30/01/2012

Hier soir Sarkozy a gagné ma voix... S'il se présente, ce qui reste incertain

Les mesures annoncées hier soir par Nicolas Sarkozy pour tenter de redresser la France vont dans le bon sens. Vu de Suisse, c'est évident. L'analyse comparée du succès helvétique et du recul français est sans appel: la surprotection du travailleur et sa déresponsabilisation sociale telles qu'elles se pratiquent en France ont des effets extrêmement pervers sur l'emploi et le chômage et même au final, sur la qualité de vie du travailleur lui-même. Lorsque l'on ne peut pas licencier, on engage moins facilement. Et lorsque 60% de ce que coûte un salarié à son patron part en taxes et charges sociales, contre 30 % en Suisse, on paie le salarié moins cher.

Lorsqu'en plus l'Etat prend 20% de tva contre 8% seulement en Suisse, on s'aperçoit que l'Etat français est devenu une sorte de Baal socialiste qui certes protège ses ressortissants, et joue un rôle essentiel dans l'économie, mais réduit l'initiative et la responsabilité individuelle à la portion congrue. Ce qui n'est jamais sain. Le système suisse n'est pas exempt d'inconvénients, l'imposition des individus est nettement plus lourde qu'en France et chacun doit payer des assurances maladies exorbitantes, mais au moins, les gens connaissent ainsi le prix des choses et s'avèrent moins enclins à réclamer la mane socialiste tombée du ciel par magie, comme si elle ne coûtait rien.

Car au final, c'est toujours l'individu qui trinque. La productivité horaire française est du coup plus élevée qu'en Suisse et les infirmières françaises, par exemple, deux fois moins payées que les suisses, doivent en plus s'occuper de deux fois plus de patients par infirmière, avec tout le stress que cela implique !

Changer tout cela en France s'apparente à une gageure. Le faire juste avant les élections ressemble à un quite ou double, comme l'ont souligné plusieurs commentateurs. Mon analyse est légèrement différente. Hier encore, je donnais Sarkozy perdant à tous les coups. Je n'en suis plus si sûr. Mais surtout, perdu pour perdu, autant finir en beauté, et en profiter pour faire au mieux son boulot de chef d'Etat éclairé, quitte à faire passer des mesures impopulaires. Impopulaires, mais efficaces, du genre qu'aucun candidat en campagne n'oserait annoncer ! Prendre ainsi à revers le principal écueil de la démocratie - à savoir la difficulté à dire la vraie vérité au peuple des électeurs - ce serait rendre un immense service au pays. Ce n'est pas rien, dans l'imaginaire d'un chef d'Etat.

Cela pourrait de surcroit lui valoir un retournement de tendance au centre, ce qui est mon cas. Mais j'ai tendance à penser que c'est accessoire dans son esprit, si ses confidences étaient sincères. Et si retournement il n'y a pas, il est encore temps d'annoncer son retrait, de laisser le champ libre à un nouveau champion, de son camp comme Fillon ou Juppé, vierges de cette animosité à son égard, ou du camp voisin et même cousin, François Bayrou, qui aurait alors toutes les cartes en main pour l'emporter, face à Hollande.

Pour ma part, mon cousin Bayrou, que j'ai été entendre à Annecy vendredi, m'a laissé sur ma fin. Il reste encore trop dans sa posture christique de sauveur miraculeux, sans oser trop en dire sur ce qu'il ferait pour de bon. Il parle brièvement du succès des entreprises suisses pour aussitôt après défendre le modèle social français. Quant à l'autre François, il est baillonné par sa gauche et des mesures comme la suppression du quotient familial, par exemple, me semblent une abérration. C'est l'une des rares mesures fiscales françaises qui mériterait d'être adaptée en Suisse, car elle favorise réellement la natalité (ou l'adoption) dans toutes les couches sociales, et pas seulement pour les catégories les plus pauvres.

 

 

 

Commentaires

Bonjour Philippe. Bayrou défend le modèle social, pas tout le modèle social actuel. En Suisse, nombre de libéraux conscients de leur tâche nationale ne crachent pas sur notre modèle social performant. Bayrou c'est non au démantèlement social, non à la nonchalance et aux profiteurs, oui à la solidarité, oui à la performance et l'épanouissement personnel. Pour ma part, je suis désolé. Je n'y arrive pas avec Nicolas. Il est resté bling-bling jusqu'au bout des ongles. Impossible de le prendre au sérieux. Pour la France, c'est un Président Catastrophe. Je le vois ainsi. Mais bien sûr mon point de vue est un point de vue parmi d'autres. Quant à François Bayrou, c'est vrai. Il devra montrer une ligne claire et lisible s'il veut espérer emporter la timbale.

Très belle journée à vous.

Écrit par : pachakmac | 30/01/2012

"........La société de consommation « à la grand papa », basée sur un capitalisme qui s’exprime exclusivement par une consommation de masse ignorant ses conséquences environnementales, appartient au passé. Demain, la croissance ne pourra être que technologique, dématérialisée et verte. Privilégier l’économie des services, pénaliser fortement la consommation qui pollue et favoriser celle qui respecte l’environnement.

Finalement, entre François Hollande et Nicolas Sarkozy, le choix est bien réduit. Les deux proposent de tout tenter pour relancer cet énorme jeu de l’avion qu’est cette société qui privilégie la consommation qui tue l’environnement au détriment de celle qui le préserve. L'Allemagne n'a vraiment aucun soucis à se faire vis-à-vis du concurrent français. La France par contre, peut s'inquiéter de la pauvreté de perspectives qu'offrent les deux principaux candidats, laissant une voie royale au vote contestataire."

Olivier Perroux 30.01.12. J'abonde !

Écrit par : demain | 30/01/2012

Demain, Arnaud Dély, du Nouvel Obs est à peu près aussi obsédé par Sarko que Pascal Décaillet peut l'être par Longchamp. Son avis sur la question n'a donc guère de valeur à mes yeux. Et même si Sarko fait sur certains points le contraire de ce qu'il fit auparavant, cela ne me gêne pas. Si l'erreur est humaine, c'est de persévérer qui est diabolique...
L'avis de Perroux est plus intéressant, comme souvent. Il est clair que les cleantechs sont l'avenir pour l'Europe, mais les cleantechs ne sont pas tout. Car les Chinois, les indiens sont déjà en train de s'y mettre. Les latinos arrivent et demain les africains. Il est donc essentiel de remettre à plat nos systèmes sociaux, pour non pas les supprimer, mais les optimiser.
Salaires et charges sociales représentent entre 2/3 et 3/4 du PIB en France. 3/4, soit le maximum ayant été atteints au début des années Mitterrand, mais il a fallu très vite revenir dessus, car c'était trop pour l'économie. A l'inverse, si un trop petit pourcentage de très riches accaparent une trop grosse part du revenu national, cela déclenche aussi de graves crises économiques, comme on l'a vu en 1929 et en 2007. En plus d'être extrêmement injuste.
Il faut donc louvoyer autour du juste milieu, mais surtout créer des conditions cadres qui favorisent l'entreprise individuelle et l'inventivité. Parce que c'est aussi là-dessus que repose la viabilité des cleantechs.

Écrit par : Philippe Souaille | 30/01/2012

Il n'y a qu'un problème : il s'appelle privatisations. Quand la répartition entre le revenu du travail et celui du capital passe de 70/30 à 60/40 cela revient à privatiser une partie plus importante de la plus-value. Conséquences: chômage, filet social non assuré, etc.

Et ce n'est pas la faute du prolétariat si les capitalistes n'investissent pas ou s'ils préfèrent investir à l'étranger pour générer des profits plus massifs et échapper à l'impôt. Ou pour placer l'argent extorqué dans des produits purement spéculatifs. En Allemagne et en Suisse il y a encore une certaine conscience sociale débouchant sur tout un réseau d'industries performantes et le goût du travail bien fait, alors qu'en France il n'y a que la recherche du profit le plus facile et le plus immédiat. Profit - profiteurs - arnaqueurs. Vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi en France il fallait d'abord payé pour recevoir la marchandise, alors qu'en Allemagne et en Suisse vous avez 30 jours après réception de la marchandise pour acquitter la facture? Pourquoi dans les stations d'essence en France vous êtes obligé de tenir à la main le pistolet de la pompe (bonjour l'odeur en été!) alors qu'en Suisse vous pouvez bloquer ce pistolet en position ouverte? Question de confiance. Cette confiance bien nécessaire à la bonne marche des affaires en général.

Quant à Sarkozy, sa prestation a été tellement lamentable qu'il est cuit, définitivement. Et ce n'est pas une voix de plus qui changera qqch. De toute façon le futur président de la RF est connu depuis le mois d'octobre dernier. Tellement le rejet de ce personnage velléitaire est profond dans son pays. Il suffit d'aller faire un tour sur les blogs ou autres lieux où les commentaires s'affichent. Je me demande même s'il parviendra au second tour après sa fumeuse "prestation" d'hier soir.

Il ne veut pas prendre des mesures impopulaires, il sait qu'il a perdu et que c'est irrémédiable et il est purement et simplement en train de saboter son pays. Un cadeau de plus pour le medef. Un "cadeau" aussi en quelque sorte pour son successeur, un savonnage de planche propre en ordre. En espérant le faire échouer, occupé qu'il sera à réparer les dégâts.

Les mesures impopulaires il les a prises tout au long de son mandat et c'est bien pourquoi il va être renvoyé.

Bayrou, combien de députés? 2. C'est vrai aussi qu'en France, par l'odeur de la soupe alléchés... Mais il ne faut pas trop rêver.


"m'a laissé sur ma fin."

En voilà au moins deux qui s'entendent à manier le français... comment dire... en fin, mieux vaut ne rien en dire du tout.

Et du trotzkysme au sarkozysme, ils ne doivent pas être très nombreux. Heureusement.

Écrit par : Johann | 30/01/2012

Johann, contrairement à vous, je ne crois pas un instant qu'il existe un génie suisse ou allemand, ou suisse-allemand qui serait supérieur au caractère français... Ni inférieur, bien entendu. C'est particulièrement vrai ici, en Suisse romande, où nous avons les mêmes gènes et très largement la même culture que la France.
En revanche, les conditions cadres économiques, administratives et légales influent sur les comportements, c'est évident. Ce que Marx résumait ainsi: "c'est l'existence qui détermine la conscience". Que vous ayez une vision plus nationale chauvine que la mienne ne m'étonne guère de la part d'un ex-gauchiste défendant des thèses proches du MCG !
En ce sens, si différence il y a, elle est précisément due au poids de l'Etat socialisant et nourricier dans la société française, bien plus fort et déresponsabilisant que dans la société allemande ou suisse. Calculer la répartition du PIB entre revenu du travail et du capital n'a guère de sens si l'on néglige la part et le rôle de l'Etat et plus généralement des collectivités. Car des impôts et des charges sociales sont prélevés et redistribués, certains de manière différée dans le temps.
Il se trouve que le poids et l'intervention de l'Etat est 2 à 3 fois plus important en France qu'en Allemagne ou qu'en Suisse. Alors que la répartition des richesses est très proche dans les 3 pays: 10 % des plus riches se partagent 25% des richesses tandis que les 10% les plus pauvres n'ont que 2,5%. La fortune des plus riches et notamment du 1% et même du 0,1% le plus riche tendant à augmenter depuis 20 ans (mais morflant en premier lieu en 2007), ce qui pose problème, mais restant très en deça de ce qu'elle était durant tout le XIXème siècle et jusqu'à la crise de 29, où elle était plus proche de 45% (pour le 10% supérieur), comme dans la plupart des pays émergents ou en forte croissance. Le Japon étant une exception notable, pays de la répartition équitable autant que du soleil levant.
En dehors du fait que structurellement, nos sociétés occidentales ponctionnent une trop grosse part du revenu mondial, le but n'est pas de revenir à des répartitions du XIXème siècle ou d'Amérique latine latifundiaire, mais de rendre nos systèmes sociaux pérennes. Donc de les optimiser.
Sur ce plan, l'Allemagne et surtout la Suisse, font beaucoup mieux que la France. Parce que le coût des oeuvres sociales n'est pas prélevé sur l'entreprise (ce qui le rend indolore pour l'employé mais pénalise l'entreprise) mais sur le revenu en général, soit en aval de son salaire pour l'employé, et non en amont, dans les frais de l'entreprise comme en France. C'est pourquoi d'ailleurs l'imposition des transactions en capital est moins nécessaire en Suisse: elle est déjà imposée avec le revenu. Et le résultat, c'est que les entreprises sont plus fortes en Suisse, alors que le taux de création, mais aussi de fermetures est bien plus fort en France, ce qui au final, s'avère bien plus risqué pour les employés !
C'est pourquoi je préconise de faire encore mieux en transférant les prélèvements autant que faire se peut sur la TVA, c'est à dire la consommation. C'est écologique et surtout, on fait payer ainsi le système social par les importations et pas seulement par les productions locales. Ce qui implique bien entendu de réduire les autres prélèvements d'autant.

Écrit par : Philippe Souaille | 31/01/2012

Sur l'Allemagne et l'écologie, j'aimerais encore préciser deux choses après la citation ici-même de Perroux: l'Allemagne fait certes mieux que la France en matière de cleantechs, mais la force principale de son économie réside encore d'abord dans l'exportation de biens extrêmement peu écologiques comme des Mercédès ou des BMW.
A l'inverse, la France a absorbé le choc de la crise grâce à plusieurs atouts, dont l'efficacité de son filet social redistributeur (même s'il coûte les yeux de la tête aux entreprises) et la part colossale de sa production nucléaire dans la couverture de ses besoins énergétiques. Rien n'est jamais simple ou noir et blanc.

Écrit par : Philippe Souaille | 31/01/2012

Enfin Johann, vous vous méprenez. Je ne suis pas "sarkozyste". Cela fait 5 ans qu'il m'insupporte et le fond de ma pensée, c'est qu'il hésite vraiment à se présenter et que je pense qu'il ne le fera pas. Il a tenté un coup et semble l'avoir raté. Attendons cependant les sondages pour le confirmer. Ou non. Les blogs ne sont représentatifs que d'eux mêmes.
Ce que j'admire ici c'est l'artiste, l'homme politique qui perdu pour perdu, tente de faire avancer les choses dans ce que je considère être la bonne direction quand bien même c'est suicidaire en termes électoraux. Loin de savonner la planche comme vous dites, j'ai le sentiment qu'il aide son successeur en prenant des mesures impopulaires mais efficaces. Chapeau. Les politiciens ont trop rarement ce courage là !
Je lui en voulais énormément de son coup de poignard dans le dos de Villepin, lorsqu'il a planté sciemment la réforme du CPE pour éliminer son principal rival d'alors. Mais là, il se rachète à mes yeux. C'est tout. Et comme aucun des deux François ne m'a convaincu davantage... Mais attendons, cela n'est pas fini !

Écrit par : Philippe Souaille | 31/01/2012

Oui Juppé serait un bon candidat!

Se serait peut être le premier candidat à la présidentielle qui a déjà été condamné. Contrairement aux autres qui sont condamné après! Dans ce cas autant laisser les médecins qui ont fait des fautes professionnelels exercer encore. Ou laisser les arbitres de foot qui ont été reconnu coupable de trucage d'exercer leur fonction.

J'exagère ? non! Aller je reprends les mots de son porte flingue "un délinquant est un futur récidiviste". Ben alors Juppé devrait être suivi de près alors...

Quant à Sarokzy un artiste ? pitié non...homme politique oui...

Écrit par : plume noire | 31/01/2012

Plume Noire, il est de notoriété publique que Juppé a servi de fusible à Chirac, ce qui est plutôt à son honneur me semble-t-il. Par ailleurs je préfère un Chirac malandrin mais qui a eu l'attitude qu'il a eu en 2001 face à Bush, qu'un président intègre qui aurait peut-être marché avec les néo-cons... Quant à Juppé, il a purgé sa peine. On ne parle pas de viol d'enfants, là, mais si je ne me trompe, d'usage d'appartements de fonction hyper bien placés à des prix HLM...
Je suis pour l'intégrité, contre la magouille. Mais je préfère quelques petits accommodements mineurs, accompagnant une vision globale juste, à l'hypocrisie d'une intégrité immaculée ici qui se satisfait de ce que la survie, là-bas, soit un combat de tous les instants au prétexte que justement, ce n'est pas chez nous...

Écrit par : Philippe Souaille | 31/01/2012

"En dehors du fait que structurellement, nos sociétés occidentales ponctionnent une trop grosse part du revenu mondial"

On pourrait ricaner en se demandant quel serait aujourd'hui l'état des richesses de ces quelques tribus de bédouins qui vivaient sur ce qui est aujourd'hui l'Arabie saoudite, le Koweit, etc... si les Occidentaux n'y avaient pas découvert et exploité le pétrole ? Que voulez-vous dire au juste ? Que les royalties versées aux gouvernements des pays producteurs sont encore trop faibles ? L'Arabie saoudite a des routes en meilleur état que les routes suisses (qui deviennent scandaleusement mal foutues, il est vrai...), des hôpitaux monstrueusement bien équipés (qui manque cruellement de personnel, il est aussi vrai...), le moindre immeuble a des sols en marbre même dans les provinces les plus reculées, etc, etc...
En Afrique, l'argent des royalties ne sert qu'à s'armer pour faire la guerre pour le pouvoir. Et celui qui a le pouvoir ne partage rien. Il donne des biffetons à sa cour, ce n'est pas la même chose...
Dans nos sociétés européennes, nous expérimentons (ou plutôt nous devrions expérimenter...) tous les jours la différence qu'il y a entre travail et productivité. Nous avons des agriculteurs qui travaillent beaucoup mais n'ont aucune chance de pouvoir rivaliser à armes égales (sans subventions) avec leurs collègues français, ne serait-ce que par le fait que leurs terres, capital de base, valent 20 fois plus (chiffres peut-être vieillis).
Faites-vous allusion aux mouvements financiers internationaux ? Je connais des traders ghanéens qui s'y connaissent très bien pour foutre en l'air les milliards de dollars...
Alors, expliquez-vous un peu concrètement sur cette ponction exagérée. A priori, cela me parait relever du seul idéologisme de mauvais aloi...

Écrit par : Géo | 31/01/2012

Géo, à la fin du XXème siècle, le sixième de la population mondiale (nous) se partageait 80% des richesses mondiales. C'est (doucement) en train de changer du fait de la mondialisation et de l'OMC qui ont permis l'entrée dans la partie des pays émergents.
Ceci avait été rendu possible par des victoires militaires suivies de mesures économiques (par exemple la destruction de tout le tissu industriel indien, notamment en matière de tissages), puis plus récemment, après la décolonisation, par des magouilles fiscales: par exemple l'achat à des prix inférieurs aux cours mondiaux des matières premières dans les pays d'Afrique, revendus à perte à des sociétés filiales dans les paradis fiscaux qui, elles, faisaient de fabuleux bénéfices. Les pays d'origine étaient doublement dupés: sur le montant des taxes négociées à l'exportation et sur l'imposition des sociétés résidentes chez eux.

Concernant l'Arabie saoudite et autres émirats, il se trouve que l'on parle de déserts très peu peuplés. Donc la manne est répartie entre très peu de gens. De manière générale, les occidentaux se sont toujours arrangés pour rétrécir l'étendue des Etats dans lesquels les richesses étaient considérables. Car il est toujours plus facile de voler une petite population repue qu'une grande affamée. Ce qui a toujours favorisé la corruption.
Quant aux armes, combien de ces guerres locales ont-elles été fomentées ou alimentées par des intérêts occidentaux ? Pas toutes, non, la cupidité est universellement partagée, mais beaucoup.

Écrit par : Philippe Souaille | 31/01/2012

Mais tout ce que vous décrivez appartient au passé. Les échanges étaient inégaux, les Anglais ont fait la guerre de l'opium, les Français et les Portugais ont eu tort d'acheter les esclaves que leur vendaient les Africains, OK.

Mais vous avez utilisé le présent : "ponctionnent"...
Alors, au jour d'huy ? (c'est pour dire merde à ceux qui nous gonflent avec le double pléonasme "au jour d'aujourd'hui"...)

"à la fin du XXème siècle, le sixième de la population mondiale (nous) se partageait 80% des richesses mondiales"

Peut-être, mais a priori cela me parait largement mérité. Les Chinois vendent ici parce que leur marchandise est bon marché. Sinon, il y aura délocalisation dans l'autre sens...
Je vous rappelle ce que je vous ai déjà écrit : l'aide internationale à L'Afrique de 1995 à 2000 et quelques représentaient plus de 350 milliards de dollars, ce qui selon "Un seul monde" représente exactement le coût des activités guerrières en Afrique durant cette même période. En d'autres termes, plus on les aide à construire des routes, des écoles et des hôpitaux, plus ils ont d'argent pour acheter des armes (en général des Kalach, qui ne sont pas produites en France, mais en Chine surtout).

Alors, qui ponctionne qui ?

Écrit par : Géo | 31/01/2012

Les magouilles fiscales, c'est du présent Géo. Et la plupart des pays d'Afrique reçoivent de l'aide, mais quelques uns seulement ont connu des guerres. Généralement, et vous le savez très bien, l'armement n'a pas été financé par la coopération, mais au contraire par le pillage des richesses. Et les guerres ont été le plus souvent organisées quasi méthodiquement par des intérêts occidentaux pour faciliter justement le détournement des richesses par des minorités. Prenez une carte de l'Afrique, vous qui êtes géologue et regardez où sont les zones de conflit les plus violents et où sont les richesses, quelles soient minières ou plus rarement agricoles: elles coïncident assez précisément.
Par contre là où il n'y a rien d'intéressant à voler pour l'Occident, comme par hasard, les choses vont mieux. Ou moins pires. Ce qui ne veut pas dire que je suis pour la coopération. Je pense qu'elle s'est fourvoyée. Je suis pour qu'on fasse en sorte de soutenir les jeunes entrepreneurs africains dans leur tâche de construction de leur continent.

Écrit par : Philippe Souaille | 31/01/2012

Le problème de l'Afrique est la démographie. Ce demi-siècle est celui de l'explosion de la population africaine. De l'impossibité pour l'Afrique d'absorber, voire de simplement nourir cette population. De l'explosion des villes africaines. De l'émigration sur d'autre continents et, en premier lieu, en Europe.

Cette explosion démographique provient d'une forte fécondité combiné à la baisse du taux de mortalité infantile. Baisse du taux de mortalité découlant des connaissances essentiellement occidentales.

L'immigration africaine est un effet boomerang de la médecine et de l'hygiène occidentale. Si, sans l'occident, les bédoins en seraient à utilise le pétrole dans des lampes à pétrole, les africains seraient fort peu nombreux en raison d'une forte mortalité infantile.

A vous Souaille, qui, au nom d'une exigence d'équité qui vous est propre, voulez affaiblir l'Occident, l'Europe et la Suisse au bénéfice du tiers monde et donc de l'afrique subsaharienne, pourquoi l'Occident, l'Europe et la Suisse devraient payer pour la haute fécondité africaine ? Qui fait l'enfant le nourri !

Et puis au delà de ce qui nous sépare quant à la position de l'Occident, ne croyez vous pas que le développement de l'Afrique passe par une plus grande maîtrise de la démographie.

Rappelez-vous la petite fille togolaise de l'un de vos films. Pourquoi serait elle plus maltraitée par l'existence qu'en petit suisse, m'aviez vous demandé. Je vous avais répondu : combien d'enfants ont eu les grands parents de la togolaise et combien d'enfants ont eu les grands parents de la suisse ? Pas de réponse de vore part. Et bien je vous le dis : Peut-être un peu pas assez pour la suisse et beaucoup trop pour la togolaise.

Evidemment c'est un casse tête. La petite fille n'est pas responsable de l'irresponsabilité de ses ancetres.

Écrit par : CEDH | 31/01/2012

Le texte exact se trouve dans le n° 1 de "Un seul monde" de mars 2008, et je suis sûr que vous l'avez dans votre bibliothèque...
"Entre 1990 et 2005, les guerres ont coûté à l'Afrique l'équivalent de quelque 353 milliards de francs. Ce montant comprend les coûts directs des conflits, etc...
Il correspond à peu près au volume de l'aide internationale attribuée au continent noir durant cette même période. Ces données ressortent d'une étude intitulée "Les milliards manquants de l'Afrique", réalisée par trois ONG britanniques, dont Oxfam. L'analyse a porté sur 23 Etats africains qui ont connu des conflits armés ou des crises sévères au cours des 15 dernières années. Ces chiffres choquants sont presque certainement sous-estimés, remarque Irungu Houghton, d'Oxfam...."

Il ne s'agit pas de dire que la coopération finance les conflits. Mais libèrent les dirigeants de leurs obligations envers leur peuple. Cela revient à dire que couper toute coopération et aide à l'Afrique serait le meilleur service possible. Ce n'est pas de moi, bien qu'il y avait longtemps que je me le disais avant que le livre de dambisa Moyo "Dead Aid" ne paraisse...

Maintenant, que les conflits apparaissent là où il y a quelque chose et non là où il n'y a rien, ben, oui...
Pour la géologie : je peux même vous dire, si vous avez la carte de l'Afrique en tête, que la guerre au Mozambique aurait été bien plus dure et plus longue si les pressions subies par les terrains qui y affleurent avaient été égales à celles de l'Angola...où on trouve des diamants. Et du graphite à Ancuabe, Cabo Delgado...

Écrit par : Géo | 31/01/2012

Les magouilles fiscales ? Il n'y a pas de fisc en Afrique, il y a des douanes. Et ce n'est pas un des facteurs moindres du sous-développement. 275% sur une voiture au Burkina, par exemple, quand j'y étais...
Les douanes sont souvent épaulées par SGS, mais j'ai bien peur que cette société ne voit pas ce que devient l'argent une fois perçu. Les chefs des douanes sont les plus grosses fortunes du continent. En fait, tout le système de la police et de la douane en Afrique fonctionne comme les filets pour l'or dans l'Arve autrefois...
A propos, il m'a fallu plus d'une année pour dédouaner 80 pompes made in Tanzania pour le Moz, c'est vous dire si les douaniers se soucient du peuple...
Mais pourquoi voulez-vous toujours voir la paille de l'Homme blanc et refuser de voir la poutre des autres ?

Écrit par : Géo | 31/01/2012

"il est de notoriété publique que Juppé a servi de fusible à Chirac" vous ne m'apprenez rien. Cela dit, c'est de notoriété mais cela reste une explication parmis tant d'autres!

"Par ailleurs je préfère un Chirac malandrin mais qui a eu l'attitude qu'il a eu en 2001 face à Bush, qu'un président intègre qui aurait peut-être marché avec les néo-cons." Vous vous éloignez du sujet bien que je sois d'accord avec vous. Cela dit Chirac a fait le malin 5mn un pas en avant et un en arrière mais comme je l'ai dit ce n'est pas le sujet.

"On ne parle pas de viol d'enfants, là, mais si je ne me trompe, d'usage d'appartements de fonction hyper bien placés à des prix HLM...
Je suis pour l'intégrité, contre la magouille. Mais je préfère quelques petits accommodements mineurs, accompagnant une vision globale juste, à l'hypocrisie d'une intégrité immaculée ici qui se satisfait de ce que la survie, là-bas, soit un combat de tous les instants au prétexte que justement, ce n'est pas chez nous..."

Non ce n'est pas un violeur d'enfants et oui il a payé sa peine! Laissez-moi rire. Inéligibilité pendant combien 5 ans ? je ne sais plus. Juppé s'est vu obtenir une place de professeur dans une université au Canada pendant sa peine. Puis la période passée, il est revenu à Bordeau. Le maire et toute l'équipe ont démissionné et il a été réélu. Oui si c'est ce que vous appelez payé ben je crois que nous avons deux conceptions différentes.

Je trouve d'autant plus regretable de votre part que vous minimisez le profit de logement etc...je crois que vous avez oublié le rôle d'un homme politique qui est d'être honnête car il est mandaté par le peuple. Du moment qu'une personne a trompé elle ne devrait pas continuer en politique un point c'est tout.

Dans ce sujet, ou il était question de Sarkozy, on se rend compte que la réalité sur Sarkozy lui-même ainsi que beaucoup de personnes de son entourage, les entourloupes sont les mêmes que sous Chirac. Si vous acceptez et trouvez cela bien, c'est votre avis et je le respecte. Cependant ce type de comportement politique flirte avec communisme et pays corrompu. Le problème c'est que nous sommes ceux qui sont censés donner l'exemple au monde.

Écrit par : plume noire | 01/02/2012

Je n'approuve pas la magouille, Plume noire. Mais force est de reconnaître qu'elle est présente quasiment partout en politique. Clientélisme, népotisme et favoritisme fleurissent aussi bien à gauche qu'à droite. Tant qu'elles restent à des niveaux mineurs (et la loi est là pour y veiller), corruption et basses manoeuvres ne me paraissent pas être le principal problème.
Le principal problème de la politique, c'est quelle politique mène-t-on ? Par rapport à l'Europe, au Monde, à la répartition des richesses, à la défense de l'entreprise ou au contraire du collectif, etc...

Écrit par : Philippe Souaille | 01/02/2012

Je réponds ici au blog de M. Leisi, élu MCG qui écrit que la France ne serait pas démocratique, si elle ne laissait pas se présenter Le Pen... Voici ce que j'en pense:
La première règle de la démocratie, c'est de ne pas truquer les chiffres. Les sondages la donnent en ce moment à 19.5. Au plus fort de sa forme, elle a dépassé les 20... Mais 35% de lepenistes, M. Leisi rêve éveillé.
La deuxième règle de la démocratie, c'est de respecter les règles. L'une d'elles dit qu'il faut 500 signatures parmi les plus de 45 000 élus de la République. Pour éviter que n'importe quel abruti ne puisse se présenter alors qu'il n'a aucune chance d'être élu.
Le Pen n'a aucune chance d'être élue. En revanche, par son éventuelle présence au second tour, elle risque de perturber gravement le fonctionnement de la démocratie en forçant des gens qui n'en ont aucune envie à voter contre elle. Et donc à faire passer Hollande ou Sarkozy, ou Bayrou, ou n'importe qui qui lui sera opposé alors même que le vrai choix serait entre Sarkozy et Hollande, ou Bayrou et Hollande. Sarkozy contre Bayrou étant extrêmement improbable.
De ce fait, celui qui serait élu contre le Pen le serait certes avec une majorité très confortable, inégalée depuis Chirac contre Le Pen père, mais sans véritable légitimité. Or la France a besoin de réformes profondes et donc d'un gouvernement disposant d'une légitimité forte.
Alors oui, même si Le Pen n'obtenait pas ses signatures, la France resterait une démocratie. Et Le Pen et les siens continuerait de monopoliser l'attention des médias, comme le fait si bien le MCG à Genève, qui parvient à décrocher la Une pour annoncer qu'il prône une mesure que le DIP travaille depuis 2 ans à mettre en place...

Écrit par : Philippe Souaille | 01/02/2012

Géo, les douanes représentent 50% des revenus de la plupart des pays africains et c'est trop. Ceci dit, ce chiffre est en nette baisse depuis de nombreuses années. Mais les impôts existent aussi, notamment pour les grosses entreprises. Vous imaginez vraiment que Total, Exon ou la Gecamines travaillent dans l'informel ? Vous rigolez là. Et ce sont bien évidemment ces impôts potentiellement colossaux qui passent à l'as en allant faire un petit tour par les paradis caraïbes.
La paille est africaine, Géo, il y en a même plusieurs, je m'escrime de longue date à le faire entendre à qui de droit. Et tant que les Africains ne l'auront pas compris, l'Afrique ne décollera pas. Mais la poutre est occidentale, jqe n'en veux qu'un exemple.
Lors de l'affaire de l'exportation de bateaux entiers de déchets toxiques en Guinée et au Cameroun, à la fin des années 80, les ministres guinéens et camerounais qui avaient touché en tout et pour tout chacun 100 000 Francs pour prix de leur signature ont fini en tôle. Et croyez-moi, être enfermé à Nyoubel n'est pas une partie de plaisir. Le maffieux italien qui expédiait les bateaux touchait lui un million de bénéfice par cargaison... Et il n'a jamais été inquiété ! Du point de vue européen, à l'époque, il n'avait rien commis d'illégal...

Écrit par : Philippe Souaille | 01/02/2012

CEDH, la démographie africaine est en passe d'être maîtrisée, plus rapidement que ce à quoi s'attendaient les démographes. Les jeunes générations, dès qu'elles sont éduquées et travaillent dans un contexte urbain ne font pas plus de 2 enfants par couple, en moyenne. Seuls l'Islam et le Pape rament à contre-courant.
Une étude fine comme celle à laquelle nous nous livrons pour mon film en court sur l'émergence prouve que les causes du retard africain sont à chercher ailleurs. La démographie est tout autant une arme qu'un boulet. Tout dépend comment l'on s'en sert et quels sont les autres atouts dont on dispose. La démographie galopante de l'Europe du XIXème lui a permis de conquérir le monde ... Alors certes, aujourd'hui, il serait sain, pour l'avenir du monde, que les populations cessent de croître plus vite que les ressources de la planète. Mais c'est par le progrès et la croissance du bien-être que l'on y parviendra.

Écrit par : Philippe Souaille | 01/02/2012

"Et ce sont bien évidemment ces impôts potentiellement colossaux qui passent à l'as en allant faire un petit tour par les paradis caraïbes.
La paille est africaine, Géo, ... Mais la poutre est occidentale, jqe n'en veux qu'un exemple."

Mais c'est franchement contradictoire ! Qui est responsable de la fuite des impots ? Ceux qui les ont payé ou ceux qui les ont reçus ? Et votre démonstration de la poutre occidentale date aussi de 1980 et je crois que cela a bien changé. C'est vrai que vous et moi avons vécu des changements sur ce monde que nulle autre génération n'a vécu et ne vivra plus. 1980, c'est le Moyen-Age, dans les rapports Nord -Sud. Alors maintenant, il faut faire ce que vous dites faire : dire aux Africains qu'ils cessent de mettre leurs malheurs sur le dos des autres, sinon ils ne s'en tireront jamais. Et à mon avis, ils ne sont pas près de le faire, ayant entendu un interview de Pie Tshibanda il y a peu...

PS. pour Plumenoire : on sent le Robespierre bien français derrière vos propos sur Juppé. Couper la tête des meilleurs au moindre prétexte est décidément un sport national chez vous...

Écrit par : Géo | 01/02/2012

Ne faites pas semblant de ne pas comprendre, Géo, je sais bien que vous êtes géologue, pas économiste ni fiscaliste, mais tout de même: les impôts dont je parle n'ont jamais été payés. Par un jeu de sous-facturations et surfacturations, les bénéfices des multinationales (qui font en Afrique leurs plus gros profits, pour nombre d'entre elles) sont délocalisés dans les paradis fiscaux. Et pas dans les années 80: maintenant. Quant à Plume Noire, à ce que je sache, il est Suisse, enfin Genevois, il est vrai que pour vous, tout ce qui se trouve de ce côté ci de la Versoix, c'est déjà l'étranger.

Écrit par : Philippe Souaille | 01/02/2012

"tout ce qui se trouve de ce côté ci de la Versoix, c'est déjà l'étranger."
En tous cas, l'idéologie est la même. Mais vous n'êtes pas clair : est-ce que les grandes compagnies pétrolières ne paient pas d'impots ou de royalties ? J'ai assisté à une négociation entre gvt et une grande compagnie sur une concession minière pour l'or. Les deux parties semblaient mécontentes...
Pour parler comme vous, c'est plutôt bon signe. Merci d'être plus clair pour les grandes compagnies pétrolières...

Écrit par : Géo | 01/02/2012

Un énorme travail a été effectué sur cette question par une mission internationale payée par le Gouvernement norvégien, gros producteur de pétrole, qui voulait ainsi faire profiter les pays africains de son savoir-faire. Et c'est l'ex juge Eva Joly, actuelle candidate verte à la Présidentielle française qui en fut chargée. Ce qui nous permet de revenir au coeur du débat français...
Les sociétés pétrolières doivent payer des royalties et des impôts. En principe les deux. Les royalties peuvent être indexées sur le tonnage extrait, ou sur la valeur marchande du-dit tonnage. En fait souvent un mix des deux. Et les impôts sont indexés sur les bénéfices des filiales locales des multinationales procédant à l'extraction et à l'exportation.
Sur le tonnage, il y a souvent des magouilles, mais c'est assez facile à contrôler. La fraude porte plutôt sur la valeur marchande du pétrole extrait et exporté, qui est revendu en dessous des cours du marché à des sociétés soeurs domiciliées dans des paradis fiscaux. Et parfois à Genève. Où se réalisent les bénéfices, qui sont moins nettement imposés qu'ils ne le seraient dans le pays d'origine.
Certaines de ces affaires ont fini devant les tribunaux, concernant l'Angola, le Congo, y compris à Genève, mais de loin pas toutes.

Écrit par : Philippe Souaille | 01/02/2012

Merci pour vos précisions. Reste tout ce qui sous-tend vos voeux de gouvernance mondiale : à quoi bon payer des impôts à des gens qui vont les envoyer tout droit vers des paradis fiscaux ?
Seuls les Africains ont la réponse à cette question. Observons donc si ce vieux schnoque de Ouadé (pour dire merde à tous les nuls de la radio qui prononce wad...) se fait jeter ou non. Je crois beaucoup plus au printemps sénégalais qu'aux printemps arabes islamistes...

Écrit par : Géo | 01/02/2012

Vous pourriez avoir la correction d'éviter de répondre publiquement à des commentaires que vous ne publiez pas. Je vous rappelle que vous tenez un blog que la TdG qualifie de journaliste. Enfin, si vous vous voulez me chagriner, libre à vous

Écrit par : CEDH | 01/02/2012

Mais votre commentaire est publié, CEDH. Il l'a été avant que j'y réponde ! Quand bien même le fait d'être journaliste n'a aucun lien avec le fait d'être obligé de publier des commentaires que l'on désapprouve fondamentalement. Si sa lettre reste tout juste dans les limites du code, son esprit ne sent effet pas bon du tout.
Les taux de natalité de l'Afrique sont ceux de l'Europe du XIXème. Nous avons mis plus d'un siècle à les réduire, au fur et à mesure que progressait l'espérance de vie. Et nous n'avons toujours pas résolu le problème de cette longévité accrue. L'Afrique a du (doit) tout faire en même temps. On peut ne considérer le progrès technologique comme une amélioration (réelle à mes yeux) sans prendre en compte également les déséquilibres profonds qu'il a engendré.

Écrit par : Philippe Souaille | 01/02/2012

" Et puis au delà de ce qui nous sépare quant à la position de l'Occident, ne croyez vous pas que le développement de l'Afrique passe par une plus grande maîtrise de la démographie ".

Il se peut bien que c'est le contraire que se produit. Le développement actuel de l'Afrique qui freine la natalité. L'Afrique noire connaît une croissance annuel de 5% et malgré la crise que traverse la planète depuis 2007. J'aime assez ressortir le terme de G13 africain selon l'économiste du développement François Bourguignon. ( 13 pays d'Afrique noir émergeants ) J'ai remarqué sur le site des blogs de la TDG que je lis souvent des commentaires sur l'Afrique noires tel qu'elle était dans les années 60 et 70. Un continent sous-développé et une cause perdue.

les choses là bas sont en train de changer. C'est loin d'être tout rose et tous ne sont pas sur le bon chemin. Mais ça commence.

D.J

Écrit par : D.J | 01/02/2012

D.J @ N'hésitez pas à y investir votre propre argent et nous en parlerons dans quelques années, quand vous aurez tout perdu...
Facile, le blabla. Il vaut mieux pratiquer...

Écrit par : Géo | 01/02/2012

DJ a raison, Géo, les choses bougent et dans le bon sens. Je n'y risquerai peut-être pas encore mes économies si j'en avais, mais l'économie y est en plein boom. Les jeunes élites africaines ont enfin compris qu'il y avait dans le business et l'entreprise des débouchés autrement plus intéressants que dans l'administration. Et ils font désormais plus volontiers HEC que l'ENA. Ce qui met les ONG babacools en pétard, mais va incontestablement dans la bonne direction.

Écrit par : Philippe Souaille | 01/02/2012

Lancer des entreprises a toujours été possible en Afrique. Et quand elle tourne, le warlord local vous tape sur l'épaule pour réclamer un pourcentage qu'à côté duquel Al Capone était un gentil petit caniche. On en reparlera dans quelques années...

Écrit par : Géo | 01/02/2012

@ Géo,

" D.J @ N'hésitez pas à y investir votre propre argent et nous en parlerons dans quelques années, quand vous aurez tout perdu...
Facile, le blabla. Il vaut mieux pratiquer... "

Ce n'est pas parce que je ne met pas mon argent en chine que la chine ne décolle pas. Et c'est du reste ce que font les chinois; ils investissent en Afrique. Ils ne font pas de blabla. On en reparlera aussi dans quelques années.

D.J

Écrit par : D.J | 01/02/2012

Sauf que le warlord local ne fait pas le poids face au warlord national, que les Chinois ont bien évidemment acheté...
Et de quel pays parlez-vous ? Il y a quelques jours, j'envoyais un message à un ami africain rencontré à Kaédi que j'ai aidé à fuir de Abidjan pour lui dire de ne pas y retourner mais de rester à Dakar. Vous avez vu ce qu'il s'y passe maintenant ?
Tous les pays africains qui pourraient passer aux yeux d'un débarqué de frais pour parfaitement sûr peut exploser dans la nuit de votre arrivée...
Vous lisez trop la presse bien-pensante, DJ.

Écrit par : Géo | 01/02/2012

@ Géo,

5% de croissance annuelle n'est pas de la bien- pensante; mais de l'étude économique. On ne parle pas de développement abouti; mais d'un démarrage économique. De qu'elles pays? Evidement il ne s'agit ni de la Somalie, ni du soudan et encore moins du Zimbabwe.. Mais il y a le Bénin, le Nigéria, le Botswana, L'Afrique du sud ou le Ghana. Pour l'Afrique du sud vous pouvez effectivement me parler de l'insécurité qui y règne et de la forte criminalité, des réseaux mafieux, de la corruption etc... Constat qui peut-être fait aussi pour le Brésil qui décolle aussi économiquement.

D.J

Écrit par : D.J | 02/02/2012

DJ@ Le fait que Souaille ne publie pas mon com ne veut pas dire que je vous donne raison...

Écrit par : Géo | 04/02/2012

Cher M. Souaille, vous vous trompez lourdement à propos de Mme Duby-Muller, qui n'a rien à voir avec la famille Barbier-Mueller. La maîtrise (et la disparition) des trémas pose parfois des problèmes, ainsi que les «y» et les «i». Mais de là à penser que tous les Duby sont aussi des Dübi, les Muller des Müller ou que tous sont cousins...

Écrit par : vincent naville | 07/02/2012

Merci M. Naville et transmettez mes excuses à M. Barbier-Mueller. Mon informateur, amateur d'art et d'histoire lui-même issu d'une vieille famille genevoise de la Rive droite semble s'être fourvoyé. A sa décharge, nous n'avons évoqué la question qu'oralement. Les Dübi-Müller, fondateurs de la fondation du même nom, aujourd'hui intégrée au musée de Soleure semblent bien être des homonymes phonétiques de cette jeune candidate haut-savoyarde. Etonnante homonymie tout de même sur un nom composé, d'autant que ces deux familles semblent apparemment uniques avec ce nom, tant en France qu'en Suisse.
ps: je vous réponds ici, mais ce texte sous lequel vous avez mis votre commentaire n'est pas le bon. Il concerne le blog "2 députés genevois à Paris"

Écrit par : Philippe Souaille | 07/02/2012

Malgré les circonstances, quelques soient les cas, j'ai bien peur pour Sarkozi, je doute fort qu'il ne soit plus crédible

Écrit par : faire part | 16/02/2012

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