12/06/2012

Maudet à la Tour Baudet pour respirer un air pur en ville et faire sauter les bouchons

Tous les matins et tous les soirs, des milliers de véhicules, des bus et des trams franchissent rapidement l’un des ouvrages d’art les plus importants du Canton, au Petit-Lancy : la Route du Pont-Butin y passe sous la Route d’Onex.

Sans cette tranchée couverte, nous aurions un carrefour classique, des feux de signalisation et un bon quart d’heure de perdu chaque matin et chaque soir pour des milliers de personnes. Plus toute la pollution supplémentaire engendrée par des bouchons quotidiens. Depuis 25 ans, date de construction de l’ouvrage, cela aurait représenté plusieurs dizaines de millions d’heures perdues par nos concitoyens dans leur vie quotidienne. Et des dizaines de milliers de mètres cubes de gaz toxique en plus dans l’atmosphère.

Pourtant, cette tranchée couverte a bien failli ne jamais voir le jour. Un couple et quelques militants s’opposaient farouchement à sa construction. Pour une raison idiote : l’idéologie. La conviction que la voiture c’était mal. Sauf que cela n’aurait strictement rien changé au nombre de voitures circulant à Genève. Durant ces 25 années, les gens auraient dû de toute manière se rendre à leur travail chaque matin.  Sans cette tranchée, même les trams et les bus qui passent dessus ou dessous tous les jours seraient plus lents et moins efficaces.

Le couple, c’était le patron du service des magazines de la TSR et son épouse, députée socialiste au Grand Conseil. Elle voulait obtenir du Grand Conseil le refus du budget de construction, il avait décidé de l’y aider en produisant un Temps Présent qui serait un violent réquisitoire anti-bagnoles. Pour cela, il alla débaucher un jeune journaliste du service des actualités, qui avait quelques enquêtes spectaculaires à son actif et surtout une réputation, disons « progressiste ».

Dès le 2ème entretien, Claude Torracinta expliqua ouvertement son intention au jeune journaliste, enfin plus si jeune que ça : déjà 9 ans de carrière en presse écrite, mais depuis 2 ans seulement à la TSR. Celui-ci ne savait pas ce qui l’étonnait le plus : la collusion avérée des intérêts privés, professionnels et politiques, ou leur aveu sans fausse pudeur. On n’est jamais suffisamment bien informé. Claude Torracinta ignorait que le jeune journaliste avait pour habitude de dire ce qu’il pensait, et qu’en matière de transports, il n’était pas forcément un ennemi irréductible de la bagnole, qu’il jugeait complémentaire au transports publics. A fortiori en l’absence de transports publics dignes de ce nom.

Pour résumer, le Temps Présent fut très suivi, obtint les meilleurs taux d’écoute de l’année, mais n’aboutit pas du tout aux conclusions escomptées par le patron des magazines. Tout au contraire, il montrait bien l’évidence : mettre en place des transports en commun était une priorité, mais les transports privés restaient indispensables et complémentaires et l’on devait aussi améliorer l’infrastructure les concernant. L’épouse fut balayée au Grand Conseil et la tranchée fut construite. La vengeance se dégustant glacée, le jeune journaliste félon, qui refusait de marcher dans les combines, fut bouté hors de la Tour.

Il n’en garda pas rancune. Juste le souvenir. Grâce à cet épisode fâcheux, il fit plein de choses mille fois plus passionnantes. Du cinéma entre autres et des voyages dans le monde entier. Surtout, il est assez fier d’avoir permis à des milliers de genevois, tous les jours depuis 25 ans, de gagner une demi-heure par jour de temps de vie, au lieu de la gaspiller dans les files d’attente. Sans compter l’air tout de même moins pollué.

Ce jeune journaliste, c’était moi. Si je vous raconte cela aujourd’hui, ce n’est pas pour rappeler les méthodes détestables du père – et de la mère - de l’actuelle candidate au Conseil d’Etat, car concernant le père, il y eut bien pire. Non, l’important, c’est qu’en matière d’infrastructure et de transports, qui restent l’un des problèmes clés des Genevois, avec l’emploi, le logement et la sécurité, Mme Emery-Torracinta est clairement sur la ligne anti-bagnole de ses parents, et que c’est une ligne stupide.

Avec Mme Torracinta et une majorité de gauche au Conseil d‘Etat, nous pouvons dire adieu à toute forme de Traversée avant fort longtemps, quand bien même cela contraint des dizaines de milliers d’habitants de la région à passer par le Centre-ville tous les jours alors qu’ils n’ont rien à y faire. D’où pollutions, embouteillages, pertes de temps, énervements, dégradations de la qualité de vie.

Cela, n’importe quel urbaniste, dans n’importe quelle ville du monde vous le dira. Mais à Genève, il existe des baronnies dont certaines ont bâti leur prestige sur ce type d’absurdité. Qu’il s’agisse des privilèges de l’argent ou de ceux de la fonction publique, le résultat est le même. Il aboutit à tenir le calvaire quotidien de nos concitoyens pour quantité négligeable.

Voler une demi-heure, voire une heure du temps des gens, chaque jour dans les embouteillages, c’est comme de leur voler un huitième de leur salaire, ou une demi-heure tous les jours de leur vie de famille ou de leurs loisirs. Cela devait être inadmissible et pourtant, cela risque fort d’arriver. Pour l’éviter, une seule solution, envoyer Maudet à la Tour Baudet. Il est le seul des candidats à avoir déjà réfléchi sérieusement à la question, pris des contacts, rencontré des spécialistes et des financiers potentiels de ce genre d’ouvrage. Avec lui au Conseil d’Etat, la traversée se fera.

Commentaires

Vous devriez ajouter qu'avec Pierre Maudet au Conseil d'Etat nous arrêterons enfin le réchauffement climatique et la fonte des glaces

Écrit par : mauro poggia | 12/06/2012

Ah ça, Me Poggia, c'est sûr qu'avec des batailles d'arrière-garde comme celle que vous avez mené - en vain - contre le CEVA, l'amélioration des infrastructures de transport genevoises frise la Mission Impossible. mais pourtant, heureusement, elle avance, envers et contre vous et votre parti.
Vous devriez avoir honte: vous n'avez fait qu'alourdir la facture de quelques millions, voire dizaines de millions - et fait patienter deux années de plus tous ceux qui attendent le CEVA avec impatience, pour court-circuiter au moins en partie les bouchons.
En fait, vous êtes à mettre dans le même sac que Mme Torracinta. Une alliance objective des forces de la réaction et du conservatisme pour faire en sorte de maintenir sous l'eau la tête des Genevois, vous assurant ainsi votre clientèle électorale.

Écrit par : Philippe Souaille | 12/06/2012

Puisqu'il est également question de qualité de l'air, je compte sur M. Pierre Maudet, s'il devait être élu, pour rectifier une situation aberrante crée intentionnellement, je le suppute, par les écologistes... au Gouvernement, à savoir le contrôle des flux des véhicules sur la route de Malagnou, depuis la douane, direction ville.

Pour avoir utilisé cette voie d'accès durant plusieurs années, j'ai constaté que la programmation des feux de signalisation a été modifiée (en ralentissant la durée du feu vert), probablement pour dissuader les frontaliers de se rendre avec leur véhicule en direction du centre-ville.

Cette mesure est complètement inutile, injuste et contre-productive sur le plan écologique.

Elle est inutile parce que nombre de frontaliers n'ont tout simplement pas d'autre choix que de prendre leur véhicule pour se rendre au centre-ville avec les voitures. Ces personnes prendront donc de toute façon leur véhicule pour se rendre à leur travail, même s'ils doivent y consacrer deux heures de trajet. (avec la pollution de l'air que l'on peut imaginer !).

De plus, elle pénalise injustement nombre de résidents du Canton de Genève (par exemple certains habitants de Thônex) qui, eux non plus n'ont pas d'autre choix que d'utiliser leur véhicule, via la route de Malagnou, pour se rendre à leur travail.

Elle est surtout contre-productive sur le plan écologique car, en forçant les automobilistes à s'arrêter à un feu tous les 200 mètres on pollue l'air d'une manière inadmissible. Ce qu'il faut savoir, c'est que chaque fois qu'un véhicule démarre après un feu rouge, ce dernier peut consommer jusqu'à 20 litres d'essence aux 100 km durant plusieurs centaines de mètres alors que le même véhicule circulant dans une "onde verte", donc sans s'arrêter tous les deux cents mètres, ne consommera que 6 ou 7 litres aux 100 km. De plus, à chaque démarrage, un véhicule pollue énormément.

Étant moi-même soucieux des problèmes écologiques, cette situation me rend fou et j'espère qu'un élu va un jour se pencher sur cette question.

Écrit par : Les Yeux d'Argus | 12/06/2012

"Il n’en garda pas rancune" la preuve aujourd'hui...
Vu l'égo des uns et des autres pourquoi ne pas envoyer un baudet à la tour Maudet que vous construisez.

Écrit par : briand | 12/06/2012

Ne vous pressez pas pour poster les commentaires désagréables....

Écrit par : mauro poggia | 12/06/2012

Au risque comme chez Decaillet de me faire censurer je me risque à dire que Torracinta ne s'écrit pas comme Le Pen .

Écrit par : briand | 12/06/2012

@ Me Mauro Poggia,

Puisque vous réclamez des commentaires défavorables, j'accède volontiers à votre demande.

En fait, je m'adresse à vous pour vous demander une faveur : puisque M. Eric Stauffer ne publie pas les commentaires qui sont postés sur son blog, notamment en relation avec sa note "LE PDC A UNE PEUR BLEUE DU MCG!"

http://promcg.blog.tdg.ch/archive/2012/06/12/da297b325346f1042a622365b1eeeea4.html

vous serait-il possible d'expliquer à M. Eric Stauffer pourquoi il est impossible qu'un immeuble soit criblé de dettes ?

En effet, ce dernier continue à écrire n'importe quoi, ce qui le décrédibilise encore plus, et je suis gêné pour lui.

Écrit par : Les Yeux d'Argus | 12/06/2012

J'imagine comprendre de quel baudet, vous parlez, Briand et clairement je ne suis pas d'accord avec vous. Je préfère encore Mme Torracinta fille à un candidat qui se prétend dépositaire de l'Esprit de Genève sans même comprendre qu'il en est juste à l'opposé. Le pacte républicain, pour moi, n'est pas un vain mot.
Concernant le ressentiment que j'aurais pu conserver, détrompez-vous. J'avais mis mon mouchoir dans ma poche et quelques années plus tard, nous aurions pu retravailler ensemble, il a fait en sorte que cela ne se fasse pas, dans des conditions fort peu honorables. Mais la personnalité du père n'est pas le sujet. Le sujet, c'est l'infrastructure des transports, et sur ce point pour avoir entendu Mme Torracinta répondre aux questions du public à Thonêx, je suis intimement persuadé qu'elle souffre des mêmes oeillères idéologiques que ses parents. C'est pourquoi j'ai cité cet exemple.
Parce que je le trouve extrêmement parlant. Un ouvrage d'art, ce n'est pas seulement pour faire joli ou enrichir les petits copains du bâtiment. C'est un truc éminemment utilitaire, qui va servir durant des générations, améliorer le quotidien des gens et diminuer la pollution. Et non l'inverse.
J'ai vu comment les choses se passaient en Colombie et au Venezuela. Deux pays très proches en tout points, sauf que l'un jouit de la manne pétrolière et pas l'autre, et que l'un a régime de gauche et l'autre pas.
Résultat, le Venezuela claque son fric en aide sociale en tous genres, mais ne construit rien et au contraire laisse se détériorer les ouvrages d'art les plus essentiels, comme le pont autoroutier qui reliait la capitale à l'aéroport et au bord de mer. L'économie ne se développe pas, elle régresse. Et sans la manne pétrolière, Chavez aurait déjà été mis dehors à coups de pieds aux fesses. Sans oublier la censure des médias non-gouvernementaux et la justice aux ordres du pouvoir politique.
La Colombie au contraire, a un taux de croissance bien supérieur, construit des autoroutes, aménage l'espace et favorise les entreprises et produit de plus en plus tout ce que le Venezuela consomme. Sans oublier une presse particulièrement libre, de même que la Justice, qui ne se gêne pas pour inculper les proches du pouvoir. Lequel des deux pays croyez-vous qui s'enrichit ?

Écrit par : Philippe Souaille | 12/06/2012

pour ne pas rester en Suisse, , qui enrichit qui? et dans lequel des deux pays que vous citez
Lequel des deux pays envoie ses ressortissants se faire voir ailleurs en tant que travailleurs clandestins bouleteux prostitué "e"s.
sur l'autoroute pour ne pas citer Kerouak , vous aurez certainement entendu comme moi ,qu'au moins Mussolini"le vrai" avait construit des autoroutes.
Je comprend parfaitement que vous vous opposiez au programme de Madame Torracinta , je persiste à croire que l’idéologie ne s'inscrit pas en nucléotides dans l'ADN familial,et que nombre de militants de l'extrême gauche 68 arde avait des parents petits bourgeois.

Écrit par : briand | 12/06/2012

Le Venezuela et les Vénézueliens, sous Chavez ne s'en sortent que grâce au pétrole. La Colombie bosse et les colombiens gagnent leur vie. Notamment en vendant leurs produits au Venezuela. Après, du trafic, il y en a dans les deux pays, et de plus en plus au Venezuela au fur et à mesure que le narco-trafic a diminué côté colombien.
Mussolini a construit des autoroutes et Hitler aussi. Ce n'est certainement pas ce qui va me faire apprécier Mussolini ou Hitler, mais je ne vois pas en quoi cela devrait me faire détester les autoroutes. Napoléon a permis l'émancipation des juifs, des athées et des protestants et rétablit l'esclavage des noirs. J'apprécie hautement la première action, je hais la deuxième. Est-ce assez clair ?
Je ne pense pas que l'ADN familial soit forcément rémanent, très loin de là. Mais en matière de transports, dans le cas présent, c'est clair. Le hit-parade que vient de publier l'ATE le prouve d'ailleurs de manière éclatante. Je préfère le TCS à l'ATE. C'est mon choix. Il se trouve que le TCS a environ 100 000 membres à Genève, qui se déplacent en automobiles pas forcément par plaisir, et qu'il ne sert à rien de brimer tant qu'on n'a pas mieux à leur proposer. L'ATE doit avoir à peu près 5000 membres. Pour gagner une élection, c'est le top !
Et pour être clair, entre 2/3 et 3/4 des Genevois veulent une traversée. Le plus tôt possible.

Écrit par : Philippe Souaille | 12/06/2012

Pourquoi avez-vous censuré mon commentaire répondant au vôtre sur le CEVA? Dérangeant?

Écrit par : mauro poggia | 13/06/2012

Me Poggia, lorsque votre leader bien-aimé passera les commentaires qui le désobligent, j'enviserai peut-être de passer ceux que vous m'adressez et ayant pour principal objet votre gloire personnelle.

Écrit par : Philippe Souaille | 13/06/2012

Merci M. Souaille. Votre réponse, sous forme d'aveu, est la preuve que vous n'avez de démocrate que l'étiquette. Je ne suis pas le tuteur de M. Stauffer, lequel est seul juge de ses décisions. J'ignore s'il censure des commentaires, et à supposer que tel soit le cas, encore faut-il en connaître les motifs.
C'est selon vous une raison suffisante pour rejeter certains des miens, alors qu'ils ne font qu'exprimer des faits et mon opinion personnelle.
En ce qui me concerne, dès ce jour, votre blog n'a plus aucun intérêt et je vous laisse tourner en rond avec vos fans.

Écrit par : mauro poggia | 13/06/2012

M. Poggia, vos commentaires expriment votre appréciation des faits. Avec un angle et une perception qui ne sont manifestement pas les miens. Vous avez parfaitement le droit de les exprimer comme tels sur votre blog, comme j'ai le droit de ne pas avoir envie de les lire sur le mien. Car je pense qu'ils déforment par trop la réalité et que je n'ai pas le temps d'en démonter les mécanismes et les dformations point par point.
Pour le reste, vous n'allez pas vraiment me manquer. Mais Je crois bien avoir déjà lui ici-même, il y a quelques temps, que vous n'y viendriez plus. Et pourtant...

Écrit par : Philippe Souaille | 13/06/2012

Me Poggia les blogs de TOUS les membres du MCG exercent une censure sévère digne des Kim pères et fils et petit -fils.

Écrit par : briand | 13/06/2012

Je n'ai jamais vu une tentative de justification de la censure manier avec autant de dextérité la langue de bois: mais en substance : ceux qui ne sont pas de l'avis de l'auteur du blog tant "humaniste", peuvent donc s'attendre à voir s'abattre la serpette à commentaires gênants à tout moment. Amen.

Écrit par : Djinus | 13/06/2012

Manque pas d'air, le Poggia. Il vient de pondre des articles sur son blog pour exposer ses vues sur ses problèmes matrimono-immobilier en interdisant tout commentaire à leur sujet.

Et maintenant, il se plaint que d'autres ne le laisse pas poster des commentaires sur leur blog.

Mais, bon, il est juste dans la ligne du parti.

Écrit par : sekant | 13/06/2012

Du calme Djinius, tout de suite les grands mots. La censure, c'est lorsqu'on empêche une information de sortir. Qu'on l'oblige à circuler par des canaux souterrains. Là il s'agit juste de choix éditorial. Me Poggia et d'autres n'ont qu'à aller éructer leurs sulfurations sur les blogs d'à côté, voire sur le leur propre, si cela leur chante. Sur mon blog, je choisis ce qui y figure. Les auto-glorifications de Me Poggia au sujet de son action anti-CEVA ne sont pas du nombre.

Écrit par : Philippe Souaille | 13/06/2012

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