13/06/2012

Eric Stauffer et la planche à clous

Nous vivons dans un environnement de culture chrétienne. Ce qui signifie que tout le monde a droit au pardon. Pas forcément à l’oubli. L’absolution des pêchés, c’est quelque chose de très profondément enraciné dans notre région, à cause d'un Roi Burgonde, Sigismond, qui vécut au début du Moyen-âge.

De Genève, sa capitale, il régnait sur la Bourgogne, la Franche-Comté, la Romandie, la Savoie et une partie de la Provence. Il était le fils de Gondebaud, dont on peut voir la statuette dans une niche d’une maison du Bourg-de-Four. Sauf qu’il eût la très mauvaise idée, pour complaire à sa deuxième épouse, de faire assassiner son aîné, fils de sa première épouse. En ce temps-là, les turpitudes dynastiques et les règlements de compte entre premières meufs, c’était du sérieux.

Cependant, Sigismond était un brave type en dehors de son penchant à se laisser entraîner par de perfides hétaïres à commettre les pires méfaits. Il se rendit compte de son erreur et rongé par le remords, cessa de s’occuper de son royaume. A la place, il fit construire l’abbaye de Saint-Maurice d’Agaune (en Valais), qu’il couvrit de joyaux, débauchant les meilleurs moines et les plus jolis chanteurs dans les abbayes voisines, jusqu’aux Iles de Lérins, à Cannes, pour que soit chantées en permanence des mélopées de contrition.

L’une des conséquences, c’est que le royaume burgonde, décapité, tomba dans l’escarcelle des cousins mérovingiens, les fils de Clovis. C’en était fini de de Genève capitale d’un royaume digne de ce nom. L’autre conséquence, c’est que Sigismond racheta ses pêchés de manière tellement spectaculaire, qu’il fut fait saint par l’église catholique ! Après avoir occis son fils, donc...

Reste que comme le disait mon père, qui avait été élevé chez les jésuites, lorsqu’on fait une bêtise (ou qu’on commet un crime ou un délit) c’est un peu comme si on plantait un clou dans une planche.

Le clou est là, et si l’on répare sa faute, que l’on demande pardon, que l’on paie ses dettes à la société (ou à ses créanciers), on peut obtenir le retrait du clou. Plus de clou, et hop, on repart à zéro. Enfin pas tout à fait, car il reste le trou dans la planche. La marque de l’infamie ou tout simplement le souvenir de ses fautes passées.

Nous avons tous planté des clous dans notre planche, qui y sont toujours ou que l’on a pu enlever. Mais il reste les trous. Plus ou moins gros, plus ou moins nombreux. Pour certains, la planche paraît lisse à première vue : il faut vraiment bien chercher pour trouver des traces des épingles ou des punaises qui y ont été brièvement plantées. Pour d’autres, on a l’impression, en regardant leur planche, qu’un fakir pachyderme s’est vautré dessus…

Dans des rapports normaux entre gens normaux, on ne demande pas à voir la planche de l’autre. Dans certaines circonstances, en revanche, il est sain d’exiger d’en savoir davantage. C’est le cas lorsqu’on élit un Président par exemple, parce que même si lui est « normal », la fonction ne l’est pas. Idem d’un Conseiller d’Etat.

Lorsque quelqu’un de très riche demande à mettre son argent dans une banque en Suisse, aujourd’hui, l’origine des fonds est examinée à la loupe. Pour éviter « le risque réputationnel » (en clair, les emmerdes potentielles en cas de blanchiment avéré), on ne se contente pas de détailler les clous, on ausculte aussi les trous. Et dans le doute, une banque sérieuse refusera les fonds suspects, par précaution. Cela devrait être pareil en politique. Les gens ont le droit d'élire qui ils veulent, mais en connaissance de cause. Ce ne sont pas les candidats qui manquent pour le poste, alors pourquoi prendre le risque d’élire la planche la plus trouée ?

Lorsque vous faites faillite, à la tête d’une entreprise, vous perdez ce que vous y avez investi, mais vos créanciers, ceux qui vous ont fait confiance, perdent souvent bien davantage. Et vous avez ensuite le droit de repartir de zéro, même si votre défaillance a causé d'autres faillites en chaîne, de gens qui vous avaient fait confiance. Au besoin, pour repartir plus discrètement, vous pouvez utiliser un homme de paille, si le trou dans votre planche est un peu trop béant… Vous n’êtes plus officiellement le patron, juste le directeur par exemple.

Faire faillite une fois, cela peut arriver à quiconque se lance dans les affaires, qui ne sont pas un monde de bisounours. En revanche, être impliqué dans 9 faillites, comme responsable ou à des postes de direction c’est un genre de record du monde. Sans aller jusqu’à se poser des questions sur l’honnêteté du personnage, on peut légitimement s’interroger sur ses qualités de gestionnaire, son ego et son sens du bien commun. Parce qu'à chaque faillite, il y a des créanciers qui restent sur le carreau.

A partir de là, les arguments du genre « les braconniers font les meilleurs garde-chasses », je n’y crois pas. Les affaires financières et la délinquance de rue n'ont rien à voir. Le Shériff ne va pas courir lui-même dans la rue à la poursuite des méchants. C'est bien de qualités de gestion, des hommes des femmes et des matériels dont il sera question. Un domaine où le candidat semble particulièrement mauvais si l'on en croit sa planche, ses vaines menaces, ses éclats de voix, ses faillites et ses actes de défaut de bien.

Commentaires

Remarquable, ce texte. Bravo!

Écrit par : Mère-Grand | 13/06/2012

Bonjour Philippe,

Mère-Grand a raison, votre billet est excellent

Écrit par : JMC | 13/06/2012

Très chouette et fin, ton histoire de planche à clous !

Écrit par : Marie Possa | 13/06/2012

Monsieur Souaille, votre propos est diffamatoire, et vous le savez. Veuillez fournir les noms des ... faillites dont Monsieur Eric Stauffer serait responsable.

Écrit par : mauro poggia | 13/06/2012

Me Poggia, c'est vous qui dites qu'il en serait responsable. Je n'ai rien écrit de tel. Je n'ai fait que reprendre ce qui a été publié par la presse, notamment par la Tribune de Genève, ces dernières semaines à savoir qu'il avait été impliqué dans ... de nombreuses faillites, comme responsable de l'entreprise ou à des postes de direction.
C'est pas de bol tout de même, d'être engagé à la direction de toutes ces entreprises qui se cassent la figure. Quelle poisse

Écrit par : Philippe Souaille | 13/06/2012

Etre impliqué dans... tant de faillites en tant que responsable ou durant un mandat à un poste de direction, c'est vraiment nager en eaux troubles.
Ce n'est pas de l'eau de qualité, tout cela, c'est même très trouble. Comme le narre une chanson, "Quand c'est trop, c'est Tropico".
Bref merci d'avoir filtré un peu toute cette pêche de poissons morts.

Écrit par : denise | 13/06/2012

Fort bien rédigé, voici un texte qui ne laisse pas de bois (!)

En tous cas pas le preux défenseur de M. Stauffer, si injustement (?) conspué !!

Écrit par : A. Piller | 13/06/2012

Je trouve quand même assez scandaleux que non content d’avoir des dizaines de casseroles au c… E. Stauffer se permette, en plus, de jouer les martyrs par rapport aux médias qui (pour une fois !) font leur boulot en expliquant à la population pourquoi cela serait particulièrement irresponsable de voter pour ce genre de personnage.

L’autre jour, le candidat du MCG osait même (dans un article de la T.G.) se comparer à N.Mandella en invoquant les accusations injustes dont tout les deux ont été l’objet. Ben voyons ! Rien que ça !
Ce monsieur ne manque décidemment pas d’aplomb.
Il suffit pourtant (et j’encourage ceux qui le défendent encore bec et ongle à le faire) de fouiller un tout petit peu, de parler avec ceux qui ont eu à faire avec lui pour comprendre à quel point ce candidat est ni fiable ni recommandable.

A mon avis, la grande majorité des genevois l’a bien compris et ils ont donc voté en conséquence mais j’attendrais quand même dimanche pour être totalement rassuré.

Quoi qu’il en soit bravo à vous M. Souaille d’avoir participé à la triste mais ô combien nécessaire opération de « Stauffer bashing » durant cette campagne qui s’achève enfin…. Grace à vous et à certains de vos collègues on devrait pouvoir... échapper au pire…..

Écrit par : Vincent | 13/06/2012

En effet, M. Stauffer a davantage le profile d'un vendeur de voitures d'occasion que celui d'un homme d'Etat. Alors, si quelqu'un veut lui confier les clés de sa boutique, libre à lui, mais des grâce, ne lui donnons pas les clés de la Tour Baudet. Genève mérite mieux que cela.

Écrit par : Dixit | 13/06/2012

Il est très ironique, d'un point de vue historique et sociologique, que ce soit la gauche qui soit ainsi partie en lutte contre la voiture automobile, et cela au point de pourrir la vie autant que possible à ceux qui en utilisent une.
En effet, la voiture automobile a pris la suite des voitures à cheval, réservées, dans leur usage privé, à la noblesse et à la haute bourgeoisie. Les palefreniers et autres cochers qui étaient au service des ces usagers ne rêvaient même pas d'avoir un jour accès à un tel moyen de déplacement et de plaisir.
A la suite de la Ford T, la voiture est peu à peu devenue accessible aux classes moyennes, puis à la classe ouvrière. Contrairement aux travailleurs qui s'occupaient des chevaux et des calèches, les mécanos qui s'occupaient maintenant des automobiles accédaient tout à coup, comme les autres ouvriers, au privilège d'une liberté et d'un confort dont ils allaient profiter d'autant plus que bientôt les fameux "congés payés" allaient étendre le champ des pique-niques à vélo et autres promenades à pied du dimanche.
Il semble bien qu'il faille commencer à déchanter et que nous devions cette perte à cette même gauche qui devait chanter victoire à l'époque.

Écrit par : Mère-Grand | 13/06/2012

Mais c'est l'histoire d'un fakir et de sa planche à clous que vous nous narrez là !

On ne va pas trop chipoter sur le nombre de clous, ni sur la qualité de la ferraille. Que ces clous soient rouillés ou non ne nous importe peu car ce qui compte avant tout c'est de savoir s'ils ont bien été forgés à Piogre ?

Quant à la planche, qui n'est pas savonnée, il serait préférable qu'elle soit en bois imputrescible, du châtaignier par exemple, une essence dont les fruits ... peuvent également être utilisés pour faire de la purée ...

Bref pour conclure, on dira de ce fakir que "L'esprit IHΣ du clou est en lui" !

J'espère ne pas être poursuivi pour blasphème !?

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 13/06/2012

M. Souaille, ce que vous dites sur les faillites est un mensonge.. Vous vous référez à un article de la Tribune. Lequel? C'est vous qui êtes assis sur une planche sur une planche à clous.

Écrit par : mauro poggia | 13/06/2012

@ Me Mauro Poggia

Avez-vous expliqué à M. Eric Stauffer, ainsi que je vous l'ai demandé, pourquoi un immeuble ne peut en aucun cas être criblé de dettes ?

Lorsque l'on entend être Conseiller d'Etat, je pense qu'il convient d'avoir un minimum de connaissances en matière financière.

Pourtant, M. Eric Stauffer semble être un spécialiste en matière de poursuites pour dettes !

Le corbeau vous salue.

Écrit par : Les Yeux d'Argus | 13/06/2012

Effectivement, Me Poggia, merci de cette information, je viens de vérifier et je ne retrouve pas cet article. Peut-être n'était-ce pas la Tribune, à moins que j'ai confondu. J'ai en effet trouvé un autre article de la Tribune, où il est question de 11 procédures civiles ou pénales en cours impliquant votre candidat, chiffre fourni par la chancellerie. Je retire donc ce chiffre dans les deux textes ci-dessus, mais rassurez-vous, je continue de chercher.
Concernant les faillites, j'en ai trouvé cinq, en 6 ans, dont trois dans lesquelles il était administrateur, président ou vice-président du conseil d'administration. Je n'ai pas sa fonction dans les deux dernières, qui étaient liées, mais les activités de ces deux dernières sociétés soeurs (une en Suisse et l'autre dans le Delaware) ont été jugées illégales par la FINMA et M. Stauffer a fait 21 jours de préventive avant que l'affaire ne soit classée en opportunité. Ce qui ne signifie pas qu'il a été blanchi, mais que les services du procureur ont jugé qu'à ce stade (et compte tenu de la préventive effectuée, pour laquelle aucune réclamation n'a été portée en justice) l'Etat pouvait s'éviter les frais d'un procès.
Alors voilà il semble que j'ai exagéré sur le nombre des faillites mais que la planche de votre client comporte des trous peut-être plus profonds que ceux que j'avais mentionné. Parce qu'il est tout de même assez rare qu'un simple patron de pme passe 21 jours à Champ-Dollon pour une simple faillite et que ce soit la FINMA (l'organisme fédéral de contrôle des activités bancaires et fiduciaires) qui fasse fermer la boîte.

Écrit par : Philippe Souaille | 13/06/2012

@ Me Poggia

Sur le plan professionnel, Éric Stauffer a déclaré à la presse être « arrivé au top » dans tout ce qu'il a fait.

Les sociétés dans lesquelles il s'est investi ont cependant connu quelques déboires : UFIP Union Financière Privée SA, dont il est administrateur, est ainsi déclarée en faillite le 25 avril 1997 ; Erton Assets Management SA, dont il est président du conseil d'administration, est également déclarée en faillite le 22 octobre 2001 ; Cipka SA, dont il est vice-président du conseil d'administration, est déclarée en faillite le 8 septembre 2003.

En 2000, il est embauché par la société Investraders SA ; celle-ci est finalement placée en liquidation forcée par la commission fédérale des banques le 23 octobre 2003 puis déclarée en faillite le 6 novembre pour son activité illégale, tout comme sa société écran du Delaware. Dans le cadre de la procédure pénale qui s'ensuit, Stauffer est placé en détention préventive durant 21 jours. L'affaire sera finalement classée.

Source : Wikipedia

Le corbeau vous salue

Écrit par : Les Yeux d'Argus | 13/06/2012

Le paquet de cigarettes touche à sa fin: article TDG 01/11/2004

Le paquet de cigarettes touche à sa fin. Le cendrier déborde, la cuillère remue frénétiquement l'espresso. A table, une force de la nature s' agite, compulse un épais classeur, griffonne sur un calepin entre deux coups de sang.

« Pourquoi ai-je fait vingt et un jours de prison ?» La question, récurrente, est expulsée avec rage.

Eric Stauffer a été incarcéré le 16 août, suite à une plainte de la Commission fédérale des banques (CFB) visant la société Investraders. Deux autres plaintes la concernent aussi: celles d'un courtier indépendant et de Formula X, une entreprise belge organisant des courses automobiles. Les faits reprochés s' étendent sur une période comprise entre 2001 et 2003.

Eric Stauffer avait travaillé une première fois pour Investraders en 2000. Son nom disparaît ensuite jusqu' en juin 2003. L'administrateur de la société, un ami proche, l'engage alors afin qu' il la restructure.

Cet ami est toujours sous les verrous.

Eric Stauffer, lui, a obtenu sa libération sous conditions. L'instruction se poursuit. Il est inculpé d'escroquerie, d'abus de confiance, de gestion fautive et de violation de tenir une comptabilité. Les avocats ne disposent que d'un accès limité au dossier, les risques de collusion étant jugés importants.

Investraders aidait des start-up à augmenter leur capital-actions. Il est reproché à Marc Stauffer et à l'administrateur de la société d'avoir incité des investisseurs à lever des fonds, puis de les avoir utilisés pour leur propre compte. Ils auraient même persisté dans cette pratique après que la Cour de justice eut prononcé la faillite d'I nvestraders en février dernier.

Un proche du dossier l'affirme, « cette affaire ressemble à un Golden Lion bis ».

On se souvient que ses deux directeurs, dont Didier Piguet, avaient été convaincus du détournement de 90 millions de francs.

« Je suis carbonisé »Eric Stauffer nie en bloc. « La plainte de la CFB est un tissu de c. ? Les dégâts collatéraux causés par ma détention sont irréparables. Tant vis-à-vis de ma famille que dans le monde des affaires, où je suis carbonisé. »

Son argumentation tient en quelques phrases.

« Je n'étais pas impliqué dans la gestion d'I nvestraders au moment des faits reprochés. De plus, mon nom n'apparaît dans aucune des plaintes. »

Les rapports d'audience publiés mentionnent en effet tous qu'E ric Stauffer ne se lie à Investraders qu' en juin 2003. Les comptes de la société étant alors placés sous contrôle judiciaire, il n'y a pas accès.

« Compte tenu qu' aucun élément ne m'incrimine ni avant, ni pendant, ni après la période observée, je cherche le motif de mon incarcération. Et je peux légitimement penser que je suis victime d'un complot !»

Eric Stauffer hurle à l'injustice, imagine des manipulateurs tapis dans l'ombre, parle d'intérêts occultes.

« Mon client plaidera l'acquittement, contestant toutes les charges, expose Me Robert Assaël. Comment le condamner pour des faits, dénoncés par la CFB, datant d'une époque où il n'appartenait pas à la société ? Son arrestation me paraît dès lors particulièrement choquante. »

Le juge Vincent Fournier soutient pour sa part la nécessité de l'incarcération.

« Le prévenu risquait d'influencer les témoins appelés à s' exprimer. »

Il n'exclut pas, en outre, qu'Eric Stauffer soit intervenu de manière informelle dans la gestion d'Investraders entre 2001 et juin 2003. Alors qu'Eric Stauffer secoue tant qu' il peut la République, des voix s' en échappent. Il est question d'Investraders et de ses métastases, conglomérat financier mal défini, et d'administrateurs de paille. L'instruction répondra à deux questions: la société genevoise s' asseyait-elle sur la légalité ?

Par qui était-elle vraiment gérée ?...Il est prématuré d'avancer les raisons exactes pour lesquelles Marc Stauffer se retrouve dans l'oeil du cyclone. Le Parquet se mure dans le silence.


source : http://comitealerte.skyrock.com/2638876830-LES-CASSEROLES-DE-STAUFFER.html

Le corbeau vous salue bien !

Écrit par : Les Yeux d'Argus | 14/06/2012

Eric Stauffer, le bagarreur de la politique genevoise

Par Fedele Mendicino et Fabiano Citroni. Mis à jour le 18.05.2012 Tribune de Genève

Extraits :

- Déclaré en faillite personnelle à 24 ans. Il exploitait un commerce de nourriture pour poissons.

- Le colosse du MCG a travaillé pour neuf sociétés (gestion de fortune, conseil financier, vente de biens de consommation, compagnie aérienne, pharmaceutique), qui ont toutes fait faillite.

- Dans la liste des liens d’intérêt à remplir en tant que député, il indique être le directeur d’une régie immobilière de la place. Joint dans le cadre de notre enquête, l’administrateur de la régie a affirmé que cette information était fausse et qu’Eric Stauffer avait été prié de donner son congé.

Source :

http://www.tdg.ch/geneve/eric-stauffer-bagarreur-politique-genevoise/story/17200446

Vous en voulez encore ?

Écrit par : Les Yeux d'Argus | 14/06/2012

Me Poggia, j'ai effectivement fauté par deux fois dans l'article ci-dessus.
La première est d'avoir confondu les 11 implications en justice en cours avec les 9 faillites passées. Je m'en excuse. Faute avouée étant à moitié pardonnée, me voilà donc avec un petit trou supplémentaire dans ma planche.
La seconde, plus importante à mes yeux, est d'avoir tenté de faire rentrer Eric Stauffer dans une logique chrétienne de pardon. Or pour cela, il faudrait qu'il reconnaisse ses fautes, ce qui est la condition sine qua non pour obtenir le pardon de ses pêchés.
Lui qui est napolitain devrait savoir cela mieux que moi, qui ne suis qu'un frouze athée depuis le séjour de mon père chez les jésuites... Il semble que cela soit pathologique chez Stauffer. Il tente de dissimuler les faits, hurle au complot lorsqu'on en parle, attaque en justice les journalistes et les journaux, produit des certificats de bonne vie et moeurs ou de non poursuite qui ne sont que des photographies d'instant "t" en tentant de les faire passer pour le film de sa vie, etc...
Tant qu'il sera dans le déni, il ne pourra prétendre au pardon. Qui donc à priori ne l'intéresse pas. Ce qu'il espère encore, c'est courir plus vite que ses casseroles. Manque de bol, il arrive fatalement un moment, lorsqu'elles s'accumulent par trop, où l'on finit par s'encoubler dans les ficelles. Et là, le vacarme, lorsqu'on s'éclaffe au sol !!!

Écrit par : Philippe Souaille | 14/06/2012

@ M. Philippe Souaille

N'avez-vous pas oublié une faillite, à savoir la faillite personnelle d'Eric Stauffer, à 24 ans, en relation avec son commerce de nourriture pour poissons ?

Si tel est le cas, vous pouvez ajouter un trou dans la planche.

En citant 11 faillites, vous n'étiez pas loin du compte.

Signé : Le corbeau, alias celui qui - selon Me Poggia - ne trainerait pas des casseroles mais toute une batterie de cuisine... Lequel de nous deux se rend coupable de diffamation ?

Écrit par : Les Yeux d'Argus | 14/06/2012

@philippe
Intéressant ce qu'on lit et apprend sur ton blog. Sur le chiffre de neuf sociétés où E.S. a été actif et qui ont fait faillite, je n'ai pas encore lu qu'il y ait plainte déposée par Me P. au nom de son client pour contester ce total en l'etat. Mais peut-être dispose-t-il d'un générateur automatique de plaintes qui n'informe pas son auteur ni son mandant des procédures en cours ...

Écrit par : Pierre Weiss | 14/06/2012

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