03/11/2011

L’excès en tout est un défaut L’excès de démocratie aussi

Comme le disait ma grand-mère, l’excès en tout est un défaut. Ce que n’a toujours pas compris ce politicien de la droite extrême qui au mieux méconnait gravement les lois de l’astrophysique, au pire sombre dans le jeu de mollet. Et grossier. Si en effet,  le centre en politique était un « trou noir » comme il l’affirme, il attirerait nécessairement les extrêmes gravitant autour de lui, qu’il absorberait, devenant ainsi le pivot incontournable de toute action politique légitime et démocratique. N’est-ce point ce qui désole notre politicien ?

 

L’excès en tout, donc est néfaste, et en matière de démocratie également. Précisons que contrairement à Churchill, je ne pense pas que la démocratie soit le moins mauvais des systèmes de gouvernement. Je pense même que c’est le seul viable et durable. Le seul capable d’assurer un minimum d’équilibre en contraignant à tenir compte des intérêts de tout un chacun. Seulement « démocratie » n’est pas un mot magique paré de toutes les vertus. La démocratie présente également des inconvénients.

 

On sait qu’elle est lente par exemple, ce qui pose problème lorsque l’Histoire s’accélère brutalement. Elle peut-être manipulée également, et de plusieurs manières. En usant de leviers et d’alliances, un parfait salopard peut se retrouver au pouvoir démocratiquement, comme ce fut le cas d’un petit caporal autrichien (les points Godwin sont à envoyer sur ma carte cumulus, merci). Ou en divisant les partisans d’une traversée entre tenants d’un pont et partisans d’un tunnel…

Si la démocratie était parfaite, elle serait appliquée partout. Dans la gestion d’entreprise par exemple, ou au sein des familles : Combien voulez vous être payés ? Pour combien d’heures ? Avec quel style de bureau ? Venez élire votre chef ! A quelle heure voulez-vous vous coucher ? Qui aura l’autorité parentale la semaine prochaine ??? Cela prête à rire, mais la démocratie traite régulièrement de problèmes autrement plus complexes, que nous sommes bien loin d’appréhender dans touts leurs tenants et aboutissants. Mieux vaut cela pourtant qu’un gouvernement d’experts spécialisés dans leurs dicasters… mais ignorant de ceux des autres et des innombrables interactions résultantes.

Le plus gros problème de la démocratie est ailleurs. C’est son morcellement. Plus l’on fragmente la démocratie, en descendant de l’échelle nationale à l’échelle régionale, puis locale, et plus l’on dresse potentiellement les uns contre les autres. Le but de tout élu local étant de défendre les intérêts de ceux qui l’ont élu contre… tous les autres intérêts. On en vient à des situations clochemerlesques où les autorités communales défendent la construction d’un ensemble immobilier ou d’une voie structurante, tandis que les autorités voisines, du même parti, prennent la position exactement contraire. Parce qu’une commune y voit des avantages et l’autre des inconvénients.

Au final, tout bloque et plus rien ne se fait. Les magistrats cantonaux sont conspués alors qu’ils se débattent avec des problèmes aggravés par leur propre base… Genève est gravement atteinte, de ce point de vue, la solution résidant évidemment dans des passages en force, justifiés par l’intérêt général, comprenant des mesures d’indemnisation équitables. Mais ce sont des décisions fort délicates à justifier au pays de la démocratie semi-directe. Pas question pour autant de supprimer la démocratie locale. Elle est vitale. Mais il faut savoir quand l’appliquer et quand passer le bébé à l’échelon supérieur.

C’est la même chose entre Etats, tant au niveau européen qu’au niveau mondial. Un abandon relatif de souveraineté est plus que jamais nécessaire, si l’on veut pouvoir affronter la crise et remettre de l’ordre dans la maison finances. On en est malheureusement très très loin et les Etats-Unis, par exemple, ont beau jeu dans ces conditions de continuer à dicter leurs règles, même lorsqu’elles sont injustes et injustifiables. Le problème, c’est que les forces politiques qui devraient faire pression en faveur de ces abandons de souveraineté, je pense notamment aux partis prétendant défendre les travailleurs, mais aussi les classes moyennes,  s’y opposent le plus souvent. Pour des raisons que j’ai du mal à comprendre.

On peut y déceler du patriotisme électoraliste (le citoyen moyen reste très chauvin), de la défense de son petit pouvoir (que l’on refuse de voir s’émietter), peut-être même du noyautage idéologique… Toujours est-il que si l’on ne fait pas un grand pas en avant dans ce domaine, nous courrons tous à la catastrophe, c'est-à-dire la réapparition de petites entités souveraines et hostiles, de péages urbains, de guerres de clochers et au final un ralentissement général des échanges et des conditions de vie. Déjà, les entraves à la circulation se multiplient, à l’échelon communal. Discrètement, sans oser dire leur nom, mais bien réelle…

Les grandes statures politiques qui seraient de taille à faire entendre la raison aux populations semblent absentes, ce qui n’est pas forcément un mal. Elles ont trop souvent tendance à confisquer le pouvoir. On rêverait d’une indignation constructive, qui tiendrait ce genre de discours. Mais on en est loin. L’indignation reste à ce jour nombriliste et sans hauteur de vue… Très loin de la vision panoramique mondiale qui seule pourrait faire avancer le schmilblick.

Commentaires

Votre grand-mère s'appelait-elle Mme Michou, Philippe?

Écrit par : RM | 03/11/2011

1. Lorsque l'on pose les trois questions :

1. Voulez-vous un pont ?
2. Voulez-vous un tunnel ?
3. Si les deux sont acceptés, lequel des deux préférez vous ?

On n'arrive pas au résultat que vous soutenez. Les votes de s'annulent pas, le double oui est autorisé. Evidemment, si vous prenez le peuple pour une bande de ....


2. Dans l'entreprise. Vous confondez démocratie politique et démocratie civile.


3. "On en est malheureusement très très loin et les Etats-Unis, par exemple, ont beau jeu dans ces conditions de continuer à dicter leurs règles, même lorsqu’elles sont injustes et injustifiables."

Ah, non ! Vous n'allez tout de même pas nous faire croire que le revirement de Papandreou résulte d'une quelconque influence de l'étranger. Cet homme est parfaitement intègre.

A l'heure actuelle, il se rend auprès du président de la République. Son gouvernement est out. En cas d'absence de référendum, il sera un héros historique de la démocratie et du peuple.

Bien joué Papandréou !


4. L'intérêt général, c'est quoi ça ? En matière de macroéconomie financière, quel est l'intérêt général ? La cigale a-t'elle les mêmes intérêts que la fourmi ? L'une aime l'inflation et l'autre la déflation. Remarquez que le merdier aggravé est plutôt déflationniste.


5. "Les grandes statures politiques qui seraient de taille à faire entendre la raison aux populations semblent absentes."

Allez, allez, ne soyez pas si modeste.

Écrit par : CEDH | 03/11/2011

MichU, je voulais dire.

Écrit par : RM | 03/11/2011

CEDH, avez-vous déjà entendu parler du principe "diviser pour mieux régner ?"
C'est exactement ce qui s'est passé.
Si on sait que 30% en gros des électeurs sont rigoureusement contre toute traversée. Que 25 % veulent vraiment un pont et que 30 % préfèrent un tunnel (les uns et les autres, chauffés à blanc par une campagne électorale stimulant les passions, ne vont pas voter pour l'autre option, de peur de la favoriser), 15% se fichant de la forme que prend l'ouvrage, du moment qu'il traverse.
Résultat des courses, les 30% minoritaires en votation sur le principe d'une traversée deviennent miraculeusement majoritaires, c'est arithmétique. Et si l'on posait le même style de questions à chaque référendum, on aurait toujours le même résultat négatif. Style, OK, vous voulez un nouvel hôpital, mais avec les toits plats ou les toits en pente ? Et les chambres vert pastel ou jaune jasmin ? Ce vote fut une manipulation éhontée de l'opinion, je le dis et le répète et ne fait pas honneur à la démocratie.
A part ça, lorsque j'évoquais les Etats-Unis, je ne pensais pas à la Grèce. Encore que la responsabilité de Goldman Sachs dans l'affaire soit écrasante et le fait que le type qui apparemment a piloté la magouille soit aujourd'hui le boss de la BCE me laisse pantois. Certes Vidocq, ancien truand, fut un superflic, mais on aimerait en savoir davantage sur les garanties que SuperMario a posé sur la table... Je songeais plutôt à l'UNESCO, au refus de Washington de réviser sa loi sur les trusts (qui permettent à tout milliardaire qui se respecte d'échapper au fisc de son pays - dont quelques centaines d'armateurs grecs) ou encore à son maintien des privilèges fiscaux pour les sociétés non-étasuniennes enregistrées dans le Delaware...

Écrit par : Philippe Souaille | 03/11/2011

un "excès de démocratie", cela peut-il être?
=> Sujet de philo niveau bac, exclusivement porteur de réponses, en Grèce!

un "excès de démocratie", un euphémisme?
=> Sujet de philo niveau bac, porteur de réponses, partout ailleurs en zones UE...

Écrit par : globalisé | 03/11/2011

Si un citoyen a pour un ordre de préférence:

Tunnel > Rien > Pont

Et qu'il votait
1. Tunnel Oui
2. Pont Non
3. Au cas où : Tunnel que Pont.

Il exprimerait son point de vue. Et vous vous voudriez éliminer son point de vue, sous prétexte que l'on aurait chauffé à blanc !

Votre raisonnement part d'un présupposé faux. On ne peux pas dire que celui qui veut un Tunnel préfère un Pont à une absence de traversée. Vous manipulez des relations d'ordre par des additions fallacieuses en refusant de distinguer :

Tunnel > Rien >Pont
d'avec
Tunnel > Pont > Rien.

Ce sont deux ordres de préférences distincts. Ce n'est pas parce que l'on est pour un Tunnel que l'on est prêt à accepter un Pont (ou vice versa). Autrement dit, des 70 % pour une traversée, s'il en est qui se fichent du moyen et il en est qui préfèrent un moyen à l'autre, il en est qui en veulent un et pas l'autre.

Écrit par : CEDH | 03/11/2011

CEDH, le cas que vous mentionnez existe, c'est évident. Mais il est aussi extrêmement minoritaire. Pour la grande majorité des gens, l'essentiel est de savoir si un ouvrage d'art va fluidifier le trafic, réduire la pollution au centre ville, etc... A cette question, entre les 2/3 tiers et les 3/4 des genevois répondent oui, systématiquement. Ceux qui voudraient d'un tunnel, mais à aucun prix d'un pont ou vice versa, sont au plus quelques centaines, on peut le parier. Le TCS a fait des sondages très précis là-dessus durant plus de 10 ans.
Et c'est logique, les gens ne sont pas idiots et la plupart d'entre eux sont capables de classer leurs choix en fonction de priorités rationnelles.
Par ailleurs, comme je l'ai dit, on pourrait décider d'appliquer ça à n'importe quel type de décision référendaire:
Vous voulez une retraite à 55, 60, 65, 70, 75 ???
Vous voulez un hôpital avec des bungalows séparés ou d'un seul tenant ?
Vous voulez une assurance chômage qui vous couvre durant 6 mois, 1 an ou 3 ans ?
On ne fait jamais comme ça, parce qu'on connaîtrait d'avance les résultats. Il y aurait dispersion, et jamais de majorité. Tout au contraire, les autorités se cassent la tête à réduire les questions les plus complexes à une alternative simple, pas à un choix multiple.
Là, dans cette votation là uniquement, on a eu droit au choix multiple. Miracle! Pourquoi ? Se pourrait-il qu'il y ait un lien avec le fait que l'ancien chef du département, juriste et politicien retors se croyant tout puissant avait juré que la Traversée ne se ferait pas ? Et qu'il avait truffé le service des TP de ses partisans acharnés ?
La meilleure preuve que votre raisonnement ne tient pas la route, CEDH, c'est la probable prochaine votation sur la question qui l'administrera. Cette fois, il n'y aura pas d'alternative. Une seule variante, point barre... Tous les gens qui veulent d'une traversée pourront alors se décider en toute connaissance de cause: ce sera celle là ou rien.
Apparemment, cela semble moins démocratique que de laisser le choix. Apparemment. Parce que lorsqu'on sait que si on laisse le choix, c'est la minorité immobile qui gagne à tous les coups contre la majorité réelle, où est la vraie démocratie ?

Écrit par : Philippe Souaille | 03/11/2011

de nos jours,
y a quand même pas mal de coups de pieds au cul qui se perdent

Écrit par : globalisé | 03/11/2011

Excusez-moi, M. Souaille, mais, pour en finir avec cette traversée de la rade, je ne comprends toujours pas en quoi vous vous obstinez à voir dans cette votation une manipulation de l'opinion. D'une part, il y a l'argument juste énoncé par CEDH de prendre en compte les options du type tunnel>rien>pont. D'autre part, il n'y a eu aucun éparpillement des voix puisqu'il y avait 1. possibilité du double oui 2. AUCUN risque à voter double oui même si on préférait l'une des deux options : en cas de double acceptation c'est la question subsidiaire, dans laquelle chacun pouvait donner sa préférence, qui tranchait. Ou alors, si vous croyez tant que ça que, pour un tenant du tunnel, il eût été risqué de voter oui au pont, c'est que vous faites rentrer cet individu dans la catégorie tunnel>rien>pont; catégorie dont vous négligez l'importance en répondant à l'argument de CEDH. Bref, que vous le veuillez ou non, le peuple s'est prononcé souverainement pour avoir ni un pont, ni un tunnel, point.

Écrit par : Robin Majeur | 03/11/2011

Robin Majeur, en 1988, le Conseil d'Etat reçoit mandat du peuple (en votation à une large majorité), de développer les transports publics et d'étudier UNE (pas deux, mais une) traversée de la Rade. M. Grobet est alors en charge des Travaux Publics et déclare publiquement qu'il fera tout pour éviter que la Traversée se fasse. En 1993, il est éjecté du Conseil d'Etat, et remplacé par M. Joye qui se retrouve, comme par miracle, avec non plus UN projet dans les cartons, mais DEUX, mis en concurrence tant parmi les professionnels et les politiques que parmi la population.
Cela ne se passe JAMAIS comme cela d'habitude. Lorsqu'on a voté sur le CEVA, par exemple, il n'y avait qu'un projet. Pas deux variantes diamétralement opposées, une en tunnel et l'autre en surface ou aérienne... Pourtant cela aurait été possible, dans les années 80, on parlait bien d'un VAL métro légaer aérien entre Genève et Meyrin.
Dès 1985, j'avais commis un Temps Présent sur la question des transports dans notre agglomération. Puis, dans une interview ultérieure, je me souviens de Philippe Joye m'expliquant son angoisse de voir les voix des tenants du pont et du tunnel s'annuler parmi. D'où son idée d'une question subsidiaire pour tenter de désamorcer le piège dans lequel il était enfermé.
L'idée était bonne, mais cela n'a pas suffi. Car on vote autant pour barrer la route au projet adverse que pour son projet. Et puis les gens étaient restés sur l'idée que la Traversée était acceptée. Ils ne s'attendaient pas à ce qu'elle soit remise en cause. Sauf les verts, qui ont mis le paquet, avec des arguments liés la conjoncture et à la fin des bouchons grâce aux TPG que l'on pourrait leur ressortir aujourd'hui en faveur de la traversée...
Au final, les gens ont voté contre le pont ou contre le tunnel plutôt que pour une traversée, puisque cette question-là avait déjà été tanchée. Ne pas donner sa voix au tunnel, lorsqu'on était pour le pont, cela semblait élémentaire... Et vice versa. D'ailleurs, si les verts ont fait toute leur campagne sur le double non, la campagne pour le double oui fut inexistante...

Écrit par : Philippe Souaille | 04/11/2011

Quant à ce qui se passe en Grèce, c'est un autre aspect des disfonctionnements de la démocratie. M. Papandréou a repris le pouvoir il y a deux ans des mains de la droite hellène qui, il faut dire ce qui est, avait plongé le pays dans le chaos. Il n'avait d'autre solution, pour l'en sortir, que d'accepter les plans d'austérité draconiens, quitte à se mettre la population à dos.
Or loin d'endosser ses responsabilités, la droite hellène lui refusait son soutien dans l'acceptation du nouveau plan au parlement. Le référendum, dans ces conditions semblait une excellente idée de politique intérieure: du chantage, certes, mais face à la monstrueuse hypocrisie de ses adversaires, que pouvait-il faire d'autre que ça ou d'accepter de se sacrifier, lui et son parti ?
Pour sauver la situation, dans l'urgence, la droite a donc annoncé accepter un gouvernement d'union nationale, et Papandréou a retiré son référendum. Là-dessus, la droite revient sur ces promesses et demande des élections anticipées.
Timeo Danaos et dona ferentes (méfie-toi des grecs et de leurs présents) disait virgile dans l'Enéide. Athènes est certes le berceau de la démocratie, mais d'une démocratie où seuls les propriétaires terriens avaient le droit de vote et qui pratiquait allègrement l'esclavage. Par ailleurs, à défaut d'avoir inventé le commerce, ils ont inventé le dieu du commerce...
De l'alliance du commerce et de la démocratie est née la politique. Encore un mot grec... Quasiment le pêché originel... Mais comment s'en passer ?

Écrit par : Philippe Souaille | 04/11/2011

Projet, Contre-projet, Question de préférence au cas où les deux sont acceptés. C'est la procédure en matière d'initiative populaire, tant au niveau fédéral qu'au niveau cantonal. Elle est claire, nette et compréhensible. Alors, je ne vois pas le problème avec Tunnel, Pont, Question subsidiaire.

"Au final, les gens ont voté contre le pont ou contre le tunnel plutôt que pour une traversée, puisque cette question-là avait déjà été tanchée. Ne pas donner sa voix au tunnel, lorsqu'on était pour le pont, cela semblait élémentaire... Et vice versa".

Pas d'accord. Vous prenez le peuple pour une bande de bobets.

Remarquez qu'entre l'acceptation de la traversée et le vote final, étaient survenus l'adoption par le Grand Conseil de crédits d'étude. Les crédits d'étude n'ont pas été soumis au vote populaire alors qu'ils auraient dû l'être, comme le Tribunal fédéral l'avait alors relevé.

Déjà les partis politiques méprisaient la démocratie.

Une traversée. Mais pas de pont s.v.p. Je fais partie des idiots irrationnels. Et je ne suis pas le seul. Il faut résoudre le problème de circulation, mais pas au point de gâcher la rade. Votre chantage anti-démocratique : un pont ou rien, ça ne passe pas.

D'ailleurs, je relève que votre pont est fort mal ancré. Du côté français on ne sait pas trop où il s'ancre. Et du côté Suisse, au Vengeron, cela n'a guère de sens tant qu'en direction de Nyon l'autoroute n'est pas mise sur trois voies.

Relevons que ces problèmes sont exacerbés par l'explosion de la population dans la région lémanique et, qu'en général, il vaut mieux s'attaquer aux causes qu'aux effets.

Écrit par : CEDH | 04/11/2011

Et qu'en est-il de l'excès d'orgueil? Ou encore l'excès de refus de se remettre en question?
Les "docteurs" de la démocratie sont eux-mêmes excessifs, les citoyens ne sont pas bêtes au point de manger du foin malgré le fait que certains d'entre-nous aiment à penser qu'ils sont supérieurs parce qu'ils ont le quasi monopole de la communication, monopole qui exclut de facto toute opinion divergente.
Il est évident que la démocratie est un très beau système politique, mais qui déplait fortement aux "docteurs" quand elle ne va pas dans leur sens. Il ne peut donc pas y avoir d'excès de démocratie, la démocratie est ou n'est pas, elle se vit et s'exprime dans son intégralité, ou elle se meurt...par l'excès de contrôle et de manipulation des "docteurs"...
Place aux jeunes M. Souaille!

Écrit par : Bob Pahud | 04/11/2011

M. Pahud, je ne comprends pas vos éternels "place aux jeunes" dont vous ponctuez tous vos discours à mon égard. Je n'ai aucune place à laisser, étant moi-même indépendant sans responsabilité politique ni employeur. Quant à ce blog, libre à vous de créer le vôtre à vos côtés. Je ne vole ni la place ni l'emploi de quiconque, jeune ou vieux.
Le monopole de la communication ??? Ah oui, je "cause en raffinant", comme on me disait déjà quand j'avais 12 ans à Neuche... En rajoutant parfois "cochon de francillon !" Ce doit être ça... Surtout que quand j'écris, c'est encore pire... Désolé, je ne vais pas renoncer à ça.
Pour le reste, ce que vous dites à l'air joli comme ça, mais précisément, je trouveça bête à manger du foin. La démocratie ne s'exprime JAMAIS dans son intégralité. Elle n'est toujours que le fruit martyrisé de règlements, de compromis, de compromissions, d'excès et de médiations, entre autres.

Écrit par : Philippe Souaille | 04/11/2011

CEDH, vous pinaillez, là, il ne s'agit pas d'un projet de loi et de son contre-projet, mais d'un projet de construction, que l'on curieusement choisi de diviser en deux variantes. Pourquoi pas 4 ou 5, pendant qu'on y est ? Depuis bientôt 34 ans que je suis journaliste à Genève, je n'ai jamais vu le cas ailleurs et certainement pas pour un projet de construction !!!
Après que vous n'aimiez pas le pont, c'est votre droit, mais partout où ce genre d'ouvrage d'art se sont construits, ils ont plutôt constitué un plus que l'inverse. Y compris esthétique. Ce doit être votre côté conservateur passéiste et légèrement xénophobe qui vous fait réagir ainsi. Et ne me balancez pas de points godwin, c'est vous qui avez commencé à parler d'explosions démographique. Donc d'immigration, les genevoises n'ayant guère de taux de fécondité explosifs à ma connaissance.
Sur le plan technique, l'accrochage à la France à Thonex-Vallard est clair. Perso, j'aurais trouvé utile une liaison jusqu'au Carrefour des Chasseurs, mais bon...
Côté suisse, le fait de pouvoir filer en direction de la rive gauche va faciliter la fluidité de ceux qui viennent de Nyon, même sans 3ème voie, et réduire le trafic sur l'autoroute de contournement. Parce que d'Annemasse, ou Thonêx, on ne fera plus le tour par Bardonnex et Blandonnet... Et pour tous ceux qui de la rive gauche, vont bosser dans le quartier des OI, ce sera une bénédiction... Avec des flots de véhicules en moins sur le Pont du Mt Blanc.

Écrit par : Philippe Souaille | 04/11/2011

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