illégalement on sait pas, nein- de bloguer, ja!
Il fut un temps ou ceci n'aurait donné lieu qu'à ein dogfight de plog!

Jetzt, dans la TdlNM&M, il faut peser ses mots, car ein wort -Alors que telledément on perdu leur sens-, amène du langage de justiz qui va du quintal à la tonne... Inflationen, ja! ...

Kouragen donk!
zab'
=@rb=(+) r dk

Écrit par : Redbaron 'r dummkopf | 21/10/2011

Allez savoir pourquoi l'UDC porte plainte tous azimuts? l'explication vient certainement du fait que leur parti fait 30% et cela leur donne une légitimité qui nous paraît dérisoire face au 70% qui reste.
Ils abusent de leur pouvoir et profitent de la situation d'autant plus que les sondages (Pascal Décaillet) prédisent d'excellents résultats pour leur parti aux prochaines élections. Le PLR n'existera plus.
Et je ne crois pas me tromper que la justice sera plus favorable à M. Nidegger, car paraît-il, traiter quelqu'un de bâtard, par exemple,ou autres noms d'oiseaux serait une diffamation, mais traiter un pays, un canton de "trou de c...du monde" comme l'a fait Oskar Freysinger, n'est pas punissable.

Écrit par : Noëlle Ribordy | 21/10/2011

Maintenant que vous nous donner des précisions sur votre famille il est probable que plusieurs personnes vous lisant comprendront mieux votre défense répétée de l'immigration y compris de celle extra-européenne.

Ils pourront se dire qu'à votre manière, vous défendez vos intérêts.

Écrit par : Anonyme | 21/10/2011

@ Noëlle Ribordy,

Peut-être que 30% votent UDC, mais ça ne veut pas dire que 70% sont contre l'UDC.

Ils votent simplement pour le parti qui leur convient le mieux.

Autrement, on peut dire que 20% votent PSS (Parti du Suicide Suisse) et 80% votent contre.

Ou encore 15% votent PLR (Pour Les Riches) et 85% votent contre.

Comme quoi on peut se créer les anti que l'ont veut...

Écrit par : Anonyme | 21/10/2011

@ Philippe,

Je ne connais pas Nidegger. Je sais par contre que certains UDC sont trop extrémistes. Il est aussi vrai que l'UDC a une politique paradoxale en matière de libéralisme économique. Ils sont cohérents sur les questions nationales et les rigueurs budgétaires et à côté de la plaque sur les questions d'économie international tel les bilatérales avec l'UE ainsi que sur les flux migratoires sur le marché du travail. Enfin: je les suis assez sur les questions de sécurité publique.

Mais au final; je préfère quand voter PLR aux élections. C'est dans ce parti que se trouve les libéraux pragmatiques.

D.J

Écrit par : D.J | 21/10/2011

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