08/03/2012

Remettre le logement au milieu de la région

Le maire de Saint-Cergues a décidé de réduire les surfaces disponibles à la construction dans sa commune en les reclassant zone agricole. L’idée c’est de contenir la progression de l’habitat dans la zone frontière et le « mitage du territoire ». Et accessoirement et si possible de contraindre Genève à construire davantage chez elle. Fort bien. C’est au moins une mesure claire, un geste fort qui va dans le bon sens à savoir la planification raisonnable de l’aménagement et la préservation d’un environnement de qualité. Elle aura par contre un effet pervers sur le prix des logements disponibles : si vous restreignez l’offre, forcément, ça fait monter les prix. Les Genevois en savent quelque chose. C’est d’ailleurs une mesure allant à l’inverse de celle annoncée récemment par Sarkozy pour détendre le marché de l’immobilier, à savoir augmenter les droits de construction (pourcentage d’occupation des sols) sur toutes les parcelles constructibles et déjà construites.

Quelque part, en prenant cette mesure, le Maire de Saint-Cergues confirme que le problème est moins le prix de l’habitat dans le Genevois français en tant que tel que le sentiment d’envahissement perçu par les résidents français (y compris les frontaliers d’ailleurs, parfois) devant l’arrivée des Genevois. Sur lequel se greffe la crainte écologiste d’un « mitage du territoire » qui en d’autres lieux s’appelle tout simplement « urbanisation ». Fondamentalement, cette crainte n’est pas différente de celle qui, de l’autre côté s’exprime à l’encontre des frontaliers « voleurs de travail » et elle est d’abord le fruit de préjugés. Des deux côtés, quoiqu'on s'en défende. Préjugés à l’égard du nouveau voisin Suisse et de sa grosse voiture, préjugé du-dit nouveau voisin urbain à l’égard du « frouze » un peu paysan qui était pourtant là avant, préjugé à l’égard du « frontal » qui vient d’être engagé, et préjugé du nouveau frontalier à l’égard de ces suisses pleins de pèze et un peu lents…

Bref, contre la connerie humaine, il n’y a pas de solution miracle. Mais il y en a tout de même de meilleures que d’autres. En matière de logement cela signifie d’abord ne pas oublier les branches de l’équation que sont l’environnement/cadre de vie et le transport. Il faut parvenir à concilier la qualité de notre cadre de vie, à savoir la proximité d’une nature merveilleuse avec l’habitat urbain qui, lui doit se repenser. Il faut arrêter de disperser l’habitat dans des zones villas s’étendant toujours plus loin, qui sont autant de casse-têtes en matière de transport et donc de sources de pollutions. Cela signifie densifier la ville, mais la densifier de manière intelligente et qualitative.

Les gens aiment avoir la nature à côté de chez eux. Il faut la leur offrir. De ce point de vue, certaines réalisations genevoises sont une horreur : avoir supprimé un passage souterrain devant l’hôpital pour y installer une morne pelouse sans âme enchâssée dans le béton n’a aucun sens. Tant qu’à faire, autant créer un vrai parc, arborisé, même petit. Sur ce plan, la France fait souvent pire, mais pas toujours. Le centre d’Annemasse, par exemple est gentiment en train de se muer en un espace convivial et très agréable, rempli de bistrots sympas, de galeries, bref une vraie petite ville. Et les immeubles, souvent plus hauts qu’à Genève y gagnent régulièrement en qualité perçue. Notamment du fait d’une architecture qui privilégie les grandes terrasses et les formes découpées, propices à l’envahissement par des jardins suspendus (qui restent à venir), plutôt que les cubes de verre. Toujours plus jolis que des cubes de béton, notez bien…

En résumé, faire rentrer la campagne en ville, arrêter de construire des ensembles résidentiels inanimés, sans magasin, ni bistrot, ni rien… et surtout densifier autour d’axes de transports en commun rapides et efficaces. Sans pour autant négliger la nécessité de parfaire le réseau routier : les pendulaires doivent se déplacer en transports en commun, en scooter ou à vélo, mais tous les autres usagers, professionnels ou privés, doivent pouvoir circuler commodément.

1000 nouveaux logements à Genève en 2011, c’est très peu. Ceci dit, 3500 sont en construction cette année ! Certains aiment bien voire le verre à moitié vide, lorsqu’il est à moitié plein... Et vice versa ! Ce n’est pas anodin : il y a une manière de voire qui mène au clash tandis que l’autre favorise la concertation. Claude Deffaugt, candidat de centre droite dans la circonscription d’Annemasse Saint-Julien, et un chaud partisan de a deuxième option. Il présentait mardi soir à Annemasse ses outils de campagne . Le fait d’être double-national et parfaitement au courant des us et coutumes de part et d’autres est un atout essentiel dans les négociations futures.

Fondamentalement l’attitude d’un Vielliard sur le logement n’est pas différente de celle d’un Barth ou même d’un Vert  genevois: Tous veulent protéger la qualité de vie de leurs électeurs contre l’envahisseur. L’envahisseur étant perçu, par facilité de l’esprit, comme celui qui vient de l’autre côté de la frontière. Ce qui est largement faux. D’abord la première cause de la demande de logements, c’est la natalité et les divorces. Quant à l’immigration, il n’est pas question ici de faire du régionalisme mais simplement de dire les choses comme elles sont. 10 % des nouveaux arrivants dans la région arrivent mandatés par une multinationale. 90% débarquent ou ont débarqué de leur propre chef, à la recherche d’une vie meilleure. C’est vrai des résidents genevois qui sont pour une part non négligeable d’entre eux des immigrants d’assez fraîche date. C’est vrai aussi pour le Genevois français où tentent de s’installer chaque jour des français venus des quatre coins de l’Hexagone, attirés par le miracle économique suisse… et le dynamisme de la région.

Cela les populistes de part et d’autre de la frontière omettent systématiquement de le mentionner. Parce qu’électoralement, cela rapporte beaucoup moins que d’incriminer le voisin, le richard helvète ou le frontalier en diesel. Ce flux ne s’interrompra pas tant que la région sera perçue comme un eldorado. Le problème du logement en France est d’abord un problème français, de même que le problème du chômage en Suisse est un problème suisse. Par contre, on peut chercher à les résoudre ensemble, d’un commun accord. C’était déjà l’idée du contrat d’agglomération, mais les réponses choisies n’étaient peut-être pas les bonnes. En tout cas, elles n’ont jusqu’à présent réussi qu’à augmenter les tensions. Peut-être serait-il temps de reprendre les problèmes à la base ? En définissant un cadre de réflexion qui soit commun, public et concerté. Cela peut-être une assemblée d’élus ou une assemblée d’experts. Ou les deux. Mais qui puissent réfléchir ensemble à l’avenir commun, sans tabou ni présupposé.

Commentaires

Comme de nombreux Suisses, me voila désormais avec de belles plaques 74.

Sachez que je suis reconnaissant à la France de m'offrir l'opportunité de vivre dans un un endroit agréable.

Mais, quand j'entends le MCG qui soutient les "résidents Genevois" contre les Suisses expatriés, là la colère monte en moi. Comment tous ces, ex étrangers naturalisés, osent-ils, dire que nous valons moins désormais qu'un permis C ou pire un nouvel arrivant permis B ?
é
M Gruson, ex frontalier, origine franco-belge,en rajoute une couche, lui qui est également un neo-suisse naturalisé, mais qui s'est bien gardé de conserver sa nationalité française. Maintenant, prèfère des Mauriciens aux Suisses frontaliers, ou aux Vaudois...

Mes enfants, vont-ils passer après les étrangers de Genève, simplement, parce que les loyers libres sont trop chers et les hlm ne sont pas pour nous ?

M. Philippe Souailles, j'apprécie beaucoup vos écrits et me demandais si vous ne pouviez pas organiser un mouvement des Suisses de France voisine ? ou du moins un mouvement des Genevois de France voisine, y compris les Français et étrangers, qui travaillent à Genève.

Il serait bien par exemple de revoir le fait, que les Suisses au chômage résidents en France touchent moins que les résidents du canton, alors qu'ils ont payé les mêmes cotisations.

Merci pour votre excellent travail.

Écrit par : Suisse de France | 08/03/2012

Le clash dont vous parlez, c'est quoi ? Pas de plan d'agglo. Pas de subventions fédérales. Genève devra alors tout faire pour obtenir la dénonciation de l'accord d'aide de 1973 (dit de rétrocession), qui est obsolète au vu des évolutions fiscales. Et tout faire pour que les subventions fédérales retombent dans l'escarcelle de la Métropole lémanique.

Et puis, la maltraitance des suisses de France voisine ira en s'amplifiant. Vous même l'avez envisagé et on fait plus que l'entrevoir sous la plume du maire en question. Avec pour corollaire l'immigration des suisses en Suisse. Et celle des ressortissants de l'UE en France voisine. Faisable si l'on accorde la priorité aux suisses pour les logements en Suisse. Chacun chez soi et les vaches seront bien gardées. Agrarien des villes. Et puis alors ?

Relevez que la France est libre de restreindre la construction chez elle. La France voisine aussi. Charbonnier est mettre chez soi. Cela soutiendra le marché immobilier, qui va en avoir bien besoin au vu de la baisse générale française (25 %, au moins) et de la baisse lémanique aussi.

Mais peut-être que ces restrictions à la construction sont voulues par certains dans ce dessein. Dessein qui peut être pour certain un dessein d'enrichissement personnel. L'éclaircissement des intérêts des intervenants politiques français serait bienvenu.

En attendant on ne perçoit guère en quoi ceux qui travaillent en France ont intérêt à ce que leurs élus se démènent pour provoquer le maintien, si ce n'est une hausse, des loyers. Ni d'ailleurs à ce qu'ils démènent pour augmenter les impôts locaux et diminuer les prestations communales, faute de subventions suisses.

Écrit par : CEDH | 08/03/2012

"Et puis, la maltraitance des suisses de France voisine ira en s'amplifiant.": vous avez un exemple de maltraitance de ce type? parce que j'avais cru comprendre au contraire que, de manière assez étonnante, les suisses étaient, jusqu'à présent, plutôt bien accueillis... (j'en veux pour preuve l'excellent reportage de temps présent intitulé "les nouveaux colons de l'arc lémanique"). En revanche, en ce qui concerne la maltraitance des frontaliers... il suffit de lire la TDG pour en avoir de nombreux exemples...

Écrit par : matthieu | 08/03/2012

matthieu,

Exact, les Suisses sont toujours bien accueillis en France, par les Français, comme les Français sont bien accueillis à Genève...par les VRAIS SUISSES DE SOUCHE, qui eux partagent la même culture et dont les cousins résident souvent de l'autre côté de la frontière. Ceci n'est évidemment pas le cas de tous ces Suisses naturalisés, comme le Portugais, et les Italiens du MCG, ainsi que tous les permis C, de Genève.

Il ne faut pas oublier que le vrais noms de famille genevois sont les même des deux côtés de la frontière, ce qui n'est pas le cas pour Poggia, Stauffer, Medeiros etc.. qui ne sont pas du tout des noms de la région. Les enfants de Suisses maintenant représentent un très grand pourcentage dans les classes françaises, alors qu'à Genève, la majorité des classe n'est plus francophone. Il suffit de lire les commentaires anti-frontaliers, pour se rendre compte qu'il n'est pas possible que les gens qui écrivent soient de langue maternelle française...ou alors leur niveau est si bas, que je comprends que les employeurs engagent des Français.

Écrit par : Suisse de France | 08/03/2012

Suisse de France, je ne vais pas organiser "un mouvement des Suisses de France voisine, y compris français et étrangers travaillant à Genève", parce qu'ils existent déjà. Le GTE, Groupement Transfrontalier Européen est le syndicat des travailleurs frontaliers, qu'ils soient français, suisses ou étrangers. Il tient d'ailleurs à Archamps le 16 mars prochain son congrès annuel.
Pour ce qui est de l'action strictement politique, je préfère m'en remettre aux partis politiques existant, qui tous à mon avis devraient se sentir concernés par la problématique. Nous (les suisses du Genevois français) représentons environ 13% de la masse électorale cantonale. C'est loin d'être anodin. Nous devrions être en mesure de faire élire plusieurs députés au Grand Conseil, dans plusieurs partis (à l'exclusion du MCG of course) comme parviennent à le faire les paysans, qui sont pourtant beaucoup moins nombreux.
Plutôt que de présenter des "listes frontalières" autonomes, qui ne servent qu'à rapporter des voix au parti central, je pense qu'il vaudra mieux voter pour les candidats qui nous représenteront le mieux sur les différentes listes. Pour ma part, je suis Président de la Commission région du PLR. Je ne pense pas avoir l'intention de me présenter mais je ferai tout pour qu'il y ait des candidats de valeur, sur notre liste PLR 2013, qui habitent sur France.
Vous étiez je crois au PDC. Vous pouvez essayer d'agir à l'intérieur de ce parti, membre de l'Entente, ou au contraire, nous rejoindre au PLR. Vous y serez la bienvenue. Il en va de même pour les verts, les socialistes ou même l'UDC: le but est de faire élire le plus possible de députés frontaliers, sur toutes les listes, ce qui sera le meilleur moyen de faire comprendre à l'exécutif qu'il doit tenir compte de nous.
Dans l'immédiat, pour ces prochaines élections, je puis dès à présent vous recommander des candidats: Pierre Maudet, bien sûr, pour le Conseil d'Etat. Sans être frontalier, il est l'un des rares à avoir compris l'ampleur des enjeux à long terme. Et si par hasard vous êtes double-nationale (comme 80% des suisse du genevois français) et que vous votiez dans la 4ème circonscription (Annemasse, St-Julien, Viry) Claude Deffaugt qui se présente pour en être le prochain député. Lui aussi est double-national, cadre dirigeant de Migros Genève avant de devenir le patron de Migros France.

Écrit par : Philippe Souaille | 08/03/2012

Ceci dit Suisse de souche, s'il est vrai que les liens familiaux et culturels sont étroits de part et d'autre de la frontière, il ne sert à rien de désigner de nouveaux boucs émissaires au motif qu'ils seraient originaires de plus loin ou parleraient avec un fort accent étranger.
Il n'est pas question d'être les ennemis de quiconque, sauf peut-être de ceux qui veulent diviser pour mieux régner. Il y a de la place pour tout le monde, si l'on sait s'organiser, et même pour tout le monde dans de bonnes conditions. L'essentiel c'est d'inciter (voire de contraindre) les autorités politiques, de part et d'autres à prendre les bonnes décisions, celles qui contiennent de tout le contexte et des réalités des deux côtés de la frontière. Ceux qui tout simplement, savent regarder plus loin que le bout de leur circonscription électorale.

Écrit par : Philippe Souaille | 08/03/2012

CEDH, si dénonciation il y a les subventions fédérales n'iront à personne, et ne sortiroon pas des caisses de Berne, car elles sont destinées à un projet d'agglomération. Pas à une ville ou un Canton en particulier. Et nous aurons toujours un énorme problème de déplacements pendulaires en voitures particulières.
Avouez que c'est balot, en dehors du fait que votre xénophobie qui ne se câche même plus est tout simplement répugnante.
Quant à la maltraitance des Suisses en France, je n'ai jamais employé ce terme. Et je ne lis pas du tout cela dans le blog du maire de Saint-Cergues. Tout au contraire, il assure les suisses de sa commune de sa disponibilité à leur égard et les remercie de leur bonne intégration. Bien sûr qu'il peut parfois y avoir des frictions. Elles sont aussi ataviques à l'égard des piques-meurons que le cé qué l'aino de ce côté ci de la frontière. Ou les plaisanteries lourdingues sur les welshes et les casques à boulons de par et d'autre de la Sarine... Voire entre Lausannois et Genevois, ou pire, entre Valaisans et Vaudois. Sans oublier les guéguerres entre neuchâtelois du Haut et du Bas...
Tout ceci est stupide et d'un autre temps. Tant que cela reste des blaques de carnotzet, cela peut-être drôle, j'en connais quelques unes de désopilantes, mais franchement quand la politique s'en mêle, ça craint. Comme l'a très justement fait remarquer Matthieu, dans tous les cas de figure l'animosité anti-suisse en France, c'est de la roupie de sansonnet à côté de ce qui se passe ici à l'égard des frontaliers: pneus crevés, passages frontières fermés, avancements refusés etc...

Écrit par : Philippe Souaille | 08/03/2012

Bonjour,

J'aimerai préciser quelques points suite à différents commentaires postés sur ce blog. Tout d'abord je suis un fervent partisan de la construction de notre Agglomération, mon engagement d'élu en atteste depuis que je suis maire. Je dénonce un déséquilibre flagrant en matière de logement qui fait que notre campagne se voit bétonnée, alors que Genève peine à densifier et que sa campagne, elle, est sanctuarisée. Je plaide pour un rééquilibrage car notre commune est traversée chaque jour par des milliers de voiture aussi ! Je plaide pour un rééquilibrage parce que les gens de la commune qui ne travaille pas en Suisse n'arrivent plus à se loger ! Je plaide pour un rééquilibrage, et non pour une fermeture des frontières ! Je l'ai déjà dit et je le répète, les genevois sont les bienvenus chez nous, simplement, il faudrait que chacun, de part et d'autre de la frontière prenne sa part du développement exceptionnel de cette région.
Je suis marié à une genevoise, la moitié de ma famille est donc suisse, je ne supporte pas les propos qui voudrait assimiler mon action à une sorte de riposte ridicule aux provocations du MCG. Cette agglomération je la vis donc dans mon couple, dans ma famille, dans ma propre histoire personnelle. Certes, je ne suis pas frontalier, mais je connais très bien Genève et la Suisse pour y avoir bien des amis et pour y passer beaucoup de temps ce depuis ma plus tendre enfance. L'article de CEDH est tout simplement nauséabond. Deux propos inacceptables : les suisses de france voisine seraient maltraités ! Je pense par exemple à ma fête des écoles, où les parents suisses comme français sont main dans la main pour le bonheur de leurs enfants, je pense à toutes les associations de ma commune, dans lesquelles les suisses s'investissent tout autant que les français, où en fait, pardonnez-moi, mais personne n'a rien à foutre de la nationalité des uns et des autres ! Je ne puis supporter qu'on prête à la France quelconque "racisme". Deuxième propos pour le coup diffamatoire, selon lequel je restreindrai la construction pour m'enrichir personnellement ! C'est odieux et lamentable, il n'y a là dessus rien à dire, tellement cela vient du caniveau... Certes ce ralentissement peut avoir un effet de renchérissement des loyers, sauf si, encore une fois, Genève construit des logements ! Même si nous voulons restreindre l'urbanisation, nous avons construits et construisons encore énormément et dans ce cadre, nous bâtissons des logements sociaux, destinés aux moins favorisés d'entre nous, c'est ainsi que 30 % de toute opération dans ma commune est dédiée au logement aidé permettant de loger ceux qui ne travaillent pas en Suisse, c'est ainsi que quand bien même nous limitons notre croissance, nous permettons aux moins fortunés de vivre encore avec nous.
Nos liens dans cette région sont ancestraux, mon propre arrière grand-père travaillait aux CFF et vivait aux grottes, je crois en cette région et en une agglomération solidaire.

Bien cordialement,

Gabriel Doublet

Écrit par : Gabriel Doublet | 09/03/2012

CEDH, je ne vais pas passer votre Droit de réponse, car je ne l'estime pas justifié. Votre insinuation est plus que lourde et potentiellement diffamatoire:
Je vous cite: "Mais peut-être que ces restrictions à la construction sont voulues par certains dans ce dessein. Dessein qui peut être pour certain un dessein d'enrichissement personnel. L'éclaircissement des intérêts des intervenants politiques français serait bienvenu." Dans la mesure où ces restrictions à la construction n'ont été prises à ma connaissance que par M. Doublet, pour l'instant, la notion de diffamation me semble bien présente.
Je ne suis pas un chaud partisan des procédures judiciaires, mais par contre, j'apprécie que les gens qui instillent de telles rumeurs malveillantes aient au moins le cran de le faire à visage découvert. Ce qui n'est pas votre cas. Je serai donc ravi de transmettre votre adresse IP si la demande m'en est faite.

Écrit par : Philippe Souaille | 09/03/2012

@ PS

Faites comme vous voulez mais vous êtes mal informé. Dans l'Ain, par exemple, de telle mesures sont voulues, du côté de Saint-Genis, par certains politiciens français. D'ailleurs, il me semble bien avoir écrit "ces restrictions" et non "cette restriction".

Question bête : la restriction à Saint-Cergues est elle le fruit du seul maire de la commune ? Est-il investit d'un tel pouvoir ? N'y-a-t'il pas un conseil municipal ?

Ps, je regrette fondamentalement que vous insinuiez que j'ai commis une infraction et, par là, attentiez à mon honneur. Il me semble que vous perdez de vue que mon anonymat (tout relatif) vous profite.

Écrit par : CEDH | 09/03/2012

"Je ne puis supporter qu'on prête à la France quelconque "racisme"."
Ecrits de Monsieur Doublet.
A méditer.

Écrit par : CEDH | 09/03/2012

Echange intéressant (même si entache par la présence de CEDH) ;-)
Avant de me coucher, juste trois questions:
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1) @PS: En quoi le reclassement/la protection de l'espace agricole d'un coté et le souhait de densifier ce qui est constructible ou déjà construit de l'autre coté sont ils incompatible? Il me semble justement qu'ils vont très bien ensemble... (Ne pas oublier que Saint Cergue est coincé entre une 2x2 voies et le pied des Voirons!)
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2) @PS: Vois souhaitez "un cadre de réflexion qui soit commun, public et concerté". Il existe (puisque la Suisse est aussi une démocratie représentative...) et à enfanté du projet d'agglomération, premier du nom. Avec les résultats qu'on connaît.
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3) @CH de FR: Y a pas à dire: Vous faites tout pour que les suisses de France soient vus d'un mauvais œil: sectaire à souhait et imbus de votre passeport rouge à croix blanche... Donnez moi une seule bonne raison pourquoi vous, en tant que frontalier comme il y en a des milliers d'autres, devriez avoir droit à des règlement de faveur (p.ex. pour l'allocation chômage)??? Vous vous offusquez - à raison - des mesures de Gruson mais réclamez quand même une discrimination positive à votre égard uniquement basée sur votre nationalité. Bizarre, non?

Écrit par : caracolelimonade | 10/03/2012

CEDH: Il m'apparaît clairement que M. Doublet parle ici de l'inexistence d'un racisme anti-suisse. Pour ma part je ne dirai pas qu'il est inexistant, y compris chez des frontlaiers d'ailleurs, il faut être objectif, mais qu'il m'apparait nettement moins fréquent et en tout cas qu'ils s'exprime nettement moins que le racisme anti-frontaliers d'une certaine partie de la population genevoise.
Quant au racisme tout court, à l'égard d'autres races ou origines, il existe en France comme partout, ce serait idiot de le nier. Le prof de maths de mon fils, marocain, c'est ainsi fait tabasser par les policiers d'Annemasse, par exemple. A sa charge, il était ce jour là pris de boisson, mais je doute que les flics d'Annemasse tabassent tous les poivrots qu'ils ramassent. D'un autre côté, puisque je parlais du Club de foot américain de Saint-Cergues, force est de constater que c'est celui qui, en France, compte le plus de métis et de noirs dans ses rangs, par exemple.

Écrit par : Philippe Souaille | 10/03/2012

Caracolelimonade:
1) Ils ne sont en rien incompatibles, et j'ai même dit que cela allait dans le bon sens. Mais cela ne fera pas baisser les prix, au contraire.
2) Le projet d'agglo regroupe des élus, qui sont élus sur des circonscriptions différentes, donc concurrentes et qui ont donc tendance à défendre des intérêts particuliers au lieu de penser d'abord à l'intérêt commun. D'où l'utilité d'une assemblée élue sur des bases régionales. Quant à la concertation ayant préludé au projet d'agglo, elle a réuni les élus notamment les verts, et la "société civile" à savoir des associations organisées et politisées qui représentent... elles-mêmes, mais de loin pas toutes les couches de la société. D'où l'incompréhension et les blocages actuels.
3) assez d'accord avec vous, mais comme me le faisait remarquer Bayrou lorsque je lui parlais de gouvernance mondiale en 2007: "Fondamentalement, tu as raison, mais les gens demeurent très attachés à leur nationalité. Ils ont besoin de pouvoir s'y accrocher"

Écrit par : Philippe Souaille | 10/03/2012

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