08/11/2011

CEVA, influences régionales: la pensée tortillante de Dr Law & Mr Promo

Amusant, le blog de Me Poggia ce matin, qui s'en prend une fois de plus au CEVA et aux frontaliers, en dénonçant... les surcoûts et le fait qu'il manque toujours 3% du financement français, soit environ 10 millions.

Parlant de financements, il oublie bien sûr de mentionner qu'il est directement responsable d'une partie de ces surcoûts, et de manière totalement inutile puisqu'ils découlent directement des retards qu'il a lui-même imposé au projet par ses recours successifs. Recours, qui au final auront surtout servi à renchérir le projet, à embêter tout le monde... et à Me Poggia à se faire de la pub, ce qui lui est interdit comme avocat, mais pas comme politicien. Dans ce cas, c'est même l'essentiel du job... Dr Law & Mr Promo...

Concernant le petit morceau de financement manquant, Me Poggia se réfère aux déclarations anti-CEVA de Bernard Accoyer, qui est Maire d'Annecy et président de l'Assemblée Nationale, ce que Me Poggia met en avant. Evidemment, devenir maire de Genève ou président du Conseil National, Me Poggia, cela le fait d'autant plus rêver qu'il y a peu de chances que cela lui arrive, mais Bernard Accoyer c'est surtout le député-Maire d'une ville qui depuis quelques siècles se vit en rivale de Genève. Et que l'agglo franco-valdo-genevoise fache tout rouge, alors même que ce qu'elle aurait de mieux à faire serait d'y entrer pour faire entendre sa voix...

Mettez-vous à sa place, vous êtes le patron d'une petite ville charmante et "successfull", préfecture de département, et vous voyez la moitié de votre département qui fait les yeux doux à la grande ville du pays voisin... Avec en plus un glissement à gauche des grandes communes concernées, alors que vous êtes de droite... Il y a de quoi vous mettre sur les pattes de dérrière. Prendre les déclarations de ce Monsieur pour argent comptant, dans ce contexte, c'est un peu comme si sur le CEVA ou les frontaliers, les Français n'écoutaient que Poggia, au prétexte qu'il est conseiller national...

La France ne connait pas la démocratie semi-directe, mais c'est tout de même un pays démocratique, avec des débats et des rapports de force. On l'a vu lors de la création de l'ARC, qui regroupe les communes françaises de l'agglomération en syndicat mixte, qu'Annecy et Bourg-en-Bresse, au dernier moment, ont tenté de faire capoter, début 2010. Mais l'appui d'Etienne Blanc, député maire UMP de Divonne et chargé de mission ministérielle sur les zones frontalières, celui de Jean-Jacques Queyranne, Président PS de la région Rhône-Alpes et de Pierre Lellouche, alors Ministre UMP aux affaires européennes, chargé des zones frontalières, fut décisif.

Rebelotte, lors du vote à l'assemblée d'une dérogation dans la loi sur les collectivités locales, pour permettre à l'ARC, entité publique d'une agglo-transfrontalière à moitié française seulement, de bénéficier des mêmes avantages et prérogatives que si elle était entièrement française... Les députés d'Annecy ont tenté de faire capoter le projet, finalement accepté, grâce aux députés de la région frontalière, tous partis confondus, et au passage par le Sénat...

M. Accoyer a le droit d'exprimer ses opinions et ses priorités. Elle ne sont pas forcément celles de tous, pas même celles des décisions qui seront prises.  La majorité des habitants du nord de la Haute-Savoie souhaite le CEVA A commencer par l'agglomération d'Annemasse, qui a déjà beaucoup investi en ce sens, mais aussi tout le Chablais, pour qui ce sera un désenclavement ferroviaire bienvenu. Ce qui n'empêche pas que le Chablais soit aussi désenclavé par la route, les deux sont complémentaires, et les deux sont financièrement possibles.

Même en France, en termes de budgets publics, 10 MILLIONS NE SONT PAS UNE SOMME ENORME. C'EST PROBABLEMENT MOINS QUE CE QUE LES RECOURS INUTILES DE Me POGGIA AURONT COÛTE AUX CONTRIBUABLES GENEVOIS... On peut trouver la chose amusante, ou se demander s'il est très moral de construire sa carrière politique sur les antagonismes en les attisant, plutôt que de chercher à les réduire en améliorant la gestion commune. Les deux politiciens auxquels je pense en disant cela, Me Poggia à Genève et Antoine Vielliard côté français, ont tous deux des convictions religieuses. Pas les mêmes certes, mais qui toutes deux condamnent ce genre d'attitude... Ils devraient essayer d'y penser plus souvent.

Ces dix millions font et feront l'objet de négociations serrées entre les élus locaux et ceux d'Annecy, avec la Région Rhone-Alpes et l'Etat en arbitres. C'est tout à fait indépendant des couleurs politiques. La gauche est évidemment encore plus en faveur des projets structurants de transport publics, mais la droite responsable est loin d'être contre. Il en va de l'intéret collectif. La discussion portera aussi sur la répartition des fonds frontaliers, dont l'enveloppe globale fait elle-même l'objet de tractations entre Genève et ses partenaires français.

On retrouve là une fois encore ce que j'exprimais dans mes derniers blogs: l'effet néfaste des circonscriptions électorales qui amène les élus à se comporter en lobbyistes de leurs bouts de terrain plutôt qu'en garants de l'intérêt général. Même si l'intérêt général est aussi fait de la somme des intérêts particuliers, dont il importe donc au plus haut point de tenir compte.

Toutes ces questions de l'avenir des relations régionales, vous les retrouverez dans le film "Genevois Pluriels", vendu en DVD dès la semaine prochaine - notamment dans les grandes surfaces. Vous en saurez davantage en consultant le site du film.

 

Commentaires

Il faut arrêter de dire que les différents recours entraînent des surcoûts sans préciser que différer la mise en exploitation occasionne des économies qui leurs sont supérieures.

L'évaluation des suppléments au coût des travaux faite par les partisans du CEVA tourne autour de CHF 30'000'000.-- d'augmentation totale par année de retard dans le début des travaux.

Or, la perte d'exploitation du CEVA, une fois en service, se montera à CHF 60'000'000.-- à la charge du contribuable genevois.

Chaque année de retard fait donc économiser CHF 30'000'000.-- à la collectivité...

Écrit par : André Baldini | 08/11/2011

M. Baldini, intéressant, ce chiffre de 30 millions que vous donnez. Ainsi donc les atermoiements dus à Me Poggia, qui nous sont coûté au bas mot deux ans, seraient 6 fois plus coûteux que la somme qui manque encore en France... Les contribuables genevois apprécieront la ponction dans leur porte-monnaie et l'admirable logique du bonhomme ! Mais vous voudrez bien m'indiquer vos sources quant à ce montant ?
Pour ce qui est du déficit d'exploitation prévu, pourrait-on là encore connaître vos sources ? Indépendamment du fait qu'il faudrait une boule de cristal pour le prévoir avec exactitude, je n'en trouve guère de traces sur Internet... Sauf un blogg de Me Poggia datant du 17 août 2011, dans lequel il parle de... 34 millions. Soit un presque doublement en moins de 3 mois...
J'aimerais bien avoir de vrais chiffres, basés sur des évaluations neutres plutôt que des supputations partisanes.

Écrit par : Philippe Souaille | 08/11/2011

Par ailleurs, les Genevois ont voté pour un projet. Eventuels déficits d'exploitation inclus. Au même titre qu'ils en paient pour les TPG, parce qu'ils sont considérés comme indispensables. Chercher à retarder la mise en place de ce projet, par tous les moyens, notamment juridiques, et des arguments souvent fallacieux, n'est-ce pas quelque part un refus caractérisé de la volonté populaire tant vantée par ailleurs ?

Écrit par : Philippe Souaille | 08/11/2011

Cher Monsieur Souaille, vous qui êtes toujours prompt à voler au secours de la désinformation, veuillez fournir à vos lecteurs le lien qui permet d'accéder aux informations suivantes, que tout citoyen contribuable devrait pouvoir obtenir:
1.Le document qui concrétise les engagements de la France en matière de CEVA
2.Le document qui prouve que sur les 300 millions à charge de la France il ne manquerait que quelques misérables 10 millions.
3.Le document de l'Office fédéral des transports qui prouve que l'Etat de Genève et les CFF ont rempli les 368 charges qui leur ont été imposées pour la réalisation de ce projet, et sans l'accomplissement desquelles cette ligne de chemins de fer ne peut être réalisée.
Lorsque vous l'aurez fait, vous pourrez accuser les recourants, qui, soit dit en passant, demandent à l'Etat de leur accorder les mêmes protections contre les nuisances que ce qu'il s'octroie à lui-même pour les terrains qu'il possède aux Eaux-Vives, de faire perdre du temps, pour un chantier prévu sur 6 ans, mais qui va certainement paralyser Genève pour bien plus longtemps.
Quant au déficit budgétisé de 34 millions par année, il se trouve dans le rapport du Conseil d'Etat au Grand Conseil à l'appui du dépassement de 107 millions voté par les électeurs en novembre 2009.
Bons petits fours le 15 novembre à la Praille pour le "premier coup de pioche"!

Écrit par : mauro poggia | 08/11/2011

Mais M. Poggia, en ce qui me concerne,je n'ai fait que reprendre vos propres chiffres: mes sources sont claires. J'en conclus donc que le déficit d'exploitation envisagé (basé sur des calculs de fréquentation qui sont une estimation...) est de 34 millions. Et non pas de 60 comme l'annonçait votre vigoureux défenseur. Et que donc les surcoûts du au décalage des travaux (indépendamment de leur durée totale) sont 3 à 6 fois plus important que ce qui manque encore apparemment à la partie française.
Je ne pense pas aller au cocktail du 15 novembre où je ne suis pas invité. En revanche, je serai à celui offert pour l'avant-première de mon film après-demain jeudi et j'y rencontrerai un certain nombre d'élus français (et suisses) concernés au premier chef par le CEVA. Je pourrai après cela vous en dire davantage sur l'état des financements français. Comme quoi, n'en déplaise à mon meilleur ennemi Pascal Décaillet, les cocktails transversaux ont tout de même du bon pour un journaliste: ils sont d'inépuisables sources d'information.

Écrit par : Philippe Souaille | 08/11/2011

Bonjour !

Philippe Souaille, une petite rectification si vous me le permettez :
M. Bernard Accoyer n'est pas Maire d'Annecy, mais Maire d'Annecy-le-Vieux, commune de l'agglomération d'Annecy.
Cela ne change absolument rien au débat, mais rendons à César (ou à Bernard ...) ce qui appartient à César.

En revanche, il m'apparaît beaucoup plus pertinent de relever le tour de prestidigitation comptable de M. Baldini qui déduit le supplément de prix par année de retard du projet (selon lui : 30 millions de CHF), du déficit annuel d'exploitation qui se monterait selon lui à 60 millions de CHF.

Pour tenter de nous démontrer que finalement la collectivité y gagnerait 30 millions de CHF par année !!!

Très fort M. Baldini, je ne sais pas si vous faites de la politique, mais vous devriez faire profiter l’État de Genève de vos talents, lesquels permettraient de résorber rapidement la dette de l’État.
En effet, si l'on suit votre logique, supprimons carrément et immédiatement les TPG, ce qui permettra à la collectivité d'engranger chaque année le montant du déficit d'exploitation de ces derniers !

Soyons sérieux, le CEVA a été voulu par la volonté populaire, alors arrêtons cet acharnement stérile et ces manœuvres dilatoires !

Pour en revenir au projet proprement dit, certes le Chablais sera désenclavé, mais partiellement seulement et ceci aussi longtemps que la liaison Evian-St-Gingolph ne sera pas rétablie.

A cet égard, il faut relever également l'accueil plus que tiède, pour ne pas dire hostile, réservé au CEVA par le Député-Maire d'Evian M. Marc Francina. Il est vrai que Marc Francina est UMP tendance Accoyer et que son regard porte vers Paris, sa charge de député et les ors de la République, pas vers la Suisse qui s'étale pourtant devant ses yeux lorsqu'il est à Evian ...

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 08/11/2011

Bonjour,

M. Baldini, les 60 millions de déficit d'exploitation que vous avancez sont irréalistes.
Sachant que le déficit pour le trafic régional actuellement financé par le canton de Genève doit avoisiner les 7-8 millions, j'ai vraiment du mal à comprendre comment les coûts pourraient augmenter de 650%, alors que l'offre du trafic régional augmentera de 160% environ d'ici à 2018 (et pas que avec le CEVA).

Je serais donc très curieux de connaitre plus en détail votre raisonnement et vos sources?

Cordialement

Écrit par : eldwane | 09/11/2011

Sur quelles collectivités publiques ou démembrements de collectivité publique le financement français repose-t'il ?

Comment lesdites entités vont elles se financer ? Est-il tenu compte de ce que la France est condamnée à payer très cher ses emprunts ?

Dans le cadre de son désendettement, la France va-t'elle persister dans cet aménagement ? Est-ce une priorité nationale ?

Le financement repose-t'il économiquement sur l'accord financier au terme duquel Genève verse 3 pour cent de la masse salariale des frontaliers ?

Écrit par : CEDH | 11/11/2011

CEDH, adressez-vous au bureau des renseignements hexagonaux. Vous connaissez les réponses aussi bien que moi, non ? La France doit faire des économies, elle ne va pas s'arrêter de tourner pour autant, ni d'investir dans des infrastructures jugées nécessaires, nationalement, régionalement et localement. Par contre, elle risque fort d'essayer de faire des économies sur les travaux.
Par exemple, la couverture des voies en tranchée couverte, sur France, obtenue de haute lutte par les communes annemassiennes est à nouveau remise en cause par Réseau ferré de France. Du coup Ambilly, principale commune concernée avec Gaillard, proteste et monte au créneau. Mai le débat n'est pas de faire ou pas la partie française du CEVA, mais bien comment et pour quelle répartition exacte entre les différentes collectivités, toutes concernées: Communes, syndicats de communes, département, région, Etat.
Pour ce qui est des fonds frontaliers dont vous parlez, actuellement de 3% mais qui pourraient être augmentés, ils sont versés au budget du département et des communes concernées. Donc après, une fois dans le budget, bien malin qui pourrait dire l'origine des fonds servant à régler telle ou telle dépense. Votre question ne relève pas du débat mais de la polémique stérile.

Écrit par : Philippe Souaille | 11/11/2011

Si débat il y a quant à la répartition, c'est que le financement n'est pas assuré.

Vous m'informez de ce que le département et les communes participeront au financement et qu'elles le feront avec des fonds frontaliers augmentés. C'est donc que l'on demande à Genève de fiancer le CEVA sur territoire français.

Pas d'accord.

Au demeurant, la nouvelle répartition fiscale globale, moins avantageuse pour la Suisse et plus avantageuse pour la France et l'UE, répartition que vous approuvez, est de nature à justifier l'abandon des fonds frontaliers. Je pense, notamment, à l'impôt sur les sociétés. Je vous rappelle que Genève est amené à perdre d'importantes recettes fiscales en suite de ce bouleversement fiscal. Dès lors que l'UE et la France ont décidé de se servir dans les caisses suisses, je ne vois par pourquoi on devrait leur en donner volontairement un peu plus.

L'accord qui prévoit cette largesse doit être dénoncé. Dans le respect de l'accord et du droit international, soit moyennant un préavis de 6 mois pour le fin d'une année civile.

D'ailleurs Paris se fou de cet accord financier local, tout comme d'une ligne ferroviaire internationale locale. C'est d'ailleurs bien pourquoi elle ne sera jamais financée, sauf à ce que la Suisse le fasse.

Je vous signale que les frontières sont amené à se refermer au cours des années à venir et qu'il convient que Genève consacre ses forces à la métropole lémanique et ses extension suisses. Et non pas à l'agglo. Genève doit rester, avec la Suisse, au nord de l'Europe. La frontière doit passer entre Saint-julien et Plan-les-ouates, pas sur la Versoix.

Écrit par : CEDH | 11/11/2011

Merci CEDH, de me pousser dans mes retranchements. Vous m'aidez à y voir clair, et ce sera le sujet d'un prochain blog. En l'occurrence, la frontière entre ce que vous appelez le nord et le sud de l'Europe passe en réalité sur la Versoix, et même un peu au-delà, vers Eaubonne, Gimmel, Gland...
Le taux d'endettement de Genève et des genevois est astronomique, mais il est aussi proche de celui de la Grèce que des Etats-Unis. Eh oui, la locomotive mondiale et maîtresse du monde (du moins c'est ce qu'elle croit encore) est un cancre en la matière. Quant à l'Allemagne, elle ne jouit de cette relative bonne santé que parce que le Sud achète ses produits à crédit... Elle n'est donc pas plus vertueuse en fait.
Genève est endettée, mais finance la Confédération, dont elle est le 2ème contributeur cantonal, en valeur absolue et par habitant. Qui plus est sans en recevoir les fruits en matière d'infrastructure, contrairement à Zürich... Ce sont les dettes que chaque genevois (électeur ou non) se colle sur le dos - plus le travail des frontaliers - qui permettent aux suisses des cantons primitifs et alpestres de se royaumer avec des budgets vertueux.
Eh oui, CEDH, les choses ne sont pas si simples et fribourgeoises, noires ou blanches, gentils vs méchants, cigales contre fourmis...
Au fait, n'est-ce pas vous qui disiez que le I de PIGS pouvait désigner l'Irlande plutôt que l'Italie, pour tenter de dissimuler votre évident racisme ?
Vos propos suintent la haine et le parti pris, CEDH, ce qui est dommage car ces oeillères contraignent votre pensée.
Les travaux du CEVA sont globalement financés, par un tour de table constituée de toutes les parties concernées. Comme cela se fait en Suisse dans un tel cas de figure. Ce qui reste en débat, c'est de savoir si la voie sera couverte, comme en Suisse, ce qui coûte plus cher et serait beaucoup plus agréable, ou restera une saignée ouverte, comme actuellement.
La modification en cours des rapports financiers entre la Suisse et l'Union européenne consiste d'abord à réparer des années de dol avéré et reconnu. Même s'il est évident que la Suisse a fait de gros efforts ces derniers temps, toutes les sources d'inéquité sont loin d'être taries. Notamment du fait des agissements de certains intermédiaires financiers peu scrupuleux qui font un tort considérable à la place financière dans son ensemble.
Ces questions sont indépendantes du problème des impôts frontaliers, qui d'une manière ou d'une autre, doivent être partagés entre pays de travail et pays de résidence. On le voit bien dans le canton de Vaud, où les frontaliers sont imposés sur France, par la France, qui rétrocède une partie au Canton de Vaud et aux communes vaudoises. De fait, là aussi, Genève a plutôt globalement profité de la situation. Et la Confédération également, puisque grâce à cela, Genève a pu contribuer davantage au budget fédéral et à la péréquation intercantonale. ce qui a permis de financer les infrastructures de la région zuricoise.
Il est temps aujourd'hui pour Berne de rendre à l'agglomération genevoise ce qui lui revient. De droit. Ce n'est pas le Genevois français qui rançonne Genève, CEDH. C'est Berne. Et c'est le canton de Vaud qui profite largement des impôts des travailleurs genevois exilés sur son sol, sans rien rétrocéder à Genève, alors même que Lausanne, dans la même situation vis-à-vis de la France, touche de la France...
L'agglo lémanique est une excellente chose, de mon point de vue: tout ce qui peut rapprocher des voisins est profitable. Mais il ne faudrait pas que l'arbre de la démagogie nationaliste cache la forêt des réalités pratiques.

Écrit par : Philippe Souaille | 12/11/2011

J'ajoute que toutes ces questions sont exposées dans mon film Genevois Pluriels, qui sera visible à Genève, dès le 23 à Fonction Cinéma, au Grütli, et sort en même temps en DVD, dans tous les bons magasins.

Écrit par : Philippe Souaille | 12/11/2011

Mon dieu que ces débats sont petits...
Pour changer d'échelle, repensons aux grands travaux réalisés en Suisse pour permettre le nord et le sud de se rejoindre.
La France ne paiera pas... et alors. Faut-il rester paralysés par l'inertie du voisin ? Comme si nous avions besoin de ça pour traîner.
A la vitesse à laquelle se développe la démographie mondiale, dans très peu de temps la planète sera trop petite.
Mais je vois déjà les esprits chagrins annoncer guerres et autres catastrophes plus ou moins naturelles pour recommencer à zéro.
Je ne suis pas visionnaire, mais je fais un effort pour imaginer la vie de mes enfants demain. Le CEVA, c'est juste du bon sens. Mais, à mon niveau, ce qui me fait le plus hurler, c'est le temps qu'il nous faut pour enfin réaliser la traversée de la rade.
Et je n'ose pas penser ce qu'il en sera de la plage Cramer... J'encourage tous les membres du WWF d'envoyer leur démission pour réveiller ces intégristes qui nous pourrissent la vie.

Écrit par : Pierre JENNI | 18/11/2011

Hey Taxi, j'espère que tu pourras venir à la première publique de Genevois Pluriels, mercredi prochain à Fonction Cinéma, à 20h. Cela me fera plaisir de t'y voir. Amitiés.

Écrit par : Philippe Souaille | 18/11/2011

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