26/03/2013

Traversée: le Conseil d'Etat ne lâche pas prise

La Traversée en 2030, c'est une excellente nouvelle, d'autant qu'elle serait gratuite, ou tout au moins payée par la Confédération. Elle a été annoncée en point presse par Michèle Künzler et François Longchamp dès la semaine dernière, confirmée ce matin par les responsables techniques de la question dans l'administration cantonale. L'élargissement de l'autoroute actuelle est prioritaire. Elle gagnera une, voire deux voies supplémentaires dans chaque sens,  pour des travaux qui devraient être achevés dans 7 à 12 ans... Le scoop, c'est que la traversée du Lac n'est pas morte et enterrée, tout au contraire.

Doris Leuthard et les responsables de l'OFROU (Office Fédéral des Routes) l'ont encore confirmé tout récemment. L'idée serait d'inclure le projet dans le plan de financement de l'achèvement des toutes nationales, en 2015. Pour une inuaguration, idéalement, en 2030. Je ne sais pas vous, mais moi je serai en retraite depuis déjà un paquet de temps. Mais pour l'économie lémanique et pour le quotidien des habitants du Grand Genève, c'est vital.

On a pu croire que le Conseil d'Etat  délaissait le projet, voire qu'il le faisait avec un certain plaisir, enfourchant avec délectation l'excuse "Berne n'en veut pas", pour éviter d'avoir à se coltiner une votation compliquée. Il n'en est rien.  Le Conseil d'Etat in corpore est bien décidé à aller de l'avant et nul doute que les trois élus PLR qui rempilent sauront faire passer le message dans le nouveau collège. Michèle Künzler, collégiale, s'est-elle in fine laissée convaincre par les arguments des techniciens ? C'est tout ce que l'on peut lui souhaiter pour sa réelection et nous ne manquerons pas de le lui demander. 

 

On sait Pierre Maudet convaincu de longue date. François Longchamp, c'était moins évident. Mais depuis qu'il est responsable de l'urbanisme et des affaires régionales, il est appelé à se déplacer bien davantage et il nous confiait récemment combien il lui semblait urgent de désenclaver la rive gauche. Si Berne (et les chambres fédérales) se laissent convaincre, le contournement autoroutier de Genève serait bouclé avec de l'argent fédéral quasi exclusivement. Ce qui complique un peu la perspective d'y faire passer les transports publics. Les autobus où l'on circule debout ne sont pas admis sur les routes nationales, où la ceinture est obligatoire en tout cas. Rien n'empêche en revanche de prévoir suffisamment large dès le départ pour réserver des voies éventuelles aux  trasnsports publics.

Nul doute en tout cas qu'une telle traversée permettra de résoudre une bonne partie des problèmes de circulaton, de fluidité et de pollution du Centre ville. Vivement 2030...

 

 

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